‹ Lethaea rossica, ou, Paléontologie de la RussieChapitre 4 sur 21 · c. Corals from the great oolite p. 106. PI. XXII, fig · texte numérisé non relu

c. Corals from the great oolite p. 106. PI. XXII, fig

Le polypier est massif, convexe ou sphérique, à face inférieure lisse et prolongée en une tige, par laquelle il est attaché au sol. Les calices sont plus espacés et inégaux, à peine saillants, et circulaires. Les interstices sont lisses ou, à ce qu’il semble, pourvus de petits enfoncements. Les lamelles inégalement développées forment 6 cycles.

Hab. dans le calcaire jurassique inférieur de Simferopole.

Les espaces entre les calices sont aussi larges ou plus larges que les calices.

. Le polypier a plus de 2 pouces de large et la moitié seulement de cette dimension en hauteur. Son bord est presque tranchant et se continue brusquement vers la base, où au centre on voit la trace d’une courte tige.

Esp. 73. Stylina porosa m.

PI. X, fig. 9 a grand. nat.; b orossi.

Polyparium magnum, subconvexum, calycibus cylindraceis remotiusculis et interstitiis inter eos porosis.

Hab. dans le calcaire crétacé de Mangoupe.

Le polypier forme de grandes masses de plusieurs pouces de large; les calices ont 1 ligne de large, et se composent de 8 cycles; ils sont pourvus de côtes longitudinales, et entourés d'un erfoncement de l’exothèque, qui est poreuse et s'élève insensiblement entre les polypites. Les interstices poreux ont une largeur tantôt plus, tantôt moins considérable que l’épaisseur des polypites.

Le polypier se compose de couches horizontales superposées, très minces, qui cependant, réunies entre elles, font prendre au polypier une épaisseur de plusieurs pouces.

D’autres individus de la Crimée ont les polypites plus épais, au moins dune ligne de large et très rapprochés les uns des autres, en sorte qu’ils se touchent presque; ils sont également placés dans des enfoncements très profonds.

Esp. 74. Stylina segregata m.

PI. X, fig. 7 a grand. nat; b grossi.

Polyparium exiguum, subconcavum, e calycibus 8-cyclicis exstructum, centro calycum concavo, columella inconspicua, interstitiis lamellosis, lamellis series hinc inde conversas, undatas exstruentibus.

Hab. dans le calcaire jurassique supérieur d’Izoume, près du village de Jeremowka dans le gouvernement de Kharkow.

Le polypier, en petit fragment, est légèrement concave et composé de polypites à 8 cycles, qui s'élèvent au-dessus du centre enfoncé et offrent une très petite columelle. Les interstices sont lamelleux, à lamelles ondulées ou contournées tantôt à droite, tantôt à gauche et offrant par là un tissu presque celluleux, comme cela se voit plus distinctement encore à la coupe longitudinale.

Les polypites ont 11/3 ligne d'épaisseur et présentent des côtes très épaisses. Le polypier forme également des couches d’une épaisseur de 2

lignes.

Genre XXX VII. Stylocoenia M. EDw., Hamwus.

Le polypier composé forme une couche épaisse, dont la face basale est couverte d’une épithèque plissée, et dont la surface est garnie de bosselures ou tubercules en monticules striés, entre lesquels se trouvent des enfoncements occupés par les polypites à columelle centrale et à lamelles rayonnées appartenant à 6 systèmes. La multiplication se fait par des bourgeons latéraux. Ce genre se trouve dans les terrains crétacé et, tertiaire.

Esp. 75. Stylocoen. millepora ».

PI. X, fig. 4 a grand. nat.: b grossi.

Polyparium magnum expansum, cellulis polypigeris minimis vix prominulis inter colliculos perquam exiguos striatos obviis, polyparii strata horizontalia distincta.

Hab. dans le terrain crétacé près de Mangoupe en Crimée.

Ce grand polypier est composé de plusieurs couches horizontales, séparées par des interstices vides; la surface de la dernière couche est garnie, dans des enfoncements entre des collicules ou tubercules coniques, de cellules circulaires à bord distinct et à 6 systèmes de lamelles rayonnées; les cellules sont à peine saillantes, mais pourvues d’une columelle centrale. Les tubercules s'élèvent en collicules irrégulièrement distribués et sont striés, où munis de côtes granulées, qui se bifurquent vers la base des tubercules. Les interstices entre les ces derniers sont moins étroits que les tubercules et entièrement occupés par les cellules. n

C’est là une espèce de Stylocoenia qui se trouve dans un calcaire douteux; je suppose que c’est un terrain néocomien!, qui s’est formé près de Mangoupe; la plupart des Stylocoenia connus se trouvent dans le terrain nummulitique.

Esp. 76. Stylocoen. inaequalis ».

PI. X, fig. 2 a grand. nat.; b grossi.

Polyparium parvum complanatum, colliculis multo majoribus, altioribus conicis, et approximatis interque colliculos exiguis cellulis indistinctis ornatum, colliculorum striae vel costae longitudinales granosae.

Hab. dans le même calcaire crétacé de Mangoupe.

Le polypier très petit est élargi et aplati, garni de nombreux collicules très rapprochés et coniques, qui sont beaucoup plus grands et plus hauts que ceux de l’espèce précédente; leur surface est striée, ou pourvue

de côtes longitudinales granulées, qui traversent les interstices des colli-

cules et se réunissent aux côtes des collicules voisins. Les interstices sont occupés par de petits enfoncements, qui semblent occuper les cellules ou calices, quoique les lamelles rayonnées leur manquent et que les calices soient très petits; néanmoins ils se trouvent dans tous les interstices.

Esp. 77. Stylocoen. dispersa #».

PI. X, fig. 3 a grand. nat.; b grossi.

Hydnophora dispersa m. Géogn. de Russie I. c. p. 488,

Polyparium magnum expansum, lamellosum, exiguis tuberculis remotis cellulisque minutis rarioribus instructum, postremis his passim frequentioribus obviis et tuberculis aliis stellatis procul cellulis obviis.

Hab. dans le même calcaire crétacé de Mangoupe.

Polypier fort élargi, enfoncé au sommet et formant une lame ou expansion plane et droite, pourvue de très nombreux tubercules assez larges et portant des stries disposées en étoile; les stries sont granulées et se réu-

nissent à celles des tubercules voisins. Les tubercules forment par conséquent de très petits collicules, dans les interstices ou même sur les sommets desquels on observe de petits trous ronds, qui semblent correspondre aux cellules du polypier, quoiqu’ils soient tout à fait dépourvus : de lamelles rayonnées et de columelle. C’est peut-être par suite d’un accident quelconque que ces derniers organes n'existent plus, car il est difficile de voir dans ces trous autre chose que des calices.

Cette espèce à des collicules plus élargis et plus bas que ceux de toutes les autres espèces; ils n’atteignent pas la largeur d’une ligne, leur hauteur est encore moindre, et ils sont placés dans des intervalles d’à peu près une ligne. Les interstices sont striés et quelquefois entièrement dépourvus de cellules.

Esp. 78. Stylocoen. multicollis ».

PI. X, fig. 1 grand. nat.

. Polyparium maximum, incrassatum, explanatum, magnis tuberculis, colliculorum instar, striatis et superne porosis ornatum, interstitiis latioribus rariores cellulas exiguas offerentibus. ù

Hab. dans un calcaire jaune crétacé entre les villages de Badrak, de Karagatsch et de Mangoupe en Crimée.

Le polypier très grand est épais et élargi; sa surface plate est pourvue de nombreux tubercules très larges et assez saillants en collicules, qui tantôt s'élèvent un peu haut, et tantôt restent bas. Les côtés des collicules sont à stries rayonnées et granulées; leur sommet est percé

de très petits trous ou pores, qui sont tantôt nombreux, tantôt presque

nuls. Les interstices des collicules sont occupés par des trous ou orifices, qui semblent constituer de très petites cellules, dont les lamelles ont été détruites par la fossilisation. Ces cellules n'existent pas partout dans les interstices.

Les collicules sont de hauteur et de largeur inégale; quelques uns ont une largeur de 2 à 3 lignes, d’autres, et c’est le cas ordinaire, ont à leur base la largeur triple, c’est-à-dire 9 lignes. La base est parcourue de stries très fines, qui semblent provenir de petites fibres rayonnées, formant toute la masse du polypier; on observe entre les stries de petits pores, qui deviennent de plus en plus grands et occupent en grand nombre le sommet des collicules.

Le polypier à 7 pouces de large dans une direction, et 6 p. dans autre; il a 1/2 pouce de haut ou davantage, et offre en général une épaisseur très inégale.

Les collicules bien conservés sont pointus et couverts d’une croûte, qui semble avoir couvert tout le polypier; si la croûte farineuse manque, on observe à sa place des pores nombreux superficiels, qui sont d’ailleurs ‘ plus grands .que les autres pores de la surface.

C’est cette espèce qui, à ce que je suppose, à été mentionnée antérieurement sous le nom d'Agaricia lobata Gozpr. de la Crimée.

Genre XXX VIII. Cyathophora Micx.

Le polypier massif est convexe, sphérique, à calices circulaires très peu saillants au dessus de la surface commune et limités par une paroi très mince; deux ou trois cycles de cloisons ou lamelles rayonnées sont bien développés, le troisième ou quatrième est rudimentaire; les cloisons sont de forme inégale, deviennent plus épaisses vers le bord extérieur et se prolongent en côtes, qui occupent aussi les interstices sous forme de stries. Les cloisons du premier cycle s’avancent jusqu'au centre du calice, où il n’y a pas de columelle; elles sont réunies par des diaphragmes qui affectent la forme des planchers des Cyathophyllinées. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique et peut-être aussi dans le crétacé.

Esp. 79. Cyatoph. Pratti M. Enw., Harme.

Corals from the great oolite p. 108. PI. XXI, fig. 3.

Le polypier fortement convexe, presque sphérique, est attaché à une base large. Les calices sont inégalement espacés, tout à fait circulaires, à peine saillants. Les côtes sont délicates, légèrement infléchies à la limite de celles d’un calice voisin, très rapprochées et d'épaisseur égale; la fossette du calice n’est que peu profonde. Les cloisons sont très développées et s’avancent jusqu'au centre de la cavité viscérale, où elles sont réunies par des diaphragmes, qui offrent la forme des planchers, comme dans les Cyathophyllinées.

Hab. dans le calcaire jurassique près de Simferopole, ainsi que près de Combe Down aux environs de Bath.

Les lamelles rayonnées sont minces, à peine granulées, et inégales; elles formant 3 cycles bien développés et un quatrième rudimentaire.

L’individu de Simferopole a 1 p. 6 1. de large et 1 p. 2 1. de haut; il est fortement roulé et les stries des interstices sont polies. Les calices ont 1%/4 1. de large, autant que les interstices entre eux.

Esp. 80. Cyathoph. luciensis d'Or.

PI. IX, fig. 9 a grand. nat.; b calices fortement grossis. M. Epw., Haine, Corals of the great oolite p. 107. PI. XXX, fig. 5.

Le polypier est fortement convexe, à large base, prolongée en tige;

calices circulaires à peine saillants et limités par une paroi distincte. Les interstices sont fort étroits, en sorte que les calices se touchent à certains points.

Hab. dans le calcaire jurassique entre Dsjanataï et Tirenaïre, et près de Sabli en Crimée.

L’échantillon de l’Institut des mines à 1 p. 5 1. de large et à peu près autant de haut; un autre individu de Sabli n’a que la moitié de cette grandeur. Les calices ont 1/2 1. de large et les interstices d'ordinaire 1/2 ligne. Les interstices du Cyathoph. Pratti ont la largeur double, même triple, et les calices sont plus espacés.

Sous-familleIl Astréinées.

Les cloisons ont le bord supérieur lobé, denté ou même muni d’épines, les côtes sont également dentées, crénelées ou munies d’épines, mais jamais de crêtes simples, comme dans les Eusmilinées. La columelle est spongieuse, rarement lamelleuse; elle n’est jamais styliforme.

*) Astreinae hirtae.

Le polypier est simple ou composé; les polypites sont parfaitement séparés et circonscrits, et naissent par fissiparité ou par une gemmation caliculaire.

Genre XXXIX. Thecophyllia M. Epw., HAruws.

Le polypier simple et fixé a les calices presque circulaires, dépourvus d’une columelle quelconque; les cloisons sont larges, faiblement saillantes, nombreuses et dentées. L’épithèque est épaisse. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé et tertiaire.

Esp. 81. Thecoph. decipiens GoLpr. sp.

Bronx, Leth. geogn. IV, p. 107. PI. XVL fig. 9.

Le polypier est cylindrique, légèrement conique et infléchi, grossièrement ridé transversalement et attaché à une large base. Le calice est muni de 5 cycles parfaits de lamelles fort saillantes et arquées.

Hab. dans le terrain jurassique inférieur entre Soudagh et Souya, et entre la montagne Ayoudagh et le cap Nikita près du village de Aïdaniella en Crimée.

Le polypier a 1 p. 9 L. de haut et 1 p. d'épaisseur; le calice est arrondi et muni d’un bord obtus, jusqu’auquel s’élève l’épithèque; celle-ci est épaisse et recouvre tout le polypier, qui est parcouru de rides épaisses.

Genre XL. Calamophyllia BIraAInv.

Le polypier composé, fasciculé, a des rameaux bifides parallèles et allongés; les calices sont pourvus de lamelles rayonnées nombreuses, très rapprochées et à bord supérieur denté; les dentelures près de la columelle rudimentaire sont les plus longues, et les diaphragmes des deux côtés des lamelles sont peu nombreux. La paroi est parcourue de stries longitudinales granulées, qui sont ça et là bifides et sans épithèque. Ce genre se trouve dans le calcaire jurassique.

Esp. 82. Calamoph. Stockesii M. Epw., Harme.

Le polypier composé a les polypites allongés, cylindriques ou comprimés et munis de nombreuses expansions annulaires.

Hab. dans le calcaire corallien de Soudagh et près de Balaclava * en Crimée.

Les individus de la Crimée se trouvent en grandes masses dans un calcaire corallien noir; les polypites ont une épaisseur de 3 lignes, d’autres sont plus grêles et tellement rapprochés qu'ils se touchent mutuellement, mais leur bord est toujours libre et nettement limité. La columelle est petite, distincte et entourée de nombreuses lamelles rayonnées.

Les polypites sont entièrement droits, à stries longitudinales quelquefois bifides et toujours granulées; ils se divisent rarement.

Je connais des polypiers d’un demi-pied de large et de presque 3 pouces de haut.

; Esp. 83. Calamoph. taurica m.

PI. XI, fig. 3 a grand. nat.; b calice grossi.

Polyparium magnum e cylindris obliquis raroque bifidis exstructum, superficie cylindrorum tenuiter granosoque striata, lamellis radiantibus ad columellam usque spongiosam et rudimentariam excurrentibus.

Hab. dans le calcaire jurassique corallien rouge près de Tschorgono, aux sources de la petite rivière de Tschornaya en Crimée.

Le polypier forme de grandes masses compactes de 4 pouces de haut et d’une largeur plus considérable, au dessus desquelles les cylindres font saillie; ils sont tantôt parfaitement cylindriques, tantôt comprimés, à calices pourvus de nombreuses lamelles rayonnées, dont celles du premier ordre seules atteignent la columelle spongieuse, qui est peu développée. Les cylindres sont rarement bifides, à rameaux qui naissent sous un angle aigu et se continuent presque parallèlement. La surface des

* Barcy, Quart. journ. of the geol. Soc. Lond. 1857, p. 135.

cylindres est parcourue de stries longitudinales, qui ne sont pas coupées par des expansions transversales annulaires, et par ce caractère notre espèce diffère du Calamoph. Stockesii Parmi les cylindres, qui sont d'inégale épaisseur, quelques uns sont très grêles, d’autres très épais et diversement comprimés; ils sont rapprochés les uns des autres et ordinairement espacés de 1/2 ligne. Les sommets des cylindres sont quelquefois rétrécis et arrondis, peut-être par suite de ce qu’ils ont été roulés, car ils s'élèvent très haut au-dessus de la surface des masses compactes qui les recèlent,

Esp. 84 Calamoph. radiata M. Enw., Harme, 1. c. Corals from the great oolite, p. 111. PI. XXII, fig. 1.

Le polypier fasciculé forme des masses arrondies très larges; les polypites sont constitués par des cylindres grêles, très rapprochés, droits, et bifides, à grands intervalles. Les lamelles sont fort nombreuses, de 16 à 20, de larges alternent avec des grêles. La surface des cylindres est renflée ça et là et pourvue de quelques expansions annulaires, qui s’étendent parfois d’un cylindre à l’autre.

Hab. dans un calcaire jurassique jaune, entre Tirenaïre et Djanataï en Crimée.

Les échantillons de la Crimée ont une ligne de large, sont par conséquent très grêles, et espacés de 1 à 2 lignes. Une petite columelle distincte occupe le fond du calice très profond. Ils ont, en fragments, 3

pouces de large, et 1!}2 p. de haut.

ee

Genre XLI. Rhabdophyllia M. Enw., HAuE.

Ce genre ne diffère que très peu du précédent; il est également composé, fasciculé, à polypites cylindriques, à paroi dépourvue d’épithèque et à côtes ou stries égales, granulées. Les calices sont de largeur variable, la columelle est spongieuse, plus large que chez le Calamophyllia; les diaphragmes des deux côtés des lamelles rayonnées sont peu nombreux. La multiplication se fait par la bifurcation des cylindres, qui s’y répète plus souvent que dans le Calamophyllia Ce genre se trouve dans le terrain jurassique, corallien.

Esp. 85. Rhabdoph. Phillipsii M. Epw., Harme. 1. c. Corals from the coral rag I. c. p. 87. PI. XV, fig. 3.

Le polypier dendroïde est fasciculé, les polypites cylindriques se bifurquent à plusieurs reprises et s’élargissent à leur point de division; les

cylindres ne sont pas tout à fait droits; ils sont renflés à des distances rapprochées et parcourus de stries longitudinales, granulées et réunies par des diaphragmes.

Hab. dans le calcaire jurassique, corallien à ce qu’il semble, entre Djanataï et Tirenaïr en Crimée.

Ce polypier diffère un peu du Rhabdoph. Phillipsii du coral- . rag de Malton en Angleterre, en ce que celui-ci semble être dendroïde, à rameaux des deux côtés opposés, c’est-à-dire dans une direction verticale, tandis que l'échantillon de la Crimée est fasciculé et pousse des rameaux dans toutes les directions; la forme d’ailleurs est la même. On y observe les mêmes renflements des cylindres et une largeur plus considérable à leur bifurcation, comme dans l’espèce de Angleterre. Il à été antérieurement confondu avec le Lithodendron caespitosum Gorpr.

Genre XLII. Cladophyllia M. Epw., Hamz.

Le polypier composé est rameux, à rameaux bifides et cylindriques, les calices sont circulaires, la fossette est profonde, dépourvue de columelle, les lamelles forment 3 cycles complets; les bords des lamelles sont denticulés; stries des polypites égales, épaisses et couvertes d’une épithèque distmmcte, par laquelle ce genre diffère des deux précédents. Il se trouve dans le coral-rag.

di

Esp. 86. Cladoph. Conybeari M. Epw., Hammer.

1. c. Corals from the coral rag I. c. p. 91. PI. XVI, fig. 2.

Le polypier se bifurque, les rameaux sont obliquement dirigés vers le haut, et placés à des distances inégales. Les calices sont entièrement ronds et éloignés les uns des autres. La surface des polypites est couverte d’une épithèque épaisse.

Hab. dans le calcaire corallien de Karassoubazar, près de Soudagh.

Les polypites ont 11/2 ligne de large et plusieurs pouces de long. Les rameaux semblent se détacher de la tige, ils deviennent de plus en plus grêles à la base, et n’adhèrent à la tige que par un mince filament basal; c’est une conformation qu’on n’observe pas sur les individus anglais, dont les rameaux, d’égale épaisseur, adhèrent plus fortement à la base. L’épithèque est transversalement sillonnée et se détache facilement. Dans ce cas Les stries longitudinales du polypite se montrent distinctement.

Genre XLIII Latomaeandra M. Enw., Has.

Le polypier dendroïde ou massif se multiplie par des gemmes au calice; par là les calices sont réunis en rangées transversales, tantôt

confluents, tantôt séparés par les parois très minces et forment alors des calices particuliers. Les lamelles rayonnées sont nombreuses, très minces, fort rapprochées et dentées, les plus grandes dentelures sont rapprochées du centre; la columelle est petite, très rudimentaire. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé et tertiaire.

Esp. 87. Latomaeand. Davidsoni M. Epw., Hate. 1. c. Corals from the great oolite |. c. p. 137. PI. XXVII, fig. 10.

La surface est convexe, à caices peu profonds, confluents des deux côtés avec les calices voisins, et offrant par là des rangées parallèles, au fond desquelles se reconnaissent les lamelles rayonnées à dentelures un peu plus grandes vers le centre que vers le bord extérieur, qui est obtus.

Hab. dans le calcaire jurassique de Soudagh.

Les bords des calices ne sont pas très saillants et les lamelles sont fort rapprochées et dentelées, plus épaisses vers le bord extérieur qu’au centre.

Le Latom. Flemingi diffère par ce que les lamelles sont égalèément épaisses au bord extérieur et vers le centre.

Esp. 88. Latomaeand. Flemingi, M. Epw., Harme. PI. XIL, fig. 7 a grand. nat.; b grossi.

1. c. Corals from the great oolite 1. ce. p. 136. PI. XXVII, fig. 9.

Le polypier presque sphérique se compose de rangées plus allongées

de calices confluents, formant de profonds vallons en plusieurs séries;

d’autres calices restent simples, circonscrits, anguleux, inégaux, à bords tranchants. Les lamelles rayonnées sont également épaisses à leur bord extérieur comme vers le centre des calices.

Hab. dans le calcaire jurassique inférieur ou plutôt coral-rag entre Badrak, Karagatsch et Mangousch, et entre Djanataï et Tirenaïr en Crimée.

Le polypier massif a les calices plus profonds et plus confluents que l'espèce précédente; les rangées des calices sont tantôt courtes, tantôt très longues. Les jeunes calices se développent à une grande distance des adultes. Les lamelles, au nombre à peu près de 60, sont délicates, très rapprochées, finement crénelées, droïtes ou faiblement courbées, inégales et d’épaisses alternent avec des minces. La base du polypier est couverte d’une épithèque rudimentaire, à s'llons concentriques, parallèles aux vallons des calices.

Eichwald, Lethaea rossica. II. 10

Esp. 89. Latomaeand.concentrica m.

PI. XIL, fig. 5 a gr. nat. ; b grossi.

Polyparium compactum, planum, subconvexum, calycibus superficialibus dilatatis, confluentibus, series concentricas exstruentibus, lamellis radiantibus crassioribus granosis.

Hab. dans le calcaire jurassique corallien de Mangoupe et de Badrak, ainsi qu'entre Djanataï et Tirenaïr en Crimée.

Le polypier massif est plat, légèrement convexe, à calices superficiels, groupés en rangées concentriques très régulières; les calices ont des vallons, dont les plus larges se trouvent vers le bord extérieur, et les plus étroits vers le centre. Ils se composent de lamelles rayonnées presque parallèles et se dirigeant par les parois en crêtes obtuses concentriques, pour se réunir aux lamelles des calices voisins, tandis que les lamelles des deux côtés sont entièrement dépourvues de parois quelconques et se réunissent aux lamelles des calices voisins. Il y a souvent 12 calices confluents dans une rangée en demi-cercle. Les lamelles sont égales, à peu près au nombre de 25 et plus épaisses que chez le Latom. Flemingi; leur bord est granulé; la columelle est rudimentaire et indiquée par quelques tubercules où grains, qui sont comme détachés des lamelles rayonnées. Dans d’autres enfoncements il n’y à qu’un seul tubercule, comme représentant de la columelle.

Les calices sont très rapprochés les uns des autres, car ils se multiplient par des gemmes latérales, qui deviennent de plus en plus larges et forment des rangées concentriques. Leurs crêtes ne s'élèvent que peu; elles sont obtuses, et non tranchantes, comme chez les espèces précédentes.

Le polypier a souvent 1 pied et plus de large: ainsi les grands individus du Musée de l’Institut de Mines, déterminés comme Astraea agaricites. Le milieu de la base se prolonge en une petite tige, par laquelle le polypier se trouve fixé.

Esp. 90. Latomaeand. Nordmanni ».

PI, XII, fig. 6 à grand. nat.; b grossi.

Polyparium magnum, explanatum, subtus subconvexum et media basi in brevem stipitem fixum productum; superficies plana obtusis cristis contortis et inter se varie connexis praedita, calycibus prope centrum solitarlis, versus marginem confluentibus inque profundis sulcis sitis.

Hab. dans le terrain jurassique supérieur de Soudagh.

Le polypier élargi est plat au sommet et légèrement convexe à sa base, prolongée en une courte tige, qui fixe le polypier. La surface

est garnie de calices tantôt simples, entourés de paroïs complètes, tantôt confluents, placés dans de longs et profonds vallons, surtout vers le bord extérieur du polypier. Les calices sont lamelleux, à lamelles parallèles, d’épaisses alternent avec des minces à bord supérieur granulé; elles partent de l’enfoncement à columelle rudimentaire, vont au dessus des crêtes ou bords des vallons pour se réunir aux lamelles des calices voisins. La columelle est indiquée ça et là par plusieurs tubercules.

M. Norpmanx à découvert dans le coral-rag de Soudagh un individu très grand, de 9 pouces de large et 2 p. de haut; il est convexe en haut et légèrement concave en bas, où il est couvert d’une épithèque bien distincte. Les calices simples et assez larges occupent le sommet, offrent les lamelles rayonnées disposées dans la même direction et parallèles entre elles, tandis que des deux côtés les calices se bifurquent par scission spontanée et se multiplient dans une autre direction, qui coupe sous un angle droit celle des lamelles rayonnées. Les calices, groupés ainsi dans des vallons, présentent les rangées plus marquées vers le bord que près du sommet. L’enfoncement central est pourvu de 6 à 8 tubercules, .qui semblent remplacer une columelle spongieuse.

Cette espèce appartient peut-être au genre Ulophyllia M. Epw., Harme, caractérisé par sa fissiparité, par l’épithèque mince du polypier et par la columelle spongieuse.

*#*) Astreinae confluentes.

Le polypier massif se multiplie par fissiparité; il se forme par là des rangées de polypites, dont l’individualité n’est pas distincte. Les calices sont réunis dans de longs vallons et ont les lamelles ou cloisons disposées parallèlement en 2 directions; la columelle manque quelquefois.

Genre XLIV. Maeandrina Lau. (ex parte)

Le polypier massif et compacte est fixé à une large base, qui est couverte d’une épithèque mince et parfaite; les polypites sont réunis par leurs parois épaisses en longues rangées parallèles, aux deux côtés desquelles sont fixées les lamelles, qui occupent de longs vallons. La columelle est fortement développée, spongieuse. Les lamelles sont très rapprochées

- les unes des autres, dentelées, à dentelures plus fortes au bord intérieur

qu’à l'extérieur; les côtés sont légèrement granulées. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique, crétacé, tertiaire et vit encore dans les mers actuelles.

Esp. 91. Maeandr. tenella Goxpr.

PI. XIL, fig. 4 a grand. nat ; b grossi.

Gozpruss, Petref. Germ. I, p. 63. PI. XXL fig 4.

Le polypier est très large; sa surface est pourvue de longs vallons, parallèles entre eux ou contournés tantôt à droite, tantôt à gauche.

Hab. dans un calcaire crétacé néocomien de Biassala, et entre Badrak, Karagatsch et Mangoupe en Crimée.

Le polypier a 10 pouces de large et 2 pouces de haut. La surface est couverte d’une épithèque, à travers laquelle on voit les parois à côtes parallèles des polypites. Les côtes correspondent aux crêtes de la surface, qui sont tantôt parallèles entre elles, tantôt ondulées en différentes directions et laissent partout des vallons ondulés ou allongés entre eux. : Les côtes en crêtes ainsi que les vallons sont très grêles et étroites et caractérisent notre espèce. Le Maeandr. salzhburgensis M. Epw., Hamme * et le Maeandr. tenella (Gozpr.) Mrcx. ** en diffèrent par Le vallons plus courts et par Les crêtes plus larges.

##) Astreinae aggregatae \

Le polypier composé et massif se multiplie par gemmation ou fissiparité, et dans ce cas les polypites sont entièrement réunis entre eux sur les côtés, et restent toujours nettement limités, sans perdre leur individualité.

Genre XLV. Astraea Lau. M. EDnw., HAiwe.

Le polypier compacte est sphérique, la base couverte d’une épithèque mince et parfaite, les gemmes se développent hors du calice, dont les bords sont libres, circulaires, obtus, saillants; la fossette n’est guère profonde; columelle spongieuse, non saïllante. Les côtes sont fortement développées, réunies par des diaphragmes nombreux, et couvertes par l’épithèque. Les lamelles rayonnées sont larges, saillantes et dentelées, surtout vers la columelle, où les dentelures sont les plus grandes; les côtés des lamelles sont munis de diaphragmes. Ce genre se trouve dans le corallien, le crétacé et vit encore dans les mers actuelles,

Esp. 92. Astraea ambigua ®».

Zoologia specialis [, p. 183. Vilnae 1829. Tab. Il, fig. 6. Le polypier presque globuleux a le calice légèrement comprimé, quel-

ñ suc Leth. geogn. II, p. 154. PI. XXIXS, fig. 5 a b. 4 * Icon. zoophyt. p. 293. PI. 66, fig. 5.

quefois circulaire et pourvu d’un bord limité et assez saïllant, les lamelles, au nombre de 10 à 12, vont jusqu’à la columelle rudimentaire.

Hab. dans le terrain d’alluvion de la Lithuanie, roulé, à ce qu’il paraît, et provenant du terrain crétacé de Grodno. *

Les interstices entre les polypiers sont concaves, lamelleux par suite des côtes plus épaisses que les lamelles rayonnées; les côtes se réunissent au fond des interstices.

Les calices ont au grand diamètre 5 lignes de large, au petit 2 1.; d’autres sont presque circulaires.

Notre échantillon est conservé maintenant au Musée minéralogique de l’Université de Kiew et ne diffère de l’Astr. sulcato-lamellosa Mrou. * du grès vert inférieur de la France que par les calices parfaitement circulaires au sommet.

L'Astraea angulosa (Gozpr.) Agrcn, Vergl. Grundzüge d. Kaukasus 1. c. a les cellules anguleuses, espacées et inégales; la columelle est distincte, les interstices entre les cellules sont lisses. . Cette espèce a été observée dans une dolomie jaune crétacée du Schah-Dagh, à une altitude de 13,200 pieds au-dessus de la mer caspienne. Elle ressemble beaucoup à l’Isastraea oblonga M. Epw., Harme du terrain portlandien.

M. de Verneurz ** fait aussi mention de deux espèces d'Astraea, comme provenant du terrain néocomien de la Crimée, c’est-à-dire des Astraea caryophylloides Gozpr. et cristata Gozpr., que je n’ai

pas vus; je suppose par conséquent que ces espèces appartiennent peut-

être à d’autres espèces néocomiennes, car ce sont des espèces jurassiques dont M. de Verneuiz fait mention. L’Astr. caryophylloides pourrait être un Astrocoenia M. Enw. et l'Astr. cristata le Maeandrastraea pseudomaeandra de Mangoupe.

Genre XLVI. Synastraea M. Enw., Has.

Le polypier élargi, arrondi, légèrement convexe ou aplati, est attaché par une petite tige; il se multiplie par des gemmes au bord des calices, et les polypites sont par là réunis à leurs bords et confluents. La columelle est verruqueuse et peu développée. Les lamelles rayonnées sont distinctes vers le milieu du calice, mais confluentes aux bords avec les lamelles des calices voisins. Le bord des lamelles est légèrement denté, surtout vers le milieu du calice; leurs côtés portent des granulations, qui

* Micmeuin, Iconogr. zooph. Paris 184i, p. 22, PI. V, fig. 6. ** Mém. géolog. de la Crimée I. c. p. 21.

passent d’une lamelle à l’autre. Ce genre se trouve dans le terrain jurassique et crétacé.

. Esp. 93. Synastr. lobata GoLpr. sp.

Agaricia lobata Gozpr., Petref. Germ. I, p. 42. PI. 12, fig. 11.

Le polypier est lamelleux, la base striée et sillonnée concentriquement, | la surface à cellules très rapprochées, les interstices par là presque nuls.

Hab. dans le calcaire jurassique supérieur de Petrowskaya dans le gouvernement de Kharkow, réuni au Thamnastr. gigantea Lesauv.

Le polypier a sa base aplatie marquée de côtes concentriques et les interstices munis de stries longitudinales parallèles, qui ressemblent à de petites côtes granulées. Il a un demi-pied de large et se trouve dans la belle collection de feu le duc Maximin de LEUCHTENBERG.

Genre XLVII. Thamnastraea (LESAUV.) ex parte.

Le polypier massif ou dendroïde se multiplie par gemmation latérale, presque marginale et devient par là de plus en plus large; les polypites se réunissent intimement, sont superficiels, et les lamelles confluentes. La columelle est spongieuse ou styliforme. Ce genre se trouve dans les terrains jurassique et crétacé. :

Esp. 94. Thamnastr. arachnoides M. Enw., Harme.

PI. XIE, fig. 2 a grand. nat.; b grossi; c lamelle fortement grossie.

1. c. Corals from the coral rag I. c. p. 97. PI. XVIII, fig. 1.

Le polypier massif, très variable, est fixé par un pédoncule au milieu de sa base; la surface légèrement convexe est munie de calices disposés sans ordre ou en rangées transversales ondulées. Les calices sont arrondis, les lamelles des calices voisins confluentes, et la columelle à peine distincte.

Hab. dans le coral-rag de Sabli et entre Djanataï et Tirenaïr; se retrouve à Soudagh * ainsi qu'à Mangoupe en Crimée.

Le polypier figuré est conservé au Musée de l’Institut des Mines; il a la surface et la base légèrement convexes; il est composé de 10 couches ou plus, assez minces et superposées les unes aux autres; elles forment d’un côté à la base une expansion latérale presque aussi haute que la surface du polypier. Les calices arrondis ou ovalaires sont un peu

* M. Bury, Quarterly journ. XIV. London 1857, p. 134, au lieu de Soudagh écrit Soudaxioxia!

plus grands que ceux du Thamnastr. Defranciana. Les diaphragmes entre les lamelles confluentes sont très nombreux. Les calices ont quelquefois 7 lignes, d’autres fois 3 L. de diamètre.

M. de Norpmanx a découvert à Soudagh un grand individu, qui ressemble tout à fait à la fig. 1 k. de la PI. XVIII. de MM. M. Epwarps et Harme. Cette espèce provient du coral-rag de Steeple Ashton, et ressemble beaucoup à un Isastraea. Les calices très grands, alternant avec de petits, sont très profonds et les intervalles entre eux très étroits;

le polypier a 6 pouces de large et plus et 2 p. de haut.

Un autre individu, rapporté aussi de Soudagh, par M. de NoRDMANYW, est légèrement concave, presque plat à la surface et pourvu de nombreux calices ou cellules égales et confluentes, disposées en rangées transversales ondulées, en sorte que nous avons là un passage aux Méandfines; les cellules sont tellement rapprochées que les lamelles très fines et granulées sont également parallèles entre elles et se réunissent aux lamelles des cellules voisines. La face inférieure est munie d’une épithèque à sillons concentriques.

Le polypier forme une lame horizontale de 3 lignes d'épaisseur. Il me semble que ces individus à petits cellules pourraient constituer une espèce ou variété particulière, le Thamn. micropora m. Les calices n’ont que 1 ligne de large et sont formés d'environ 30 lamelles.

Esp. 95. Thamnastr. scita M. Enw., Harme.

1. c. Corals from the great oolite 1. c. p. 119. PI. XXIIL, fig. 4.

Le polypier massif est aplati et composé de couches minces superposées; les calices sont petits, également distribués, sans former cependant des rangées régulières; les lamelles très rapprochées varient un peu en largeur et en longueur; elles sont tantôt droites, tantôt infléchies; les côtés sont finement granulés.

Hab. dans le calcaire jurassique corallien de Soudagh.

Le polypier en expansion très large est légèrement concave; il a 8 pouces de large et 1 pouce de haut, et se trouve aussi en expansion encore plus large et très mince, offrant à peine l’épaisseur de 2 lignes. Les petits calices sont également espacés et rapprochés les uns des autres, absolument comme chez le Thamn. scita du great oolite de l’Angleterre. L’épithèque est nettement distincte et striée.

Esp. 96. Thamnastr. concinna M. Enw., HAIME.

1. c. Corals from the coral rag I. c. p. 100 PI. XVIL fig. 3. Le polypier très grand et massif a la surface convexe pourvue de

tubercules coniques, arrondis et disposés sans ordre sur toute la surface. Les calices, qui occupent les tubercules aussi bien que leurs interstices, sont très rapprochés et de grandeur moyenne; les lamelles granulées sont ondulées, confluentes avec celles des calices voisins et réunies par de nombreux diaparagmes. s

Hab. dans le calcaire jurassique du coral-rag entre Badrak, Karagatsch et Mangoupe, ainsi qu'entre Djanataï et Tirenaïr en Crimée.

Les tubercules sont déprimés, mais larges à leur base; intebstices entre les petits tubercules très larges. L’individu fort grand est conservé au Musée de l’Institut des Mines.

Esp. 97. Thamnastr. mammosa M. Epw. HaIME.

I. c. Corals from the great oolite |. c. p. 119. PI. XXIEIE, fig 3.

Le polypier est presque sphérique, a base rétrécie et attachée, Ia surface arrondie porte des tubercules coniques, allongés et très rapprochés, par là les interstices sont étroits. Les calices ont les lamelles plus droites et lisses, non granulées et les diaphragmes à peine visibles.

Hab. dans le calcaire jurassique du coral-rag entre Tirenaïr et Djanataï, ainsi que près de Badrak sur le bord du Katscha en Crimée.

Les calices du bel échantillon de PInstitut des Mines sont pourvus d’un bord limité, étroit et saillant, qui cependant est commun aux calices voisins; les lamelles, après avoir passé le bord, se réunissent au centre de la cavité viscérale, munie d’une columelle distincte. Les tubercules ne sont pas aussi hauts que dans les individus d'Angleterre, quoique le polypier se compose également de plusieurs couches.

Esp. 98 Thamnastr. lineata #».

PI. XIL, fig. 3 a grand. nat. d’en haut; b d’en bas; c grossi.

Polyparium mediocre expansum, superne subconcavum, inferne convexum, concentrice sulcatum et pedunculo centrali instructum, cellulis minutis, vix nudo oculo conspicuis, perquam distantibus et longissimis lamellis radiantibus singularum cellularum se invicem excipientibus, interstitia lata occupantibus.

Hab. dans le terrain jurassique du coral-rag près de Soudagh.

. Le polypier, de grandeur moyenne, est légèrement concave en haut et convexe en bas, à beaucoup de sillons concentriques; il se prolonge en un court pédoncule, au moyen du quel il se trouve attaché. La surface est pourvue de calices très petits, à peine visibles à l’œil nu et fortement espacés. Les lamelles rayonnées sont légèrement infléchies, se réunissent

aux lamelles des calices voisins, et remplissent les larges interstices entre les calices. Les lamelles sont granulées, de fines alternent avec de très fines. Toutes les lamelles prennent naissance au centre du polypier et forment des rayons, qui atteignent le bord dans toutes les directions.

Je n’en connais que des fragments de 2 à 3 pouces de large et d’une épaisseur au milieu de 5 lignes et aux bords de 2 jusqu’à 3 lignes.

Genre XLVIITI Isastraea M. EDw., HA1w£.

Le polypier massif est plat ou convexe, la base commune couverte d’une épithèque striée mince; les polypites se multiplient par des gemmes caliculaires et sont réunis entre eux par des bords simples, légèrement saillants; les calices sont polygonaux ou arrondis, à fossette profonde; le centre est occupé par une columelle plus ou moins distincte; les lamelles sont granulées, les granulations d’égale grandeur; les diaphragmes développés. Ce genre se tronve dans les terrains jurassique eb crétacé.

Esp. 99. Isastraea Conybearii M. Epw., HAIME.

Le polypier massif est parfaitement plat à sa surface; calices presque égaux, limités par un simple bord commun, et peu profonds; ils sont presque carrés ou arrondis, à lamelles légèrement courbées et granulées, à columelle nulle.

Hab. dans un calcaire jurassique inférieur de Katarasse en Crimée.

Le polypier est caractérisé par la grandeur de ses calices, dont le diamètre dépasse 7 lignes. Les lamelles rayonnées d’un calice touchent à celles du calice voisin, sans se confondre, et alternent plutôt avec elles.

Le polypier ne se trouve qu’en fragments de quelques pouces de large; l'épaisseur en est de 6 lignes ou plus. Les diaphragmes entre les lamelles sont distincts et nombreux.

| Esp. 100. Isastr. tenuistriata M'Coy.

M. Eow., Hame, Corals from the infer. oolite L.c. p. 138. Tab. XXX, fig. 1.

Le polypier compacte et aplati au sommet est pourvu de calices polygonaux et de grandeur inégale, à parois peu développées et à lamelles rayonnées très minces et fort nombreuses.

Hab. dans le terrain jurassique de l’étage supérieur de Soudagh en Crimée.

Il y à 72 et au delà de lamelles granulées, droites ou légèrement

infléchies ; les calices ont la largeur d’un demi-pouce; le fragment changé en calcaire spathique à 5 pouces de large.

Esp. 101. Isastr. serialis M. Enw., Harme.

PI. XIII, fig. 2 a grand. nat.; b cellule grossie.

Le polypier massif est légèrement convexe, à calices de grandeur très variable, en général plus longs que larges, et anguleux, formant quel- . quefois des séries plus ou moins longues et parallèles entre elles; les bords sont épais et légèrement carénés. La cavité viscérale n’est guère profonde et la columelle manque.

Hab. dans le calcaire jurassique de Mangoupe en Crimée.

Le nombre de lamelles rayonnées s'élève souvent jusqu'à 50; elles sont d'épaisseur fort inégale. L’individu de Mangoupe a la surface convexe et la base concave; son épaisseur est de 5 lignes, sa largeur, en fragments, de quelques pouces.

Esp. 102. Isastr. limitata M. Epw., Harme.

1. c. Corals from the great oolite I. c. p. 114. PI. XXIIL, fig. 2. PL. XXIV, fig. 4—5.

Polypier massif, à surface légèrement convexe; les calices sont inégaux en largeur, circulaires ou oblongs; la cavité viscérale est assez profonde et les bords obtus; les lamelles varient en nombre de 20 à 30; il y a par conséquent 3 cycles complets et un quatrième cycle rudimentaire; toutes les lamelles sont minces.

… Hab. dans le calcaire jurassique ou peut-être crétacé de Mangoupe en Crimée.

Les cellules oblongues ont 21} lignes au grand diamètre et 11) 1. au petit. Le polypier en fragment a 1 pouce 5 1. de hauteur.

Esp. 103. Isastr. Greenoughi M. Epw., Harme.

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