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Lettre à d'Alembert, 25 féyrier

Elle parut enfin sous ce titre : « Extrait des registres de la Vénérable compagnie des pasteurs et professeurs de l'Église et de V Académie de Genève y du 10 février 1758*. » Voltaire affecta, cela va sans dire, de la juger insuffisante. « Servet sans doute aurait signé cette confession. C'est là une des belles contradictions de ce monde. Ceux qui ont fait brûler Servet pensent absolument comme lui et le disent. » (Â d'Alembert, 25 février). Ailleurs, il les traite de sociniens honteux. « Cette déclaration, dit-il encore à d'Argental (25 février) justifie entièrement d'Alembert. Us ne disent point que l'enfer soit éternel, mais qu'il y a dans l'Écriture des menaces de peines éternelles; ils ne disent point Jésus égal à Dieu le père ; ils ne l'adorent point ; ils disent qu'il ont pour lui plus que du respect ; ils veulent dire apparemment du goût. Ils se déclarent, en un mot, chrétiens déistes. »

C'est peut-être beaucoup dire. Us se montrent^ dans ce manifeste, moins philosophes que Voltaire n'affecte de le croire. En tout cas les Genevois jugèrent la réponse suffisante ; nous n'avons pas à nous montrer plus exigeants, et rien n'est plus délicat que ces matières de foi. Contentonsnous- d'avoir exposé les faits; la réponse des pasteurs clôt pour nous le débat.

Cette première phase de la querelle avait donc

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