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2. Voy. Literaturbriefe, n° 31; Baechtold, Gesch. der deutschen Lit. in der Schiceiz, p. G82 et note p. 201.
::. La môme opinion fut exprimée plus tard dans La Dra maturgie, art. 8 et !'■>.
autres. Sans parler de ses nombreuses traductions du français, anglais, italien et espagnol, qui exerçaient son style et lui apprirent à composer, lorsqu'il était journaliste à Berlin, nous n'avons qu'à examiner la traduction des Captifs de Plaute pour voir avec quelle exactitude et quel sens poétique il a rendu son original *. Une ode d'Horace est aussi très bien réussie 2 ; une scène de Térence traduite dans la Dramaturgie 3 nous semble, par la concision et le style, plutôt originale que traduite. Comparez ces traductions à celle dont l'ouvrage de Degen 4 nous donne des échantillons, et vous verrez la différence entre Lessing, philologue et traducteur, et la foule de ceux qui comprenaient si peu l'original et possédaient encore moins leur propre langue.
Tout ceci montre que Lessing, philologue, s'il ne peut pas être placé parmi les premiers critiques de texte de son temps, connaissait néanmoins à fond leur métier. Sa hardiesse dans la critique littéraire s'appuyait sur une érudition solide; mais le menu détail n'était pour lui que la préparation à son œuvre critique. Loin de l'esprit étroit et mesquin
1. Voy. t. I, p. 69; le traducteur pèche seulement par l'emploi de quelques archaïsmes, comme « schkegefaule Bild- ■Bule (statua verberea], qui rappelle l'expression de Logau : Unsre Welt ist schlœgefaul.