‹ LETTERS SUR L'AMERIQUE DU NORDChapitre 59 sur 69 · NOT£S · texte numérisé non relu

NOT£S

frais de la carte géologique de France ne se sont élevés qu^à 48,000 fr. en tout.

En ce moment , les conseils généraux , à la recommandation de Tadministration supérieure, s^occupentde la rédaction des cartes géologiques détaillées des départements. Malheureusement, les sommes votées par plusieurs d'entre eux paraissent insuffisantes. Elles ne sont que de quelques centaines de francs.

Note 29.( Page 186. )

Précipitation américaine.

Dans les hôtels et sur les bateaux à vapeur, lorsque rheure des repas approche, la porte de la salle à manger est assiégée. Dè« que la cloche sonne, on se rue, et en moins de dix minutes toutes les places sont envahies. Au boutd*un quart d^heurei sur trois cents personnes» deux cents sont sorties de table ; dix minutes après, tout a disparu. Pendant Thàvcr de 1834 , je me rendis de Baltimore à Norfolk , par la Chésapeake, sur le bateau à vapeur la Pùcahontas. Le second jour, dès quatre heures du matin , malgré le froid , les trois quarts des passagers étaient debout. Voyant, vers six heures, que j'étais presque seul au lit , je m*imaginai que nous approchions du terme du voyage. Je montai sur le pont, et y restai à me morfondre au milieu du brouillard , persuadé à chaque instant que Norfolk allait paraître. Ce fut à huit heures seulement que Norfolk se montra dans le lointain. Je contai ma mésaventure à un Américain , homme d'esprit , qui faisait aussi la traversée, et qui, mieux avisé, s'était reposé jusqu'au grand jour. « Ëh ! monsieur, me dit-il , si' vous connaissiez « mieux mes compatriotes , vous trouveriez tout naturel « que, pour arriver à neuf heures , ïU se soient levés à « quatre. Le métier d'un Américain est d'être toujours à « craindre que son voisin n'arrive avant lui. Si cent Amé-

« ricains étaient au moment d'être fusillés, ils se battraient « à^ui passerait le premier, tant ils ont l'habitude de la H concurrence ! »

Note 30. (Page SI 0.)

Des élections municipales en France.

Voici les observations contenues à ce sujet dans un rapport adressé au roi, sur les élections municipales de 1834, par le ministre de Tintérieur, en date du 16 décembre 1835 :

(( Le choix des maires et des adjoints a présenté de grandes difficultés dans beaucoup de communes. Les conseillers propres à remplir ces fonctions se sont souvent refusés à les accepter. Quelquefois même, aucun conseiller n'a voulu consentir à exercer provisoirement les fonctions de maire, quoique la loi du 21 mar« 1831 leur en ait imposé l'obligation , sans avoir, à la vérMé, fortifié cette prescription par une sanction pénale. Ce n'est alors que par la dissolution di» conseil, par un appel au^électeurs pour faire d autres choix, qu*il a été possible d'exécuter la loi qui prescrit de prendre les maires et adjoints dans le sein du conseil municipal. En ce moment , il n^existe que quelques villes où la mairie n'a pu , depuis un an , être organisée. Un certain nombre de communes rurales présentent la même situation ; dans quelques-unes, il a fallu confier l'administration au maire d'une commune voisine...

« La difficulté de trouver, dans un as&ez grand nombre de communes , des conseillers municipaux qui consentissent à accepter les fonctions de maire ou d'adjoint, ou qui fussent en état de les remplir» a entraîné de longs retards dans l'organisation des mairies. Ainsi , à la fin d'avril dernier, sur les 1,093 villes où ces fonctionnaires sont à la nomination du roi , il y en avait 65 où la mairie n'avait pu être organisée. Aujourd'hui même, 13 villes sont encore dans la même position , sans compter quelques autres où

1m (italaires ont renoncé aux fonctions quUlt a?aieiil acceptées d'abord. Sur les 76,000 maires et adjoints à la nomination des préfets dans 86 départements, il y en avail encore 000 à nommer au mois d*a?ril dernier, c*est-à-dire un quatre^Tingtième environ. On peut évaluer à 500 les places encore vacantes.

« Cette difficulté d'organiser les mairies demande à être prise en grande considération. »

Tableau de la solde complète à bord des officiers des marines française et américaine.

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