Cours de Littérature^ fragments sur Rousseau
3. Reproduite et complétée dans la France littérovire à» Quérard.
«ât INTRODUCTION
querelle, et dont Tindication doit trouyer place
Lettre à M. Rousseau sur t effet moral des théâtres (par le marquis de Ximenès). 1758, in-S*".
P. A. Laval j comédien, à M. /.-/. Rousseau de Genève, etc. La Haye, 1758, in-8*.
Dancoîirtj arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève. Berlin et Amsterdam, 1759, iii-8\
Lettre à M. Rousseau au sujet de sa lettre à M. dAlembert (par M. de Bastide). Paris, 1758, in.l2.
Considérations sur l'Art du Théâtre, D**" (dédiées) à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève (par Villaret), Genève, 1759, in-8^
Cette brochure a aussi paru sous ce titre : Lettre d'un écolier de philosophie à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève et habitant de Montmorency, en réponse à sa lettre à M. d'Alembert sur les spectacles. Genève (sans date), avec permission.
Critique d'un livre contre les Spectacles, intitulé : J.-J. Rousseau, citoyen de Genève, à M. d'Alembert (par le marquis de Mézières). Amsterdam et Paris, 1760, in-S*.
Lettre iun curé du diocèse de ^* (M. Secousse, curé de Saint-Ëustache, à Paris), à M. M. (Marmontel), sur son extrait critique de la lettre de J.-J. Rousseau à d'Alembert. En France (Paris), 1760, in-12.
Lettres critiques d^un voyageur anglais, sur
rartide « Genëve » de FEncyclopédie, et la lettre de d'Alembert à Rousseau sur les spectacles.
Copenhague, 1766, 2 vol. m-8.
Enfin, à la liste donnée plus haut des nombreux réfutateurs de Rousseau, il convient d'ajoater Laharpe, qui dans son Lycée (seconde partie, livre 1", chap. 6, section 3), expose briëvement la défense de Misanthrope.
Ici se termine la discussion littéraire, mais non la lutte des deux partis ; après s'être un moment transportée à Paris, cette lutte reprend ensuite de plus belle à Genève. Rousseau garde le silence, d'Alembert, après sa réplique, disparaît pour nous de la scène; reste Voltaire. Piqué au jeu, mis en quelque sorte au défi, il néglige de réfuter des écrits, mais il va répondre par des actes. Soumis en apparence, et protestant de ses bonnes intentions, il va sans cesse harceler Fennemi, en attendant que l'occasion se présente de reprendre hardiment Toffensive.
Les beaux jours des représentations de Lausanne étaient passés. Ses démêlés avec Gresset, dont il aurait voulu supprimer les libelles, et contre lequel il n'obtint pas toutes les sévérités qu'il réclamait, lui rendaient ce séjour moins agréable ^ Bientôt il abandonna Monrion, et porta ailleurs son théâtre.
C'est à Toumay qu'il le dressa, k une demi-
i. Desnoiresterres. Vpltatre aitx DéHces, p. 826.
lieue de Genève, mais en terre française, hors des atteintes du Consistoire : théâtre minuscule, théâtre de polichinelle, disait-il, très coquet néanmoins avec sa décoration vert et or, et suffisant pour des amateurs, puisqu'on pouvait sur la scène se tenir jusqu'à neuf en demi-cercle assez à Taise. En quelques minutes, la société des Délices pouvait s'y transporter pour jouir impunément du plaisir défendu. C'est là qu'on essaie Tancrède à peine ébauché. Le marquis de Chauvelin, en route pour Turin, où il était ambassadeur, passe par Saint- Claude afin de s'arrêter quelques jours chez Voltaire. On lui donne la tragédie ; on a la gloire de faire pleurer les beaux yeux de madame l'ambassadrice, les plus beaux du monde ; on a même le bonheur de l'entendre; elle chante comme une sirène (novembre 1759).
L'année suivante, autre visiteur non moins illustre. C'était le gouverneur de Provence, le duc de Yillars, fils du vainqueur de Denain. Il amenait nombreuse compagnie, et fit un long séjour.
Amateur éclairé, passionné pour le théâtre, il aimait à conseiller, à réformer le jeu des acteurs, et sans monter lui-même sur la scène, il déclamait de temps en temps quelque fragment tragique ^ On se mit en frais pour lui; on joua Tancrède^ Alzire, Mahomet^ V Orphelin de la Chine^ le vieux répertoire déjà célèbre, aussi bien que les essais