‹ Letters pastoralesChapitre 24 sur 46 · RELATIF AUX EXERCICES DU SAINT ROSAIRE PENDANT LE MOIS D'OCTOBRE · texte numérisé non relu

RELATIF AUX EXERCICES DU SAINT ROSAIRE PENDANT LE MOIS D'OCTOBRE

20 septembre 1885.

Nos Très Chers Frères,

Nous publions avec bonheurle Décret do là Sacrée Congrégation des Rites daté du 20 août 1885, par lequel Notre Saint Père le Pape Léon XII f, « ordonne que tout « ce qu'il a établi les deux dernières années, pour le « mois où se célèbre la fête de Noire-Dame du Rosaire, « soit observé cette année et les années suivantes, tant « que dureront les tristes conjonctures où se trouvent « l'Eglise et les affaires publiques et qu'il ne sera pas « donné à l'Eglise de rendre grâces à Dieu pour le rétablissement du Souverain Pontife dans sa pleine liberté.»

Nous avons la ferme confiance que vous répondrez, avec plus d'empressement que jamais, à l'appel de la tendre piété et de la haute sagesse du Vicaire de Jésus-Christ,

Jamais le devoir de la prière n'a été plus manifeste et plus pressant que dans les circonstances décisives que nous traversons.

Notre premier devoir est de recourir au Dieu tout-puissant et infiniment miséricordieux, à sa Mère, la Vierge Immaculée, à Notre-Dame du Rosaire, protectrice de l'Eglise et de la France.

Nous prierons pour l'indépendance du Souverain Pontife, pour le triomphe de la vérité et de la foi chrétienne, pour la prospérité et la grandeur de notre pays. Nous prierons pour les soldats et les chefs vaillants qui portent au delà des mers, dans l'Extrême-Orient, le drapeau de la France, et pour ceux qui ont trouvé, dans ces contrées lointaines, une mort glorieuse. Pour le peuple si souvent égaré, nous demanderons, avec l'intelligence de ses vrais intérêts, l'activité ei l'énergie qui seules peuvent les protéger et les défendre. Nous demanderons, pour ce peuple si profondément divisé et parfois si douloureusemenl agité, la sécurité et la paix, dans le respect, de Dieu et de son autorité suprême, dans le respect de l'Eglise et de ses droits, dans la justice et la vraie liberté.

A la prière fervente, nous unirons l'accomplissement fidèle, généreux, de tous les devoirs que nous imposent notre conscience et les causes sacrées de la Patrie et de la sainte Église, que nous ne pouvons séparer dans notre amour, et par conséquent, dans notre dévouement. Ces devoirs, comme ces causes elles-mêmes, ont une importance suprême, et nul ne peut les méconnaître ou les trahir, sans encourir devant les hommes et devant Dieu, la plus redoutable responsabilité.

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