‹ Lettre à M. d'Alembert sur les spectaclesChapitre 14 sur 78 · Voy.p. ÎU · texte numérisé non relu

Voy.p. ÎU

It J.-J. ROUSSEAU.

l()iiaii{::es nuisibles, qui, pour être données à Imnne intention, n'en blessent pas moins l'état, l'intérêt, les opinions, ou les préjugés de ceux qui en sont l'objet. Ignorez-vous que tout nom de secte* est toujours odieux, et que de pareilles imputations, rarement sans consé- (pience pour des laïques, ne le sont jamais pour des théologiens? •

Vous me direz qu'il est question de faits et non de louanges, et que le philosophe a plus d'égard à la vérité qu'aux hommes; mais cette prétendue vérité n'est pas si claire ni si indillérente que vous soyez en droit de l'avancer sans de bonnes autorités, et je ne vois pas où l'on en peut prendre pour prouver que les sentiments qu'un corps professe et sur lesquels il se conduit ne sont pas les siens. Vous me direz encore que vous n'attribuez point à tout le corps ecclésiastique les sentiniens dont vous parlez; mais vous les attribuez à plusieurs; et plusieurs, dans un petit nombre, font toujours une si grande partie, que le tout doit s'en ressentir. ' Plusieurs pasteurs de Genève n'ont, selon vous, qu'un* socinianisme parfait. Voilà ce que vous déclarez hautement à la face de l'Europe. J'ose vous demander coni-

1. o Plusieurs pasteurs de Genève, disait dAlembert, n'ont d'autre relij,àon qu'un socinianisme parfait. » — La secte des Sociniens tire son nom de ses deux fondateurs : Lelio Sozzini, de Sienne (lo-2o-lo62), et Fauste Sozzini, neveu du précédent (1509-1604). Leur doctrine, très voisine du déisme, combat le mystère de la Trinité, refuse au Saint- Esprt le caractère d'une personne, et ne reconnaît pas au Eils un rang

égal à celui du Père ; elle nie Icfficace des sacrements et l'éternité des peines. Cette secte, très disséminée, avait ses principaux sièges en Transylvanie et en Pologne; on la rencontrait aus^■ <?n divers pays protestants, en Hollande et en Angleterre. Mais Calvin et Théodore de Bèze l'avaient réprouvée, et l'on peut de là concevoir combien l'imputation de dAlembert était faite pour blesser les ministres de Genève.

ment vous l'avez appris : ce ne peut être que par vos propres conjectures, ou par le témoignage d'autrui, ou sur l'aveu des pasteurs en question.

Or, dans les matières de pur dogme, et qui ne tiennent point à la morale, comment peut-on juger de la foi d'autrui par conjecture? conmient peut-on même en juger sur la déclaration d'un tiers contre celle de la personne intéressée? Qui sait mieux que moi ce que je crois ou ne crois pas? et à qui doit-on s'en rapporter là-dessus plutôt qu'à moi-même ? Qu'après avoir tiré des discours ou des écrits d'un honnête homme des conséquences sophistiques et désavouées, un prêtre acharné poursuive l'auteur sur ces conséquences, le prêtre fait son métier, et n'étonne personne; mais devons-nous honorer les gens de bien comme un fourbe les persécute ? et le philosophe imitera-t-il des raisonnemens captieux dont il fut si souvent la victime * ?

Il resteroit donc à penser, sur ceux de nos pasteurs que vous prétendez être sociniens parfaits et rejeter les peines éternelles, qu'ils vous ont confié là-dessus leurs sentimens particuliers. Mais, si c'étoit en effet leur sentiment et qu'ils vous l'eussent confié, sans doute ils vous l'auroient dit en secret, dans l'honnête et libre épanchement d'un commerce philosophique ; ils l'auroient dit au philosophe et non pas à l'auteur. Ils n'en ont donc rien fait, et ma preuve est sans réplique; c'est que vous l'avez publié.

Je ne prétends point pour cela juger ni blâmer la doctrine que vous leur imputez ; je dis seulement qu'on n'a

1. Un encyclopédiste convaincu de pratiquer en matière de conscience, même à bonne intention,

le procédé d'induction téméraire familier aux Inquisiteurs, cela est piquant.

.l.-.l. r.OlSSKAl

1 nul droit de la leur imputer, à moins qu'ils ne la recon- \noissent; et j'ajoute qu'elle ne ressemble en rien à celle dont ils nous instruisent. Je ne sais ce que c'est que le socinianisme, ainsi je n'en puis parler ni en bien ni en mal (et même, sur quelques notions confuses de cette secte et de son fondateur, je me sens plus d'éloignement flue de goût pour elle)* : mais, en général, je suis l'ami (de toute religion paisible, où l'on sert l'Être éternel selon la raison qu'il nous a donnée. Quand un homme ne "peut croire ce qu'il trouve absurde, ce n'est pas sa faute, c'est celle de sa raison* : et comment concevrai-je

* Je crois voir un principe qui, bien démontré comme il pourroit l'être, arracheroit à l'instant les armes des mains à l'intolérant et au superstitieux, et calmeroit cette fureur de faire des prosélytes qui semble animer les incrédules : c'est que la raison humaine n'a pas de mesure commune bien déterminée, et qu'il est injuste à tout homme de donner la sienne pour règle à celle des autres.

Supposons de la bonne foi, sans laquelle toute dispute n'est que du caquet. Jusqu'à certain point il y a des principes communs, une évidence commune : et de plus chacun a sa propre raison qui le détermine : ainsi ce sentiment ne mène point au scepticisme: mais aussi, les bornes générales de la raison n'étant point fixées . et nul n'ayant inspection sur celle dautrui, voilà tout d'un coup le fier dogmatique aiTété. Si jamais on pouvoit établir la paix où régnent l'intérêt, l'orgueil et lopinion, c'est par là qu'on termineroit à la fin les dissensions des prêtres et des philosophes. Mais peut-être ne seroit-ce le compte ni des uns ni des autres : il n'y auroit plus Jii persécutions ni disputes : les premiers n'auroient personne à tourmenter, les

1. Cette parenthèse, qui duns la première édition, ne figure qu'aux additions et corrections, et qui disparait dans celle de 1782, préparée par du l'eyrou sur les indi-

cations de fauteur, semble bien être une précaution oratoire à l'adresse de Genève, plutôt que l'expression véritable du sentiment de Ilousseau.

que Dieu le punisse de ne s'être pas fait un entendement* contraire à celui qu'il a reçu de lui? Si un docteur venoit m'ordonner de la part de Dieu de croire que la partie est plus grande que le tout, que pourrois-je penser en moi-même, sinon que cet homme vient m'ordonner d'être fou? Sans doute l'orthodoxe, qui ne voit nulle absurdité dans les mystères, est obligé de les croire : mais si le socinien y en trouve, qu'a-t-on à lui dire? Lui prouvera-t-on qu'il n'y en a pas? Il commencera, lui, par vous prouver que c'est une absurdité de raisonner sur ce qu'on ne sauroit entendre. Que faire donc? Le laisser en repos.

Je ne suis pas plus scandalisé que ceux qui servent un Dieu clément, rejettent l'éternité des peines, s'ils la trouvent incompatible avec sa justice. Qu'en pareil cas ils interprètent de leur mieux les passages contraires à leur opinion, plutôt que de l'abandonner, que peuvent-ils faire autre chose? nul n'est plus pénétré que moi d'amour et de respect pour le plus sublime de tous les livres : il me console et m'instruit tous les jours*, quand

seconds personne à convaincre : autant vaudroit quitter le métier.

Si l'on me demandoit là-dessus pourquoi donc je dispute moimême, je répondrois que je parle au plus grand nombre, que j'expose des vérités de pratique, que je me fonde sur l'expérience, que je remplis mon devoir, et qu'après avoir dit ce que je pense je ne trouve point mauvais qu'on ne soit pas de mon avis (a).

* Il faut se ressouvenir que j'ai à répondre à un auteur qui

(a) Remarquer le soia que prend Rousseau de ne pas se laisser confondre avec les philosophes dont il vient de se séparer publiquement.

1. Entendez-le à la lettre. Rousseau a toujours lu la Bible: mais depuis qu'il est rentré, en ilM,

dans le sein de la religion rét'ormée, il atteste qu'il en pratique les devoirs.

i« j.-j. KorssEAr.

k's autres uo m'inspirent plus que du dé{,^oùt. Mais je soutiens (juc si IKniture ello-inèine nous donnoit de Dieu quolijue idi'e iudij,'ne de lui, il faudroit la rejeter en cela, coMiMie vous rejetez en g»^oniétrie les d«''inonstratious (jui uièueut à des conclusions absurdes; car, de quel(|ue autiieiiticilt' que puisse être le texte sacré, il est

n'est pas protestant ; et je crois lui répondre en effet, en montrant que ce (juil accuse nos ministres de faire (a) dans notre religion s'y feroit inutilement, et se fait nécessairement dans plusieurs autres sans qu'on y soufre.

Le monde intellectuel, sans en excepter la géométrie, est plein de vérités incompréhensibles, et pourtant incontestables, parce que la raison qui les démontre existantes ne peut les toucher, pour ainsi dire, à travers les bornes qui l'arrêtent, mais seulement les apercevoir. Tel est le dogme de l'existence de Dieu, tels sont les mystères admis dans les communions protestantes. Les mystères qui heurtent la raison, pour me servir des termes de M. dAleiubert. sont tout autre chose. Leur contradiction même les fait rentrer dans ses bornes; elle a toutes les prises imaginables pour sentir qu'ils n'existent pas : car, bien qu'on ne puisse voir une chose absurde, rien n'est si clair que l'absurdité. Voilà ce qui arrive lorsqu'on soutient à la fois deux propositions contradictoires. Si vous me dites qu'un espace d'un pouce est aussi un espace d'un pied, vous ne dites point du tout une chose mystérieuse, obscure, incompréhensible, vous dites au contraire une absurdité lumineuse et palpable, une chose évidemment fausse. De quelque genre que soient les démonstrations qui l'établissent, elles nesauroient l'emporter sm' celle qui la détruit, parce qu'elle est tirée immédiatement des notions primitives qui servent de base à toute certitude humaine. Autrement, la raison, déposant contre elle-même, nous forceroit à la récuser; et. loin de nous faire croire ceci ou cela, elle nous enqiêcheroit de plus rien croire, attendu que tout principe de foi seroit détruit. Tout homme, de quelque religion qu'il soit, qui dit croire à de pareils mystères, en impose donc, ou ne sait ce qu'il dit.

(a) De régler la croyance sur la raison.

LETTRE A M. DAI.EMBEUT. 19

encore plus croyable que la Bible soit altérée, que Dieu injuste ou malfaisant.

Voilà, monsieur, les raisons qui m'empècheroient de blâmer ces sentimens dans d'équitables et modérés théologiens, qui de leur propre doctrine apprendroient à ne forcer personne à l'adopter. Je dirai plus, des manières de penser si convenables à une créature raisonnable et foible, ^ dignes d'un Créateur juste et miséricordieux, me paroissent préférables à cet assentiment stupide qui fait de l'homme une bête, et à cette barbare intolérance qui se plaît à tourmenter dès cette vie ceux qu'elle destine aux tourments éternels dans l'autre. En ce sens je vous remercie pour ma patrie de l'esprit de philosophie et d'humanité que vous reconnoissez dans son clergé, et de la justice que vous aimez à lui rendre: je suis d'accord avec vous sur ce point. Mais, pour être philosophes et tolérans*il ne s'ensuit pas que ses mem-

' Sur la tolérance chrétienne on peut consulter le chapitre qui porte ce titre dans l'onzième lin^e de la doctrine chrétienne de M. le professeur Yernet [a). On y verra par quelles raisons l'Église doit apporter encore plus de ménagement et de circonspection dans la censure des erreurs sur la foi, que dans celle des fautes contre les mœurs, et comment s'allient, dans les règles de cette censure, la douceur du clu-étien, la raison du sage, et le zèle du pasteur.

(a) Le pasteur Jacob Vernet, auteur de l'Instruction chrétienne (1755), est au XVIII* siècle l'un des plus brillants esprits de l'Église de Genève. Il avait résidé à Paris dans sa jeunesse, fréquenté les salons et pris contact avec les gens de lettres. Rousseau, en 1758, entretenait encore avec lui des relations excellentes, qui furent interrompues après l'Emile. Celles de Vernet et de Voltaire se gâtèrent aussi un peu plus tard (1766) à l'occasion des Lettres critiques d'un voyageur anglais sur l'article GENÈVE du Dictionnaire encyclopédique, où Vernet traçait du a patriarche » un portrait ressemblant mais sans bienveillance. Voltaire s'en vengea platement par les injures répandues contre Vernet dans la Guerre de Genève.

'il» J.-J. HolSSKAl-.

lues soient lit'i'i'liijiiL's. Dans le nom de parti <|M0 vous leur donne/, dans les do^nnes (jue vous dites être les leurs, je ne i)uis ni vous approuver ni vous suivre. Quoiqu'un tel système n'ait rien peut-être que d'honorable à ceux (jui l'adoptent, je me garderai de l'attribuer à mes pasteurs, qui. ne l'ont pas adopté, de peur que l'éloge que j'en pourrois faire ne fournît à d'autres le sujet d'une accusation très grave, et ne nuisît à ceux que j'aurois prétendu louer. Pourquoi me chargerois-je de la profession de foi d'autrui? N'ai-je pas trop appris à craindre ces imputations téméraires? Combien de gens se sont chargés de la mienne en m'accusant de manquer de religion, qui sûrement ont fort mal lu dans mon cœur ! Je ne les taxerai point d'en manquer euxmêmes * : car un des devoirs qu'elle m'impose est de respecter les secrets des consciences. Monsieur, jugeons les actions des hommes, et laissons Dieu juger de leur foi.

En voilà trop peut-être sur un point dont l'examen ne m'appartient pas, et n'est pas aussi le sujet de cette lettre. Les ministres de Genève n'ont pas besoin de la plume d'autrui pour se défendre*; ce n'est pas la

* Cest ce qu'ils viennent de faire, à ce qu'on m'écrit (a), par une déclaration publique. Elle ne m'est point parvenue dans

(a) Voy. cette déclaration, p. 216.

1. Tout le passage est à 1 adresse des rigoristes de Genève, qui avaient vu de mauvais œil le précédent ouvrage de Rousseau, 1 Discours sur l'origine de l'inégn lité, dédié par lui à sa patrie. Un^ partie notable des pasteurs, surtout parmi les plus vieux, le tient fort suspect d'irréligion, ce que

jusqu'à cette date confirme en apparence sa liaison avec les encyclopédistes. Aussi Rousseau ne manque-t-il pas ici d'insister sur la pureté de ses sentiments chrétiens, et affecte-t-il d'appeler ses pasteurs ceux qu'il défend en passant contre les éloges compromettants de d Alembert.

mienne qu'ils choisiroient pour cela, et de pareilles discussions sont trop loin de mon inclination pour que je m'y livre avec plaisir ; mais, ayant à parler du même article où vous leur attribuez des opinions que nous ne leur connoissons point, me taire sur cette assertion c'étoit y paroître adhérer, et c'est ce que je suis fort éloigné de faire. Sensible au bonheur que nous avons de posséder un corps de théologiens philosophes et pacifiques, ou plutôt un corps d'officiers de morale * et de ministres de la vertu, je ne vois naître qu'avec eflroi toute occasion pour eux de se rabaisser jusqu'à n'être plus que des gens d'église *. Il nous importe de les con-

ma retraite ; mais j'apprends que le public l'a reçue avec applaudissement. Ainsi, non-seulement je jouis du plaisir de leur avoir le premier rendu l'honneur qu'ils méritent, mais de celui d'entendre mon jugement unanimement confirmé. Je sens bien que cette déclaration rend le début de ma lettre entièrement superflu, et le rendroit peut-être indiscret dans tout autre cas : mais, étant sur le point de le supprimer, j'ai vu que. parlant du même article qui y a donné lieu. la même raison subsistoit encore, et qu'on pourroit toujours prendre mon silence pour une espèce de consentement. Je laisse donc ces réflexions d'autant plus volontiers, que. si elles viennent hors de propos sur une affaire heureusement terminée, elles ne contiennent en général rien que d'honorable à l'Eglise de Genève, et que d'utile aux hommes en tout pays.

* C'est ainsi que l'abbé de Saint-Pierre [a] appeloit toujom's les ecclésiastiques, soit pour dire ce qu'ils sont en effet, soit pour exprimer ce qu'ils devroient être.

(a) C'est le célèbre philanthrope, si fécond en rêves chimériques, qui était mort en 1743, et que Rousseau possédait alors fort bien, par la raison qu'il devait, à la prière de Mme Dupin, publier un abrégé de son fatras. Il ne donna que l'Extrait du Projet de paix perpétuelle.

1. Ce n'est pas tout à lait ainsi qu'il leur plairait d'être défendus.

22 J.-J. liorSSKAl .

server tels ((u'ils sonl. Il nous importe (|trils jouissent eux-mêmes de la paix qu'ils notis font aimer, et que d'odieuses disputes de th(''olof:ie ne trouldent i)lus leur repos ni It* nôtre. Il nous importe eiilin d'apprendre toujours, par leurs leçons et par leur exemple, que la douceur et l'humanité sont aussi les vertus du chrétien.

Je me hâte de i)asser à une discussion moins grave et moins sérieuse, mais qui nous intéresse encore assez pour mériter nos réflexions, et dans huiuelle j'entrerai plus volontiers, comme étant un peu plus de ma compétence ; c'est celle du projet d'établir un théâtre de comédie à Genève. Je n'exposerai point ici mes conjectures sur les motifs * qui vous ont pu porter à nous proposer un établissement si contraire à nos maximes. Quelles que soient vos raisons, il ne s'agit pour moi que des nôtres : et tout ce que je me permettrai de dire à votre égard, c'est que vous serez sûrement le premier philosophe* qui jamais ait excité un peuple libre, una petite ville, et un État pauvre, à se charger d'un spec^ tacle public.

* De deux célèbres bisloriens, tous deux philosophes, tous deux chers à M. d'Alembert, le moderne {a) seroit de son avis peut-être; mais Tacite, qu'il aime, qu'il médite, qu'il daigne traduire, le grave Tacite qu'il cite si volontiers, et qu'à l'obscurité près il imite si bien quelquefois, en eût-il été de même?

(fl) L'historien anglais Hume, que Rousseau ne connaissait pas encore personnellement, et avec lequel il devait nouer en i765,en quittant la Suisse! pour passer en Angleterre, une amitié si courte et si orageuse. — C'est précisément l'intimité de Hume avec les encyclopédistes qui le lui rendra si promptemcnt suspect.

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