‹ Lettre à M. d'Alembert sur les spectaclesChapitre 52 sur 78 · Pausanias. V. H. — On n'au · texte numérisé non relu

Pausanias. V. H. — On n'au

rait constaté d'après lui qu'une seule infraction à cette loi des Elidiens. Encore la délinquante aurait-elle été épargnée, par égard pour son père, ses frères et son lils. tous vainqueurs aux jeux olympiques.

J.-.î. ROUSSEAU.

Dans la maison elles avoient un appartement particulier où les hommes n'entroient point. Quand leurs maris donnoient à manger, elles se présentoient rarement à table ; les honnêtes femmes en sortoient avant la fin du repas, et les autres n'y paraissoient point au commencement. Il n'y avoit aucune assemblée commune pour les deux sexes ; ils ne passoient point la journée ensemble. Ce soin de ne pas se rassasier les uns des autres faisoit qu'on s'en revoyoit avec plus de plaisir : il est sûr qu'en général la paix domestique étoit mieux affermie, et qu'il régnoit plus d'union entre les époux* qu'il n'en règne aujourd'hui*.

Tels étoient les usages des Perses, des Grecs, des Romains, et même des Égyptiens, malgré les mauvaises plaisanteries d'Hérodote-, qui se réfutent d'elles-mêmes. Si quelquefois les femmes sortoient des bornes de cette

' On en pouiToit attribuer la cause à la facilité du divorce : mais les Grecs en faisoient peu d'usage, et Rome subsista cinq cents ans avant que personne s'y prévalût de la loi qui le permettoit a.

(a) Ces deux assertions sont également inexactes, mais la seconde (relative au divorce de Sp. Carvilius en 5-23 de Rome) s'appuie sur le témoignage, il est vrai, peu autorisé, d'écrivains de l'époque impériale.

1. En réalité, dans la société athénienne, la femme légitime était réduite à une condition tout à fait subalterne. On peut voir dans VÉconomique de Xénopbon l'idéal d'un bon ménage athénien :

c'est l'union si l'on veut, mais seulement dans l'administration des affaires domestiques; l'union comme entre un maître confiant et une servante fidèle.

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