‹ Lethaea rossica, ou, Paléontologie de la Russie (volume 2)Chapitre 14 sur 20 · AA · texte numérisé non relu

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Toutes les espèces de Coraux et de Coquilles décrites dans cet ouvrage, habitaient cette mer tertiaire de la Pologne, de la Russie méridionale et de la Bessarabie:; la mer se continua aussi vers l'ouest, les bassins tertiaires de Vienne et des Apennins étaient une continuation immédiate de la même mer, de laquelle l'Italie, entourée de tous les côtés de l'eau, sortait comme une grande île.

Le terrain s'éleva successivement des ondes de la mer; d’abord la Pologne fut mise à sec, car le bassin s’écoula vers la Baltique, par le moyen d'un grand golfe le long de la Vistule, dont les deux bords étaient occupés vers la fin de la période tertiare des grandes forêts d'arbres à ambre. Bientôt après, le midi de la Russie se mit à sec et enfin la Bessarabie; des soulèvements très-légers se succédèrent insensiblement les uns aux autres. La mer en se retirant de plus en plus vers le midi de la Russie, se dessécha peu à peu et y disparut enfin entièrement. Il ne resta de la retraite de la mer tertiaire que de longs et larges golfes, espèces de limans de la Russie méridionale, qui en partie, comme le liman du Dnieper et du Boug, existent encore de nos jours et forment les anciennes limites de la dernière retraite de la mer, dont les bords se couvrirent d'une couche calcaire littorale plus moderne le long des côtes de la mer Noire et de celle d'Azoff où il y avait un golfe large, habité par les Phoques et les Ziphius, Cétacées semblables aux Dauphins de nos jours. Il resta en même temps à l'embouchure du Dniester un autre golfe plus large et plus long, que celui-ci, par l'écoulement successif de la mer tertiaire de Bessarabie; il était fréquenté par les Dinotherium, les Manates et les Phoques.

Les limites du.continent mis à sec par la retraite de la grande mer tertiaire deviennent encore maintenant de plus en plus grandes au nord-ouest par la réunion continuelle des iles de la Baltique avec le continent de Prusse et des provinces Baltiques, et au sudest par le soulèvement successif du continent du midi de la Russie au-dessus du niveau de la mer Noire et de la Caspienne; toute cette steppe située dans un niveau très-bas est couverte de coquilles, vivant encore dans la mer Caspienne; les coquilles se rencontrent principalement le long du Manytsch, du Volga jusqu à Tzaritzyne et aux bords de la rivière d'Oural jusqu à Ouralsk.

Le plus grand de ces trois bassins méditerranéens était le bassin volhyno-podolien ; il occupait toute la Volhynie et la Podolie

jusqu à la mer Noire entre le Dniester et le Dnieper, et se réunissait au nord par la grande dépression de Pinsk avec le bassin de Pologne, qui semble n'avoir été quun golfe de cette grande mer tertiaire , car la plupart des animaux fossiles du bassin de Pologne se retrouvent aussi dans le bassin volhyno-podolien. Néanmoins ce bassin septentrional était plus ancien que le méridional ; cest ce quon voit par beaucoup d'espèces d'animaux fossiles qui se trouvent aussi dans le bassin de Paris et qui manquent dans le bassin de Volhynie et de Podolie.

Nous allons maintenant énumérer les espèces d'animaux fossiles qui sont particulières à ces trois bassins, pour faire mieux ressortir leurs différences dans les bassins plus anciens de Paris et de Londres, et dans les bassins plus modernes de Vienne et des Apennins.

Le bassin de Pologne, étant un peu plus ancien que celui de Volhynie et de Pedolie, possède quelques espèces communes avec les bassins de Paris et de Londres; elles sont marquées dans notre tableau du signe de * après le nom, la plupart cependant lui sont communes avec le bassin volhyno-podolien, et ces espèces sont marquées du signe de * devant le nom. Les espèces particulières au bassin de Pologne restent sans *.

Comme je ne connais pas le bassin de la Pologne par mes propres recherches, je ne donne dans cette liste des espèces fossiles que celles que j'ai vues moi-même dans différentes collections, comme p. e. dans la collection de l'institut du corps des mines à St. Petersbourg ; j en ai omis beaucoup d’autres que Mr. Puscx * cite comme identiques avec les espèces des bassins des Apennins, de Bordeaux, de Paris et de Londres, car cet auteur s'est trompé très-souvent dans la détermination des espèces. Les espèces plus sûres et dont jai revu la plupart sont à peu près les suivantes :

Heterostegina Puschii REUSS. Ostrea longirostris LAM. * Eschara sexaneularis GOLDF. ? Arca diluvii LAM. * Membranipora cyclostoma GoLzpr.? Tridacna media Puscu. Dipsastraca hirtolamellata Micx. ? *Pecten scabridus. Flabellum cuncatum GoOLDF. ? « latissimus DEFR. *

Polens Palacontologie mit 16 lithogr. Abbildungen in 4°. Stuttgart 1837,

Pecten cristatus Brocc, *

* Cardita aculeata.

Pectunculus deletus Sow. * * Cardium protractum.

* Venus incrassala.

, crassatelliformis Pusc, Cytherea pedemontana Lam. * * Corbula dilatata.

* Panopaea Rudolphii.

* Dentalium bulbosum.

» grande DESH, *

Cerithium deforme, * :, Jignitarum.

*, rubiginosum.

» Zeuschneri PuscH.

*Buccinum coloratum,

He 0isftuM,

* , doliolum,

*. , coarctatum.

our hsgcrintum Pit Purpura echinulata Puscu. Fusus bulbiformis LAM. *

» ficulneus LAM. *

» sublaevis Puscu.

» Stutzii ParTscu. *

» Lahlbruckneri PARTSCH. *

Fasciolaria polonica Puscu.

* Pleurotoma aculeata.

» Cataphracta BAST. * » pustulata BRONN. * ; nodifera, * Cassis saburon Lam. * * Pirala reticulata.

Murex triacanthus L, * » pomiformis.

» Spirillus LG. *

Oniscia cithara Sow. * Cypraea amygdalum Brocc. * Ranella marginata Sow, *

» papillosa PusCH.

Voluta papillaris Bors.

*Cancellaria acutangularis FAUJ.

» Varicosa BROCC, *

» Cvulsa Sow. *

» Uuniangulata DESH. *

s citharella PuscH,

» Mitraeformis ANDRZ, *

» lyrata BROCC, * Tritonium corrugatum Br. *

» nodiferum LAM. * Mitra pyramidella DEFR. *

» Scrobiculata BRoCC. * * Conus argillicolla,

*.. ,. Dujardini Desx, *

# nv 'oxBllAtux

Strombus tuberculifer SERR. * *Chenopus pes pelecani Lam, * Rostellaria fissurella LAM, * Ancillaria glandiformis LAM. * * Trochus puber.

Turbo mammillaris.

Solarium carocollatum LAM. * * Nerita picta.

* Natica eximia,

# 5 Jprotraota,

» (Pitonillus) cepacea LAM, * * Ringicula laevigata.

* Eulima subulata.

* Rissoa turricula,

* Turritella indigena.

*, ,,- vbicarinata:

* , subangulata“).

“) Mr. Muremson (Geology of Russia in Europe I, pag. 292) cite

encore plusieurs espèces de coquilles fossiles à

avec les espèces des Apennins que je n’ai pas vues moi-même,

Korytnitza, identiques

Il y a par conséquent à peu près 82 espèces de Coraux et de Coquilles dans le bassin de Pologne, dont 10 lui sont particulières les autres se retrouvent aussi dans le bassin de Volhynie et de Podolie, des Apennins, de Bordeaux, de Londres et de Paris ou vivent encore dans nos mers actuelles. Ce bassin a la plus grande ressemblance avec le bassin de Volhynie et de Podolie, mais il se rapproche un peu plus du bassin tertiaire ancien que du moyen, parce qu'il contient aussi quelques espèces du bassin de Paris et de Londres.

Le bassin volhyno-podolien se distingue, au contraire, par un nombre plus grand d'espèces particulières * ; ce sont les suivantes parmi lesquelles sont omises beaucoup d'autres espèces, que. ce bassin a de commun avec les bassins de Pologne et de Bessarabie ::

Polystomella indigena. Cellepora ovifera.

» Subaculeata. É uniformis, Siderolina hexagona. » Conspicua, Nodosaria tenella. à, orbiculus.

Dentalina ensis. » decorata.

ss costata, » venusta, Triloculina nodulus. ; Eschara compressa.

Quigqueloculina subaffinis. Retepora pusilla. Tubulipora indigena, »'exIeua,

» Cordata. Hornera decipiens.

» Ammonis. À fragilis,

» Cchinus. » reticulata.

Diastopora arbuscula. Vincularia spiropora.

» echinus. Serpula gregalis.

# Ces espèces ont déjà été décrites dans mon Ésquisse d’histoire naturelle de la Lithuanie, de la Volhynie et de la Podolie, publiée en 1830, de suite après mon retour de ce voyage, dans lequel ni Mr. Gorskr, ni Mr. ZiENowicz, ni même Mr. ZsorzEwskI m'ont accompagné, quoique Mr. Murouison le dise, j'ignore pourquoi, dans son ouvrage, the Geology of Russia in Europe and the Ural mountains Vol, I, pag. 294 Ce n’est que Mr. ZrorzEwWSKI qui m'a accompagné pendant quelques jours aux environs de Kremenetz, les deux autres restèrent pendant tout mon voyage l’un à Vilna et l’autre à Kremenetz, Quant à Mr. ANDRZEJowSKI, mon aidebotaniste, il a retenu les meilleures plantes et les coquilles fossiles pour lui-même.

Serpula tubulus. Cerithium distinctissimum.-

» fastigiata. » trijugum.

Spirorbis serpuliformis. » bijugum.

» beliciformis. » bicinctum.

Terebratula squamaia. » bicostatum.

» pusilla. » ” nymph& Chama squamosa. » irregulare Du, Ostrea digitalina. Buccinum costulatum.

Pecten arenicola. Fusus diluvii.

» aduncus. Turbinella angulata.

» Elegans. Pieurotoma laevigata.

; exilis. L conspicua.

Nucula acuminata. 2 anceps.

Pectunculus orbiculus. Murex notatus.

Arca anomala. » affinis.

Lucina candida. ». Confluens:

e irregularis. 5 alatus.

ÿ" «'exieuar Tritonium turritum.

5 nivea: Cancellaria notabilis.

Diplodonta laevis. » fenestrata.

Corbis extranea. Strombus inflexus.

Crassatella podolica. Haliotis volhynica.

'à concinna. Trochus catenularis.

5 ‘dissita: D minus.

ù Cardium irregulare. » Marginatus.

» tubulosum. ÿ "7 SANnt0.

Venus squamigera. » biangulatus.

Cytherea exilis. » trigonus.

Galeomma transparens. » papilla.

Donax dentiger. Turbo balatro.

» reflexus. » àlbo-maculatus.

Psammobia rugosior Du. » Celinae.

Lutraria primipara. » nodulus, Panopaea Rudolphii. » prosiliens, Dentalium laevigatum. » —. PICtUS.

Fissurella nodosa. Bifrontia cornuta.

Rimula apiculata. Delphinula pusilla, Emarginula clathrataeformis, Solarium quadristriatum Du,

Acmaea laevigata, Nerita anomala.

Nerita globosa.

ÿ PDicta.

Natica distincta.

Sigaretus affinis.

Ringicula costata.

Paludina nympha.

: protracta.

» punctum.

» ZONaïa.

Limnaeus anceps.

Tornateila conspicua. 2 Duchi,

& turricula, » Jlaevigatus, Eulima conulus. TIWéISSIT

> : Scala: Ancylus marginatus.

» . Spiculum. Planorbis connivens.

Rissoa angulata. 5" 4 siliceus.

, NaRomMalS. Helix depressa.

» | ‘'GTUXS n ! Alava:

- exigua, : striata.

» elongata. 5 - Pyrhat:

» ampullä. - Pupa antiquissima.

» laevigata. Bullina Lichtensteinii,

» turritella. » Yolhynica.

Turritella indigena, Bulla inflata.

, bicarinata, j elongata, Paludina avia. Balanus volhynicus Dus.

Il y à par conséquent à peu près 160 espèces particulières dans le bassin volhyno-podolien, mais encore autant qui se trouvent dans d'autres bassins ou qui se rapprochent des espèces de ces bassins ; ce sont entre autres les espèces suivantes du bassin de Volhynie et de Podolie : | Polystomella flexuosa D'ORB. se trouve aussi dans le bassin de

Vienne. «

Polystomella crispa LAM. se trouve dans le bassin de Paris, de

Vienne et vit encore. | Lenticulina radiata MonTr. se trouve aussi dans les bassins de

Paris, de Londres, des Apennins, de Vienne, de Galicie, Lenticulina planulata LAM. se rencontre aussi dans les mêmes

bassins.

Rosalina sublaevigata a beaucoup de rapports avec le Rosal.

Viennensis D'ORB. du bassin de Vienne.

Biloculina simplex D'OR. aussi à Vienne, , clypeata D'ORB, aussi à Vienne.

d’Eichwald, Lethaea rossica. +4, — 29

Quinqueloculina affinis ressemble beaucoup à l'espèce suivante de Vienne.

Quinqueloculina saxorum D'ORB. se trouve aussi à Vienne et à Paris.

Retepora vibicata Gorpr. se trouve aussi à Vicnne et c’est alors le Retecp. cellulosa LA.

:Vincularia rhombifera se trouve aussi à Osnabruk. Alveolina costulata se trouve aussi à Vienne. Cellepora globularis BR. aussi à Vienne et en Italie. Spatangus Desmarestii MÜNST. se trouve aussi à Osnabruk. Scutella subrotunda LESKE se trouve aussi à Dax. Chamaasperclla LAM. se trouve aussi en Italie et vit encore dans la Méditerranée.

Arca cucullacaeformis est presque identique avec l’Arca diluvii des Apennins.

Arca barbatula Lam. se trouve aussi en Italie et vit dans la Méditerranée.

Arca anomala semble presque être identique avec l’Arca didyma Brocc. des Apennins.

Pecten scabridus se trouve aussi aux environs de Vienne. Nucula margaritacea se trouve aussi en Italie et vit dans la Méditerranée.

Trigonococlia anomala se trouve aussi en Italie. Lucinaaffinis est très-rapprochée, presque identique avec le Lu c. radula de la mer Noire et de la Méditerranée, Cardium Deshayesii PAYR. se trouve aussi dans la mer Méditerranée.

Isocardia cor vit aussi dans la Méditerranée. Venus cincta se trouve aussi en Italie, c’est le V. senilis LAM. Venus incrassata se trouve aussi aux environs de Vienne, » marginalis est prespue identique avec le Cytherea multilamella d'Italie.

Cytherea chione LAM. se trouve aussi dans les Apennins. de pedemontana LAmM. de même.

» Superb a se trouve aussi en Belgique sous le nom de Cyth. chionoides Nysr.

Cardita aculeata est très-voisin du Carditarudista des Apennins. »n laticosta se trouve aussi aux environs de Vienne sous le nom de Card. Jouannetii.

Corbula dilatata ressemble beaucoup au Corb, nucleus Lam. de la Méditerranée.

Tellina donacina L. vit aussi dans la Méditerranée, » pretiosa est très-rapprochée du Tell. depressa L. de la Méditerranée.

Mactra podolica ressemble beaucoup au Mact. triangula Brocc. des Apennins.

Dentalium bulbosum Br. se trouve aussi en Italie. » nigrofasciatu m, cestle D. incrassatu m Sow. des environs de Londres, le D. incurvum REN. des Apennins et vit encore dans la Méditerranée.

Dentalium fissura LaAM, se trouve aussi aux environs de Vienne, de Dax et de Paris.

Calyptraea laevigata Lam. se trouve aussi en Italie. Vermetus intortus LAM, vit aussi dans la Méditerranée. Cerithium gibbosum ressemble beaucoup au Cer. méditerraneum DEsx. de la Méüiterranée, Cerrithium lignitarum se trouve aussi à Vienne, ” deforme se trouve aussi à Vienne et ressemble beaucoup au Cer. lima BruG. de la Méditerranée, quoique celui-ci soit plus aigu, subulé, et que les tours soient situés dans un seul plan, et non en étages, comme dans le Cerith. deforme qui a le nombre double de tours sur la longueur du Cerith. li ma.

Cerith. distinctissimum se trouve aussi aux environs de Vienne. ji rubiginosum de même.

TerebraBlainvillei se rapproche beaucoup du Ter. fuscata L. des environs de Vienne ct de l'Italie, Buccinum coloratum ressemble beaucoup au Bucc. vulga tum L, de la Méditerranée, Buccinum doliolum est peut-être le Bucc. conglobatum BR. des Apennins et se (rouve aussi à Vienne.

Buccinum striatulum se trouve aussi à Vienne. »y tumidum c’est peut-être le Bucc. conus Brocc, des Apennins, | Buccinum coarctatum se trouve aussi à Vienne et en Italie, si le Bucc, mutabile Brocc. est le même, Cassis Deucalionis est probablement identique avec le Cass,

Le

> du

saburon Lam. de Vienne, des Apennins, de Dax et de la Méditerranée, Fususpolitus BR. se trouve en Belgique et dans les Apennins, et peut-être aussi en Volhynie.

Cassidaria echinophora LaM. se trouve fossile en Podolie et en Italie, Oniscia cithara Sow, se trouve fossile en Podolie et aux environs de Londres, Pirulareticulata Lam, se trouve fossile en Italie et vivante dans la Méditerranée, Pleurotoma costata ressemble beaucoup au Pleur, harpula Brocc, d'Italie, Pleurotoma aculeata ressemble un peu au Pleur, monile Der. des Apennins.

Mitra striata est très-voisin du Mitra pyramidella DEFR, de l'Italie.

Mitralaevis ressemble beaucoup au Buccinum seriptum de la Méditerranée.

Oliva mitreola LAM. se trouve aussi aux environs de Paris, Conusexiguus est presque identique avec C on. striatulusBr, de l'Italie. | Conus ponderosus BR, se trouve aussi à Vienne et en Italie,

& Dujardini DES. se trouve aussi dans les mêmes localités. Ranella marginata Sow. se trouve aussi en Italie. Volutacerenulata Brocce. se trouve aussi à Vienne et en Italie. Chenopusalatus est le même que le Chen. pes pelecani Pr.

de la Méditerranée.

Rostellaria fisurella LAM. se trouve aussi aux environs de Londres et de Paris.

Erato laevis GRAY se trouve aussi en Italie et à Vienne. Ancillaria glandiformis LAM. se trouve aussi en Italie. Marginellaexilis est la même espèce que le Ringicula buccinea Desu. de la Méditerranée, Trochus affinis se trouve aussi dans le bassin de Vienne. , patulus Brocc, se trouve aussi à Vienne, aux Apennins et vit encore.

Trochus Buceklan di Basr. se trouve aussi à Dax, Turbo mammillaris ressemble au Turborugosus de la Médi-

terranée, mais sans étre identique avec lui; il a des rangées trans-

vergales de petits noeuds sur les tours, dont les bords inférieurs

sont tranchants ét munis de petites écailles tubuleuses, le Turbo rugogsus, au contraire, a les tours munis d'écaillés trés fines disposées en rangées transversales très-rapprochées, sans montrer de petits noeuds moniliformes, Il 8e trouve aussi dans le bassin de Vienne,

Mouodonta tuberculata ressemble beaucoup au Mon, Vicilloti Payer, de la Méditerranée,

Phorus Brongniartii BronN se trouve aussi fossile en Italie,

Naticaeximia se trouve aussi en Italie, sile Nat, Josephinia est le méme,

Natica Guilelmi PAYR, 86 trouve aussi vivant dans Ia mer Méditerranée,

Pyramidella plicosa BRONN se (rouve aussi en Malie.

Eulima subulata Risso se trouve aussi dans lé bassin de Vienne, en Belgique, en Italie et vit encore dans la Méditérranée,

Delphinula callifera DEsu, se trouve aussi en Belgique et à

Paris.

Rissoa cochlearella BAST, se trouve aussi à Paris et vit encore dans la Méditerranée.

Turritella spirata Brocc, se trouve aussi dans Ie bassin de Vienne et en Italie, Turritella subangulata Bronx se trouve aussi en [lalie, » triplicata Brocc, de même.

Bullina Okeni se trouve aussi à Vienne.

» Lichtensteinii ressemble beaucoup au Bull, spirata Brocc, de l'Italie, Bullina Lajonkaireana BAST, se trouve aussi à Vienne et en Italie, Paludina granulum se (trouve aussi en Stalie.

Toutes ces espèces du bassin volhyno-podolien communes avec les bassins de Vienne et des Apennins, nous montrent une ancienne communication entre ces trois bassins et la Méditerranée.

£nfin le bassin de Bessarabie se distingue par les espèces particulières suivantes d'animaux fossiles, comme par beaucoup d'espèces de coquilles; d'autres lui sont communes avec le bassin volhyno-podolien ; ces dernières espèces sont marquées d'un * devant le nom.

* Quinqueloculina affinis.

*Tubulipora cumulus.

* Pustulipora primigenia.

FNROPTIN METIS,

n , fruticosa.

* Cellepora globularis Br. *

EPST + UVÉORMUIS:

* 4 solaris.

F ; tinealis.

* : syrinv.

Vincularia teres.

is tristoma.

Spirorbis spiralis.

* » heliciformis.

* Modiola volhynica.

* marginata.

* Cardium plicatum (gracile Puscu,.

ka Fittoni D'OR.

» Fischerianum DéNG.

x 5 protractum.

#. : L'oobsoletum.

* Venus incrassata avec ses variétés.

* > dissita.

+. [1 1PRICUSpIs *Crassatella concinna (Donacilla

orientalis D'ORB.) *Mactra ponderosa.

* Donax lucidus.

Lithodomus sp.

Pholas Hommairei D'OR.

» “| pusilla’m.

* Solen subfragilis.

Acmaea (Helcion) angulata D'ORB.

* , compressiuscula 9m.

*Cerithium connexum.

F0 00 entire

*Cerithium rubiginosum.

* Baceinum Verneuilit D'Or8.

+4 2ÉN00Gissituin; * , Jacquemartii D'OR8.

Trochus Philippii NoRDM.

* L podolicus.

» papilla.

» Blainvillei D'OR.

k sarmates.

» Cordieranus D'ORB. (an var. Troch. podolici ?) » - Feneonianus D'ORB.

" Rollandianns D'ORB.

“ » "sannio:

5 Voronzoffii D'OR8.

+ L. Pageanus D’'ORB.

EU ON AMEEDE F À Adelae D'OR.

* 3 */Carimuia . ; puber.

* Turbo prosiliens.

à Bloedei.

* Rissoa elongata.

* b turricula, var. non co-

stata, sed striata, Phasianella bessarabica D’OR8.

È Kischinevae D'ORB.

ENT TU Bicéder » elongatissima D'OR. * Delphinula callifera, * *Paludina zonata var, simplice et duplice zona flava.

» nympha.

FR » granulum.

*Bulla pupa.

*Bullina Okeni.

#41 MEajonkaireans.

à] volhynica,

Nous voyons par cette liste qu'un tiers des espèces de Bessarabie appartient à des espèces nouvelles non encore observées ail-

leurs; elles sont sans; les autres se rencontrent pour la plupart aussi dans le bassin volhyno-podolien, dont le bassin de Bessarabie n'était qu'une simple continuation au sud-ouest.

Mr. »'Orgieny a nommé beaucoup d'espèces de Venus, de Mactra, de Buccinum et de Cerithium quil a considérées comme nouvelles et particulières au bassin de Bessarabie, mais il me semble que ces espèces ne diffèrent pas beaucoup des espèces du bassin de Volhynie et de Podolie; je les ai réunies par conséquent dans cet ouvrage aux espèces que je regarde comme particulières à ce dernier bassin. :

Les coquilles du bassin de Bessarabie , dont je reçois dans ce moment-même plusieurs espèces caractéristiques par la bonté de Mr. Norpmanx, se distinguent pour la plupart par une grandeur considérab'e, surtout quelques-unes qui ne se rencontrent qu'en variétés très-petites dans le bassin volhyno-podolien. A ces espèces appartiennent entre autres le Trochus Voronzoffii, qui a onze lignes de long et cinq lignes de large, et ne se trouve que de moitié grandeur à Grigoriopol en Pcdolie; le Trochus puber de Kriukowa près de Kischinew qui a cinq lignes de long et trois lignes et demie de large à sa base, et dont les tours sont convexes, très-finement striés et à sutures très - profondes, et dont l'ouverture est arrondie, et l'ombilic entièrement couvert; il y a à-peu-près 15 stries transversales sur chaque tour.

| Le Trochus papilla (F. Nordmanni Bay. voy. a b) de Kischinew est une es-

pèce des plus remarquables à cause de sa grandeur: à Brikow,et à Tessow il a 3 lignes de long et 4 lignes de large, tandis qu'il a, aux environs de Kischinew, un longueur de 9 à {1 lignes et une largeur d'un pouce et une ligne à sa base; sa forme générale reste la même ; 1l est plus ou moins déprimé à cinq tours un peu bombés et striés transversalement, les stries sont très-fines, très-rapprochées les unes des autres, des stries un peu plus grossières alternent avec des stries plus fines, les sutures sont peu distinctes, très-fines ; le bord inférieur du dernier tour est très-mince,

tranchant, la base de ce tour est bombée, très-large, à stries concentriques très-fines, l'ouverture est grande, aiguë au bord extérieur

et un peu recourbée au bord intérieur, lombilie est petit, mais trèsdistinct et assez profond. La coquille est en général très-mince et fragile et les stries d’accroissement sont plus ou moins distinctes. Il se trouve dans le bassin géorgien du Caucase.

La variété déprimée du Trochus papilla se distingue par le dernier tour presque lisse, mais les premiers tours sont toujours également striés de stries très-fines.

La coquille a très-bien conservé ses couleurs; tous les tours, surtout les deux derniers, sont marqués de taches brunes, ou pourpre clair en zigzag, disposées en rangées transversales et confluentes entre elles; je ne vois pas ces taches dans mes échantillons presque caclinés de Tessow.

Le Trochus Blainvillei est très-caractéristique pour le bassin de Bessarabie et se rapproche un peu du précédent.

Parmi beaucoup de variétés du Trochus podolicus de Bessarabie, je dois faire mention ici d'une variété ou espèce distincte très-pointue et très-mince, cest le Trochus Philippii Norp». de Kischinew long de 917 lignes et haut de 9 lignes, à tours presque lisses et à côtes transversales à peine distinctes, un peu plus marquées à la base autour de lombilic qui est très-petit, mais ouvert; les tours sont applatis et situés dans un seul plan oblique, sur lequel on remarque très-bien les sutures très-fines; les deux bords des tours sont un peu noueux, indiquant ainsi les noeuds plus marqués sur les bords des tours de l'espèce de Podolie et de Volhynie. Le sommet de cette variété est très-pomtu et les premiers tours sont entièrement lisses; il y a à-peu-près 8 tours en tout à accroissement assez rapide, et qui dans de petits individus sont pourvus de deux rangées transversales de côtes très-peu apparentes, mais presque noueuses; les grands individus sont d'un pourpre clair à taches blanches, disposées sur deux rangées transversales.

Le Trochus sarmates est très-mince et caractérisé par les stries transversales fines et rapprochées des tours, par leur bord supérieur très-tranchant et presque roueux à cause des taches rouges et blanches alternantes, le bord inférieur du dernier tour est aussi tranchant et colorié de la même manière; des taches semblables se trouvent sur 2 ou 3 rangées transversales concentriques autour de l'ombilic.

Le Trochus Cordieranus D'Or. lui ressemble beaucoup,

mais celui-ci se caractérise selon Mr. » OrBiaxy par sa coquille épaisse par sa spire plus élevée et plus alongée et par une carène au milieu des tours, souvent accompagnée d'une ou de deux autres carènes transversales latérales c'est-à-dire en-dessous et au-dessus d'elle sa base est coloriée d'un brun pourpre distribué en réseau, sans montrer les rangées de noeuds alternativement rouges et blanches. L'espèce pourrait être une variété du Troch. podolicus, pour lequel je l'ai prise aussi autrefois *, sans la connaître par autopsie ; le Troch. sarmates en diffère davantage.

Le Trochus Feneonianus D» Ons.-a les tours assez convexes pourvus de quatre côtes transversales, entre lesquelles il y a une ou deux stries assez fines ; il diffère par cela du Troch. carinula qui na que deux ou trois côtes sur les tours et entre les côtes beaucoup de stries transversales très-fines , et en outre des bandes étroites obliques d'un brun clair sur le dernier tour. Quelquefois les côtes sont égales en grosseur aux stries transversales et le Tr ochus Feneonianus ressemble par cela encore davantage au Trochus carinula, qui est aussi assez fréquent dans le bassin de Bessarabie.

Le Trochus Rollandianus » Org. est une espèce qui ne se rencontre pas en Volhynie et qui se distingue par ses grandes taches blanches au bord supérieur et inférieur du dernier tour et par une bande blanche autour de l'ombilic sur un fond brun; la surface des tours est toute lisse; l’ombilic.est très-grand et le bord intérieur de l'ouverture est pourvu d'une grande échancrure qui recouvre un peu l'ombilic. Il ressemble un peu au Trochus podolicus lisse, en comparant les figures de Mr. D OrBiGny, mais si l'on compare les échantillons eux-mêmes, et jen possède maintenant plusieurs par bonté de Mr. pe Norpmanx, on voit bientôt la grande différence.

Le Trochus anceps du bassin volhyno-podolien se rencontre aussi en Bessarabie, ses tours sont un peu convexes, finement striés, les stries transversales sont à peine visibles, le bord inférieur, des tours est tranchant, un peu noueux et occupe la suture ; il se trouve aussi près de Kischinew à coquille un peu plus alongée et moins large.

Le Trochus Woronzoffii p Ors. diffère du précédent par les tours aplatis et entièrement lisses de sa coquille conique plus

# Voy. lédition russe de ma Paléontologie, I, Tab. IX, fig. 9, p. 111,

alongée, par les bords inférieurs plus saillants et grossièrement noueux, la base un peu convexe est striée concentriquement, l'ombilic est couvert. Les tours sont pourvus de deux ou trois bandes jaunes étroites transversales.

Les Trochus Pageanus, Mar et elatior ne semblent être que des variétés d'une seule espèce, car leur différence n'ast pas du tout facile à constater ; le Trochus Pageanus se distingue par ses stries transversales très-minces et nombreuses, le bord inférieur des tours est tranchant, très-prononcé et presque noueux, surtout le dernier à double carène à la base.

Le Trochus Adelae ne se distingue du Trochus Pageanus que par ses tours plus détachés et plus crénelés au pourtour, caractère qui se retrouve aussi quelquefois dans le Trochus Pageanus et même dans leTrochus elatior, qui ES principalement par ses stries plus grosses (il n'y en a que 3 ou 4 sur chaque tour). J'ai fait figurer une variété très-large et par conséquent plus courte du Trochus Adelae, dont les stries fines transversales sont coupées obliquement par d autres stries. Toutes ses coquilles sont très-alongées, les tours sont très-détachés, de sorte qu'on voit toujours leur bor Ft inférieur en-dessous de la carène tranchante.

Le Trochus sannio en diffère par sa coquille très-déprimée et courte; sa spire est un peu plus longue que large, ses tours sont aplatis etstriés transversalement, à 9 ou {0 stries fines, le bord inférieur des tours n'est ni aussi tranchant, ni aussi prononcé que dans les espèces ci-dessus mentionnées et les sutures sont très-profondes. Les tours sont disposés dans un seul plan incliné, comme à-peu-près dansle Trochus Pageanus, mais pas dansle Trochus Adelae et Tr.elatior, dont les coquilles sont plus alongées et en gradin. Le bord inférieur des tours du Troch. sannio n'est jamais noueux, mais bien finement tacheté, à taches blanches et rouges alternes, provenant de bandes longitudinales larges d'un brun clair. L'espèce ne se trouve que rarement en Bessarabie , et y est presque aussi haute que large, principale différence du Trochus Pageanus, auquel manque aussi un petit noeud au bord intérieur de l'ouverture, caractère qui rapproche le Trochus sannio des Monodontes.

Le Trochus anceps est plus alongé que le Trochus sannio, ses tours distinctement convexes sont à peine striés transversalement, presque lisses, leur bord inférieur est finement noueux, les sutures sont distinctes ; les tours pourvus de 3 stries transver-

sales blanches en bandes étroites, ne sont pas détachés, mais réunis les uns aux autres sans que leur partie basale en-dessous du bord inférieur soit visible. La base du dernier tour est convexe et un peu striée concentriquement autour de l'ombilic; le Trochus Pageanus est très-voisin de cette espèce que jai nommée depuis longtemps.

Le Trochus puber de Bessarabie est toujours strié transversalement sur les tours convexes, comme aussi les individus du bassin volhyno-podolien, les stries sont d'un brun uniforme. Ils diffèrent en cela du Trochus mimus dont les tours sont pourvus de petites bandes d'un pourpre clair, disposées par paire en rangées longitudinales.

Le Turbo Bloedei est particulier au bassin de Bessarabie, la coquille très-mince est marquée de bandes longitudinales flammulées et ondulées, sans montrer les deux rangées transversales des taches pointues blanches de Phasianella Kischinevae D'Or. qui est aussi plus alongée que notre Turbo. Les premiers tours de celui-ci sont finement striés, les stries transversales sont distinctes et nombreuses ; elles manquent entièrement au Phasianella Kischinevae. Néanmoins les deux espèces pourraient être identiques; la mienne a été nommée longtemps avant la publication de Mr. D OrBIGxY.

Le Turbo prosiliens de Bessarabie est très-remarquable, parce quil se trouve encore avec des couleurs bien conservées et à ouverture entière; il est plus alongé que le Turbo de Kunceza, ses cinq tours s'accroissent assez rapidement et sont très-convexes, de sorte que le dernier devient tout d'un coup plus gros que le précédent, ayant le bord inférieur un peu tranchant: la coquille a 4!/, lignes de long et 3 lignes de large. Tous les tours sont striés transversalement, des stries très-fines allernent avec des stries plus grossières ; les stries de la base du dernier tour sont plus marquées. Les tours sont couverts en outre de petites bandes longitudinales d'un pourpre clair, rapprochées les unes des autres et séparées par des taches blanches intercalées entre celles-ci. L'ombilic est distinct, profond et l'ouverture est entière , comme dans les Rissoa et les Paludines; elle est également arrondie en bas et pointue en haut.

Outre le Phasianella Kischinevae on trouve encore le Phasianella bessarabica etelongatissima » Or. dans le

bassin de Bessarabie:; jy ajoute encore le Phas. Bloedei, que jai nommé parmi les coquilles rapportées de la Bessarabie par feu Mr. le colonel Brorve longtemps avant le voyage de Mr, Hommame px Heu. Toutes ces espèces sont très-difficiles à caractériser et sem blent n'en former qu'une seule,

Le Phas, Kischinevae ressemble beaucoup au Turbo Blocdei, quoique sa spire soit plus alongée , les tours sont plus bombés et pourvus de taches flammulées longitudinales, moitié brunes et moitié blanches, ils sont pourvus en outre d'une ou de deux rangées de taches transversales blanches à bord brun, qui réunissent les larges bandes longitudinales,

Le Phas, bessarabica DOns. est plus alongé, à tours aplatis presque lisses ou très-finement striés : les individus pourvus de leurs couleurs montrent de larges bandes longitudinales brunes et blanches allernes ou de petites taches blanches aiguës à bord brun, disposées en rangées transversales très-rapprochées,

Le Phas., elongalissima pOns. est très-alongé et trèsétroit, les tours sont creusés contre la suture, renflés du côté opposé el entièrement lisses 5 je nai pas réussi à trouver un individu pourvu de ses couleurs,

Le Phas. Bloe der en diffère par sa carène qui a au bord inférieur des tours striés transversalement de stries très-fines : il a le double de la longueur de l'espèce précédente etles tours sont en gradin; ilyade 8à 9 stries transversales au-dessus de la carène et 2 endessous ; la base convexe est aussi striée concentriquement autour de l'ouverture: la carène du dernier et des autres tours est presque crénelée à cause des petites taches blanches et brunes alternes, dont elle est parsemée, La coquille est très-mince et l'ombilie est nul, I se pourrait que le Phas. elongatissima ft identique avec elle, quoique la description de Mr, p'Ormrexy ne $ y accorde pas du tout.

Parmi les Rissoa il y a en Bessarabie deux espèces, le Rissoa elongata et le Rturricula, var, subcostata et striata, communs au bassin de Bessarahie et au bassin volhyno-podolien ; la première est très-mince , transparente à tours convexes et délachés aux sulures, la dernière est plus grande que l'espèce de Volhynie,

Les Paludines se trouvent plus souvent dans le bassin de Bessarabie el surtout le Paludina zonata à double bande transverse jaune orange, tout-à-fait comme à Zukowce, aussi le Pa lu-

dina nymphaelP. granulum, dont le dernier se rencontre aussi en Podolie et à Castell'arquato et le premier à Zalisce en Volhynie. Le Delphinula callifera du bassin de la Belgique et de la Volhynie se trouve aussi rarement dans le bassin de Bessarabie, Le Bulla pupa du terrain tertiaire de l'Usturte, se rencontre aussi en Bessarabie ; il à 11/7, de ligne de long et presque */, de ligne de large; il est cylindrique et s'élargit un peu en bas, le sommet est très-profond, les bords des tours sont arrondis en haut, la surface du dernier tour est très-lisse, l'ouverture est très étroite en haut; et très-clargie en bas ; le bord supérieur de l'ouverture fait une pelite saillie au-dessus du sommet, étantun peu’ plus longue que le tour précédent. Le bord inférieur est arrondi et très élargi. La coquille qui est très-bien conservée s'est trouvée aux environs de Kischinew.

ne LeBullinausturtensis (voy. la Fig, a très-grossie) fi

( {hi

se trouve aussi en Bessarabie et tout-à-fait identique avec

l'espèce de la côte orientale de la mer Caspienne, quoique ordinairement beaucoup plus grande ; elle est toute lisse et a 2 lignes de long et { ligne de large, quelquefois aussi %, de ligne de long et presque !/, de ligne de large; le bord intérieur de l'ouverture va en grossissant de haut en bas: le dernier tour est un peu concave en-dessous du bord supérieur. La grandeur naturelle se voit en b.

En outre du Bullina Okenti, on trouve aussi en Bessarabie les B. Lajonkaireana et volhynica.

Les autres espèces de coquilles et de coraux qui se rencontrent dans le bassin de Bessarabie et dans le volhyno-podolien, sont nommées dans la liste ci-dessus citées mais à l'exception de ces espèces, communes aux deux bassins, 11 y en a plusieurs qui sont particulières au bassin de Bessarabie ,; comme le Buccinum Jacquemartii bOnm, lAcmacea angulata bp On, le Pholas Hommairei p Ons et le Pholas pusilla, le Cardium Fischerianum et C. Fittoni pb On, qui se retrouve aussi aux environs de Marioupol près de Taganrog, le Sptrorbis sptralis, les Vincularia tristomaetteres, le Cellepora tinealis et solaris, que je n'ai pas rencontrés jusqu à présent ni en Volhynie, ni en Podolie.

Le Pholas pusilla Nono. (voy. la Fig, & très-grossie) ressemble beaucoup au Pholas candidaL., qui se trouve dans la

4 mer Noire, beaucoup moins au Ph. da ct ylus L., subfossile du sable d'alluvion des environs de Kertsch; ces deux espèces sont grandes, le Pholas dactylus a presque 3 pouces de long, le Ph. candida a { pouce de long, le Ph. pusilla au contraire n’a que © 1°, de ligne de long et une ligne de large. La coquille très-petite, mince, courte et élargie est marquée de rides d'accroissements pointillées et en avant de 3 ou 4 rangées rayonnantes de petits tubercules ; la lame des crochets est assez large et soutenue par plusieurs cloisons transversales. La grandeur naturelle se voit en b.

Le Solen subfragilis ». (Solen vagina (L.) Dôxc.) a le bord antérieur en-dessous des crochets refléchi et tronqué obliquement et le bord postérieur élargi et arrondi , les valves sont sillonnées transversalement, les sillons sont plus gros au milieu que vers les extrémités où les valves sont un peu comprimées, et bombées au milieu; les crochets occupent le bord antérieur ; les valves ont un pouce sept lignes de large quatre lignes de long et trois lignes de diamètre.

Le Cardium Fischerianum Dôxc. * de Kischinew a une forme trapézoïdale ou plutôt la forme générale du Car d. protractum, il a {1 pouces de large et un demi-pouce de long et se distingue par une rangée de petites écailles tubuleuses disposées sur une double carène, qui descend du sommet en se dirigeant obliquement en arrière jusqu'au bord postérieur et inférieur de la coquille ; la surface du bord antérieur qui est arrondi jusqu à la carène est marquée de 15 côtes rayonnantes et aplaties ; il y à encore à-peu-près 8 côtes à peine distinctes au bord postérieur de la coquille entre la carène écailleuse et le bord supérieur, pourvu aussi de petites écailles inégales hérissées ; cette rangée d'écailles est éloignée du bord postérieur qui est entièrement lisse ; les deux petites valves ont deux lames dentaires latérales assez éloignées de la dent cardinale du milieu.

Pendant la retraite de cestrois bassins méditérranéens de la Pologne, de la Volhynie et de la Bessarabie, il s'était développé

Dôneixc, über die Steinbrüche in der Gegend von Kischinew; . Bullet. de la Soc. des Natur. de Moscou 1852, IE, PI. IX, Fig. 1, p. 192.

au midi de la Russie, sur le bord de la mer Noire, un calcaire littoral moëllon qui occupe également la steppe entre la mer Noire et la mer Caspienne, etse distingue par beaucoup de coquilles qui font un passage des espèces marines à celles d'eau douce , parceque le calcaire se forme aux embouchures des grandes rivières de la mer Noire et le long des bords de la mer d'Azof, qui n'avait qu'une eau saumâtre. |

Les couches les plus puissantes du calcaire littoral se voient aux environs d Odessa, où il est tellement mou qu'on le scie en morceaux carrés pour la construction des édifices de la ville ; il renferme le Cardium litorale en grande quantité, le Dreissena Brardi, le Limnaeus laevigatus ou une espèce semblable, le Paludina achatinoides, qui y est un peu plus petit que l'espèce de Kertsch, et un Trochus très-voisin du Trochus varius Gx. mais dont il n'existe que des moules très-difficiles à déterminer. Outre les coquilles, le calcaire moëllon d'Odessa contient aussi quelques dents de poissons, surtout celles du Scardinius Nordmanni (a, b) et du Pycnodon ponticus (c, d).

Ce calcaire occupe partout les steppes entre le Dniester et le Dnieper ; il se continue également plus vers l’est à Marioupol aux bords de la mer d'Azof, de-là à Stavropol et encore plus loin jusqu'à Géorgiewsk.

Un autre calcaire contemporain de celui-ci, est le calcaire à Eschares près de Kertsch, qui se compose d'une seule espèce de polypiers, de la Pleuropora (Eschara) lapidosa Par. C'est la seule localité de ce bassin littoral tertiaire , où il y ait eu des bancs de coraux dans la mer primitive; la localité est aussi remarquable par une grande quantité de coquilles remplies de vivianite et faisant le passage des espèces marines à celles d'eau douce. Ces mollusques ont vécu dans l'eau saumâtre de la mer d'Azof, dans laquelle tomboient alors de grands fleuves, dont il n'existe plus que les lits desséchés dans de profonds ravins.

Les nombreuses espèces de Cardiu m des environs de Kertsch se distinguent par leur bord cardinal dépourvu de dents et par le bord postérieur quelquefois baïllant, se rapprochant ainsi des

espèces édentées vivantes de la mer Caspienne , des Adacna plicata et À. laeviuscula. Nous y rapportons des environs de Kertsch les Cardium acardo, edentulum, subdentatum, incertum et beaucoup d'autres, comme le Card. emarginatum sans dents cardinales et à bord postérieur très-baillant. En outre il y a plusieurs Mytiles, lesMytilus apertus, inaequivalvis, subcarinatus et rostriformis, dont le dernier diffère fort peu du Dreissena polymorpha, le Paludina achatinoides et enfin le Limnaeus obtusissimus, velutinus et peregrinus, dont le dernier se rapproche beaucoup du Limnaeus laevigatus du calcaire moëllon d'Odessa, ainsi que le Neritina danubialis vivant dans le Danube et très- voisin du Neritina liturata, fossile de Bakou. Parmi ces espèces se trouve aussi le Pholas candida en état subfossile vivant dans la mer Noire. Les ossements du Ziphius priscus et du Phoca pontica s'y rencontrent de même assez souvent. |

Le calcaire moëllon littoral se trouve aussi aux environs de Sébastopol, surtout le Car dium litorale, le Venus dissita ou une espèce voisine du Caucase, le Solen subfragilis de la Bessarabie, le Planorbis siliceus ou espèce voisine à crête dorsale et le Helix pl'ebeja, espèce terrestre qui se rencontre aussi dans les masses volcaniques de la côte de la mer Noire, comme d’autres espèces de Helix dans les laves de l'Etna aux environs de Catane.

A la fin de la période tertiaire il s'était formé au nord-ouest de la Russie un continent qui augmentait successivement en grandeur et qui était couvert de grandes forêts de conifères, surtout des Asterodendron et des Pinites succinifer des provinces Baltiques.

Ce fut principalement dans cet âge reculé de la nouvelle période que le climat chaud a été remplacé par un climat tempéré et presque froid, entièrement défavorable à la vie des grands Mammifères comme desMammouths et desMastodontes. La limite boréale de la distribution géographique de ces animaux était alors pour la Russie d'Europe le gouvernement de Novogorod, où l'on a découvert près de la ville de Staraia-Roussa un crâne complet de Rhinoceros, et le gouvernement de Vologda, où l'on a trouvé au bord de la rivière de Soukhona les ossements fossiles duMammouth et du Boeuf primitif avec les fragments d'un tronc colossal de

lAsterodendron Issedonum, comme preuve que ces Mammifères habitaient des forêts de Conifères qui ressemblaient beaucoup aux Araucaria de nos jours, arbres indigènes du Chili et qui étaient contemporains des arbres à ambre de la Baltique.

Les immenses forêts d'arbres à ambre au bord de la Baltique et le long du bord de la mer glaciale périrent en même temps que les Insectes qui les habitaient.

L'ambre et le lignite se trouvent toujours ensemble puisqu'ils sont tous les deux de la même origine. Mr. Scuweiccer * a fait l'observation que la plupart des arbres à ambre se trouvent entre les villages de Palmicken et de Dirschkein au bord de la Baltique en Prusse , mais l’ambre se rencontre aussi partout sur le continent de la Prusse jusqu'en Lithuanie , j en ai vu ** moi-même entre Lutzk et Rowno, près de Dombrowitza, où l'ambre contenait des Insectes fossiles , j'en connais même des environs de Brest-Litowsk, où l'on en à déterré un morceau de 3 pouces de long et de 2 pouces de large, et surpassant le poids d'une demi-livre ; l'ambre se trouve aussi en morceaux de 3 pouces de long et de 2!/, pouces de large au midi de la Russie au bord de la Samara ***, affluent du Dnieper, dans le district de Novosmokowski du gouvernement de Jekaterinoslaw; il se trouve plus souvent dans le royaume de Pologne , aux environs d'Ostrolenka et de Lomza et toujours associé au lignite ; cest le cas aussi en Moldavie, où l'on déterre près du fleuve de Koletz de gros morceaux d'un ambre d'une couleur jaune de jyacinthe.

I ny a pas de doute que de grandes forêts de ces arbres y périrent partout à la suite de l'affaissement du terrain dans lequel elles croissalent en abondance non seulement en Europe, au bord de la Baltique et de là à travers la Pologne et la Russie méridionale jusqu'à la mer Noire, mais aussi en Asie, le long du bord de la mer Glaciale de la Sibérie, où les Mammouths furent ensevelis avec les forêts des arbres à ambre et d'autres conifères.

* Scuweiccer, Bevbachtungen auf naturhistorischen Reisen. Berlin Y819; "pv 108. ;

Naturhist. Skizze |. ©. p. 102.

Puine (hist. natur, lib. XXXVIT, cap. 2) dit que leribre se trouve en deux endroits de Scythie et c’est possible que l’un de ces deux endroits était le bord du fleuve de Samara. PrinE raconte aussi que de son temps on a cru que l’arbre à ambre croissait encore sur quelques rochers inaccessibles du golfe adriatique.

d’Eichwald, Lethaea rossica. 1. 30

On ramasse de l'ambre en petits morceaux sur les bords de la Baltique près de Libau et dans le golfe de Riga près de Kaugern ; il y est rejeté par les ondes de la mer et j'en ai vu beaucoup dans les collections de ces deux villes et de Mitau. On le ramasse aussi souvent en Lithuanie à une grande profondeur ; il y contient quelquefois des Insectes et des débris végétaux, comme l'ambre de Samlande en Prusse qui en est très-riche.

Les Grecs et les Romains de la haute antiquité connaissaient très-bien l'ambre de la Baltique ; ils y allaient souvent à sa recherche, car l'ambre était chez eux d'un grand prix, mais les iles à ambre, extrême limite de leur navigation, n'existent plus ; elles se sont probablement réunies au continent voisin de la Prusse, à la presqu'île de Samlande, c'est-à-dire à la côte septentrionale aride de Prusse qui avance sous la forme d'une large langue de terre entre les deux grandes lagunes nommées le kurische Haff à l'embouchure du Niémen et le frische Haff aux embouchures du Pregel et de la Vistule; ces deux lagunes étaient auparavant réunies et ne formaient qu'un seul grand golfe, nommé par Pune * Mentonomon, devant lequel était alors située à la place de la langue de terre de Samlande Pile qu'il appelle Abalus, placée à la distance d'une journée de trajet de la côte Baltique. Tmmarus raconte la même chose **, mais il appelle l'ile Basilea , c'est-à-dire la principale parceque c'était sur celle île qu'on ramassait le plus d’ambre, comme cest encore le cas sur la presqu'ile de Samlande, où les deux villages ci-dessus mentionnés de Palmiken et de Dirschkein fournissent l'ambre en grandes masses.

TacirE raconte *** que l'ambre (le gle sum des anciens Germains) se trouve au bord de la mer Baltique chez les Esthoniens (Aestyorum gentes) qui demeuraient au côté droit où à l'est des Suèves ; il resulterait de là que l'ambre s'est trouvé sur toute la côte méridionale de la Baltique jusqu'en Esthonie ou dans la Courlande d'aujourd'hui, habitée alors par les anciens Lives, tribu esthonienne.

Néanmoins Pune dit dans un autre passage +, que les îles situées vis-à-vis de la Grande Bretagne dans la mer du Nord, à l'ouest du Danemark, s'appellent aussi îles à ambre (Électrides chez les

Pranius, histor. nat, lib. XXXVIT, cap. 2, #4 Voy: Praniosdis:cohb: AXXVIT, eup:ua:

d Tacrrus, de situ Germaniae cap. XLV.

T PLINIUS, LC Ib IV, caps 15.

Grecs et Glessariace chez les Romains, les Germains les nommaient Austravia), peut-être parce que l'ambre s'y trouvait aussi alors en grande quantité ou qu'il y avait, pendant l'expédition de Cesar Germanicus, un principal endroit d'étape, où l'on déchargea l'ambre de l'ile d'Abalus ou Basilea, visitée au siècle d'Al exandre le Grand par Pytheas* de Marseille; les Goths (les Guttones de Puixe) ramassaient sur celte île beaucoup d'ambre pour le vendre aux Romains; d'après Dionore de Sicile cétaient les habitants de l'ile de Basilea qui le vendaient aux habitants du conünent de la Baltique, et ceux-ci au Romains.

La configuration de la terre y a changé beaucoup depuis ce temps; les îles d'alors n'existent plus ; elles se sont réunies au continent du Danemark et de la Prusse, et d'autres peut-être à la côte méridionale de la Suède, appelée encore par Apam DE BREMEN insula Seonia; les grands lacs du midi de la Suède, le Mälar , le Wettern et le Wener nous montrent même à présent les anciennes limites des golfes de mer qui passaient entre ces îles. Toute la Suède ancienne d'alors se nommait l'île de Baltia; elle était très-grande et Pune l'apelle l'ile d'une vaste étendue (immensae magnitudinis).

Les grands et nombreux lacs de la Prusse du nord et le lac de Spirding au milieu d'eux, nous indiquent les anciennes traces de la Baltique du côté sud. L'ancien fond de la mer se souleva au-dessus du niveau de la mer, les îles devant les deux grandes lagunes au bord de la Prusse se réunirent entre elles et il s’en forma la presqu'île de Samlande.

C'est partout ici que les forêts à ambre prospéraient avant que ces pays boisés ne fussent ensevelis dans les marais qui les couvraient de plus en plus, de la même manière comme les forêts à pins et à chênes de nos jours sont envahies par les marais des provinces Baltiques. Cest aussi par cette raison qu'il faut chercher l'ambre dans de grandes profondeurs et que ee n'est que le hasard qui le fait découvrir, tantôt dans des puits où l'ambre se rencontre en plus grande quantité que l'eau, où sur les bords de quelques laes, qui conliennent plus d'ambre que de poissons; cette abondance de l'ambre dans

Prinius, hist, nat, lib, XXXVIT, cap. 2. Les Guttones ou G othones étaient les voisins des anciens Germains ct habitèrent le golfe (ou aestuarium) de Mentonomon,; Tacrre les fait voisins des Ligiens, tribu germaine et les place loin du bord de la mer au milieu du continent.

certaines contrées prouve combien les arbres à ambre étaient nombreux dans les anciens temps.

Cela explique aussi pourquoi l'ambre se trouve ordinairement en grande quantité au bord de la mer ; il y est disposé presque en couches horizontales à une profondeur considérable et à laquelle on ne parvient sur le continent qu'en forant des puits profonds ; la mer, au contraire, par son mouvement continuel y parvient facilement, et rejette l’'ambre et le lignite qui recèle le dernier, vers l'intérieur de la terre.

Nous devons par conséquent supposer partout dans ces contrées des forêts à ambre, surtout là, où cette substance est ramassé sur le continent loin du bord de la mer ; nous ne pouvons pas admettre avec Mr. Berexor * que l'ambre a été amené là par les ondes de la Baltique qui aurait inondé alors le nord-est de la Prusse, la Lithuanie, la Pologne, la partie méridionale de la Russie ainsi que la Moldavie, toutes des contrées où l'on a trouvé de l'ambre. Mr. Berenpr cherche même à prouver que l'ambre de la Sicile est d'origine baltique ; je ne crois pas avoir besoin de réfuter ici en détail cette opinion. L'ambre de Sicile se pèche entre Catane et Messine sur les bords de la Méditerranée ; il se trouve aussi dans les soufrières avec de grands troncs de lignite qui évidemment n'appartiennent pas aux Conifères ; c'est un bois, dont le corps ligneux se compose de fibres ligneuses qui s'entrecroisent obliquement, sans vaisseaux à pores ; l'ambre s'y trouve entre l'écorce et le corps ligneux, contenant souvent dans des morceaux séparés des Insectes, tels que Coléoptères du genre Platypus, Diptères du genre Ceratopogon, Hymenoptères du genre Leptalea parmi les Fourmis. Cet arbre à ambre de la Sicile diffère donc génériquement duPinites succinifer et appartient à une autre famille, même à un autre ordre de plantes; c'est le même cas aussi avec le copal qui provient de plusieurs arbres très-différents les uns des autres. L’ambre qui est déterré sur le littoral de la mer Glaciale et à la pente orientale de l'Oural où il est trouvé en morceaux assez grands et très-nombreux avec du lignite, à Kiltschedansk, à 18 verstes de Kamensk près de Jekaterinenburg, provient, à ce que je crois, d'une autre espèce de Conifère, car il est fort peu probable que le Pinites succinifer ait eu une distribution géo-

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