MARINE FRANÇAISE
MARINE AMÉBICAINE. I
Vice-amiral (1). . 39,900 fr.
Contre-amiral (t).' 53,075
Cap.com. en chef.
24,000 fr.
Gapit. comman-
Capitaine de vais-
dant une escadre
seau, Ire classe.
Capitaine
Capitaine de vais-
seau, 2e classe.
Captt. de frégate.
Commandant. . .
id, de corvette
Lieut.-commaod.
Lieut.-command.
Lieutenant. . . .
Lieutenant. . . .
fJeut. de frégate.
Passed-Midsbipm.
Elève de Ire classe
Midshipman. . .
id, de 2« classe.
Les maîtres cannoniers {gunnerB)^ maîtres d'éqaipages
(1) Ces grades p'esf tient pas dans la marine américaine.
(boatêwainê)^ mattres voiliers ( sait makera), et maitres charpentiers, reçoivent dans la marine américaine :
Sar un vaisseau de ligne. 4,000 flr.
Sur une frégate. 3,100 fr.
Sur tout autre bâtiment. S,067 fr.
En France, les traitements des mattres entretenus de toutes professions varient de 3,000 à 1,000 fr.
Note 53. ( Page 313. )
Bonoralres exceptionnels aux États-Unis,
Il est assez curieux qu^aux États-Unis, à côté de fonctionnaires éminents si mal rétribués, il existe des employés subalternes qui reçoivent des honoraires énormes. Voici, par exemple t les sommes perçues en 1835, à New -Yorkpar les inspecteurs qui surveillent Texportation de diverses marchandises.
Inspecteur du bœuf et dn porc salé.
Id.
Peaux.
Cnirs.
Farine.
Id.
Potasse.
Tabac.
De la dépense des riches.
Si , dans les grandes villes des États du Nord , le riche parvient à dépenser huit à dix fois autant que remployé, ce n'est pas qu*M mène un grand train , ni même, comme
Sl« NOTES.
je rai dit , qu^il ait toujours voiture. A quelle heure du jour s^en serviraient les maris, toujours plongés dans ies affaires, et les femmes , absorbées dans les soins domestiques ? Lors même que Pou aurait le loisir d*en user et que Topinion publique ne s*en offusquerait pas, que ferail-on d*un équipage dans les rues de Philadelphie ? La principale cause de dépense du riche , ce qui met une différence entre lui et l'employé, c^est qu*il donne de temps en temps quelque soirée. Il se pique alors de luxe ; la démocratie indulgente le lui permet pour un jour ; et le luxe ici est bien plus dispendieux que chez nous 11 ne faut pas qu*une soirée soit bien brillante, dans ces petites maisons, où Ton ne reçoit que dans deux pièces, larges de 90 pieds et longues de 25, pour coûter 700 à 800 dollars.
Note 54. (Page 231.)
Les citoyens de Pottsville mirent fin à ces désordres en se rendant, avec un mandai du shérif, au point où les bateliers étaient rassemblés , en saisissant les plus mutins, et en les traînant dans les prisons de leur ville. Ce courage des simples citoyens, qui se convertissent au besoin en force armée, est une des plus sûres garanties de la liberté américaine. Il est à remarquer qu'il s*amolUt dans les villes.
Répression des coalitions.
Les excès commis par les coalitions ont enfin fixé Tattention de la justice. Des poursuites ont eu lieu dansTËtat de New-Tol-k. Des ouvriers cordonniers de Genève (petite ville de cet État ) s^étaient coalisés dans le but d*élever le prix des salaires, de frapper d^interdit tout maître qui emploierait des ouvriers à un prix moindre que celui par eux
fixé, -€t d^iinposer une amende de 10 dollars à (ont ouvrier qui travaillerait au-dessous des conditions réglées par eux. Ils ftirent poursuivis devant la Court of gênerai session, et acquittés. Le Grand- Juge ( Chief'Justice ) de l'État fut d^avis qu'ils avaient été mal jugés et que la cause devait être entendue de nouveau. En juin 1836» un procès a été intenté, pour des faits semblables, à des ouvriers (ailleurs, dans la ville de New- York, par-devant la Court ofoyerand terminer, composée d'un juge, M. Edwards , et de quatre conseillers municipaux* Malgré des rassemblements menaçants, les tailleurs ont été condamnés. Le jury les ayant recommandés à l'indulgence de la cour, leur peine n*a consisté qu'en une amende assez légère, 800 fr. pour un d*eux, 533 fr. pour un autre, et 266 fr. pour le reste. Le lendemain du jugement, Il fut tenu sur la place du Parc un meeting, où les discours les plus violents furent prononcés, et où le juge Edwards fut brûlé en effigie; mais l'arrêt a reçu son exécution. La loi de l'État de New-York diffère de la nôtre, en ce qu'elle laisse chacun libre de travailler. Elle ne punit la coalition qu'autant que les coalisés prétendent obliger d'autres ouvriers à ne travailler qu'au prix par eux déterminé, et qu'autant qu'à cet égard r intention été suivie d'effet.
Note 36. ( Page 242. ) Des sectes religieuses aux États-Unis.
Les États-Unis ont innové en religion comme en politique. Les diverses sectes anglaises, en passant de l'ancien monde dans le nouveau, ont changé de caractère, de discipline, et plus encore de proportions relatives.
Aux Étals Unis, la plupart des sectes pratiquent les revi'- 9a/«{revivifications), ayant pour objet de réchauffer le zèle religieux. Un reriva/ comprend des prièresen commun, des sermons, des conférences, des réunions prolongées, des