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ses relations avec d'Alembert avaient toujours été courtoises, mais peu fréquentes et sans intimité. La préparation de cette œuvre immense, où Voltaire voyait le grand monument du siècle, les rapprocha. Il s'y voua avec ardeur, prodiguant à ceux qui la dirigeaient les encouragements, les critiques utiles. Leur coirespondance devint presque journalière, (c Garçon encyclopédiste », il envoyait ou proposait de nombreux articles.
(( Ajoutez, retranchez, disait -il, je vous donne mes caiÛoux pour fourrer dans quelque coin du mur. » On préparait alors le tome septième, où devait figurer Tarticle Genà)e; d'Alembert s'en étdt chargé. Il voulut se renseigner sur place, voir la ville et son ami. Le 28 juillet 1756, il écrivit de Lyon à Voltaire, lui annonçant son arrivée pour le 10 août. Cette visite dura plus d'un mois. Il put voir tout ce que la ville renfermait d'esprits distingués, s'entretenir avec les membres du Conseil ou du Consistoire, écouter, observer, joindre à ses propres impressions, nécessairement superficielles, les remarques suggérées à Voltaire par une plus longue expérience du pays et des habitants. On s'était mis en frais pour lui ; on fit fête à son esprit et à sa renommée. H partit plein de sympathie pour la petite ville libre, disposé à tout voir en beau, et à faire de Genève comme la Salénte de l'Encyclopédie. On avait promis de lui envoyer &