B/yt, 4/jJt, ^JL^a ^ u^Loît
JL*I I. xLajcJt ^^lil *yal L^aî j^AIj. Le verbe ^Uj,
qui semble vous avoir embarrassé, est un de ceux qui ont
perdu presque entièrement leur signification primitive.
Les auteurs arabes s'en servent là où nous mettrions le verbe avoir, comme dans ce passage de la Bibl. Arab. cula (p. 435, 1. 9): 0^L*^> l5*j id^L~Jt vJ^aaJI, «l'un d'entre eux prélendit avoir vu que les esclaves du gouverneur avaient des épées nues.» Dans le passage de Maccarî il faut traduire de même: «les habitants sur les deux rives ont des lampes allumées.»
P. 134, I. 11 (voyez les Addit. et Corr.). Il n'y arien à changer ici.
Jbid., I. 23. **j»yt ^JOc L*JLi tyiU*>3t xL> u»ls I^a>Ix> aLT3 ^bàfy ,0*3? JJ>t C'est ainsi qu'il faut lire avec les m an., sans changer {joli en U^U, comme l'a fait l'éditeur, car si l'on adoptait ce changement, l'auteur dirait que le mohlesib était un cadi, ce qui serait bien
S fi.
loin de la vérité. Il faut prononcer {jcLS L^=>1*9 qLTj et
traduire: «et celui qui remplit cette charge est comme un cadi,» c'est-à-dire: en Espagne, un mohlesib n'est pas, comme en Orient, un homme sans beaucoup d'éducation; au contraire, par sa profonde connaissance de la loi, il est l'égal d'un cadi et jouit d'autant de considération que ce dernier. Boul. a aussi joli, et l'éditeur ne s'est pas trompé sur le sens de la phrase, car il a fait imprimer
P. 135, 1. 23. Ce ne peut pas être bon. Boul.
a q&Î}* ce qui ne vaut pas mieux. Je crois qu'il faut
lire »>>>it £4f£C[»,; l'auteur donne à entendre qu'en Orient
les faquirs mendiaient sur les marchés après s'être blessé le visage aûn d'exciter la pitié des passants. Je profiterai encore de cette occasion pour corriger une erreur où je suis tombé dans ma jeunesse: dans mon Dictionnaire des noms des vêtements, p. 182, il faut biffer l'article ïj^ù.
Ce mot, en persan signifie mendier.
P. 136, I. 5. Je ne saurais approuver le changement de en j^ =>- que vous proposez. Le sens est que le
«avant est traité avec respect par ses voisins cl par les marchands chez lesquels il achète quelque chose.
P. 157, 1. 11. JiL.y JLSUU3 &L$U ^ Kmjà * (Jà*i
ws^uJt. La leçon du texte, qui est confirmée par Boul., est bonne, et il ne faut pas y substituer Jc<>a*.. , connue le veut l'éditeur dans les Addit. et Corr. Selon toute apparence, il n'a pas connu le sens que le verbe wft^w avait en Espagne et qui n'est pas dans les dictionnaires. 11 signifiait être présomptueux, car chez P. de Alcala presumir
de si mesmo est ^à^u; il donne aussi v^^u» sous mues-
tra de vanagloria et sous presuncion, et l'adjectif v^a^Û
sous allivo, argulloso et presunluoso. Vous voyez que ce sens convient parfaitement ici et que v^£uo exprime la même idée que c: fJSiuu cl v^uJI
Ibid., 1. 24. Il faut insérer avant tjuaj la particule ^, que le sens exige impérieusement. Je soupçonne que l'omission de ce ^ n'est qu'un lapsus calami de l'éditeur, car il est dans le man. de Gotha (voyez Freytag, Chrestom., p. 148, I. 5), dans celui de Leyde et probablement aussi dans les autres. Boul. l'a. — Quant à la note dans les Addit. et Corr., selon laquelle il faudrait placer le
après oJ.*â*Jt , je ne puis l'approuver. Ce changement me paraît arbitraire et inutile; Boul. a aussi le après
P. 147, I. 10. Au lieu de f^'j, il faut certainement lire £a*ï;, comme l'éditeur le dil dans les Addit. elCorr.;
mais je ne comprends pas pourquoi il a prononcé £JL*J>;
c'est qu'il faut.
P. 154, 1. 11. 0* Lj>jIj oUJ^it u&j
Lisez t^c^t. , comme dans Boul.
P. 162, 1. 21 et n. /'. Boul. a la bonne leçon.
P. 166, 1. 17 el n. c. L^ua* aussi dans Boul. La véritable leçon , qui n'est pas celle que l'éditeur propose dans les Add. et Corr., est encore à trouver.
P. 193, 1. 4 et n. h. rUt 0m^>\ iukJb t^Jïj serait
en opposition avec l'histoire. La trace de la bonne leçon est dans le Matmah L. Le au lieu de cr**j>t, est réellement une altération de s^-J, comme l'éditeur l'a soupçonné, car celte dernière leçon se rencontre dans les fragments du Matmah qui se trouvent à la fin du man. d'Ibn-Bassâm que possède M. Mohl (cf. mes Loci de Abbadidis , t. III, p. 75).
P. 202, 1. 14. Vous proposez 3b2î U; Boul. a JuT L» % ce qui, je crois, est mieux. Le sens serait le même; mais la VIIe forme est fréquente, tandis que la VIIIe, si elle existe, n'est pas classique, car M. Lane ne la donne pas.
P. 209, 1. 22. si*ôL>5 L g .=>Jy-=> c^s-s^Jci. Je présume qu'on doit lire o^tAâ avec Boul. Si c'était oô-Uxi, à la Ve forme, on n'hésiterait pas à prendre ce verbe dans le sens d'avoir le vertige; c'est aujourd'hui, comme vous savez, le sens ordinaire de aIo, et on lit dans le Lexique de M. Lane, que probablement il l'avait aussi dans l'ancienne langue. Je crois devoir attribuer à la IIe forme la même signification. II est vrai que, dans le dictionnaire de M. Lane et dans ceux de la langue moderne, c'est donner le vertige; mais Roland de Bussy {L'idiome d'Alger,
p. 590) a noté la phrase: oyLiJî ^ il ^Jû U,
«je n'ai le mal de mer que dans les grands bâtiments.» C'est au fond le même sens qu'avoir le vertige, et si l'auteur ne s'est pas trompé en ajoutant le techdîd au verbe, il s'ensuit que la IIe forme est l'équivalent de la IM. On
pourrait aussi prononcer au passif (= oo»b). En
tout cas il est certain que la leçon du texte est vide de sens (cf. le Lexique de Lane sous to avec le ha) , et que le rhéteur a voulu dire: «les oiseaux de proie avaient le vertige et décrivaient des cercles dans les airs,» ou comme nous dirions: les oiseaux de proie décrivaient des cercles dans, les airs, comme s'ils avaient le vertige.
P. 214, 1. 8. Je ne crois pas qu'on doive changer la leçon des man., qui est aussi celle de Boul., i*.\jA en
kjJj^â, comme le veut l'éditeur dans les Addit. et Corr.
J'ai déjà eu l'occasion de prouver ailleurs (Glossaire des
mois esp. dérivés de V arabe, p. 236, v° baraço) que
(corde) est un sing.; aux exemples que j'en ai donnés, on peut ajouter cet hémistiche d'Abou-Tammàm (Divan, man. 899):
et Ibn Djobair, p. 94 , 1. 10 et 11. Au plur. on dit nonseulement vmSjù, mais aussi <jLÇ«, comniu de j^â^
etc. Aujourd'hui encore ce pluriel est en usage en Algérie. Ainsi on lit chez le général Daumas (La vie arabe, p. 493): Teloug le merass. Il traduit: «le lâchement des lévriers;» mais dans une lettre qu'il a bien voulu m'adresser en réponse à quelques questions que je lui avais faites, il dit: «Merass ne veut pas dire lévriers, mais col-
lias. J'ai traduit: «le lâchement des lévriers,» parce que merss ne s'applique qu'au collier du lévrier.» Il est facile de voir que ce ^j-a, pl. v»\--*> signifiait primitivement corde, et que, dans la suite, on Ta appliqué au collier du lévrier.
P. 216, L 15. Au lieu de J^J^s, lisez juj^vj(avec le M), comme dans Boul.; *ui Jàù\ Jt*X*3 £Âï ,JU- A la ligne 18, votre correction, JL> est confirmée
par Boul.
P. 217, note d. La leçon du Bayân se trouve aussi dans YAkhbâr madjmou*a, p. 122, 1. 10 éd. Lafuentc. Ibid., I. 10. jJ&j dans Boul.
P. 218, n. b. Chez Ibu-al-Goutîa (man. de Paris, fol. 18 r). c'est: ^ M ^ ^ JUfc
P. 220, 1. 5. Vous inclinez à présent, je crois, à lire plutôt juâ y*aa2 avec le texte, et non pas JL^i iu^,
comme vous l'aviez proposé autrefois. Boul. a \r*oaè \Xis ce qui rend la construction moins dure.
P. 221, L 23. ^XaJI ^JH\y Dans les Addit. et Corr.
vous aviez dit qu'il fallait lire l5JLjÎ3j et vous ajoutez à présent que vous persisterez dans cette opinion , tant qu'on ne pourra citer à l'appui de la IV* forme de ^^XJ, que t. II, p. 707, avant-dernière 1. Je vais vous en donner d'autres exemples. Chez Maccarî même vous auriez pu en trouver un troisième, t. II, p. 698, 1. 20 : tuf\j* ^ «yCiî, et un quatrième, t. II, p. 707, 1. 22. Dans le Kilâb al-oyoun, p. 262, 1. 15 éd. de Gooje et de Jong (cf.
p. vin de la Préface) on lit: l^-X-il^ IjlïlSj \^A^y
Dans Abd-al-wâhid, p. 206, 1. 16: Oui! rJ\ Jk ^jGÎj
iuUu. Chez Badjî, Histoire des émirs d'Ifrîkiya, p. 92 éd.
de Tunis: ^ L*^ fi»; p. 117: a-c
pyi tyCSU Ju; p. 129: a* ^Ju3 «JLX-5 ^ boî3
»S«frft ; p. 137: ^U^-t ^ tjAif wJae^ LXils; p. 145: «^3- ^LaiUj «bb-l Ly*2*" t^tfj* Le participe se
trouve chez Ibn-Çàhib aç-çalât, inan. d'Oxford, fol. 91 v°:
^UaJt xibL=>t a* Xa&u jUa^; les voyelles sont dans le nian. P. de Alcala donne la IVe forme aux articles apostemar a o/ro, concoxar a otro, cnconar a otro, molestar, provocar a yrat et le participe, qu'il écrit munquî , sous despechado por enojado, enconado, enojado, irado subi lamente, molesta cosa. Remarquez que, dans la prononciation grenadine, le participe aelif et le participe passif de la IV* forme des verbes défectueux se confondent. Dans
les quatre premiers articles c'est {Jù* (pour dans
le cinquième c'est ^jà* (pour w££J). Bocthor a ^^Xil
sous les mots enrager (faire enrager quelqu'un), pique (faire pique à quelqu'un), piquer (fâcher, irriter), taquiner, et le participe sous taquin. Voilà donc cinq ar« ticles de Bocthor, dix d'Âlcala, et douze exemples tirés d'auteurs arabes; j'espère qu'ils suffiront pour vous convaincre que la IVe forme de Uu ou LfXi, quoiqu'elle manque chez Freytag, existe, et que, par conséquent, il n'y a rien à changer dans le texte de Maccarî. Au reste, M. de Goeje a promis de parler de celle IVe forme dans le
Glossaire qu'il a l'intention de joindre à ses Fragmenta hisloricorum Arabicorum, et il en donnera des exemples à son tour. — Ceci était écrit lorsque je reçus votre dernière livraison. J'y ai vu avec surprise qu'en parlant du passage qui se trouve t. II, p. 822, 1. 10, vous voulez y lire cette même IVe forme (ce qui ne me paraît pas nécessaire), et qu'à l'appui de votre opinion vous citez précisément le passage qui a donné lieu à celte note, mais sans rétracter votre ancienne remarque et sans y faire la moindre allusion.
P. 225, 1. 2. Quoique Boul. ait aussi ow«l3, je crois
avec vous qu'il faut lire vi^Lî^j mais ce qui me paraît moins certain, c'est que dans le Bayân, t. II, p. 88, 1.
7, il faudrait lire de toute nécessité, au lieu de c*^*^ ,
vi*JLbAflt3. Cette dernière leçon est dans le man. d'Ibn-al- Abbâr, comme je l'ai dit dans la note e; mais l'autre donne aussi un fort bon sens, pourvu qu'on prenne ^s&uo\ dans le sens de brûler (in suum commodum) , qui n'est pas dans Freytag , mais qu'on trouve dans ce vers de Chanfarâ (apud de Sacy, Chrest., t. II, p. If), 1. 3):
hi) (jr^. LT^'j *kh
que de Sacy traduit (p. 543), en suivant l'interprétation du scoliaste (p. 388, n. 66), qui explique L>, i h. «r» \ par JJtpg: «Combien de fois, pendant une nuit rigoureuse où le chasseur brûlait, pour se chauffer, et son arc et ses flèches, son unique trésor,» etc. Abdérame II pouvait dire fort bien, ce me semble, qu'il s'était servi des crucifix comme de bois de chauffage.
P. 227, 1. 21. Le changement de L/ en LJ, dans les
Addit. el Corr. , esl non-seulement inutile, mais il aurait même pour résultat que ces paroles seraient vides de sens. La leçon L+S, qui est aussi dans Boul., est bonne, lbn- Khaldouu renvoie, dans ce rapide aperçu, à l'exposition détaillée qu'il donnera dans la suite.
P. 229, I. 18. ju^Jt cydl. Le raan. quasi-autographe dibn-Khaldoun , que possède le Musée britannique et sur lequel M. Wright a bien voulu copier pour moi, il y a quelques années, cette liste de cadeaux, a la même leçon, ce qui, toutefois, ne prouve pas encore qu'elle est bonne. L'autorité d'Ibn-Khaldoun el de ses contemporains est presque nulle quand il s'agit de choses anciennes. C'étaient de simples copistes qui manquaient des connaissances et de la critique nécessaires pour corriger les raan. fautifs sur lesquels ils travaillaient. Dans notre endroit il a été question d'abord de cette espèce de bois d'aloès qu'on nommait aç-Çanfî (voyez la note a), et ici il doit être question d'une autre espèce de ce bois. Or, les auteurs arabes, tels qu'Avicenne (t. I, p. 231), Serapion, Ibn-Djazla, Ibn-al-Baitâr , Antâkî etc., les ont énumérées avec le plus grand soin; mais chez eux on n'en trouve aucune qui s'appelle juAJt , ou dont le nom se rapproche de cette orthographe, ce qui prouve que la faute est loin d'être légère. A mon avis, Ibn-Khaldoun a eu sous les yeux quelque chose comme JuJI ou jujî , un mot écrit indistinctement et qui, par un hasard quelconque, avait perdu ses deux dernières lettres, à savoir car il me paraît cer-
tain qu'il faut lire J&JJ*1\ ; c'est de cette espèce de
bois d'aloès, la meilleure de toutes selon les Arabes, qu'il doit être question ici; c'est du moins celle dont le nom se
rapproche le plus de *.~£JI. Au resle la corruption , quelque grave qu'elle soit, n'a rien de surprenant, car en général les adjectifs qui indiquent les différentes espèces de bois d'alocs et qui dérivent de noms propres indiens, sont horriblement mutilés par les copistes. Les man. des auteurs que j'ai nommés et l'édition d'Avicenne en fournissent de nombreux exemples.
Ibid., I. 19. ijlxl] Oj-«J|. Dans les Addil. et Corr., l'éditeur a restitué avec raison , à la 2a ligne de la p. 250, la leçon des man. ^U. Ici et p. 250, 1. 4, il aurait dû faire la même correction. L'éditeur de Boulac ne s'y est pas trompé; il a partout ^ilc, avec le 'ai», excellent, super fin. Dans le Glossaire sur le Mançourt (man. 551 (5),
v° v^e, Tibet) on lit: ^UJt «&l«Jf ^Jt ywl^i cl le
copiste de notre excellent man. a pris soin d'ajouter un petit 'ain sous le grand. Dans un passage des Mille et une nuits, où il est question de bois d'aloès comme dans notre texte, ou trouve (t. III, p. 65, 1. 1 éd. Macnaghten):
(4>Uft!l o* & (Us. J^l1) Ls^eU kÀ* et
l'édition de Habicht porte en cet endroit (t. IV, p. 95): ^Utfl a*-o-î3 &#à\ j*) , ce que l'on peut con-
sidérer comme une bonne interprétation du comparatif L5ii* Cet JLc est le synonyme de çJXja; ^àiyJI jj*U31 dans la dernière ligne de cette page.
P. 230, L 3. gk=>} *Li r. pl^il çyA.. Il est
certain que le dernier mot est altéré. Vous proposez de
') Cette correction a déjà été faite pu H. Lane.
lire gX> a* Kftw, et vous pensez que ce gks> est le pcrsan i£^>, eVo^e t/e soie blanche. Cette conjecture me semble inadmissible pour deux raisons. En premier lieu, le génie de la langue arabe s'y oppose. Votre serait de trop. Quand on veut parler d'une pièce de soie, on peut bien employer le 0a, mais à la condition que le nom de
l'étoffe ait l'article, jj^Jt 0* comme à la première ligne de cette page de Maccarî. Or, votre g>-^=» n'a pas
d'article, et l'on ne dit pas a* iiJLi; ce serait un barbarisme, tout comme si l'on disait en allemand: ein Slùck von Seide, au lieu de: ein Siiicfc Seide; on dit wL£ Ainsi on lit dans YAkhbâr madjmou'a (p. 69, 1. Il
éd. Lafuenle) : f-> XJL&. Chez Ibn-Iyâs (Histoire d'Egypte,
raan. 367, p. 377): wu^iù LrJ^>\ Ksu- ^US ^ Vous en trouverez encore deux exemples chez Quat remère, Hisl. des suit, maml., t. II, part. 2, p. 212, et je pourrais en citer beaucoup d'autres, mais je crois que ce ser rait inutile. En second lieu, vous auriez dû prouver que les Arabes du moyen âge ont réellement employé le mot persan &s.s> pour désigner une certaine étoffe. J'exige encore davantage. Les noms d'étoffes n'existent ordinairement, comme vous savez, qu'à une certaine époque; chaque siècle a pour les étoffes des noms que plus lard on n'employait plus, parce qu'on avait remplacé les étoffes mêmes par d'autres. Il en a été ainsi en Orient aussi bien que parmi nous. Il nous faut donc un nom d'étoffe qui s'employait du temps d'Abdérame III, c'est-à-dire au X* siècle , et qui s'écrivait à peu près comme le de
noire texte. Eh bien, un tel mot, d'origine persane et employé par les Arabes au Xe siècle, existe, bien qu'il ne se trouve ni dans les dictionnaires arabes, ni dans les dictionnaires persans: c'est g%>/ ou g££»tj. Un écrivain du X« siècle, Tha'âlibî, nomme le g^-^t; dans deux de ses ouvrages (voyez son Lalâïf al-ma'ârif, p. 116, 1. 12, et comparez le Glossaire que M. de Jong a ajouté à son édition de ce livre); c'était, selon lui, une étoffe qui se fabriquait à Naisâbour et qui avait de la réputation. Je
lis par conséquent: g&>j t**. , et j'ose considérer cette
correction comme certaine. Si vous voulez plutôt lire g^>l; ,
comme chez Tha'âlibî, je ne m'y opposerai pas; mais je
serais porté à croire que le mot s'écrivait avec ou sans
élif. En effet , gù^} est une orthographe qui devait plaire
aux Arabes plus que ^*^y — Permettez-moi encore une remarque avant de terminer cette note. Tha'âlibî, comme vous l'avez vu, nous a mis en état de corriger dans cette ligne le texte de Maccarî; en revanche ce dernier, dans la ligne suivante, nous met à môme de corriger celui de Tha'âlibî, p. 72, 1. 8. M. de Jong y a fait imprimer, en
suivant le man. de Leyde: XMA&Jfj X^JI xliL-^Jt ylftSJt,
et dans une note il a dit que le man. de Gotha porte
jkAAAjcàJf; (sic). C'est évidemment X^»âJt , et quoique je ne puisse pas expliquer l'origine du nom de celte étoffe, je crois cependant que. cette leçon est la véritable, d'abord parce que le man. de Gotha est le plus correct des deux,
ensuite parce que chez Maccarî on lit aussi kIaajuï Jlfi.
Ibid., L 11 et n. c. BouL a 0>UJ1, et le man. quasiautographe d'ïbn-Khaldoun porte 0y/ù\ (sic). Cependant,
comme un tel mot est inconnu, je crois devoir lire g>»jaJI, comme l'a proposé l'éditeur, car cette étoffe était en usage au X* siècle; voyez Tha'âlibî, Latâïf al-ma'ârif, p. 125, 1. 8. — Je regrette de ne pas pouvoir dire quel est le dernier mot de cette ligne dans le man. quasi-autographe, car malheureusement un vilain insecte y a fait un grand trou. Dans les Addit. et Corr., l'éditeur se borne à dire que la leçon du texte, ol^JI, est bonne. J'aurais voulu qu'il l'eût
expliquée. X~*J> ne signifie que cadeau; or, quel serait le sens de ^es se^es qu'on donne en cadeau ?
Mais cela ne se dit pas ainsi. Ou bien: des selles pour les chevaux qu'on donne en cadeau? Alors il faudrait prouver que x^s> a ce sens; je ne le lui connais pas, et je crois que l'éditeur était plus près de la vérité, lorsqu'il soupçonnait, dans la note d, que le mot est altéré. Au reste, Boul. a aussi oUfll.
Ibid., n. e. Dans le man. quasi-autographe d'Ibn-Khaldoun, c'est oL*-JLj en deux mots, mais avec deux
points sous le à. Evidemment le secrétaire d'Ibn-Khaldoun ne le comprenait pas ; ce qu'il a écrit n'est qu'un /ac- '
simile. Je crois qu'il faut lire oLj^. Le mot ^.-à—n est aussi l'épithète d'une pièce d'étoffe chez Ibn-Badroun, p. 45, 1. 7, et semble être, comme je l'ai dit dans le Glossaire, l'équivalent de ^l&e, long de dix coudées.
P. 241 , L S. , iOSyw ^ fjy La comparaison
du Malmah (L. et P.), que Maccarî a abrégé ici, vous convaincra à l'instant môme que votre soi-disant correction, vl^lîî* au lieu de o^+JL» (leçon qui est aussi dans Boul.), est insoutenable. Il porle: Jo5 ksjm ^ fa
«il ne le connaissait pas bien personnellement, mais il avait entendu prononcer son nom.» Essayez de mettre ici viJîï à la place de viJL! et vous verrez que la
phrase sera vide de sens. Les expressions dont il s'agit sont l'équivalent de iiLliî, «il le connaissait fort bien;»
voyez Lane, qui donne aussi l'expression: L+-i «-JI Ojki
^jtatf tiûSt, «I Iooked at him, but I did not know him surely with my eye.» Au reste, cet n'a pas toujours le môme sens. Dans un récit publié par Kosegartcn dans sa Chreslomathie , c'est voir distinctement. On y
lit (p. 43, 1. 9): *ufc> ^ % jJï Ç^o ^ J\
pûJt , «j'aperçois des figures qui s'avancent , mais je ne les vois pas distinctement.» Ailleurs ce n'est pas connaître, mais reconnaître, comme chez Kosegarten , ibid., p. 147, 1. 7: «Je vis un homme que je prenais pour Djemîl; puis, quand il se fut rapproché, je le reconnus (*~iî) et je lui demandai : « Etes vous Djemîl ? » « Oui , certainement , répondit-il;» et chez Ibn-Badroun, p. 286, 1. 4: ^31 ^JLJ ULà
j^âaajI, «Aussitôt qu'il m'eut regardé, il me reconnut.» Chez Ibn-Djobair, p. 342, 1. 12, *îLo ^lï\ a la même signification.
Ibid., 1. 10. L'autre leçon, qui est aussi dans
Boul. , est bien préférable. — &*\Si\ J&j ou* ne signifie rien; M. Wright a négligé de remarquer que le Matmah L. porte Lr-e/, c'est aussi la leçon de Boul. et il faut l'adopter.
Ibid., I 20. Votre ingénieuse conjecture, £->>X*î, est
confirmée par Boul.
P. 243, L 15. Je crois avec vous qu'il faut biffer le ^ après jsUiJ. Dans Boul. la difficulté est éludée ; il a
^ jL*5; mais c'est mauvais.
P. 244, 1. 6. Certainement tJUal comme vous le
dites. Boul. ûihU jJLil J^U
P. 246, L 15. *L> jLJ^\ $ÎL> u^mj. C'est ainsi que l'éditeur a fort bien corrigé ici la leçon fautive des man. (aussi dans Boul.) tsus>; mais il a été mal inspiré, lorsque, dans les Add. et Corr., il est revenu sur
son opinion, en disant qu'il faut lire u*> et que c'est
l'équivalent de Je ne m'arrêterai pas à prouver
que «j£é> ;bjJI j^U> uJjj. ne se dit pas et ne pourrait
pas se dire; il me suffira de remarquer que \Jup* n'existe pas comme nom d'action du verbe oL3- ; c'est, comme Ta fait observer M. Lane, une faute dans le Câmous; il
faut Or, comme la rime avec uuL et tsuS» exige
un ai dans le mot dont il s'agit , il s'ensuit que mu> se-
rait inadmissible. «JLli-, au contraire , est parfaitement
bon. Le verbe oU> s'emploie précisément quand on parle de celui qui ravage et qui pille le pays de son ennemi; comparez chez Maccarî, t. II, p. 810, 1. 22 (cf. Add. et Corr.): SïLÏÏ ^ o^, «les chrétiens ravagèrent et pillèrent le pays des musulmans;» voyez aussi Ibn-Djobair, p. 304, 1. 9; Zeilschr. der d. morgenl. Gesellschaft,i.XXU,
p. 103, D. 38. La Ve forme surtout est fréquente en ce sens, bien que les dictionnaires n'en disent rien; voyez Maccarî, 1. 1, p. 208, 1. 21 (où XoLoJt o^x^Ut sont: les habitants des frontières), p. 874, 1. 22; Ibn-Khaldoun , Prolegom., t. II, p. 214, 1. 4; Hist. des Berbères, t. II,
p. 85, 1. 6 a f.: KLLJt sJu^vj, «piller les voyageurs.»
Ibid., 1. 16. Boul. JuLuj, comme dans les Add. etCorr.
Ibid., 1. 19. ^ *>lXi5 *jJîlî ^» (Jaï, vj&y
Vous dites qu'il faut lire cXJiJL» et vX&y; mais permettezmoi de vous dire que vous vous êtes trompé. Il y a dans le texte une allusion à ce vers de Nàbiga (p. 87, vs. 18 éd. Hartwig Derenbourg), qui se trouve cité dans la Seconde Partie de Maccarî (t. III, p. 152, 1. 10 éd. de Boulac):
Àl-Fath fait aussi allusion à ce vers quand il dit (Calaid, p. 96, 1. 2 édit. de Paris): 6 jiys L^ÎLT ^Jt ^î.,
«jJbà xiUaU ^ J>IX3 jw«ut ^JG. Vous voyez donc
que l'éditeur a eu raison sans le savoir, lorsqu'il a prononcé jJ£j. Il s'ensuit que l'autre verbe doit être aussi
au passif, sans compter que votre lXJU» ne donnerait pas de sens. Il.signiOe critiquer, comme je l'ai observé dans mes Loci de Abbadidis, t. II, p. 148, 1. 21. Vous connaissez fort bien celte acception, comme le prouvent deux de vos corrections sur la Bibl. Arab. Sicula, p. 643, dern. 1. , et p. 646, 1. 9; cependant, comme elle manque chez Freylag, je citerai encore ces exemples: Maccarî, t. I,
p. 75, 1. 2, p. 347, I. 8, p. 662, L 16, p. 679, I. 16; t. Il, p. 286, 1. 3 a f., p. 406, I. 16, p. 441, I. 4, p. 651 , 1. 19; Ibn-Khallieân, t. I, p. 195, 1. 12 éd. de Slane; Ibn-al-Khatîb dans Mûller, Beilràge, p. 12, 1. 11; Ibn-Khaldoun, Prolégom., t. II, p. 163, I. 3; Ibn-Haiyân (apud Ibn-Bassâm, t. I, man. de M. Mohl, fol. 49 r°): JJLJÎ JJ>I jUc VjmZ* , « ses poésies sont belles selon
l'opinion des critiques,» et ailleurs (apud eundem, t. III, man. de Gotba, fol. 5 v°): K^U *Xfti ^ic (JL-o te, «par conséquent, aucune rime n'était à l'abri de sa critique.»
Ibid. , L 21. Dans l'hémistiche:
«-aUUÎ mua* .MJ^JL&Jî iL»«iLL
il faut prononcer ***** et lire, au lieu de jûu&o, qui ne
signifierait rien, comme on trouve dans le Matmah
(dans Boul. c'est , c'est-à-dire v^JLSJI &+«&•. Voyez
mes Loci de Abbadidis, t. I, p. 101, n. 147, où j'ai cité et expliqué ces paroles.
P. 247, L 6 et n. /*. Chez Ibn Bassâm, t. I, man. de M. Mohl, fol. 75 V:
Ibid., 1. 21 et n. k. Lisez ïLJU^b ou àLA.jL.h.,A.b et voyez mon Glossaire des mots esp. dérivés de V arabe, p. 295, n. 1.
P. 250, 1. 5 et n. a. v-J&t ^ eow 0LT3
1^1^ J^SI pfefl ^ SL^. Le mot ^j**,
pour lequel Boul. a Jw^-j, ce qui est un de ces changements arbitraires que les éditeurs orientaux se permettent trop souvent, est altéré, comme M.Wright l'a soupçonné;
mais les deux conjectures qu'il propose sont inadmissibles. Il avait la bonne leçon sous les yeux, à savoir celle des deux man. d'Ibn-Khaldoun: C'est selon toute ap-
parence l'insuffisance des dictionnaires qui l'a empêché de
l'admettre; mais le verbe vJL*» Pour Ie(Iuel Ibn-Khaldoun a une grande prédilection, signifie envoyer, soit secrète' ment, soit ouvertement, et il se construit avec^t ou avec i^Js de la personne à qui l'on envoie quelque chose. Il s'emploie surtout en parlant d'un envoi d'argent, mais aussi en parlant d'un envoi d'armes, de troupes, etc. Ainsi on lit dans Y Histoire des Berbères (t. I, p. 165, 1.
ijoli jwbLJ, «le sultan Abou-'l-Hasan envoya des sommes considérables aux fils de la princesse Ghimsî et aux gens de la tribu, afin de se faire livrer l'aventurier; mais elle s'y opposa.» Ailleurs (p. 223, 1. 6): a-JI sr^Là
«j=viLaè *uL> v£î\i (j«w>^ XjLSj jOcLb ^5, «Al-Câïd se porta au-devant de l'ennemi et fit passer secrètement de fortes sommes d'argent aux troupes zenatiennes. Hammâma, s'en étant aperçu, demanda la paix et fit sa soumission.» Plus loin (p. 580, 1. 2 a f.):
IgSUhct^ LgjU&Aj Jî^û jM *JI uj'-î x<k*~ , « il lui
conserva sa place et lui envoya régulièrement assez d'argent pour subvenir à toutes ses dépenses et à la solde de l'armée.» Dans un autre endroit (p. 471, L 9): 0 ♦ ^ *Jt *0oL> v^j-^' — «J» oil s'engagea envers lui de lui faire parvenir régulièrement les impôts fournis par ce pays.»
Plus loin (p. 516, 1. 6): Jl^l ^ il ^
j^>-Jlj x^L»^, «ii leur envoyait des secours en argent, en armes et en troupes.» Voyez aussi p. 507, 1. 4 a f., p. 558, 1. 15, p. 594, 1. 5, p. 615, 1. 5 a f., p. 621, 1. 16, p. 628, 1. 12, p. 655, 1. 6 a f., etc. Dans un autre endroit (t. II, p. 437, 1. 14) le texte est gravement altéré. On y lit: LrU ^ja2\ ^\ ^IsJdi vly^U.
Il faut y substituer: »Ju vy^' ^ «V^;*^ vy*5» comme on lit dans l'édition de Boulac, c'est-à-dire: AI- Fercâdji donna secrètement l'avis de refuser sa paie à ce chef.» Dans un passage des Prolégomènes (t. III , p. 231, 1. 15), ce verbe signifie mettre de la fausse monnaie en circulation,
u^UI ^ Au reste, on se tromperait si Ton pen-
sait qu'Ibn-Khaldoun est le seul qui emploie ce verbe dans l'acception que j'ai indiquée. Je la trouve aussi chez un auteur beaucoup plus ancien, Ibn-Bassàm. En parlant du juif qui avait promis à Mo'tacim d'Almérie de le placer sur le trône de Grenade, il dit (t. I, man. de M. Mohl,
fol. 201 r°): $yft\ ^>^*-*° vj***» *dors
Mo'tacim lui envoya secrètement des sommes fort considérables. »
Ibid., 1. 25 et note c. T~\,: yA wuj oJUi' ÛLs
«Uà^i ^11 u^JL ^i-c ^ /*> ftSly) ^ ^1
0^ ^t. L'éditeur dit que les man. portent n^>l ^jk. Il n'aurait pas dù changer cette leçon, qui est aussi dans Boni, et qui est la bonne. Le sens est: «il ordonna à Dja'far de se mettre en route pour aller chercher son frère.» La préposition a quelquefois ce sens, comme dans la
Chrestomalhie de Kosegarlen, p. 113, 1. 12: U&à ^yê»»
IJL> UgÀ* "^S jJ&J» «ils m'envoyèrent
pour aller chercher ces deux personnages, afin que Mounis eût avec chacun d'eux un entretien secret.» Et 1. 15:
Ufai ^fô *>>y&, «Dzakî partit pour aller les chercher.» Chez lbn-Dihya (man. du Musée britannique, fol. 107 y») on lit: vIU^-3 (j^^Jl w^JU *U*Î Ûj
*ul, et plus loin (fol. 109 r°): û^i *Oc^oj ^ ciôbo &xs ^Jl=>. Et chez notre auteur (l. II, p. 804, 1. 17): 8jl1 ^Xîî ail Juc ^1 0lbUJî<L53 ^ouà
«Û+Sj U JjCj BvXciS »L-*J\. Dans vos nouvelles observations vous dites, au sujet de ce passage (p. 201), qu'il faut substituer J', comme on lit dans Boul., à^; mais c'est une erreur. Le w„— . qui sans doute n'est qu'un changement arbitraire de l'éditeur égyptien, ne convien* drait pas, car l'auteur ne veut pas dire que le prince chrétien «envoya un message» au sultan, mais qu'il l'envoya chercher, qu'il le fit venir en sa présence, comme le montrent les paroles qui suivent.
Ibid.y 1. 24 et n. d. ^ «A*r>J ^ \sUiy* p^^-a-^ £*>o}\ ^ ^ Lajî u^h^Ij yÂi. H y a ici deux fau-
tes à corriger. D'abord il faut lire „ja-> , avec le kâ ;
voyez ce que j'ai dit dans le Journ. asîat. de 1869, t. II,
p. 158. Boul. a la bonne leçon. En second lieu, il faut conserver la leçon de presque tous les man. et qui est aussi celle de Boul., à savoir et ne pas la changer en Les expressions 0^Là ^ (j^jj et ^bli ^-à (j^i sont synonymes; l'une et l'autre signifient: aller chercher quelqu'un. Dans la remarque précédente, nous avons vu
quon dit 0» ^ il envoya chercher un tel, et l'on dit GbL5 ^ 4, ou GbU ^ daDS ,e môme seng
Ainsi on trouve chez Maccari (t. II, p. 2i>, 1. i):
y rftc Uxrfl. Dans un autre pas-
sage (t. II, p. 413, 1. 2 et 3) Maccari a écrit: ^
W In*-* M ^ r*JÛo; mais lbn-Bassârn, qu'il prétend copier, a écrit (t. I, man. de M. Mohl, fol. 78 f); XJ ^ 4, et ^ Evidemment notre auteur a
voulu éviter ici cet idiotisme, qui de son temps n'était peut-être plus en usage. Cependant il n'en agit pas tonjours ainsi, comme nous l'avons vu et comme le prouve aussi ce passage qui se trouve dans la Seconde Partie de «on l,vre (t. III, p. 37, I. 23 éd. de Boulac): h uj
auLàJ' j^>L* ^ L^\. Dans l'Histoire de Maroc intitulée al-Holal al-mauchîya, on lit (man. 24(1), fol. 57 r«>).
*^ W». Chez Ibn-al-Khatîb (man. de M. de Gayangos, fol. 99 v): JU. ..*<\Jt * . s ^
aussi comparer, pour ce qui concerne cet emploi de la préposition oC, ce passage d'Ihn-al-Kliatib (man. de M. de Gayangos, fol. 97 r°): ^JUJ| ^ J^^^
ac ^AJI cOu^ ^ o^
«<U> x*xL^! («on se rendit aux arsenaux pour y chercher des armes»).
P. 251, 1. 17 et D. b. Boul. iUJ&uJt. P. 252, 1. 20 (cf. Add. et Corr.). La bonne leçon est dans Boul.
Ibid., I 22 et n. f. Boul. 0\#XiS.
P. 258, 1. 2. Non pas iOÂ^JI y^L», mais ww^>Lo
aJLm^. L'éditeur a cru que c'était un nom appellatif,
mais c'est un nom propre. Âl-Mesila est une ville bien connue; voyez le Marâcid, t. III, p. 101, et les passages cités par l'éditeur dans la note 4.
Ibid., I* 16. Tous les man. portent ici a^ JUCjl-»^ ^yUJIj iX^jtJl M. Wright et l'éditeur de Boulac ont fait imprimer -jJlxJ^; mais on ne voit pas comment les copistes auraient altéré ^JL*Ji en ^y>-jXjiJ]. La leçon Lfr>jjutJi pourrait être défendue à l'aide d'un passage d'Ibn- Khaldoun (Hist. des Berbères, t. I, p. 448, 1. 5 a f.), où on lit: u?>j)*l\ «jJ^ mais je crois que dans ce passage, de même que dans celui de Maccarî, il faut lire
^i^iijî, le plur. de JL, car Ibn-Khaldoun, à qui Maccarî a emprunté ce passage, donne souvent ce nom aux renégats européens1 qui étaient au service des princes musulmans. On lit, par exemple, dans ses Prolégomènes (t. I, p. 269, L 13): K^L^Jtitt, iUtt?Jt ^ L>>*Jt yjjo^ib. La môme leçon se trouve dans notre man. 1350; le n°. 48 a ce n'est qu'une différence d'ortho-
graphe. Dans Y Histoire d'Espagne du môme auteur, on
') Voye* sur cette signification du mot gJLc mon Histoire des musulmans d* Espagne, t. I, p. 838 , n. 1 , et le Glossaire des mots esp. dérivés de l'arabe, p. 258, 859, y° ekhe.
trouve (man. 1550, t. IV, fol. 55 v°): »L>>Lw ^ iJ^û^
oU 01 ^1 ffXiMt lifct». Dans son Histoire des Berbères
«JUS 0t iu^ai. Ailleurs (p. 495 , L 10): ^ - >UjoJ ^ Lg>^UJi *wJ^« ^ vyw. Plus loin (p. 519, 1. 7 a f.):
jy^Wt 0UaJuJ! ^t^». Dans un autre endroit (p. 520, 1. 2): ^ JULc *J 0IU-JI 0IT
Lf>>UJJ, et un peu plus bas (I. 7): ^^JLuJi luJtpi ^a. Voyez aussi p. 532, 1. 7 a f., p. 544, dern. 1., p. 555, 1. 9, p. 558, 1. 4, p. 584, 1. 2, p. 589, 1. 7 af., p. 625, }. 2; t. II, p. 115, 1. 12, p. 151, 1. 8, etc. Une fois (t. II , p. 551 , 1. 5 a f.) on trouve oL>^JLm: «j'Unis* .yA tJLxjjje GU>, et là où l'édition (t. II, p. 554, 1. 12) porte: ^pL>jLm ^ ***** notre man. 1550
offre j^jL^Lm; mais je me liens persuadé que c'est une faute, et que, dans le premier passage, il faut substituer »U>.jU* à aûb^U*. Avant de quitter ce sujet, j'observerai encore qu'on a formé du plur. l'adjectif ,y>yi. 0^>jlxl\ ^il^JI, lit-on dans V Histoire des Berbères, t.
Ibid.t 1. 19. yjtjl Juu >J ^ycJi. Dans la note c, l'éditeur donne la variante et dans les Add. et
Corr. il dit qu'il faut lire ainsi. 11 est vrai que c'est le mot véritable, et comme Ibn-Kbaldoun , que Maccarî a suivi, a constamment , on doit adopter ici cette
leçon. Mais en général les auteurs ou leurs copistes écrivent indifféremment wiffyXJ ou wu^^i dans celte phrase, qui est extrêmement fréquenle chez les chroniqueurs; voyez
Maccarî, t. I, p. 146, L 16 et n. e, p. 338, 1. 12 et n. f, où Boul. a aussi JLfrJU»!. L'auleur du Cartâs écrit constamment le mot de cette manière.
P. 259, I. 11. Au lieu de v^JUi, lisez oJLsai, comme dans Boul.
P. 261, n. g. On lit *£*J, comme l'éditeur le propose, dans les fragments du Matmah qui se trouvent à la fin du mari. d'Ibn-Bassâm que possède M. Mohl.
P. 269, n. c. vSSÔ aussi dans Boul.
P. 285, 1. 10. Chez Ibn-Bassâm (t. I, man. de M. Mohl, fol. 11 v°):
P. 290, 1. 21. Boul. comme dans les Add. ctCorr.
P. 298, 1. 21. Boul. a aussi Jatf.
P. 505, 1. 13. Ce se trouve aussi t. II, p. 84,
1. 15; mais là vous l'avez changé (p. 309) en gA-x-X-J. Il faut faire ici la même correction, car la Xe forme de n'existe pas.
P. 306, L 1. Boul. Jà-s^ (bon).
P. 308 , 1. 8. *j jJà U (jiio Prononcez au passif JÔtf, «il prit la somme à laquelle l'épée avait été évaluée.»
P. 309, 1. 18. iCjU jx^j UU^j é^xo JUt »j.a UJ^Wai
ijiM Il faut prononcer et lire *yL3,
comme on trouve dans Boul., au lieu de b,*>IJ; «nous nous tenions les côtés de rire, à cause de sa piquante plaisanterie.» Vous voyez que le pronom est absolument nécessaire. Le mot Bjûli signifie plaisanterie, comme je l'ai déjà dit ailleurs (Loci de Abbad., t. II, p. 234, u. 57), et on
le Irouve souvent dans celte acception chez Maccari. «J^ est proprement tranchant, affilé, en parlant d'une épée, et flgurément (comme dans acutum diclum) piquant, en parlant d'une plaisanterie. Ainsi Ibn-al-Khalîb (man. M. de Gayangos, fol. 22 r°) fait mention d'un personnage qui
avait la coutume de dire «^Ji ^ àLa ^ bJl<^I «^làJî tàJ^aj % HjOLi gjj y^i Klà*Ji5 « des bons mots 1 ,
quand il se trouvait dans une réunion de gens simples et ignorants, sans en rire et sans qu'aucune de ces plaisanteries, quelque piquante qu'elle fût, lui fît faire un mouvement.» C'est, je crois, de ce qu'on a formé le nom d'action jcaï^' , qui signiGe dire des plaisanteries, acception qu'on chercherait en vain dans les dictionnaires. Ainsi l'auteur que je viens de nommer, a placé (man., fol. 158 r°) dans la vie du sullan de Grenade sous lequel il a été premier ministre, un paragraphe intitulé: o^-k
ijuàyî a~^5 0LljJUJt, où il raconte ce qui suit: ^ U
*JLTt rfjjl viOw 0\JÙ\ ilià rri
^ «J^r3 ut, «5Jô ^ j Jj s, ux^ ^i
J^jyi ^ Ul4JL> te Ux*; après quoi il ajoute f^zJi |J^> iicl^o eU> Ailleurs (fol. 142 v°) il dit; £*s>xJî ^^-o Jb>. Dans la Seconde Partie de Mac-
cari (t. III, p. 679, I. 24 éd. de Boulac), on trouve:
') Plus loin je parlerai de l'expression B^L> bjoU.
*Jufc>. Le Plur. oI«a3).j signiOe bons mois, comme
chez Maccarî, t. I, p. 224, 1. 4.
P. 515, 1. 6. Au lieu de ce malen-
contreux qui ne signifie rien, Boul. donne l'excellente leçon Jas (=
îlud., 1. 7 et n. tf. Dans le Glossaire des mots esp. tferivés de l'arabe, p. 269, n. 1, j'ai déjà eu l'occasion de rétracter l'explication de la seconde moitié de ce vers que j'ai donnée dans la note d. Elle était un peu aventureuse, mais permettez-moi de vous dire que la vôtre ne l'est pas moins. Vous traduisez: «Dis: «ô toi, TimourU», c'està-dire, ajoutez- vous : ô toi, barbare! Mais je vous prie de vouloir bien remarquer que Maccarî a emprunté cette chanson, comme il le dit lui-même (p. 512, I. 1 et 2), à l'ouvrage d'Ibn-Sa'îd, c'est-à-dire, d'Ali ibn-Sa'id, et que ce dernier la tenait de son père, c'est-à-dire, de Mousâ ibn-Sa'id, qui la tenait de l'auteur. Par conséquent, elle a été composée avant la mort de Mousâ ibn-Sa'îd, c'està-dire avant l'année 1242, tandis que le célèbre Timour ou Tamerlan naquit en 1556. Comment donc le chansonnier a-t-il pu le nommer? Les conquérants seraient-ils déjà fameux un siècle avant leur naissance? 11 est vrai que cela arrive quelquefois, et s'il s'agissait d'un auteur hébreu, je n'oserais pas vous contredire. Isaïe , à en croire les interprètes bien pensants de la Bible, a bien nommé Cyrus, qui ne devait venir au monde qu'un siècle et demi plus tard. On a même trouvé le nom de Napoléon dans l'Apocalypse. Ici, toutefois, nous avons à faire, non pas à un prophète, mais à un poète populaire qui chantait le
vin cl les belles, sans se piquer de pouvoir prédire l'avenir. Je crois que nous ferons bien, vous et moi, de ne plus nous occuper de cet hémistiche et d'avouer franchement que nous ne le comprenons pas.
P. 315, 1. 1. Boul. a aussi e**c.
P. 516, 1. 6. Lisez JbOsù\ ^t. Les deux vers se trouvent chez Ibn-Bassâni (t. I, ma m. de M. Mohl, fol. 117 v ; pas de variantes.
P. 317, 1. 14. Dans votre propre intérêt, j'aurais voulu
que vous n'eussiez pas déclaré que les mots: LU" jJ^ «A* LJLb^u sont vides de sens , et que vous vous fussiez épargné la peine de proposer une conjecture extrêmement malheureuse. Le texte est parfaitement correct et signifie, comme j'ai traduit dans mes Recherches (t. I, p. 240):
«El si Mortadhâ avait su gagner nos cœurs », ou plus
littéralement: «Et si nous élions avec lui de cœur et d'âme », à sous-enlendre: la victoire se serait déjà déclarée pour lui, vous auriez déjà été battus, ou quelque chose de semblable. Il y a ellipse de la proposition corrélative après la proposition supposilive exprimée par \ voyez ce que j'ai dit plus haut, p. 17, 18. Je suis bien étonné, je l'avoue, qu'un savant tel que vous, un profond grammairien , un grand connaisseur du Coran , se soit laissé arrêter par une ellipse de ce genre, qui est indiquée dans les grammaires1, dont on trouve des exemples dans le Coran, et qui est fréquente chez les historiens.
l) De Sacy, Gramm. ar., t. Il, p. 464; Ewald, Gramm. en*., t. II, p. 318.
P. 518, I. 26. \\ «dit f^X4à (var. \}Jk^cy Votre conjecture, \:jJuJ3S, est inadmissible. Ce verbe ne signifie pas: se jeter en sautant sur l'ennemi, comme vous le supposez. Il signifie: faire un soubresaut, et il s'emploie, non pas en parlant d'un être humain, mais seulement en parlant d'un cheval, et je vous défie de me montrer chez les chroniqueurs un seul passage où il est employé en parlant de soldats. La véritable leçon n'est pas difficile à trouver. \SjJ^ est celle des meilleurs man. et aussi de Boul., et dans les man. magribins, où le à s'écrit avec le point au-dessous, rien n'est plus fréquent que la confusion de celle lettre avec le *. Il faut donc lire : j&kH «JUI ^^hî *ils tinrent ferme et Dieu leur
donna la victoire.» La correction est certaine, car cetle phrase se trouve fréquemment chez les historiens.
P. 332, I. 15. oûjl UULJf. Lisez avec le man. 0:
oLuJt, c'est-à-dire, JuuJî (participe de la VIIe forme de
S), épithète ordinaire de la lance. Voyez mes remarques
dans mes Loci de Abbad., t. III, p. 161.
P. 535, 1. 15. u^x^i* jijS>. Votre (j-^ô- n'existe pas.
Il faut lire avec 0. et Boul.: y^-A-i» (j^> j*î-*)«
i^xi* dans le sens de lustrum (leonis). C'est exactement comme on dit: A-J. Comparez dans mes Loci de
Abbad., t. I, p. 42, 1. 4 et5:iû*î>ï llfiil o,Ua tju.î oU3.
lbid., L 22. Votre conjecture ^L-l
a contre elle tous les man. et Boul. Je la crois inutile. Le substantif s'emploie en parlant d'une troupe d'hom-
mes, comme chez Ibn-Khaldoun , Hist. des Berbères, t. I,
p. 495, 1. 10: L5>jJL*Jt «.Jt^* ^ <-y ^> L'auteur a en vue les bataillons et les escadrons qui arrivaient successivement au camp.
P. 334, 1. 15 et n. c. Vous avez oublié de restituer ici
la leçon des man. (et de Boul.) JLaJI5 et de renvoyer à votre note, dans les Add. et Corr., sur t. II, p. 734, 1. 13. P. 346, L 6. ci^ÂJ. Lisez wuxJL» (Boul.). Le verbe
r^L, qui suit, doit se prononcer pjL. C'est un provincialisme; la II* forme de rf, que la langue classique n'avait pas, signifiait en Espagne payer, comme P. de Alcala l'atteste sous peckar.
lbid., 1. 9. Boul. confirme votre correction.
P. 347, L 14. Boul. gU>jîï nJJL> Uo KJbLè ^
P. 548, 1. 7. Biffez Uioj; Boul. ne l'a pas.
P. 551, L 17. Boul. a comme vous avez corrigé.
P. 352, 1. 19. Ni l'éditeur ni vous ne semble avoir remarqué que les paroles gJI y^J^j forment un vers. L'éditeur de Boul. ne s'y est pas trompé.
P. 364, 1. 1. Boul. nous met en état de combler cette lacune. Il faut lire: ^ £>/~* 4 AàJ'3 s>*uW U ,*m1\ 0a JIM ' J»Usû y>5 OxLaS* UÎT, c<JÛ U «LceUJ
P. 365 , 1. 3. j^ai 0\ ^ /ô,
iLJLJl ^ crx, albn-Bachcowâl rapporte qu'al-Hacam al- Mostancir fit détruire le réservoir qui, etc. — - et pour le-
quel on puisait l'eau dans le puits à roue hydraulique.» Tel est sans doute le sens que M. Wright a attaché à ces mots, et je crois qu'il a eu parfaitement raison. Si on
les prononçait, comme vous le voulez: *L*Jt L$J ,^fcuJ,
l'auteur dirait, mais dans un langage très-incorrect, que le monarque lui-même puisait l'eau dans le puits à roue hydraulique. Je ne puis supposer que vous lui avez prêté une idée aussi bizarre; mais je ne vois pas non plus quel autre sens vous avez attaché à votre leçon. Est-ce la VIII» forme de ^su« qui vous a induit en erreur? Elle est, quoique Freylag ait négligé de le dire, l'équivalent de la Xe (aussi Bout, a-t-il ici la X«, ^fi-*^), et l'on dit ^^fcut tl», ou seul, dans le sens de puiser de Veau; voyez
Ibn-Badroun, p. 149, dern. 1. et le Glossaire; Becrî, p. 30,
1. 2: jU9t a* ^J^i» ft0n lire de l'eau des puits;» p. 169, 1. 2: jua£?I; *U wjAcï y&m\, «ils puisèrent une eau douce
et excellente;» Ibn-al-'Auwâm , t. I, p. 604, 1. 19:
^ ^yixJ JJi sU; voyez aussi Maccarî, t. II, p. 442, dern. 1., où il faut lire ^VL^x.
P. 366, I. 14. 0>U^, ^ 'H^jJb 0yAji V ^itT
uLJ «UjJuil ol^UJï, «c'est comme s'ils ne se souciaient pas de la religion musulmane, et qu'ils faisaient, au contraire, des coutumes anciennes (païennes) la base de leurs actions.» Vous dites qu'à cause de la rime il faut prononcer LJ et traduire: «et qu'ils faisaient, au contraire, des coutumes anciennes (païennes) un myrte,» c'est-à-dire, un arbre toujours vert. Si vous aviez raison, nous devrions opter entre une phrase parfaitement claire et sen-
sée, mais dont la rime est inexacte, et un pompeux galimatias, mais dont la rime est pure. Heureusement nous ne nous trouvons pas dans cet embarras. La rime n'est pas
double, mais simple; il n'y a que les syllabes sâ de LJj
(avec le hamza dans Boul.) et de llf (LJ dans Boul.) qui riment ensemble, de môme que, dans la phrase suivante (^3 et les syllabes lâ sont les seules qui riment.
Ibid., I. 21 et n. h. La belle conjecture de M, Wright est conGrmée par Boul.
Ibid., L 22. Ajoutez ^ (Boul.) avant ^La* (^i ^
P. 370, L 7. Il faut lire iûyi B,l?v^Ut; voyez mon Glossaire des mois esp. dérivés de l'arabe, p. 311.
P. 572, n. e. Boul. comme La. 0., excepté qu'il a: r\. y» et yix. L'éditeur a ajouté cette note: «JpJI
**yyi yo5 **** J*J y>
P. 376, 1. 8 et n. d. Boul. sans lacune: Ja&y *UUJl.
P. 377 , 1. 9. vUJJt J1p-1. Si M. Wright avait remarqué que ce morceau est emprunté au Matmah, il aurait sans doute lu ici, avec les deux man. de cet ouvrage
(L. et P.), 0^-r>l, au lieu de L'adjectif y-***^-
ne peut pas s'employer en parlant d'habits ou d'autres objets, mais seulement en parlant de personnes.
Ibid., 1. 14. Au lieu de KilfJt, le Matmah L. aiiUJI, ce qui me semble mieux convenir; cf. t. I, p. 471,1. 18,
p. 504, 1. 17. — JLsdb fLftH5 k^JL^UÎ b>3.. Ce texte est certainement altéré , car s^JL^Uî »>J> est un contre-sens.
Boul. a AXjJ^t «y^, ce qui, du moins, signiGe quelque chose; mais ce serait une répélilion, car l'auteur avait déjà dit: *^UL>t ^ KibLaJt *.\^\.&. Al-Path a écrit:
^^Ob j.L£]l ^ wJLaJI 8^, car telle est la leçon des deux man. du Matmah.
P. 378, 1. 22. Votre correction, J^iUJJLj au lieu de Ù^X+zili, est confirmée par Boul.
P. 383, 1. 24. JjSt Ut ;Joî. Le verbe j03 sans G? se
trouve aussi t. I, p. 709, dern. 1., où Boul. ajoute 0t.
Ici il a: $ jX*\.
P. 384, n. d. La conjecture de M. Wright, que vous approuvez avec raison , est conûrmée par Boul. P. 386, 1. 20. Il va sans dire que j'approuve votre
correction ^ic pour ^Aic. Le Matmah L. a LS-1-*, ce qui revient au même.
P. 389, 1. 8. Votre excellente correction ne trouvera pas de contradicteurs. J'observerai seulement que .^ùJJ est aussi dans Boul., qui, du reste, a mal à propos <aJ
au lieu de
Ibid.y 1. 21. pû\ *y=>\ Jc^u JU L*/ &j <jld>î5. De même dans Boni.; mais l'éditeur dit dans une note qu'il a trouvé ces leçons dans un man., qu'un autre porte:
*y>\ &jvXj ^ UT, et que le texte est altéré
^Luj). Il l'est très-certainement, et, à ce qu'il paraît, d'une manière grave; mais j'ignore comment il faut le corriger.
P. 390, 1. ll> ; cf. n. m et les Add. et Corr. La bonne
leçon, yâ^, est aussi dans les fragments du Matmah qui se trouvent à la fin du man. d'Ibn-Bassâm que possède M. Mohl.
P. 400, I. 21 (cf. Add. et Corr.). Boul. ^ et
P. 4 1 o , ii. g, La même rédaction dans Ibn-Bassâm (t. I, man. de M. Mohl, fol. 75 r°), excepté que le man. a iji^ au lieu de
Ibid., 1. 8. ^s**^ jjl. Lisez ^^^Jt Voyez Ibn- Bassâm, t. I, fol. 212 v°, 215 v«.
P. 411, I. 1—8, Leçons du man. d'Ibn-Bassâm (t. I, fol. 67 r): 1. 1 jJzU', 1. 2 l*bb ^; 1. 3 ^ ^.ï gUU'l \jo}/i\\ 1. 4 n'y est pas; 1. 8 oJ5, et Jo^S' lx>.
P. 420, 1. 20 et n. j. Ibn-Bassâm (t. I, fol. 87 r°) a aussi w^t.
P. 425, 1. 17. (JUL*», ^XJ) Ibn-Dihya (fol. 146 r«)
P. 425, 1. 7 (cf. Add. et Corr.). Votre conjecture est confirmée par Boul. et par l'édition de Paris du Calâïd.
P. 426, 1. 6. La conjecture dans les Add. et Corr., kJ^a pour juaJ, ne me semble pas nécessaire. L'édit. de Paris du Calâïd a aussi aa*.
VH^ j^+i g-!^J,3 J!^M S^i
Vous arez vu vous-même que -*Jzu^ (dans Boul. ^àJU) est altéré, et dans les Add. et Corr. du tome II (p. 469, dern. 1.) vous avez proposé de lire ^u^, leçon que vou9
expliquez à présent en disant qu'elle signifie: sich bauchig erweiternd, ausdchnend, et que c'est une expression poé-
lique pour indiquer que la nuit étend de tous cûlés ses ténèbres sur la terre. Le terme arabe signifie (voyez Lane): s'élargir, s'enfler, se gonfler; mais permettez-moi de faire un appel à votre goût et de vous demander si l'expression que vous prêtez au poète: la nuit se gonfle, au lieu d'être poétique, n'est pas au contraire laide, commune, basse, impropre et inintelligible. Il y a plus: la leçon que vous proposez ne conviendrait pas à la situation. Dans les quatre premiers vers le poète a parlé de la nuit et de ses plaisirs; mais à partir du cinquième, il parle de la fin de la nuit et du lever de l'aurore. Jouis de tous ces plaisirs, dit- il, e^*^' «jusqu'à ce que tu voies les brillantes étoiles autour de la voie lactée, ressembler à un troupeau d'antilopes près d'une mare où elles s'abreuvent,» c'est-à-dire: jusqu'à ce que les étoiles commencent à descendre et à se cacher sous l'horizon, de même que des antilopes descendent d'une hauteur vers une mare où elles vont s'abreuver. Le sixième vers, celui que nous avons à corriger, doit contenir la suite de celte description de la nuit qui s'en va , qui fait place à l'aurore. Partant de cette supposition, j'avais déjà soupçonné qu'il faut lire Jà^Ii, mot qui est aisément reconnaissable dans le jàJ^A
du texte et surtout dans le yLs^i* de La., lorsque j'ai vu que là où Maccarî cite ces vers pour la seconde fois (t. H, p. 469), l'édition de Boulac a réellement celte leçon. Le verbe à la Informe, signifie primitivement, comme M. Lanè le dit dans son Lexique, presser quelqu'un, le hâter, en le poussant en avant. Quant à la VIIe forme, qui n'est pas dans les dictionnaires, j'ai déjà eu l'occasion de signaler son existence, et j'ai dit qu'elle signifie: se
presser, se hâter, se dépêcher; voyez mon édition d'Abdal-wâhid, p. 252, 235, n. a, et mes Loci de Abbad., t. II, p. 106, n. 115, p. 256. En voici encore quelques autres exemples. On lit chez Ibn-Haiyân (mari. d'Oxford, fol. 100 v°): fc£L~. *j\J^S* f> olj y>3 («à cause de
la rapidité de son cours»). Dans le Voyage d'Abdarî (man. 11(2), fol. 80 v°): Damictte était trop éloignée de la route l^io Ji ou, (te ijà^* vl>^5. Et ailleurs (fol.
103 v«): ^à-Jl y ^UL^vj^ L-xà f^U Chez Ibn-
alKhatîb (man. de Berlin, article sur Khâlid ibn-Isâ al- Balawî): XJL*^ «Â* »Jyb ^1 x^J-, ^ÂJt uJ/i\ gJttli u^î^Ln-w» ks>!juj *^à^^ Chez un chroniqueur anonyme (man. de Copenhague, n° 76, p. 56): «5ULï J.U5I yt^ili
« ****** plus loin (p- 42) : «Tr*31 «y j*^1
»Â0> £*JJ. Et encore {ibid,): L$JLs>! yod Ls^U^it ^jee ^ Dans un autre endroit (p. 43): jJu*\J\ U3
J> o-LJI. Plus loin (p. 51): K^svJt ^ ji-sGli gtf» JA?; ^i. Et enfin (p. 75): ^tft 'j^t <j^!i «:Lft<vi"^!. Mais ce verbe (dont le nom d'action a chez Maccarî, t. II, p. 736, avanl-dern. 1., le sens détourné d'inquiétude) n'exprime pas seulement l'idée de se hâter, mais aussi celle de se hâter de partir. Cette signification est déjà fensible dans le passage d'al-Fath que j'ai publié dans mes Loci de Abbad. , t. 1, p. 59, 1. 5 (où il faut lire jlàjsU^b) , mais elle l'est surtout dans un autre
•J Le man. porte par erreur yL^nÂ* et JsjZmka.
d'Ibn-al-Khalib , que M. Mu lier a publié dans le Bulletin des Séances de l'Académie de Munich (année 1863, t. II, p. 5, 1. 6). Cet auteur dit en parlant de la peste, que, pour s'en préserver, il faut éviter les localités où elle règne, etc.; puis il ajoute: ^\ *j)f*tt
gJÎ yJL» 4U*I3 J^-3 jLâ^viî ^ B^bswJl oôLT, «si
toutefois on est forcé de s'exposer au péril, il ne faut le faire qu'à la condition de s'éloigner au plus tôt, de prendre des précautions, de retenir l'haleine,» etc. Celle signification est aussi celle qui convient au vers qui nous occupe et que je traduis de celle manière: (Jouis de tous ces plaisirs, jusqu'à ce que les étoiles commencent à descendre) «et que la nuit, chassée par l'aurore , se presse de partir, en laissant s'envoler son corbeau, contre lequel son adversaire lâche un faucou gris1.»
P. 432, n. /. L'édition de Paris du Caldïd a la bonne
leçon ^r^wJt.
P. 455, 1. 2. (JL^-j). Chez Ibn-Dihya (fol. 129 r°)
*) Celte note était écrite depuis longtemps, lorsque je reçus la 3° livraison de vos nouvelles remarques. Je vois qu'en parlant du passage où Haccarî cite ces vers pour la seconde fois (t. II, p. 469), vous adoptes la véritable leçon, que vous avez trouvée dans Boul. , et que, pour prouver la signification de ^jLSUÎl, vous citez une de mes notes antérieures. Nous sommes donc ù présent d'accord pour le fond de la question. Cependant je n'ai pas cru devoir biffer ma note , d'abord parce qu'elle contient des explications qui peut-être ne seront pas tout à fait inutiles, ensuite parce que vous n'avez pas rétracté l'interprétation quo vous aviez donnée dans votre premier fascicule et que mémo vous n'y laites pas la moindre allusion. L'auriez-vous oubliée?
SiL. Votre excellente conjecture, se trouve donc
confirmée, le mot Xi étant l'équivalent de jl*».
/&»{<., I. 5. (lié) lisez Ijcé, comme on trouve chez Ibn- Dihya, qui a Lxl? au lieu de Uc.
P. 442, I. 10. Après L^Ljl-. il faut ajouter le mot l^uUwoj , qui se trouve dans l'édition de Paris du Calâïd et qui est absolument nécessaire pour la rime.
Ibid.f n. g. La leçon se trouve aussi dans des
mai), du Calâïd et dans l'édition de Paris de cet ouvrage.
P. 461 , 1. 8. Dans Boul. c'est: bUL* ^/ô ^ U M