Fragmente, p. 133 (éd. Hempel
3. Un travail d'ensemble sur « Lessing archéologue » manque encore; voy, C. B. Stark, Systèmatih und Gesch, der Ar-
Le désir de voir l'Italie hantait l'esprit de Lessing ; des circonstances extérieures l'en empêchèrent toujours, et lorsque enfin il put s'y rendre, il ne s'intéressait plus guère à l'archéologie. C'est au milieu de ses querelles théologiques qu'il a visité Rome, et son carnet de voyage ne dit même pas un mot du groupe de Laocoon ' ; par contre, nous y trouvons quelques notes sur les manuscrits de Virgile et de Térence conservés au Vatican 2. Ce voyage ne fut pour lui ni une révélation de l'art antique, comme pourWinckelmann, ni une source nouvelle de vie et de poésie, comme pour Gœthe. Du reste, Lessing ne s'occupa d'archéologie qu'à contre-cœur. Presque tous ses écrits concernant ce sujet sont issus de la querelle qu'il avait à soutenir contre
chaeologie der Kunst, p. 208. Les éléments se trouvent dans les ouvrages de Danzel-Guhrauer, d'Erich Schmidt, dans la biographie de Winckelmann par Justi et dans les commentaires de Bliïmner et de Schœne. Les historiens de l'esthétique parlent assez longuement des idées sur le beau de Winckelmann et de Lessing.
1. Il est faux qu'on Tait trouvé un jour devant ce groupe méditant l<is problèmes qu'il a soulevés. Guhrauer l'affirme (II, p. 510), d'après une notice parue dans un journal de 1803 et qui est une pure fiction. Voy. H. Fischer, Lessing's Laocoon und die Gesetze der bildenden Kunst, p. 1.