‹ Lessing et le goût français en Allemagne (volume 2)Chapitre 23 sur 33 · A. XXII. -XXV; UV-LXIX · texte numérisé non relu

A. XXII. -XXV; UV-LXIX

historiques. Au reste, il est prêt à souscrire à tous les jugements du commentateur sur l'ouvrage en lui-même; et pour le prouver, il transcrit de longues, citations de sa critique, dont la dureté ne lui laisse rien à désirer.

Le Comte d'Essex tient une grande place dans les articles de laDramatiérgie.Malheureusemeilt^suivant le procédé ordinaire de Lessing, l'intérêt principal se trouve dans les digressions. Nous cherchons les idées dominantes, et elles nous glissent, pour ainsi dire^ entre les mains. Chemin faisant, nous passons à' côté des plus piquantes discussions, sans pouvoir i)Ous y arrêter, parce qu'elles sont étrangères à notre ^iè^jet.

'.^11 n'est pas, par exemple, sans intérêt de voir l'érudition de Lessing aux prises avec celle de Voltaire sur l'histoire de la reine Elisabeth ; mais nous ne pouvons oublier qu'il s'agit de la tragédie française en général, et du Comte d'Essex en particulier. Nous rencontrons encore une ingénieuse dissertation sur l'effet dramatique des soufflets (1), contre un propos irréfléchi de Voltaire ; mais elle n'offre aucun rapport avec le sujet. Ainsi de la plupart des observations de Lessing, même des meilleures à recueillir. Mais oà ne s égarerait-on pas à suivre un guide si aventureux ?

Nous parlerons plutôt du rapprochement qu'il fait entré le Comte d'£ssex et deux pièces dramatiques étrangères, qui roulent sur le même sujet. L'une est

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