Anmerhungen, III, p. I
2, Dramaturgie, art. 75.
cations d'épigrammes obscures que les éditeurs de i - jours aiment encore à citer et acceptent même quelquefois, chose rare en philologie herméneutique au bout de plus d'un siècle. Il recommande aux érudits de se garder de voir trop d'allusions dans les écrivains qu'ils expliquent. Il raille même ceux qui tombent dans ce défaut *. Plus les commentateurs sont savants, moins ils laissent d'esprit aux poètes qu'ils expliquent, dit-il ; ils voient trop d'ordures dans les poètes comiques, parce que dans leurs explications ils ne font aucune attention au milieu où ces poètes ont vécu et aux circonstances qui ont fait naître leurs œuvres 2 . Il faut se placer au point de vue des Anciens pour les commenter, autrement nous substituons nos idées modernes aux leurs et nous ferons fausse route. C'était là une idée neuve pour la philologie de son temps, et son influence se manifesta bientôt dans les commentaires de Heyne et de Wolf .
Les études spéciales sur la différence des beauxarts et de la poésie ont amené Lessing à restreindre l'usage qu'on faisait alors des monuments antiques pour l'explication des auteurs. On sait avec quelle véhémence Lessing attaqua les « Tableaux » tirés
1. Ainsi Tanneguy Lefèvre qui, pour commenter ce vers de Plaute : Me, te atque hosce omnes. — Num tu Venerem vomere vis (Curculio, 1, 1), le traduit en grec pour y découvrir un jeu de mots. Voy. Kritik ûber die Gefangenen des Plautus; Œuvres, XI, 1, p. 119.