‹ Lettre à d'Alembert sur les spectaclesChapitre 13 sur 31 · Le 20 octobre, d'après M. Mangras, p · texte numérisé non relu

Le 20 octobre, d'après M. Mangras, p

2. La direction de la librairie sous Malesherbes, Revue dm DeuX'Mondes, !«' féyrier 1882.

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à Amsterdam, chez Zacharie Châtelain, et fut bientôt après insérée dans une nouvelle édition, qu'il publia cette même année, de ses Mélanges de Littérature, ^Histoire et de Philosophie. Cette réponse paraît bien p&le à côté de l'écrit de Rousseau. Quelques traits assez heureux sont dirigés contre la personne du philosophe, et font vivement ressortir son inconséquence : « La plupart de nos orateurs chrétiens, en attaquant la comédie, condamnent ce qu'ils ne connaissent pas ; vous avez au contraire étudié, analysé, composé vousmême, pour en mieux juger les effets, le poison dont vous cherchez à nous préserver, et vous décriez nos pièces de théâtre avec l'avantage, non seulement d'en avoir vu, mais d'en avoir fait. » Il le raille sur cette apologie, singulière en effet, de l'ivrognerie et de la médisance, et relève avec raison, parmi tant de reproches adressés aux femmes par Fauteur, « le goût très pardonnable qu'il a conservé pour elles, peut-être même quelque chose de plus vif ». Mais sauf cette légère satire qu'il fautavouer bien méritée, la réfutation, trop rapide, n'a ni vigueur ni éclat; elle est simple* ment raisonnable, froide, et sent le géomètre.' Nous ne savons conmient Voltaire l'apprécia. A peine y fait-il allusion dans sa correspondance (Lettre du 15 octobre), et cette réserve de la part d'un homme qui savait si bien prodiguer Téloge aux plus indifférents nous autorise à croire qu'il en fut peu satisfait.

Une autre réfutation fut entreprise par Marmontel, qui venait précisément de rompre avec Rousseau. Les Confessions nous donnent la cause de cette inimitié. « Marmontel^ y est-il dit, faisait alors le Mercure de France. Comme j'avais la fierté de ne point envoyer mes ouvrages aux auteurs périodiques, et que je voulais cependant lui envoyer celui-ci, sans qu'il crût que c'était à ce titre, ni pour qu'il en parlât dans le Mercure^ j'écrivis sur son exemplaire que ce n'était point pour l'auteur du Mercure ^ mais pour M. Marmontel. Je crus lui faire un très beau compliment; il crut y voir une cruelle offense, et devint mon irréconciliable ennemi. Il écrivit contre cette même lettre avec politesse, mais avec un fiel qui se sent aisément, et depuis lors il n'a manqué aucune occasion de me nuire dans la société, et de me maltraiter indirectement dans ses ouvrages. »

Cet écrit * est intitulé : Réponse de M. Marmon^ tel à la lettre adressée par M. J.-J. Rousseau à M. d'Alembert de r Académie des Sciences ^ etc. , etc. , sur son article Genève dans le Vif volume de r Encyclopédie j et principalement sur ses senti'ments touchant les spectacles. AGenèwej chezEmmanuel du Villard fils, 1759. L'Apologie du Théâtre^ qui se trouve au tome X des œuvres complètes de

i. Publié d'abord dam le Mercure de France^ de novembre 175^ à janvier 1759.

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Hannontel, édition de 1819» est le même ouvrage avec quelques retouches. Les phrases qui contiennent des personnalités trop vives ont été supprimées. Si Ton en croit l'auteur lui-même ^ cette défense du théâtre « eut tout le succès que put avoir la vérité qui combat des sophismes et la raison qui saisit corps à corps et serre de près l'éloquence ». Laharpe dit au contraire* que le public, qui aime mieux être amusé qu'instruit, et remué que convaincu, parut goûter plus les écarts et l'enthousiasme de Rousseau, que la raison supérieure de ses adversaires.

Une note plus gaie fut donnée par Piron. Gresset avait cru devoir intervenir dans la mêlée et prendre la défense de Rousseau. Comme s'il se fût repenti d'avoir écnile Méchant, un chef-d'œuvre, il publia, lui aussi, sa Lettre sur la Comédie , où il appelait la poésie un art dangereux, et déclarait renoncer au théâtre. L'occasion était trop belle. Piron fit une épigramme où il le remerciait au nom du public de cette bonne résolution.

Les Annales Encyclopédiques de Millin, 1818, tome VI, p. 35, dans une longue liste' d'ouvrages relatifs à la personne et aux écrits de J.-J. Rousseau (par Barbier), mentionnent encore un certain nombre de brochures publiées â l'occasion de cette

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