SECONDE PARTIE, PUBLIÉE PAR M. KREHL
J'observerai d'abord que, dans celte partie, il y a un assez grand nombre de fautes qui ne sont pas dans les manuscrits. Ce sont, je crois, des lapsus calami de l'éditeur, qui, en mettant son travail au net, semble avoir été sujet à des distractions. En outre, il ne me paraît pas avoir collationné les man. avec assez de soin. J'ai du moins trouvé dans celui de Leyde (L.), le seul que j'aie encore à ma disposition, un très-grand nombre de leçons excellentes que l'éditeur a passées sous silence.
P. 466, 1. 14. oLîV' oc - oL$V Lisez
avec L. et Boul. Dans sa Seconde Partie (t. III,
p. 659, I. 19 éd. de Boulac), Maccarî dit en parlant d'un personnage qui avait servi plusieurs princes: ac vjj^j ^
^jju> g»*&M Nr*i ^hB.fy i^Aj#Ot. Une VIII- forme de n'existe pas, du moins en ce sens; on n'emploie
que «jiul et ZPjîlÀ , mots que Freylag a donnés dans le sens de locus amœnus, et dont l'existence est garantie, moins encore par des passages d'auteurs (car les copistes
auraient pu les confondre avec «jjtf* et ïp^z*), que par le témoignage de Bocthor (v° plaisance et promenade),
P. 467, 1. 23. Mohammed ibn-Hârilh, dans son Histoire des cadis de Cordoue (man. d'Oxford), l'appelle: Ibnabî-Isâ.
P. 468, n. b. MjUàA, c'est-à-dire mJ&a.
lbid.t L 5. Je-»,-*-* se trouve dans les deux man. du Matmah (L. et P.).
Ibid. , L 17. v^-5;«3 est une faute d'impression ou un lapsus calami de l'éditeur. Les man. ont le fâ.
Ibid.,l 19. Au lieu de *9 , lisez ^jJ\J>f comme dans
Uomaidî et le Matmah L.
P. 469, 1. 5. aussi dans le Matmah L. et chez
Homaidî.
P. 470, 1. 4. wJLL ^ 0*}. Lisez wJlk ^ juu, comme on trouve dans YHistoire des cadis de Cordoue par Mohammed ibn-Hârilh (man. d'Oxford).
P. 471 , 1. 1 et 2. Après fU-a- il faut ajouter iûUH, et après c^Li?, iu. Ces corrections sont fournies par le Matmah.
P. 472, 1. 3. Au lieu de ^ô,, il faut lire (et ses encriers), car le Matmah P. a et le Matm. L. Vfây*
Ibid., 1. 4. Au lieu de g*, le Matm. L. a xJU'
Ibid., I 9 et n. c. La copulative est dans le Matm. L.
lbid., I. 15. J'avais corrigé comme vous ^liî3. La bonne leçon se trouve dans Boul. et dans le Matm. L. — Au lieu de lisez comme dans Boul. et dans
le Mntmah.
lbid., 1. 16 et 17. Ajoutez un 4 après gw»^ et un u après g^Xi*
Ibid., 1. 20. Au lieu de ^JX, Boul. et le Matmah ont Il faut lire ^ylsxï. Ce verbe signifie imiter ; voyez mes Loci de Abbadidis, t. I, p. 263, n. 22, et t. III, p. 114. La phrase ilàj^o jî£ se trouve une infinité de fois dans YBist. des Berbères, mais partout M. de Slane a fait imprimer mal à propos j!ljB.
Ibid., 1. 22 et 23. Il n'est peut-être pas inutile d'observer que la phrase y\xtt — n'est pas dans le Matmah. C'est une explication de Maccarî.
P. 473, 1. 8. Il faut certainement lire comme
vous le proposez. Boul. a ^à*.
P. 474, 1. 15. Votre correction, H,l à, est confirmée par Boul.
P. 475, 1. 8 et n. b. La véritable leçon est (aussi dans L. et Boul.) , dans sa ville natale.
Ibid., 1. 23. Votre correction, ^ju^aib, est confirmée par Boul.
P. 477, 1. 9 et u. d, 1. 12 et n. e. Boul. a les leçons du texte.
P. 478, 1. 21. Au lieu de sjk* ^yt, il faut nécessairement lire *xa ^W, comme dans L. et Boul. P. 480, 1. 5. Boul. u5J3 ,^1*.
P. 481, 1. 10. La bonne leçon, çhû , est aussi dans Boul.
P. 482, L 9. »Xo^l, au lieu de ju^I; même observation.
P. 483, 1. 4. De même que 31. Krehl, je n'aurais pas accepté le changement que vous proposez. Tous les man. du Matmah et de Maccarî ont la leçon du texte, qui est aussi dans Boul. Vous corrigez, non pas les copistes, mais l'auteur, qui cependant s'est exprimé assez claire* ment, et votre changement me semble donner un sens peu naturel. Les Arabes sont moins sévères et moins précis que nous dans l'emploi des pronoms.
Ibid., 1. 16. La bonne leçon est dans Boul., excepté qu'il a ^àx^ pour ^J&*3.
P. 485, 1. 3. Au lieu de ^aJLj, lisez y^AZi (Boul.).
Ibid. , 1. 9 , 1 0 et n. c. Ce n'est pas le 0lf $ des man.
qui est altéré, mais leur u^L$u. Il faut lire avec Boul.:
Ibid., L 15. Les bonnes leçons g^UgetpS sont
dans Boul.
Ibid., 1. 19. Ce double JULâ est étrange. L. et Boul. ont jLai tfi* Jo yt», ce qui est bon.
P. 489, L 9. Ce t^jÇjf^ n'est sans doute rien autre chose qu'une faute d'impression; L. et Boul. ont aussi
lbid. , I. 11. Je crois qu'il faut dire à peu près la même chose de ce JL5 t<À&>; ce sera un lapsus calami de l'éditeur; L. et Boul. ont aussi Î^JUS U\&>.
Ibid., I 12. Boul. a 13*1
P. 491 , 1. 2 et note a. Le jUà^\ des man. , que vous restituez avec raison , semble aussi avoir embarrassé l'éditeur de Boulac , car il l'a remplacé par JUU.
P. 49 2, n. e. Aussi dans Boul.
P. 493, 1. 22. Après v^-a-j, L. et Boul. ajoutent le mot u£J3, qui est nécessaire à cause du pronom dans
M. Krehl l'aura omis par mégarde.
P. 497, 1. 15 et n. c. Il faut lire de toute nécessité J^JLi^î ùy*} (Boul.) ; comparez la ligne suivante.
P. 498, 1. 1. Boul. ajoute r*X^Uî après /JJî.
P. 499, n. a. Comparez plus loin mes remarques sur t II, p. 457, l. 3.
P. 501, 1. 4. Substituez (Boul.) à Û\y P, 507, 1. 18 et note c. Je crois que vous avez eu parfaitement raison de défendre la leçon isJoLJ (aussi dans Boul.) contre le soupçon de M. Krehl et de l'expliquer comme vous le faites; mais comme vous ne semblez avoir rencontré nulle part ailleurs le verbe *Zxs en ce sens, je
crois utile d'en citer quelques exemples. J'observerai d'abord, parce que la Ve forme manque entièrement dans les dictionnaires, qu'on la trouve avec sa signification propre (s'orner de vêtements de soie de différentes couleurs) dans ce passage d'al-Fath , publié par Hoogvliet (Lod de Aphtà-
sidist p. 52, I. 12): J*>^5 'L-b-H> o^3**^ c^-^vJj^
«LoaJl ol^aj, el dans cet autre (raan. 306, t. I, p. 88):
t£l$i'L>L« c^^v^ 'L^'L^âj JU^t 'iJà.y Avec le sens
figuré qu'il a dans notre texte, on le rencontre dans la Seconde Partie de Maccarî (t. III, p. 264, 1. 12 éd. de Boulac), où on lit: (j^\*J gJLaJî ^^Li^iî *àc àé>\
0^t5 Ailleurs on lit dans l'édition (p. 185, 1. 7):
^.jJI DLJ jum gôvX» ^ *Jt mais cette leçon
est fautive; il faut y substituer g^tXJf, comme porte le
man. de Leyde. Plus loin (p. 523, 1. 3 a f.): c^-j^
L^ujù^ bU^vj' 0j f*oliu}\ yA HjjuS kâjII? Chez Ibn-
Abdalmelic Marrécocbî (man. de Paris, n° 682 suppl. ar., fol. 15 r°) on trouve: qj a-*3^Jt o^Jb ^
*ljuo guJuj J^.â ».)!. Plus loin (fol. 16 v-): y-ù
£jJu5 ^^Jî ^ ^àx». Dans un autre endroit (fol. 43
v°): o\xa gôcX^ ^1 0jÎ a-c (j^. Plus bas (fol. 45 v°):
km gJvXÏ, ^ £*^M ^.jI aC Ailleurs
(fol. 87 v°) : ^ ^ /j^Ij*
«u>Lo U^U A>t3 J^;L>'.. Plus loin (fol. 121 r°): ^
ajm g^Ocjj JJj.Cio ^ v-8i> ^c. Et encore (fol. 184 r°):
mu gî*ï3 ^yJI cj ^
P. 509, 1. 9 — 11. Ces trois vers se trouvent aussi dans notre manuscrit 506, qui contient, un ouvrage d'Abou-'l- Walid al-Bâdjî (voyez le Catalogue de nos man. orient. , t. IV, p. 63—65), fol. 122 r°. Dans le premier, ce man.
porte <j*yû}\ â#>, et c'est ainsi qu'il faut lire. Dans le
second, il a (avec toutes les voyelles) au lieu de^t.; c'est une nouvelle correction à faire; mais il ne confirme aucune de vos trois conjectures sur le mot Juy » H, et comme il est ancien et correct, je me persuade de plus en plus que ce terme ne doit pas être changé. Evidemment le poète a entendu sous jt^vjt 3û\S: supporter les fatigues, les déboires, qui sont inévitables quand on veut arriver au j^a.
P. 510, 1. 1. Après *^y. le mot «J a été omis mal à propos. Il se trouve dans L., dans Boul. et dans le Calâïd.
Ibid., I. 5 — 11. Ce poème est aussi dans notre man. 506, fol. 377 v°. Dans le 2e vers, il a pour Lié;
dans le 5% peut-être pour tS^, et U?b; (qui est
bon aussi), au lieu de L*Pi 3; enfin, dans le dernier, ^JLc , au lieu de ^ ; il va de soi que c'est
une excellente correction.
Ibid. , 1. 13 — 20. Ces vers, à l'exception du 7e, se trouvent également dans notre man. 506, fol. 569 r°. Vs. 1 il a j^-^»î. Vs. 4 le dernier mot doit êtrejJLsu* (les
voyelles dans le man.). Vs. 5 le premier mot est dans le man. Vs. 6 il a By^s, au lieu de w,. Au lieu de j^p^, dans le dernier vers, il porte ce qui me
semble bien préférable.
Ibid., 1. 21 et 22. Il faut un « après o^a^JÎ et un u après <joj>cS. — Botil. ajoute *J après jJL
1». 512, 1. 14 et n. a. Boul. comme dans le texte.
Gl
P. 513, 1. 22. J'avais corrigé comme vous ce ridicule x. . L. et Roui, ont la bonne leçon.
P. 515, 1. 1. pta&j pour ^JU&à est probablement une faute d'impression ou un lapsus calami. L. et Boul. ont la bonne leçon.
et dans la note a la rédaction qui se trouve chez Abd-alwâhid :
w*-*-" lT"^ çf-3 U?;^ LT"*
Vous dites: «D'après les Add. et Corr. du t. Il, lre partie1, K-j^jl^ devrait être changé en &*iLw», comme on trouve dans l'Abd-al- wâhid de M. Dozy; mais ce mot luimême doit être changé en Kd£«, dont iûy^, comme nom d'abondance de ^-2, semble être une explication.» En premier lieu, je vous prie instamment de ne pas toucher à l'excellente leçon d' Abd-al- wàhid , et surtout de ne pas lui en substituer une qui serait ridicule. Votre signifie locus eminens (terrae), et votre iiju (qui, malheureusement, n'existe pas) signifierait, selon vous, un lieu dans lequel il y a beaucoup de sable, ou une hauteur, puisque ce doit être le synonyme de x.t.à.*.*. Eh bien, que
') Permettez-moi de tous (aire observer que celles do ces notes qui n'ont pas été reproduites dans les AddiUons et Corrections du premier volume, doivent être considérées comme non avenues.
serait-ce alors que: «un homme supérieur est comme l'or, qu'on jette tantôt sous une hauteur,, et qu'on voit tantôt comme couronne sur la tête d'un roi?- Qui donc s'est jamais avisé de jeter l'or sous uue hauteur ? A quoi cela servirait-il? Gomment cela se ferait-il? La leçon d'Ahdal-wâhid signifie au contraire: «un homme supérieur est comme l'or, qui tantôt est sous le marteau , et qui tantôt brille comme couronne sur la tête d'un roi.» C'est une phrase simple et raisonnable; tantôt, quand on le travaille, on frappe l'or avec le marteau, on le maltraite, on l'avilit; tantôt on lui rend les plus grands honneurs, quand on le voit briller comme couronne sur la tête d'un monarque. La leçon chez Maccarî exprime absolument la môme idée. ïiyL* est l'orthographe vulgaire pour jù^h* 1 , et ce dernier mot signiûe encore aujourd'hui en Afrique: maillet , marteau (proprement instrument pour frapper), comme vous pouvez le voir dans le dictionnaire d'Hélot (p. 491). C'est donc le synonyme de Sans doute le poète a
*) Rien n'est plus commun dans la langue Tulgaire que la confusion du (jo avec le Oj quand cette lettre ferma une syllabe. Je pourrais en donner quantité d'exemples, mais un seul suffira parce qu'il est tout 1 fait analogue au Kjyt* de notre texte. Un matelas s'appelle dans le
dialecte magribin X^âi (ibn-Batouta , t. III, p. 880, t, IV, p. 233;
p. de Âicala sous colchon de cama et sous pluma de colchon), par corruption aTJLm (Dombay, p. 92), SC^A-* (Bocthor sous matelas; chei
Hœst, Nachrichten von Marokos, p. 286, «J^ÎA^J ou tLiya*; mais ches
Humbert [Guide de la conversation, p. 203), cette dernière forme est
écrit ce dernier mot, qui appartient à la langue classique et au style soutenu ; mais comme il avait vieilli et que les lecteurs ordinaires ne le comprenaient pas, quelqu'un l'a expliqué sur la marge par K.jr«ia.rf , qu'il a écrit à la manière du peuple iûyU, et qui, de son temps, était le mot ordinaire pour marteau. Plus tard, un copiste a placé la glose, qu'il considérait comme une correction, dans le texte. — Au reste, je dois encore observer que la pro-
nonciation KjjJd est bonne. Dans la langue classique, la première consonne devrait avoir le kesra, parce qu'il s'agit d'un nom d'instrument; mais la langue classique n'a jamais eu ce mot, et dans le dialecte magribin on prononce presque toujours les noms d'instruments avec le falha.
P. 517, 1. 17. Au lieu de '3LxL=>, qui ne conviendrait pas, il faut lire comme on trouve chez Ibn-Khalli-
cân, t. I, p. 672, 1. 6 éd. de Slane. Ce dernier mot n'est pas ici un féminin , car le messager et le dirhem sont masculins, mais c'est un mot comme (extraordinaire-
ment savant); cf. de Sacy, Gramm. ar., t. I, p. 122, § 742. En outre il ne faut pas le traduire par trompeur, comme l'a fait M. de Slane, car notre poète ne considère nullement une pièce d'argent comme quelque chose qui trompe, mais par charmant, enchanteur, car le verbe et ses dérivés s'emploient proprement en parlant de ces aimables enchanteresses qui captivent et séduisent le cœur des hommes par leur beauté et leur doux langage. Voyez le Lexique de M. Lane et comparez Maccarî, t. I, p. 812, 1. 20: xiUJb O5J0^> ^1 * Ibn-Khaldoun
enchanta Ta m cri an par son beau langage.» Dans un poème
populaire cilé par Ibn-Khaldoun (Prolégomènes, t. III, p. 415, L 12 et 13), on lit:
«Voyez celle dont la beauté m'a charmé, et que malheureusement je ne puis charmer à mon tour par de belles paroles.» Un (Maccari , t. II, p. 383 , 1. 3 a f.)
est un langage enchanteur, et l'on dit d'un homme qui charme par ses paroles, qu'il est p^LXJI ^JL> (Ibn-al- Khatîb, man. de M. de Gayangos, fol. 32 v°). De môme
(jlaJî iLÂ3. (le charme de ses paroles) chez Ibn-Haiyân (apud Ibn-Bassâm, t. I, man. de M. Mohl, fol. 143 r°), et il faut restituer ce mot dans un autre passage, où le man. (fol. 142 v°) porte: ouj^J? is^L^t Jujui ji* ^
P. 518, 1. 12 et n. d. La faute est de M. Wûstenfeld, et non pas d'Ibn-Khallicàn. L'édition de M. de Slane (p. 671) a la bonne leçon, fc^S,
Ibid., 1. 22. Vous dites: «Le sens exige ^Xa ^j+s» ou [jha ^t.» De mon côté , j'avais corrigé : ^jz* ,^Jt , comme on trouve dans L., dans Boul. et chez Ibn-Khallicân. Faute d'impression ou lapsus calami.
P. 520, 1. 2. y^Uj dans Boul., comme vous le proposez.
P. 521, 1. 10. Boul. c^-^j, au lieu de
Ibid., 1. 14 et n. /. La bonne leçon est dans L. et
Boul. M. Krehl s'est donc trompé en disant que tous les
man. portent *Jt.
Ibid., 1. 15. Boul. correctement vj^.
P. 522, 1. 10. iôlXà y,. Je m'étonne que vous n'ayez
pas rétracté votre conjecture, selon laquelle il faudrait lire
c>j au lieu de y^, car dans mes ^oc* de Abbad., t. III,
p. 237, j'espère avoir prouvé que àuJXii 4>J (leçon qui est
confirmée par Boul.) est l'équivalent de XgUCft 53 =L5XàJ
et comme j'avais critiqué votre conjecture en disant qu'elle ne me présentait aucun sens raisonnable, vous auriez dû l'expliquer, ce me semble, et la justifier, si vous ne vouliez pas vous en dédire. A présent je puis aussi vous
renvoyer, pour ce qui concerne cet emploi de y, et de Xi,, au Lexique de M. Lane; j'ajouterai aussi d'autres exemples à celui que j'ai déjà donné. Chez Maccarî (t. I, p. 709, 1. 20) on lit p& y,, «un homme de plume.» Un hémis-
liche qu'il cite ailleurs (t. I, p. 912, 1. 12) est conçu en ces termes:
V^LT fcJ; çjb y, Là
Nous avons donc ici l'expression yj, celui qui croit
une chose. Plus loin (t. II, p. 502, 1. 1) on lit: vL», Lj UgpAttj ^AâM, paroles que vous avez fort bien expliquées vous-même. Un vers cité par Ibn-al-Khatîb , se trouve de
cette manière dans le man. très-fautif que possède M. de Gayangos (fol. 125 v°):
Il faut corriger, en adoptant les leçons du man. de Berlin:
Ailleurs (man. de M. de Gayangos, fol. 106 v , corrigé d'après le man. de Berlin; il donne ces vers:
Dans un autre endroit (fol. 123 r°) il dit: *LJL> ^ Juai *5ljfr y* iukiaJl u^S» ajÎ;! v^l^ u^^y tfl Chez
Ibn-Abdalmelic Marrécochî (man. de Paris, n° 682 suppl. ar., fol. 139 v») on trouve: ^ ^Ls^ol ^jaxJ ^Joji joJ3
t*A* J«-Jt Jic u^>5 £v K>L> u-J^i^ï 0U»î
l£j LfîLaS J>Udt.. Dans Macearî les SouGs portent non-seulement le nom de y^LSJI (t- I» p. 568,1. 16), mais aussi celui de Jl^^î sJl>}\ (Seconde Partie, t. III, p. 675 , 1. 24 éd. de Boulac) , ceux qui ont des extases.
Vous voyez donc que y, est bien certainement l'équivalent de vo-Lo ou de sô.
P. 523 , 1. 6 et n. b. Boul. iwL^b.
Ibid., I. 16. Le est dans L. et Boul.
P. 526, L 2 et n. a. Boul.
Ibid.t 1. 10. La leçon du texte, çj> , est aussi dans Boul.
P. 527, L 11. Votre correction, «uc^t, est confirmée par Boul.
P. 531, 1. 18. JU^JI n-aJUj L». Mauvaise leçon, car
les montagnes ne meurent pas. II faut y substituer ^ilb
(Boul.). Ce verbe est bien choisi dans ces vers sur un homme ennuyeux. 11 signifie: rendre quelqu'un inquiet, de sorte qu'il ne peut se tenir en repos et qu'il change
de place à tout moment. Il se dit, par exemple , en parlant de l'effet que produit la piqûre de certains insectes qu'on ne nomme pas en bonne société, comme dans ce passage tiré des Biographies des hommes pieux de Cairawân
(man. de Paris, »• 782, fol. 48 r) : U ^ ^4
a^iULït. Il s'emploie aussi en parlant du sentiment qu'on éprouve quand on est forcé de subir la visile prolongée d'un homme ennuyeux , et qui a pour effet qu'on ne saurait durer en place. Aussi le verbe ^JUL9, suivi de 0<t, signitie-t-il s* ennuyer de (Maccarî, t. III, p. 830, 1. 11 éd. de Boulac), à la Va forme s'impatienter (Hélot), le substantif vJULs, impatience (dans les Biographies précitées,
fol. 83 r°), ennui (Vocabulaire de Barbier) , ^J^i, importun (ibid.), etc. Notre poète dit donc: le sentiment d'ennui inquiet que cet importun me donne, empêcherait môme une montagne, si solide qu'elle soit, à se tenir en repos.
P. 533, 1. 1. Boul. (j-wé-i, comme vous corrigez.
Ibid., I. 18. Lisez: \&9 ^JLc sjL,JI ^JLc (Boul.).
P. 535, 1. 14. Il est presque inutile de dire queleya* est dans L. et Boul. Probablement les autres man. l'ont aussi.
P. 536, L 4 et 5. OUtfl U3 (aussi dans L.) et aJuJI sont dans Boul. De même 1. 23 v^ô,
P. 539, 1. 1 et n. a. Lisez comme dans B. (aussi dans Boul.) <j^UJî >jI, et voyez sur cet auteur mon Catalogue des man. orient, de Leyde, t. I, p. 271 et suiv.
Ibid., L 6 et n. c. Au lieu de tjoj&à , lisez avec tous
les man. et Boul. Ce verbe s'emploie souvent
d'une manière elliptique, sans qu'on nomme la personne, ou les personnes, qu'on excite à faire une chose.
Ibid., 1. 9. fioul, a la bonne leçon, ;L3, sans article.
P. 541, L 11. L. et Boul. correctement JLs=0L.
P. 542, 1. 5 et 6. Ces deux vers sont aussi dans le Voyage d'Abdarî (raan. 11(2), fol. 89 v°) , niais sans autre variante que £baJ^ à^vjt dans le second.
P. 543, I. 7. Les bonnes leçons, wdCJ^I et » » ■ "> (à la On de la ligne) sont dans L. et Boul.
Jbid.t 1. 10. Vous avez été très heureux en soupçonnant qu'au lieu de tyc>>3, il faut lire précisément le con-
traire, à savoir ^^ry- M. Krebl aurait pu trouver celte
excellente leçon dans L. ; elle est aussi dans Boul.
P. 546, 1. 15 — p. 547, 1. 4. Ibn-Bassàm (t. I,raa\i. de M. Molil, fol. 161 r°) donne aussi ces vers, à l'exception du 5e et du 4e. Vs. 1 il a aussi Vs. 2 sJou^
au lieu de tSJ. Dans le 6e vers, le j^ili^
*Xj.c J.>ijJI de Maccarî serait un contre-sens, car il faut justement le contraire. La bonne leçon, comme j'ai déjà eu l'occasion d'observer dans les Annales de Gœttingue de 1861 (p. 1435), se trouve chez Ibn-Bassâm, à savoir
j^juojjj. Après avoir dit dans le vers précédent, qu'il
se berçait parfois de la douce espérance de revoir ses amis et qu'alors il comptait pour peu de chose les fatigues et les ennuis de la roule, le poète continue dans celui-ci: ■ Mais (bientôt après) le long voyage que je suis forcé de faire, m'ôte de nouveau l'espérance de vous revoir.» Les copistes el les éditeurs confondent souvent vj~-j>-j avec yjjyi.. Ainsi l'édition de Boul. porte deux fois là où la nôtre (l. II, p. 205, 1. 4 et*5) donne correcte-
ment ^Uujj', Au reste, Ibn-Bassâm a jou (mauvaise leçon) au lieu de et dans le dernier vers to^St au
lieu de ^^Jî.
P. 547, I. 14. Boul. ,»^H, comme vous corrigez.
P. 548, 1. 16. La bonne leçon, oLj^Loj, est dans Boul. et chez Ibn-Khallicân.
Ibid., n. 6. Voyez t. II, p. 258, 1. 7—9. P. 551, 1. 15. Boul. ^jJyo^îj, comme vous corrigez. P. 553, 1. 20. Au lieu de ^LH, Boul. ^—t^J» (deux fois).
P. 555, 1. 10 et n. c. La bonne leçon, ô£nl\ <yA, est dans Boul. et dans l'Histoire des cadis de Cordoue, par Mohammed ibn-Hârith (man. d'Oxford, p. 255).
Ibid., I tU JùlaCJI ^ y^yo «il rÂS.. Boul ^ iyu,
au lieu de ^ o^>. Ni l'une ni l'autre leçon ne convient ici , et sans doute Maccarî a eu sous les yeux un texte altéré, car voici ce qu'on lit chez Mohammed ibn-Hârith {loco laudato): Q\ wl /ô^ A^ài y>\ mm viiÂ^U,
P. 556, I. 25. Au lieu ^L?\j, lisez ^jL^u, comme dans le man. de Mohammed ibn-Hârith.
P. 558, 1. 21. Boul. <y > comme vous corrigez.
P. 560, l. 11. Boul. S;l^>, comme dans le texte.
Ibid., 1. 15 et n. a. Boul. jûlXssUI.
P. 561, 1. 14 et 15. L. et Boul. jL^u^UU^ , comme vous corrigez; puis Boul. a j»LàJb5, et c'est ainsi qu'il faut lire, car puisque* Sj^JL a le le mot qui précède doit
l'avoir aussi. — La lacune que vous signalez après JkXAgg , est aussi dans Boni.
P. 570, 1. 3 et n. b. Boul. 0jZ>.
Ibid., 1. 23. Le Soufi Ibn-al-'Arabî disait : ZgH&\ Ui^l
^«iJCJI UL^b* ^ xijujl v-aj^. Vous voulez substituer
jtfjujl à x^Ujt. Je ne sais pas ce que cela signifierait, et la phrase qui se trouve un peu plus loin, p. 575,1. 16: * Ub^ (Boul. L^Ji) oyu til 0Lr
v-JIjodl vJû^bj, aurait dû vous faire douter, ce me semble, de la justesse de votre conjecture. Dans ces deux
passages les mots kJjU» et jjju semblent signifier dilettantisme , s'il est permis d'employer ce terme ; mais le second doit avoir un autre sens dans un passage d'Ibn-al-'Arabî que j'ai publié dans mon Catalogue, t. II, p. 75, 1. 14.
P. 571, 1. 18. Boul. /^A.
P. 572, L 7. Boul. Jc^Jt Jwô, au lieu de j^t J^J.
Ibid., 1. 15. Boul. ^3U>t, au lieu de ^Ll^Î.
P. 573, 1. 23. Lisez ^ (Boul.).
P. 574, 1. 23. Au lieu de Lfr&f 5Li, lisez l^UXi
(Boul.), avec les voyelles l^&tôb. L. l{jUftrtU.
P. 575, 1. 2 et 3. Lisez avec L. et Boul. Ux*j JLa ^
P. 577, 1. 7 et 8. L'éditeur de Boul. a bien fait iraprimer les mots Jwàliï loi jusqu'à 8^»!y> comme un vers; mais dans la phrase suivante il a aussi les fautes que vous avez corrigées si bien.
P. 579, 1. 21 et 22. J'avais fait auâi les corrections
que vous indiquez et qui sont conGrmées par Boul. (à la ligne 22 L. a aussi ; mais de même que les meil-
leurs man. , cette édition porte ^y^\ au lieu de j5JuJJ , et cette leçon pourrait s'expliquer, si Ton attribuait au
mot Lij^> le sens de lettres ou figures cabalistiques. Comparez dans la Biographie de Kalyoubî (Journ. asiat. de 1865, t. H, p. 582): ui-^JI, JwoJî ^JLw KJyw avec la remarque de AI. Sanguinetli (Journ. asiat. de 1866, (.
I, p. 313): «ol^JI JLc, science de la lettre; c'est un
procédé cabalistique, consistant à disposer les lettres de l'alphabet arabe d'une certaine manière, dans des carrés magiques, jj'J^I.» ^J}j>-, pris en ce sens, répondrait fort bien aux y^^t pi» . dans la dernière ligne de cette page. J'avoue que est une idée bizarre ; mais
r>^VÂJt g^i l'est également. Au bout du compte, tout cela ne se fait qu'en rfcve , et dans un rôve on peut avoir les hallucinations les plus singulières. N'allez pas croire, je vous prie, que j'attache quelque importance à mon opinion ; seulement je vous demande pour quelle raison les copistes auraient changé ^y-'î en J^Jl Je n'en vois aucune; mais je puis fort bien m 'expliquer que, ne comprenant pas o5j-^Jt et voyant qu'il avait été question d'étoiles , ils l'ont changé en jyxJî.
P. 580, 1. 10. Au lieu de ^àLJI J*t lisez ,^UJI ^ (L. et Boul.).
P. 581, 1. 5. L. et Boul. a^St comme vous corrigez. Je suppose que le est un lapsus calami de l'éditeur. Ibid. , 1. 9. Boul. wt^uili JUàu.
lbid., 1. 12. Dans ce vers:
^^JliUU >Uy»J Q^jJ'
Boul. a Xj^u, comme vous corrigez et comme M. Krehl a fait imprimer plus loin, p. 586, I. 19} mais il a aussi
JJL>5, et il ne faut pas changer cet impératif en^
comme vous l'avez fait, car votre serait de trop (la particule li est dans ^A&iUL) 1 , et JJb- est de rigueur,
parce que J»=> est constamment l'opposé de^=>. En prose
ce serait : (ou jwy> ^5) ^Âil qL^-jJI g^JL&UM jlij
P. 883, 1. 7. Après JL> ajoutez uCà (Boul.).
/ôtrf., 1. 14 et n. c. La bonne leçon est non-seulement dans Boul. et dans Ibn-al-Khalîb, man. de Paris, mais aussi dans L., où M. Krehl aurait pu la trouver.
Ibxd. , 1. 18. iuL»jUj! ^le ^j^i U 8,tiuJ mJj
*ï*j^> urilfc, ^ y**^ j-A-a-'- ^ vois par
votre dernier écrit que la noie sur ce passage, qui se trouve dans les Add. et Corr. et qui n'est pas signée, est de vous, et qu'elle doit être lue de cette manière: «Après
^Lb-;»/! ajoutez ^çJL-e.» Je n'ose pas vous contredire; mais j'observerai toutefois que cet ^.Lc n'est ni dans les man. (car M. Krehl n'en a rien dit), ni dans Boul., ni dans Ibn-al-Khalîb (man. de Paris), et peut-être faut-il
prononcer ^.x-jyjJI , comme on dit ^jJî f$+>~£i (voyez Djauhari).
f) La leçon j'L , p. 586, I. 19, au lieu de JJL^>^ , ne rend que iaibletnent l'idée du poète; mais elle vaudrait mieux cependant que votre conjecture, parce qu'elle n'a pas un Ji superflu.
P. 585, 1. 7. Lisez v^.c , comme dans L. el Boul. (nœud par nœud).
Ibid., 1. 16. Boul. ojj&i, comme vous corrigez.
lbid., 1. 18. Au lieu de ^JUaj. lisez wluoj
(Boul.), «qui le préparera?» — qui est-ce qui moudra ce blé et en fera du pain? Voyez sur cette signification du verbe *JL*a les Glossaires sur Ibn-Badroun, le Bayàn et Belâdzorî; Biographies des hommes pieux de Cairawân (man.
de Paris, n° 752, fol. 49 v°): KLJUt ^juu* L. L«J JUâ
^KJULil UJ U^U>t JLàà Ai ^ c>Jlftà P. 586, 1. 1. *tyiàJI ^1 cU o>~* *JÔ ^ ^U
Il est clair qu'il s'agit ici d'un seul messager, qui est nommé tantôt , tantôt , et que par conséquent ce
dernier mot ne peut pas être le plur. jL^, comme M.
Krehl l'a pensé. Dans le dialecte magribin , est un
singulier. P. de Alcala le prononce ^Hy, voyez M. Mûller, Die letzten Zeiten von Granada , p. 1 03 , dans la note , et en outre chez Alcala les articles enbaxador, legado del papa, mandado a quien se dize, mensajero. Dans un diplôme publié par M. Amari (/ diplomi arabi del fi. Archi-
vio Fiorentino, n° XLVI; cf. p. 448, n. 2), c'est J^lJ. Dans les deux diplômes publiés par de Sacy dans les Notices et extraits, t. XI, p. 7 et suiv., le sing. est aussi
constamment J*^. Le plur. est JL*f, Aux exemples qu'en a donnés M. Mùller, on peut ajouter ceux-ci: Maccarî, 1. 1, p. 236, I. 2; Seconde Partie, t. III, p. 62, 1. 8 a f.
(c'est un passage d'Ibn-Dihya) et p. 689, I. 3 a f. édil. de Boulac ; Abou-'l-Hasan Djodzâmî dans MùWer , Beilrâge, p. 129, I. 9; Ibn-Batouta, t. IV, p. 4, 105; Abou-Hammou II, Wâsita as-solouc, p. 153 éd. de Tunis, et ailleurs; Chronique anonyme, inan. de Copenhague, n°. 76 , p. 4 : ^ e^u5 ; p. 44 : (jSJyi* <Jy^
pS'ï'ïLi ^-Wî p. 58; diplôme publié par M. Reinaud dans la Collection de documents inédits sur l'histoire de France,
Mélanges historiques, t. II, partie 2, p. 117, I. 3. Sous
enbaxador, P. de Alcala donne le plur. mais je crois
que c'est une faute et qu'il faut lire J^-*^, comme il a aux articles legado et mensajero, et comme on trouve chez M. Lane (Modem Egyptians, t. II, p. 362), où les apôtres
sont nommés J^*yt.
Ibid., I. 9. Boul. t^Jb, comme vous corrigez.
Ibid., I 23 et n. /. Après jf!*&\ il faut ajouter oUUt , qui est aussi dans Boul.
P. 587, 1. 9. Boul. Aà^syj Je me liens assuré qu'en substituant (*JLJ à 1J, vous ne corrigez pas les copistes, mais l'auteur.
Ibid., 1. 10. aJU«J J&i* ypy Je ne lis pas avec vous
fgS&iki mais jJUiu JbCjLn, comme dans L. , dans Boul. et dans la note c. C'est le mulla verba fccil de aliqua re, chez Freytag.
P. 588, 1. 1. Boul. a LaS après v^aJUIj, comme vous corrigez.
Ibid., 1. 8. Boul. a **U et c'est ainsi qu'il faut
lire. Dans L. ce n'est pas seulement juJLs qui manque, mais aussi «dki.
7 biil., 1. 14. Au lieu de ko^t, qui n'existe pas, il faut
prononcer iûo^L C'est un terme philosophique qui manque
dans nos dictionnaires, mais qui signiûe une chose dont on peut dire seulement qu'elle est. Chez les SouGs c'est Dieu, ou plutôt, parce qu'ils sont panthéistes, tout ce qui existe. Voyez le Maimonide de M. Munk , t. I , p. 241 , et Ibn-Khaldoun, Prolégomènes , t. III, p. 7», 1. 9.
P. 591, 1. 11. ZM\ ^ ^\ ^Jyo 0l y
***sdi u^UjJIj obUnJî 9j\à2^\3. Dans une sa-
vante note, vous avez déjà corrigé et expliqué ce 8,1*1%,
qui doit être remplacé par s;LiLlJ!.. Je tâcherai à mon tour de corriger deux autres mots de celte phrase, à savoir olJ>L«JI et .j^LiwXJî. Commençons par le dernier , sur lequel M. Krehl a dit dans la note b: «Ce mot est altéré dans les manuscrits, qui portent ^^LsjJI ou (S.) (jm^sLïjJU La première leçon, qui semble être celle de tous lesman., à l'exception d'un seul1, et qu'on trouve aussi dansBoul.,
est la véritable. u^aîIsj est le plur. de iû-lb, mot qu'on chercherait en vain dans les dictionnaires , mais qui semble avoir désigné une espèce de mantelet que portaient les fakirs errants , les derviches. Je le trouve dans Une curieuse anecdote que Maccarî rapporte dans la Seconde Partie de son ouvrage (t. III, p. 158, 1. 2 et suiv. éd. de Boulac)
et qui est conçue en ces termes: «JUt «*>j Jcs^JI j3s
') Le „..A.;'..jA.:' dans Te texte paraît être uae quasi-oorrection de 1. Krehl. Je ne puis pas deviner quel sens il y a attaché.
L$il «£JL0> jfid HjmJJ3 qaj^ iUjtï iû-Lï^ luiL>
L^'Â^li iu*LâJJi ^1 ôjw*J iljybo x~+s>> iul*
UuJt rl&9 mJ; ^ H^^-OJliiil «£lï lL&Îj wUc ^ iUiJdî ^ LT li^ ^
fA^W o5^ A a* ^ L^c ^ûa*î *H&& XSL£J|. Je trouve aussi ce mol sous la forme o-Ub, au
plur. ^j-i^, dans ce vers d'un poème qu'un prestidigitateur adressa à un grand maître dans l'art et que cite Maccarî (Seconde Partie, t. III, p. 24, 1. 8):
et dans cet autre passage (t'6tâ. , p.. 2 1 , 1. 19): ^Uact
u^i^xit o3;^ «5U«îl u^i^'* M est donc certain que la daffâsa ou da//a$ était un vêtement grossier que portaient les derviches, les prestidigitateurs et autres vagabonds, et qui ressemblait à Vabââ, avec laquelle il est nommé conjointement et qui était aussi l'habit distinctif de cette sorte de gens (cf. Abd-al-wâhid , p. 190, 1. 7, Maccari, t. II, p. 246, 1. 6), c'est-à-dire, à une espèce de manteau court, fait de laine, ouvert sur le devant et ayant des trous par lesquels on passe les bras (voyez mon Diclionn. des noms des vêtements, p. 292 et suiv.). Considérons à présent
l'autre lerme dans le texte de M. Krehl. Je ne sais si
o'j>L*Jt «jl^ol se dit dans le sens de j>llc; ce serait en tout cas une expression peu correcte et peu naturelle, et ce qui est certain, c'est que j^lfrxflj otàLgaJt ujL^ooI serait insupportable. Je ne perdrai pas mon temps à le prouver, car sans doute la comparaison du dernier passage
que j'ai cité, vous a déjà convaincu qu'il faut lire oîU«Jt et que le ô dans oîol. n'est autre chose qu'une corruption du hamsa, obL*.aJt, Après avoir corrigé trois
fautes, il faut donc lire: ^ ^aî&î X*o3. ^jLj — 0Lf
Grx~sJ,i y^UxJï^ ofLutll vl^w>î 9jjJL$y
Ibid., I. 22. H OJ1
U*Ui a/lkii A*aiii5 l^Ji*i "S ^1. Vous avez
déjà corrigé deux fautes dans ce passage en lisant L«, au
lieu de ^yi, après et en restituant le ^ des man.
avant ^^W; mais il en reste deux autres. Au lieu de
**ai>t, qui ne convient pas du tout, il faut JL^ (Boul.), et il faut biffer la particule ^ avant ,yklj, car quand on l'ajoute, on fait dire à l'auteur précisément le contraire de ce qu'il pense. Aussi ne se trouve-t-il ni dans le man. B. (voyez la note d) , ni dans L., ni dans Boul., et je serais presque tenté de soupçonner qu'il a été ajouté par l'éditeur.
Ibid., I. 24 et n. f. Boul. a aussi v^^JC^j et la Xe forme est plus usitée que la V8.
P. 595, 1. 19 (cf. Add. et Corr.). Au lieu de ^ après K:>;UJi , il faut lire *J (L. et Boul.).
P. 596, L 12. Au lieu de Jàsô, lisez, comme dans la
note d, Jw> (Boul.).
Ibid., l 15. L. et Boul. comme vous corrigez. P. 597, L 22. La bonne leçon, **>Ui, est aussi dans Boul.
P. 598, L 21 et n. d. Boul. comme les man., et j'hésiterais à changer cette leçon.
P. 599, l 11. IPjÀfe /JO- #\ l*jLà go\y> J jiHl
jjL&j L i,,*&i±j0Ïy Vous vous êtes trompé en disant qu'il faut changer jAj en ySJ. La leçon du texte est excellente, mais le verbe a ici un sens que probablement «vous ne lui connaissez pas. Il signifie proprement, comme M. Lane Ta dit dans son Lexique: préparer des peaux,
en en ôlant la iJUi ou surface; c'est donc racler ou ratisser des peaux; aussi P. de Alcala le traduit-il par raspar, verbe qui a ce sens. Dans la suite on a appliqué ce verbe à une écriture que l'on gratte pour l'enlever de dessus le papier, effacer des mots avec un grattoir; chez P. de Alcala enlreraer como en papel et raer del libro. C'est au fond la même signification , et proprement les verbes espagnols raer et enlreraer signifient aussi racler, ratisser.
Le synonyme de J*j est qui, dans l'origine, signi-
fie également racler, ratisser (voyez Berggren sous ces mots et Lane) , et ensuite effacer des mots avec un grattoir. J'en donnerai tout à l'heure des exemples ; mais j'observerai encore que, dans plusieurs chartes arabes de la Si-
cile, le substantif JLi>, qui n'est pas dans les dictionnaires, désigne une effaçure faite avec un grattoir, et qu'il faut restituer ce mot dans un acte publié par deGregorio,
qui a fait imprimer (De supputandis apud Arabes Siculos temporibus, p. 46, 1. 5 a f.): £*o\ja XJUL3 ^ <Xs»l aaî3
çù\ £ft Lri-c v>*"> H fa«t «Aï noire
excellent ami, II. Amari, a bien voulu m'apprendre que cette leçon se trouve dans l'original que M. Cusa a collationné. Je vais vous donner à présent quelques exemples de j&i employé en ce sens. Chez Maccari (t. I, p. 320, 1. 12 et suiv.) on lit qu'un poète fit présenter à un prince deux vers qu'il avait écrits sur un Jy^iX* u*jk; que ces
vers commençaient ainsi: u»j-b-H> et Que» ^ans sa
réponse, le prince lui disait: ^UjCJ! Ji^ JJc«J! UL5.
Vous voyez que ^ est ici le synonyme de JxcSsT ou JaâS^ verbe qui signifie aussi racler (voyez Bocthor sous ce mot et sous ratisser) , et que , par conséquent , le était une feuille de papier qui avait déjà servi, et dont on avait effacé l'écriture avec un grattoir, pour s'en servir encore une fois. Dans un passage d'Ibn-Haiyân,
n'exprime pas tout à fait la même chose que JL>, car
on y lit (apud Ibn-Bassâm, t. I, man. de M. Mohi, fol. 9
y): (*uJI J** ^) l*AS* ^ fi» OS & o^>\ Diy3
s\+c pM*\ l?*XJ . k**J é*=>} Lfi^J*^^ 0~* CJ*"^*' (*"^
iJ'Xo Q^jil. Evidemment est ici raturer, effacer ce qui est écrit, en passant quelques traits de plume par-dessus , et ce sens saute encore plus aux yeux dans un récit que je trouve dans le Voyage d'Abdarî. En parlant d'Ibn- Habîch 1 , qui était un modèle de modestie, il dit (man.
11(2), fol. 114 V»): ^1 ail ^ l4l» Ul>Lo ^ ^Jc5V5
» JU, w AAÎoLi> La ]S /ii s/> |y2b*&»3 3 J
^ gÂtjSJI ^ Oyo La iï^ (A*, ^
«Mon compagnon et ami en Dieu, Abou-Abdallâh ibn- Horaira, m'a montre les trois takhmU qu'Ibn-Habîch avait composés sur le poème de Chocrâtisî. Mon ami les avait écrits de sa propre main, en ajoutant qu'il les avait étudiés sous la direction d'Ibn-Habîch , et, en nommant ce dernier, il lui avait donné les épithètes honorifiques auxquelles il avait droit, après quoi il les avait remis au chaikh, afin que celui-ci certifiât par son écriture que son disciple les tenait réellement de lui. «Le cbaikh.» me raconta Abou-Abdallâh, «les prit et entra dans sa maison en me disant: «Attendez un peu, je reviens à l'instant.» Il revint en effet bientôt après, et alors je vis qu'il avait
M Les mots jlaLc L.j j1 ?. , qui suivent ici dans le man.. sont de
trop. Ensuite le man. a V^'lK ^ , au lieu de taA^'>,
2) Le man. porte uV-<; faute qui s'explique aisément dans un man. africain.
raturé toutes les ëpithèles que je lui avais données 1 , et que, dans celte rature, il avait elTacé son nom avec un grattoir. Il avait aussi raturé toutes les épithètes que j'avais données à son père, en ne laissant subsister que les mots: le chaikh, le câlib1. » Mon ami Abou-Abdallâh m'a fait voir cette rature et ce qu'Ibn-Habîch avait écrit au-dessus. C'est bien là le plus haut, degré de la modestie et une preuve irrécusable qu'il délestait toute ostentation.» Chez Ibn-Abdalmelic Marrécochî (apud Renan, Averrocs, p. 444 à la fin) on lit que le cadi Ibn-Hautillâh, qui avait étudié les traditions sous Àverroès, avait la coutume, lorsque l'hérésie de ce docteur eut élé prouvée, * de raturer le nom de son maître chaque fois qu'il se trouvait dans un isnâd, ySo. On emploie aussi ce verbe figurément, comme dans ce passage d'Ibn-Haiyàn (loco lau-
dato, fol. 10 v°): J>^& [S^!a xjLsuoI jkuu *J Jlfii
LU y* J-ûo UL w&Lsu* j^j, (lorsque le monarque voulut rendre la liberté à Ibn-'Imrân) , « quelqu'un de son entourage lui dit: «Si Ibn-'Imrân fait deux pas hors de la prison , il raie toute une année de votre vie. » » P. 601 , 1. 3. X^tsi K*)yo Lx rbUCJI tiUi £\ ~A vOT,
BJuli l$J U 8;L*Jt bÔjp ^ oïlajî Ui^i. Au lieu de
') Le sens fort remarquable que la 11e forme du verbe • ici
et dans la suite du récit, n'est pas dans les dictionnaires.
*) Les mots qui suivent ici dans le texte, signifient: «Notre chaikh, dit-il, quoique déjà âgé, écrivait encore.» Je croîs qu'il faut les mettre après l^ulc «J ww&J -• *! > , car ici ils seraient dé-
placés.
^aLoJI, il faut lire, avec les trois man. dans la note a
et avec Boul., N^aLaJj. Ces paroles se rapportent à Ta-
vant-dern. ligne de la page précédente. Un disciple de Cotobî avait écrit sur la marge de l'article de son maître:
\3^> ^ vjilûj! Uus\i* ^> «L'auteur (Cotobî)
n'a pas du tout donné à ce personnage les louanges qu'il mérite.» Mais cet élève de Cotobî eut à son tour un disciple qui écrivit au bas de sa note: «La chicane que notre chaikh (l'auteur de la première note) fait à l'auteur (Cotobî) à cette occasion, n'est d'aucune valeur.» La UU
forme du verbe fJ» a la signification de chicaner, qui n'est pas dans les dictionnaires, mais qu'on trouve aussi dans 1 ce passage d'Ibn-Khaldoun (Prolégomènes, t. III, p. 76,
avanl-dern. 1.): Jbli^i ^ £>Us* ^, paroles que M. de Slane a rendues très-bien par celles-ci: «On ne doit pas chicaner sur les termes.» (Chez Maccarî, 1. 1, p. 82, 1. 18,
VC^u>U^ est exactitude scrupuleuse.) La difficulté, toutefois, n'est pas ici, mais dans l'ensemble du passage, car il y est constamment question de Dzababî et jamais de Cotobî. Il faut donc de deux choses l'une: ou les paroles citées p. 600, 1. 22, ne sont pas de Cotobî, mais de Dzababî; ou bien le texte de ce dernier aurait dû trouver sa place à Pavant-dern. 1. de la p. 600, après la citation de Cotobî et avant la note marginale du disciple.
Ibid., L 12. Au lieu de oL-jj^-XJÎ UJLc, lisez ÛU vjb.yJt iicL*2j (Boul.). J'ai déjà corrigé celte faute dans le Glossaire des mots esp. dérivés de l'arabe, p. 214 (v° ataurique), où j'ai aussi expliqué le terme vJi^yJî.
Ibid., 1. 23. Au lieu de Ui?x^, lisez lJU^o(Boul.).
P. 602 , I. 2. L'éditeur a eu tort de prononcer ^L*>5 jjjuafiJI v>\j; il faut ^vil (la voyelle de l'aoriste selon Lane et Boclhor) , à la I" forme. Battre , qu'il s'agisse de
métaux ou d'autres choses, est toujours ^ô, jamais ^>l.
Ibid., 1. i>. Non pas jlfij, mais ^"X (accepter).
Ibid., 1. 6 et n. a. La leçon ^JLc ajï c*JÎ5, qui se
trouve dans trois man. et dans Boul., n'est nullement à dédaigner. Elle signifie, de môme que celle du texte: «Et vous payez pour moi.» Comme Preytag n'a peut-être pas indiqué assez clairement celte signification de
j'ajoute ces exemples: Ibn-Djobair, p. 303, L 6: y^J ^y\XJI ^LuJJt juJ, ^ 0ji ^tj**, «tous les Magribins sans exception doivent payer, comme nous l'avons dit, un dînâr par tôle;» Mille et une nuits, t. IV, p. 159, dern. 1. éd. flabicht: qU3! «J q£ ailleurs, t. I, p. 417, 1.
6 a f . éd. Macnaghlen: Ux+S »*U vijj3, dans le même sens
que *>5J oAiii, ibid. , 1. 11. La phrase \y\y* ^ 0^ &k>UJl jL-s^jUI , qui se trouve dans un diplôme
publié par M. Amari (/ diplomi arabi etc., p. 216, 1. 9) ne doit pas être expliquée, je crois, comme l'a fait l'éditeur (p. 444, n. d). y est une forme incorrecte,
vulgaire, pour et il faut traduire: «et ils ne payeront que ce que payent les marchands vénitiens.»
P. 604, 1. 20. ,yflUI! ^ àj&J bXtti,.
Vous soupçonnez qu'il faut lire ^jcjcU^, au lieu de Jua55> et sans doute l'auteur aurait pu s'exprimer ainsi ; mais la
véritable leçon nous est fournie par Boul. ; c'est Juëj. Comparez t. I, p. 905, avant-dern. L: v^ f»-.»..L»jJ Oou53,
P. 607, 1. 2 et n. a. Boul. a aussi ijlx* , à l'accusatif, et c'est ainsi qu'on doit lire, car c'est un terme cir-
# fi m
constantiel. On dirait de même: \ju*A ^^-Jt ^ ft^s*
et non pas Jua*.
P. 609, 1.4. LUT^UI. Plus correctement ^W, comme dans L. et Boul.
P. 610, 1. 11 et n. e. ^ ^ o^sl^ \Sj>^ i^JLa. Il ne faut pas substituer ^ à ^X* (aussi dans Boul.), comme le veut M. Krehl, qui a sans doute pensé, mais à tort, que la particule dépendait du verbe. Le sens est: «Mais ceci est un récit peu probable, eu égard à la piété d'Ibn-Mâlik, et il faut en laisser la responsabilité à celui qui l'a rapporté.» Les paroles de Çafadî, qui suivent immédiatement, signifient: «Ce n'est pas un récit peu probable, à cause de» etc. juua**î, avec l'accusatif, signifie, comme on peut le voir dans le Lexique de M. Lane: estimer une chose peu probable; — croire qu'elle est Juju, c'est-à-dire, absurde, impossible, car Jc-oH a très-souvent
ce sens. Dans notre texte il faut prononcer Juu* y.*»-» au passif, comme M. Wright l'a fait avec raison dans ce passage de Maccarî, t. I, p. 341, 1. 3 a f.: Q>£> 0t b.s'Ju ^ àuJby» «il est peu probable que cela se
fût trouvé dans la grande mosquée de Cordoue et que le cadi 'fyâdh n'en ait pas parlé» (comme le cadi 'Iyâdh n'en a rien dit, il est peu probable, etc.). Comparez Ibn-Khal-
doun , Prolégom., t. I, p. 13, 1. 6: «>Jt oLju*jl^| Û,
gw^wù p^Â+i, «Quant à l'impossibilité d'un combat enlrc de pareilles armées , elle est réelle > (trad. de M. de Slane).
P. 611, 1. 11. Dans Boul. c'est oJBi U t^JLc.
Ibid., 1. 18 (cf. Add. et Corr.). La bonne leçon , ^.Jb est aussi dans Boul.
P. 612, 1. 3. Après xlilbLJb ajoutez pi (L. et Boul.). Encore un lapsus calami de l'éditeur.
Ibid., L 12. Biffez Ll dans les mots ju* Ll 0\ (L. et Boul.); cf. p. 608, L 3.
Ibid., 1. 25. Au lieu de >Ju^j, lisez Xa^w (Boul.).
P. 613, 1. 5 et 7, et n. a et 6. Boul. a les bonnes leçons, et comme elles sont aussi dans L. , M. Krehl s'est trompé dans ses notes.
Ibid., I. 21. Lisez L* «ÎI3 (L. et Boul.).
/foc/., I. 22. Boul. et L. correctement L^t.
Ibid., I 24. Au lieu de lisez Jù (Boul.).
P. 614, 1. 3. Il faut sans doute biffer le ^ après 0UJI, comme vous le dites; il n'est pas dans Boul.; mais en outre il faut lire Uj o^L» (L. et Boul.), au lieu de &j. Je m'étonne que vous n'ayez pas corrigé celte lourde bévue, qui sans doute n'est dans aucun manuscrit.
Ibid., 1. 5. Il est presque inutile de'dirc que L., Boul.,
et selon toute apparence tous les man., ont LPlfiJUs, comme
vous corrigez.
Ibid., 1. 14 et 15. L'éditeur de Boulac a vu comme vous que les mots w*JU ^ >Jsà\ jusqu'à tiUL^Jl ^ t
sont deux vers et il les a imprimés comme tels; mais eu
outre il faut lire aux lignes 15 et 18 ùJûiïA (Boul.) au lieu de JjLà* ^* (mochtàghilin).
Ibid., 1. 16. Au lieu de Joa et ^ lisez Ja£ et ^Jti
(Boul.).
Ibid. t 1. 23. Substituez Sj^c (L. et Boul.) à Hy^e.
P. 620, 1. 21 (cf. Add. et Corr.). Le mot xM> semble avoir embarrassé l'éditeur de Boulac de môme que M. Krehl, car il a aussi fait imprimer LksL>.
P. 621 , I. 2. Après -iL~ ajoutez ^\ (L. et Boul.). Lapsus calami.
P. 623, 1. 3. Votre correction, l$JU, est confirmée par le man. d'Ibn-Dihya (fol. 150 r°) et par Ibn-Khallicân (Fasc. VII, p. 98, 1. 10).
Ibtd., 1. 9. (£Ui) lisez xJbL'j, comme on trouve chez Ibn-Dihya. Ce mot, que Freytag n'a pas, signifie ulcère; P. de Alcala le donne sous ulcéra como panai. Il faut aussi le restituer chez Ibn-Khallicân, Fasc. VII, p. 98, 1. 8.
P. 624, 1. 6. Udirô ^ <J&£)\ SjlL iJlJl5 Çâ. Vous vous êtes efforcé en vain de tirer un sens de ces paroles, qui n'en ont pas. Le texte est altéré ; il faut lire avec
Boul.: oJLèo ^ yJlâ&S fj^ù «JlJI5 £ii ; phrase excellente
et qui ne présente pas la moindre difficulté. L. a aussi la bonne leçon; seulement les points du ^ de \Ju*b sont un peu indistincts.
Ibid., 1. 9. Dans Boul. j**uJ|j Aâlt.
Ibid., 1. 13. De vos deux conjectures je préfère le changement de «j^U" en bJ^^vj. Le mot fÛ£ se trouve aussi comme un collectif masculin dans un vers que cite
noire auteur, t. II, p. 193, I. 8, et dans un autre chez Abd-al-wâhid , p. 102, 1. 9. Un sultan de Grenade est nommé dans sou épitaphe: «^JuJf L^-Ar-' (Ihn. al-Khatîb, man. de M. de Gayangos, fol. 145 v°). Dans le Cartâs (p. 61 , I. 8 a f. et 6 a f.), c'est un singulier masculin, avec le sens de brouillard très-épais.
Ibid., I. 14 (cf. Add. et Corr.). Il est presque inutile de dire que Boul. a **jLçj.
Ibid., 1. 15. Ajoutez un 4 après LBjl> et un « après
P. 626, 1. 10. Boul. M cCiî pL>.
Ibid., 1. 23 et p. 627, 1. 1. Voire observation sur le genre du mot cUb est juste. Aux exemples que vous ci-
tez pour prouver qu'il est féminin, j'ajoute le passage d'Ibn-Bassàm dans mes Loci de Abbad., t. III, p. 40, I. 1 1 . Mais au reste votre conjecture sur ce passage (qui a fort embarrassé l'éditeur de Boulac, car il a fait imprimer KtUai v>Liui3 et ensuite *eUïl5 *i^> 0*) me semble inad. missible. Dans le man. d'Ibn-Dihya (fol. 150 v<>) il est
écrit de cette manière: iLflt'î o.L^ &cL-b «Jll^ui oilfiit5
àyè*. Il est donc certain que ces deux phrases ne
riment pas ensemble , *xLId étant au nominatif et «iLjlj à l'accusatif. La phrase suivante ne rime pas non plus chez Ibn-Dihya, qui n'a pas le mot «uCx^vj.. Quant au mot douteux (chez Ibn-Khallicân iJL^uj), je crois devoir le lire
xL^tfJ (imaginer, inventer).
P. 627, 1.2. Ibn-Dihya: *j c^iî ^ o* J>y
Ibid., 1. 8. L. et Boul. ont oli, comme vous avez trouvé dans R. A mon avis, cette le<;on est la seule bonne.
Ibid. , I. 20. La véritable leçon , „ ijî , est aussi dans Boni, et dans L., de sorte que la note h est inexacte. P. 628, I. 19:
j».g.b^Oj ii^-JiX$Vjt v*L^V.o| Jsyi ^5-^
Vos deux changements, «Ja^a» pour et Lâj^ pour
9^.i, qui ne sont pas confirmés par Boul. , me semblent inutiles. Vous dites vous-même que ^Lc est une licence
poétique pour l^lc , et je ne vois pas pourquoi pour
ÛLy n'en serait pas aussi une. Il me paraît môme beaucoup plus naturel que le versificateur, qui était forcé par la mesure de violer les règles de la grammaire et de mettre le second mot au nominatif, en ait fait de même pour le premier, afin d'éviter une inconséquence, une bizarrerie. Quant au changement de *iht& en *Ja«*-*o, je dois observer que l'absence du pronom qui devrait se rapporter à i£*#X3^if, n'est aucunement ce que vous appelez «eine unertràgliche Hàrte.» Il n'y a dans cette absence rien de dur, rien d'insupportable; mais je crains que vous n'ayez
pas bien connu la signification du terme jr> °. dans la
science des traditions. Il signifie , comme l'a dit M. de
Slane dans sa traduction des Prolégomènes (t. II, p. 481,
dern. 1.), la bonne mémoire des tradilionnaires, ou bien
leur exactitude. Par conséquent on dit 0-ojus=wJî -k~*-*>,
syi JûA>to, etc., sans rien ajouter. Ainsi on lit dans les
Prolégomènes (t. I, p. 61, 1. 2): mtt ^1 *Jk*> ù*i»9 J3aa£% xJtjuiU «Or, pour arriver à cette croyan-
ce , il faut être parfaitement convaincu de la crédibilité et de la bonne mémoire des personnes qui ont transmis ces renseignements. » Ailleurs (t. II , p. 396 , 1. 5 de la note) on trouve à peu près les mômes paroles. Dans un autre endroit (t. II, p. 143, 1. 12): jujej ^ Lotb Ujcs^ tôli
\£KJ^^\&\1\ iL^wO «£Ji ^Jkj ^ *yu, «Si l'on déCOU-
vre qu'un des hommes nommés dans Visnâd d'une tradition a été taxé de négligence, ou de mauvaise mémoire, ou d'inexactitude, ou de faiblesse (comme autorité), ou de manque de jugement, cela affecte l'authenticité de la tradition» (trad. de M. de Slane). Chez Maccarî (t. I, p. 813, ' L 1): ^o.a^J» ^3 iJltàa-t, uUQt3 fc^j *z& £*. Chez Ibn-al-Khatib (raan. de Paris, fol. 154 r°): 0U"$
Ja~aJI3 J.iUît JÛ> ÛÉUI. Ces exemples, qu'au besoin il ne me serait pas difficile de multiplier, vous convaincront, j'espère, que la leçon du texte est parfaitement bonne. En prose on dirait: eoA^vil ujLsujî 3a+z> Joyb «à
la condition (qu'ils transmettent tout cela à d'autres) avec
l'exactitude qu'on exige des traditionnaires.»
P. 629, l. 8 et suiv. Maccarî a raison quand il dit (à
la dernière ligne de cette page) qu'Ibn-Dihya donne un autre texte de ce poème , et la différence est si importante que je crois devoir donner en entier le texte de cet auteur et son commentaire. Voici donc ce qu'il dit (fol. 113 v° —
115 r«): *y jo3 v>-ij l^Ja l^S&t J> Jiâ
h. y, s L-j-AûJt Lwcb «£LL>3
*St h. it JLà-3 JUS, £tfc U^aJt ^JS» ^
XJI ^ JL^i X.. .il.,; g J X— il n , r» cO^Lj,
chci Maccarî.
') Lise» J^UJI,
«L-.a— s^Jt a__^ ^L-/^i
v-jj 8 •> a — c j
>U-*3.jJ1 ^ J-o ^3, go^î wLlfJlj
y^Jb* ^t^J! v/^- Les voyelles que j'ai données se trouvent dans le manuscrit.
Ibid., I 18. y^Ai \^ ^L3 Uj^ Ce 1^*3-
est sans doute altéré; il faut un mot comme lX!L> («en le tirant»); comparez le second hémistiche du vers qui suit.
Ibid. t 1. 22. y^1- oJlai. M. Krchl a-t-il com-
pris ce qui serait contre la mesure, car la première
syllabe doit être longue? Vous même, en avez-vous saisi le sens? Vous me répondrez sans doute que non, car c'est un mot du dialecte populaire de l'Andalousie, et à
moins d'avoir étudié P. de Alcala, il est impossible de le comprendre. On peut bien deviner quelle doit être à peu près sa signification. La dame désappointée attribue, selon les idées du temps, l'impuissance de son amant à un maléGce. «C'est un sorcier,» dit-elle, «qui a fait cela,» et vîsr^ doit être une épithète du sorcier. Eh bien , P.
de Alcala a un verbe y^*» 1U'^ traduit par burlar a olro et par enganar apartando (tromper). Il a aussi iû^s-, au plur. yji», eng<*no (tromperie), et ,^-^3-, encallecido en aslucias (vieux routier, rusé personnage, fin matois) et siervo malrero (un serviteur rusé, astucieux; il traduit la môme expression par ^Ôi joL>). Ces trois termes sont, pour ainsi dire, les proches parents de notre 1u''l
faut prononcer y^i» ou vs/^ (cf. de Sacy, Gramm. ar., t. I, p. 322, n. 1), ce qui rétablit la mesure. «C'est un sorcier astucieux qui a fait cela.» Sans doute il faut mettre ces significations de yH>, etc., en rapport avec le verbe yp-, ^oler des chameaux, dans la langue classique; car un voleur de chameaux est obligé de ruser, de tromper, pour atteindre son but.
Ibid.t 1. 23. Lfrxto, ôt &Ajj> «JlS. L'éditeur
de Boulac a compris autrement cet hémistiche, car il a
fait imprimer *£*î y>, c'est-à-dire, idUî *f> (cunnus ma-
tris tune). En adoptant cette leçon, il faudrait bien pro-
noncer co.t , comme dans le texte , et non pas co^t , comme dans les Add. et Corr. («quand tu voulais sortir du ventre de ta mère»). Pour expliquer le second hémistiche,
il faudrait avoir retrouvé le vers ancien dont il me semble une parodie.
P. 630, 1. 4. Au lieu de Lg-JLcj, lisez LgUc^ (L. et Boul.).
Ibid. , 1. 6. La faute p>f, au lieu de lIST, n'est ni dans L., ni dans Boul.
P. 651, 1. 5. Boul. et Ibn-Dihya (fol. 109 v) \j+a (r^î ^ ^xâj , comme vous corrigez. M. Krehl aurait pu trouver les mêmes leçons dans L. — Chez Ibn-Dihya le
nom de la reine est constamment et cette orthographe pourrait bien être la véritable; voyez FOrsteman , Altdeutsches Namenbuch, t. I, p. 961, 962, au mot Nod.
Ibid,, 1. 7. Le ù% de M. Krehl (dans Boul. est
bon, et il ne faut pas le changer en comme vous
l'avez fait. Chez Ibn-Dihya (fol. 110 r°) l'hémistiche est:
et il explique le mot en question de cette manière: tJ^J f^^Jl JUdJJt {sic) vLAJt 3^ *L
/fod., I. 16. (JuatjJl) lisez oL^I^J (Ibn-Dihya, fol. 111 v).
76td.,l. 17. (jHyâAi) Ibn Dihya comme dans le
man. 0.
P. 632, 1. 5. Vous avez mis un signe de doute après votre correction au lieu de Ixi^; mais vous aviez
parfaitement raison en proposant de lire ainsi, comme le prouvent l'édition de Boulac et nos deux man. du Tohfat al-'arous. Dans ce dernier livre on trouve tout le passage à partir de la p. 631, 1. 20, jusqu'à p. 632, 1. 7; — man. 330, fol. 156 r° et v°, man. 426, fol. 114 v». Ibid., 1. 19. Ibn-Dihya (fol. 105 v°) correctement a-*
Ibid., 1. 21. Lisez L^uïî ^tjSÎ (Ibn-Dihya).
P. 635, 1. 9. Trompé par la mauvaise leçon vi^^x».^ ,
vous avez changé mal à propos la bonne leçon ^ et attribué au vers en question un sens qu'il n'a pas. Il faut lire, comme on trouve chez Ibn-Dihya (fol. 113 r°): vl^Jallï
^Ju^>^ J?) ('es voyelles sont dans le man.). Le
sens est: Voyant que mes compagnons ne voulaient pas me donner à boire, «je pris mon outre sous le bras en dévorant mes chagrins.»
P. 634, 1. 9 et n. b. Le *jyb des man. (et de Boul.)
ne doit pas être changé en vjûi, comme Ta fait M. Krehl,
mais en *2yb.
P. 636, 1. 20. Votre correction, zZ^a, est conGrmée par Boul.
Ibid., 1. 21. Plutôt ^ab-y, comme dans Boul.
P. 637, 1. 22 et n. e. La conjecture de M. Krehl est confirmée par Boul. et par le man. d'Ibn-al-Khatîb.
P. 658, 1. 17. L. et Boul. comme vous corrigez.
P. 659, 1. 12. La bonne leçon, JÂaaj, est aussi dans Boul.
P. 640, 1. 12. Même observation.
Ibid. , n. e. Cette note est inexacte; L. et le raan. d'Ibn-al-Khatîb ont la bonne leçon (aussi dans Boul.). P. 641 , I. 17. L. et Boul.
P. 642, 1. 8. Il n'y a rien à changer dans les mots LUc3 JU^i! I^Ifil? syb>; Boul. et le man. de Berlin d'Ibnal-Khatîb ont les mêmes leçons. <Jicî est succéder, et les phrases dans le genre de celle-ci sont fréquentes chez Ibnal-Khatîb. Votre explication de la VIII« forme deJ*£Jest bonne; mais comme elle n'est pas dans les dictionnaires et que vous ne semblez pas avoir rencontré ailleurs JJ^xif dans cette acception, il ne sera peut-être pas inutile d'entrer dans quelques détails sur ce sujet. A la ln forme, le verbe signifie tirer en haut. Dans l'ancienne langue on ne semble l'avoir employé qu'en parlant de la viande qu'on retire du chaudron quand elle est cuite (cf. Harîrî,p. 395 de la 1M édit.) ; mais plus tard on s'en est servi dans un sens général. Ainsi on lit dans les Mille el une nuits (t. I , p. 839) que Camar az-zamân , après avoir attaché un eunuque, contre lequel il était fâché, à la corde du puits , le plongea dans l'eau ; «ensuite il le tira en haut,» aLSJ ( le replongea dans le puits, et répéta plusieurs fois cette opération, «a* iJlSa^ *UI ^ joLètfl 6*) L'édition de Habicht (t. III, p. 200, 1. 1) porte en cet endroit au lieu de ces deux verbes sont donc
synonymes. Dans un autre passage (t. III, p. 224, 1. 12), où il est question d'un naufragé qui se débat dans les vagues près du rivage, le vizir dit au roi: JjJl i^ ov+-i jJUJt} «-x-Jt, «Si vous le permettez, je descendrai vers lui pour l'arracher à la mort;» littéralement: pour le retirer de la mort. Dans la suite on lit (p. 225,
1. 1): .v-A--. &Jt *\i 3^*J, «Le vizir tendit la main au naufragé et le tira en haut.» Ici J-A-i est le synonyme de sr*ô^>. En effet, ces deux verbes s'emploient l'un pour l'autre. Ainsi, au lieu de dire &ju.4u uAj>, à la lettre: tirer quelqu'un par le bras, en parlant d'une personne qui est par terre et qu'on veut remettre sur pied, puis, tigurément : tirer quelqu'un de l'obscurité et l'élever à de hautes dignités, on dit aussi ****** JwSJ. Un vers de Çâ'id, le poète favori d'Almanzor, en fournit la preuve. Dans quelques rédactions, comme chez Maccarî (t. II, p. 57, 1.
13), ce vers commence par les mots: mu«^ c>oA> a- ; dans d'autres, comme chez Homaidî et chez Abd-al-wàhid
(p. 25, L 7), c'est: ^JLSJ j^c La VIIIe forme
s'emploie dans la môme acception. Chez Ibn-Haiyân (apud Ibn-Bassàm, t. I, man. de M. Mohl, fol. 88 r°) on lit que , lorsqu'Abou-'l-Walîd ibn-Zaidoun eut été jeté en prison, *Ls> ^ jH> & ^\ ^ SZ*#
«il implora les bons offices d'Abou-'l-Walîd ibn-Djahwar , dont le père, Abou-'l-Hazm , [le président de la république] , vivait encore à cette époque. Alors Abou-'l-Walîd ibn-Djahwar intercéda pour lui , le tira de sa malheureuse position, et l'admit dans son entourage.» Dans une pièce de vers que Çâ'id adressa à un noble quand il eut été condamné à une amende, et que cite Ibn-ai-Abbâr (dans mes Notices, p. 157, dern. L), on trouve cet hémistiche:
à la lettre : «Viens au secours de ton cousin et tire-le en haut,» c'est-à-dire: retire-le de l'embarras où il se trouve.
Ibid.t I. 10 et n. f. Il n'y a aucune raison pour ne pas admettre la leçon de Maccarî, KjULfij, qui se trouve aussi dans le man. de Berlin d'Ibn-al-Khatib.
P. 645, 1. 7—9. Au lieu de KjUULéwJt, lisez itfUéuJt (Boul.). En outre, l'éditeur a négligé d'ajouter ici les signes qui indiquent les rimes; lisez par conséquent: Myub
Je regrette de devoir le dire, mais vous vous êtes terriblement trompé dans l'interprétation de ce vers. D'abord, en lisant et en prononçant le dernier mot mogdhabi, vous avez perdu de vue que la rime de ce long poème est en bu et non pas en bi. Ensuite vous avez considéré wwO*LiJt comme le pluriel de qUs»^, mot qui désigne un certain arbre. Vous n'auriez pas pu avoir une idée' plus malencontreuse, car, selon les lois delà grammaire, vous seriez obligé de placer alors les belles jeunes filles dans, ou sur, ces arbres, et wu^tjJbJl a un tout autre sens. Le mot chardjab, au plur. charâdjib ou charâdjlb , que le peuple prononçait sardjab, désignait en Espagne une balustrade, tro garde-fou composé de baluslrcs. P. de Alcala le donne sous varandas, qu'il traduit par çârgaba, au plur. çârgab. Le dernier terme est évidemment le collectif, et le premier, le nom d'unité. Sous corredor de casa il a çârjab, au plur. çarâgib. Chardjab est le synonyme de ^.jjj^, car Maccarî (t. II, p. 555, I. 5) l'explique par ce dernier mot, et P. de Alcala, qui, comme je viens de le dire, traduit varandas par chardjab, le traduit aussi par târbuç, terme qui n'est autre chose qu'une allération de a->j-i\^ et que
bien lui nous rencontrerons de nouveau. Or, ce dernier mot , qui , selon une observation récente de M. Blau (dans le Zeilschrifl d. deutschen morgenl. Gesellschaft , t. XXIII, p. 275, n. 1), doit son origine au grec TpxrêÇtov, signifie: balustrade, garde-fou, rampe (balustrade à hauteur d'appui) (Boclhor sous ces mots, Berggren sous le premier et le dernier, Marcel sous le premier), Gelânder von gedrechselten Docfcen (Wclzstein dans le Zeilschrift, t. XI, p. 501). Chez Hélot et chez Paulmier c'est (le lârbuç d'Alcala), balustrade, galerie de bois, balcon. Charâdjib se trouve aussi en ce sens chez Ibn-Djohair (p. 295, I. 16), qui emploie très-souvent l'adjectif verbal mochardjab qui signifie balustré (p. 99, 1. 7, p. 101, 1. 15, p. 149, 1. 14, p. 151, 1. 7, p. 153, 1. 5, p. 267, 1. 3, p. 273, 1. 6, p. 277, 1. 8). Le passage de Maccarî que j'ai cité, nous met en état de préciser encore davantage le sens du terme dont il s'agit. Il en résulte que le chardjab était une espèce de balcon, une saillie sur la façade d'un bâtiment et entourée d'une haute balustrade, dans laquelle il y avait des fenêtres C'est sans doute à ces balcons que le superbe palais de Silves , le Caçr as-charâdjîb (ou as-charàdjib) , devait son nom. Mo'tamid l'a chanté et al-Falh en a fait l'éloge dans les termes les plus pompeux ; voyez mes Loci de Abbadidis, t. I, p. 39, I. 8 avec ma note, p. 83, n. 57, p. 170, 1. 6 et suiv.; Ibn-al-Abbâr dans mes Mtiers, p. 200, 1. 13 et 14. Sans doute ils donnaient sur les deux rivières qui, selon la description d'al-Fath, entouraient ce palais, de même que le chardjab dont parle
*) Bocthor traduit le mot balcon (saillie d'une fenêtre ayee balustrade) par i3Lb ^\J>
Maccarî, avait vue sur le Guadalquivir, et il est présumable qu'ils servaient surtout aux dames, qui, abritées par la haute balustrade, pouvaient y jouir, presque sans être vues , du spectacle de la nature. C'est de ces balcons que parle Ibn-Sa'îd dans le vers qui m'a fourni l'occasion de faire ces remarques. Dans celui qui précède, il avait nommé c'est-à-dire, Santiponce, village bâti sur
les ruines de l'ancienne et célèbre Ilalica, non loin de la rive droite du Guadalquivir, et après avoir dit: «Combien de plaisirs avons-nous goûté à Santiponce, sans que personne y trouvât à redire,» il continue: «là où sont ces balcons, où se tiennent tant de belles jeunes filles.»
A présent nous devons encore nous occuper du dernier mot du vers. Dans Bout, c'est «n mais comme la rime doit être en bo, il nous faut de toute nécessité l'ao-
» » ai
riste d'un verbe. Par conséquent, je lis lmuj, l'aoriste au passif de la Ire forme de ww^a-c , verbe qui signifie entourer la tète d'une ïjLac, c'est-à-dire, d'un fichu de soie noir avec un bord rouge et jaune et souvent orné de perles et de pièces d'or. C'était la coiffure des dames arabes en Espagne, aussi bien qu'au Maroc et en Egypte; voyez mon Dictionnaire des noms des vêtements, p. 300 et suiv.
Sans doute v A.,»a.«.;v. , à la Ve forme, conviendrait mieux
' (= kjUufcSî JLù dans le Câmous) ; mais notre poète ne pouvait employer cette forme à cause de la mesure, et on peut comparer ces paroles du Câmous: «j Ç**ak U Ll*a*Jf, P. 649, 1. 3. Boul. comme dans la note b; mais je lis vJJ ji, que vous semblez préférer aussi et qui est le mot propre.
P. 650, 1. 3. Boni, comme dans le texte.
P. 655, 1. 13. Àu lieu de tJ ^JLo>, lisez v^U> Jd (Boul.).
P. 656, 1. 17. Il est presque superflu de dire que L. et Boul. ont aussi f&a-
P. 658, h' 3. Les copistes ont écrit ici oUblaJt, parce qu'ils se sont laissé tromper par le verbe qui suit; mais un tel mot n'existe pas, et s'il existait, il donnerait
un sens absurde. Boul. a oUÎLa+ft, et c'est précisément le terme qui convient.
Ibid. , 1. 4 et n. a. M. Krehl s'est trompé, car L. a tUJLi, leçon que Boul. a aussi.
Ibid. s !. 9. Votre remarque est très-bonne, et la véritable leçon, jja*», est dans Boul.
Ibid. , L 20. iula «JlsaJî ijfyi Le changement de
sJl^UI en XjjjL^vît, que vous voulez faire, est aussi inadmissible que celui que s'est permis l'éditeur de Boulac en faisant imprimer . - La leçon du texte est bonne.
J'avoue que si je l'avais eue sous les yeux il y a quelques
années, je l'aurais changée en fttlAJt, comme vous pouvez le voir dans le troisième volume de mes Loci de Abbadidis, que j'ai publié en 1865; mais à présent j'ai acquis la certitude que c'est s^L^Jî qu'il faut. Le participe
JL=> ne pouvait pas me faire revenir de mon erreur, car
chaque fois qu'il se me présentait, je le changeais en les copistes ayant pu facilement confondre ces deux mots; mais heureusement j'ai rencontré le substantif *f3-=> , qui ne se laisserait pas changer en ïï\sXj> , ce dernier mot
n'existant pas. Ce se trouve dans celle phrase d'Ibn- Haiyân (apud Ibn-Bassâm , t. I, man. de M. Mohl, fol. 128 v°): iu;»>U «y j=>> fcijb Ûj, chez Ibn-al-Khatîb (raan. de M.
de Gayangos, fol. 146 v°): HJW — L^JLo $$J?a fc-JLc tgifo
s^UJI *}f*} g^'» cnez Maccarî» l« H» p. 865", 1. 13, où on lit que Wallâda se distinguait par 8^>, et chez P. de Alcala, qui traduit ingenio par harâra. Il est donc
certain que b"L> H,oljf à la lettre une chaude plaisanterie, signifie une plaisanterie ingénieuse, spirituelle, et que le
substantif 8;ï^-=>, littéralement chaleur, s'emploie dans le
sens d'esprit. 11 s'ensuit que ^JUudt dans mes Loci de Abbad., t. II, p. 224, n. 16, ne doit pas être changé. La même observation s'applique à ces paroles d'Ibn-Abdalraelic Marrécochî (man. de Paris, n° 682 suppl. ar., fol.
102 r°) : çéym JL> IUJL^vJI ç^a a\S; à
celles-ci (tftûl., fol. 116 f): y>X~Jt JL> ^âJ! J^Ju, dLT ijaJjû^l ùj>>\ î a ces passages d'Ibn-al-Khatîb
(man. de M. de Gayangos) fol. 18 v°: ^Uat ^ J^y^j
*Jc> u-Jl^v* ^ s^LsOI B;oUJI DUc; fol. 22 r°: il aimait
à dire KlftâJt3 i^JJI a* bJlsUI B,oUît; fol. 139 r°:
■JltfUt yLJb pli - 0tf; fol. 142 v°: cro 8^UJl
et à beaucoup d'autres , car l'expression n'est pas. rare chez les auteurs arabes-espagnols.
P. 661, 1. 20 et n. 6. Je m'étonnerais si les raan. portaient ici lot , qui serait contre la mesure et la grammaire. L. a ôt comme Boul.
P. 664, L 18. Boul. A*liJj.
P. 666, 1. 22. Votre excellente correction, »L^> pour »U, est confirmée par Boul.
P. 667, 1. 13. Boul. .Jt^-J', comme vous corrigez.
P. 668, 1. 9. Après &à)S ajoutez «aUô (L. et Boul.).
P. 670, dern. 1. Au lieu de u^ytlt, qui serait ridicule, lisez irçyftJI, comme dans Boul. Freylag n'a pas^^c
comme plur. de u-J-i; on le trouve chez Alaccarî, t. I, p. 504, I. 19, dans le Cartâs, p. 6, 1. 5 a f. , chez Ibn- Khaldoun, Hist. des Berbères, t. I, p. 295, 1. 14 (M. de Slane a corrigé le texte dans sa traduction), chez P. de Alcala sous majuelo et sous planta.
P. 671, 1. 11. Boul. comme vous corrigez.
Ibid., 1. 22. Votre est confirmé par Boul.
P. 673, 1. 4. Boul. confirme aussi votre *?ôL». Ibid., 1. 12. Biffez JUB, qui serait de trop; L. et Boul. ne l'ont pas.
Ibid. t 1. 14. Boul. nous met à même de corriger deux fautes graves qui se Irouvent dans ce vers. Au Heu de
U^JI, qui serait vide de sens, il faut lire »1 ; g. H, et à LUfcit il faut substituer UJUÛ.. «Il nous a présenté une boisson dont la couleur était celle de la poix (0>JUî ôy»\ 1. 11 et 12), et il nous a donné des cornes de chèvre pour dessert.» Freylag n'a pas j^i, suivi de v» donner
à quelqu'un des ,)»JU, des fruits secs qu'on mange au dessert en buvant du vin; mais la manière dont on emploie la Ve forme (cf. le Glossaire sur Edrîsî, p. 584) met celte acception hors de doute.
P. 674, 1. 8 et 9. j^Ju^ zi) s'expliquerait difficile-
ment. La bonne leçon est dans Boul.; c'est yAÀjt. Dans votre note sur le tome Ier, p. 51, K. 3 a f. (Berichtc , p. 157), vous avez cité deux passages de Maccarî où les copistes ont écrit ^fiâJI au lieu de , le nom de la
côte de l'Arabie méridionale d'où vient l'ambre; on peut y ajouter celui-ci. Le mot ^ signitie ici bonne odeur, parfum, comme chez Ibn-Djobair, p. 197, 1. 12; le parfum d'as-Chihr, c'est-à-dire l'ambre. Il faut lire de même t. II, p. 540, 1. 1 , où Maccarî cile un livre intitulé ^
iij^\J^\ (Us. g}«2>j 'yt-SJ! ». — Je m'étonne que vous n'ayez pas corrigé à la ligne 8 les mois monstrueux: lïLut *J ^.tf. Il va de soi qu'il faut prononcer vi*^.
P. 675, I. 4 et 5:
Je ne puis tirer aucun sens raisonnable du second hémistiche du premier vers. Dans Boul. (qui a ^Lo-S , c.-à-d. jj^L/âJ, pour^L*a S, ce qui revient au môme) le troisième mot est ^«J» , leçon que j'adopte (^JuJty , mais
') En recevant le troisième fuscicule de vos nouvelles observations, j'y vois que vous n'êtes pas tout à fait du même avis au sujet de ce titre. Je laisse ma note telle qu'elle est; que le lecteur choisisse!
en changeant le dernier mot en ■. Un ,Jjm ijùjuaf un ami qui porte le turban, n'est pas en général, comme vous le dites dans vos remarques sur le vers qui suit, un ami du sexe masculin, mais c'est un ami qui est théologien ou homme de loi, parce qu'à Tunis, comme en Espagne, ceux-là seulement portaient le turhan ; voyez mon Dictionn. des noms des vêtements, p. 306 et suiv. C'étaient des personnes graves et d'un certain âge, qui , comme tout le monde sait, improuvaient, selon la loi de Mahomet, l'usage du vin. C'est pour cette raison que le poète dit: «Cachez-le (le vin) aux yeux des amis que vous avez parmi les hommes à turban, car les vieillards ne peuvent que faire pleurer les jeunes gens insouciants;» c'est-à-dire: ils peuvent sermonner les jeunes gens, les faire pleurer leurs péchés, mais ils ne sont point fails pour assister à des festins égayés par le jus de la treille. Dans le second vers, je ne puis pas adopter votre changement de aj^i
en q^L?\?, car en le proposant , vous avez supposé , d'abord
que r* -*..■= vJû^Juo est un ami du sexe masculin , ce qui , comme je viens de le dire, n'est pas exact, ensuite que gj t signiGe un voile de femme , tandis qu'il est trèscertain que ce terme ne s'emploie jamais dans cette acception, qu'il n'est jamais le synonyme de }i+=>. La leçon
du texte est bonne, mais Boul. nous fournit une excellente correction pour le dernier mot, qui doit être f
rouge, iL^Ut, du vin rouge. Pour exprimer clai-
») On peut aussi prononcer IpLîl et Î^Ujt, toutes ces formes étant
bonnes et ayant la même signification.
rement l'idée du poêle, qui a employé ^1 — !i d'une manière qui rend une traduction littérale impossible, je donne cette paraphrase du vers en question: «Un homme d'intelligence, d'esprit et de délicatesse ne boit son vin rouge qu'en cachette ; mais aussi , quand les hommes à turban ne l'épient pas, il en boit toujours.» Le vers suivant, qui commence par les mots: sTJLô lg vioys, j'y ai ajouté du (vin) blanc, montre qu'il faut de toute néces-
silé adopter la leçon de Boul. , , car ces mots sup-
posent qu'il a été question de vin d'une autre couleur; comparez t. I, p. 733, 1. 5 a f.
Ibid., I. 24. Lisez >2â Ji, SU! U (Boul.).
Comparez Ibn-al-Alhîr: !sL« Uj ILo^1.
P. 678, 1. 8. Boul. Jj'Jo- Lt ^U^\J.
Ibid., I. 18. Boul. ^a, comme vous corrigez. P. 679, 1. 12. Après obLx i*l il faut ajouter le mot il est dans Boul., dans L. et probablement aussi dans les autres manuscrits.
Ibid., I. 13. Oui, il faut lire comme vous le
dites et comme portent L. et Boul. La leçon du texte n'est sans doute qu'un lapsus calami.
P. 680, L 9. Après Ji ajoutez jju>, qui
est absolument nécessaire pour le sens, mais qui manque en effet dans L.
Ibid. , n. d et e. Ces mots sont aussi dans Boul.
P. 682, 1. 20. Boul. a aussi Jà^Aïï.
*) J'ai noté qne ce passage se trouve t. X , p. 395, mais il doit y avoir une taute dans ces chiffres.
P. 683, 1. 8. L. a k*JUm l5JLéu sans Boul. JUtf mJLLm fut; mais je me range entièrement à votre avis.
Ibid. , L 18. Il ne faut pas substituer D>Jo à JjJC-j, comme M. Krehl le dit dans les Add. et Corr. , mais cj£*j (Boul.).
Ibid., n. a. Boul. -Li «JU \J*y&, sans blanc. P. 686, 1. 4 et n. a. Lisez ^Li^j, comme dans Boul. et dans les deux man. d'Ibn-Haucal.
P. 687, 1. 3. Boul. . y**A au lieu de ^
P. 689, L 3. Au lieu de ,^3, lisez ^ (L. et Boul.).
P. 691, 1. 4. Boul. ç,^, comme vous corrigez.
/6irf. , 1. 8 et n. c. Boul. n'a pas non plus l'article et il ne faut pas l'ajouter («un endroit où il y avait des cuisiniers»).
P. 692, 1. 9 et 10. Je n'ai pas de remarque à faire sur ces vers, mais bien sur la fin de votre note, où vous
reprochez à M. de Gocje d'avoir fait imprimer jy&t dans son édition de Belâdzorî (p. \t , 1. 2). C'est sans doute une faute bien lourde; mais comment avez-vous pu croire un seul instant qu'un savant tel que M. de Goeje l'ait commise ? Ignoreriez- vous que les compositeurs nous jouent parfois de mauvais tours, et auriez-vous oublié qu'avant de critiquer un passage, il faut s'assurer s'il n'a pas été corrigé dans l'crrata? Si vous l'aviez fait, vous auriez trouvé, dans les Addenda et eniendanda, p. 115, que ce
*)j&4 est une faute d'impression pour j^JLlW. Décidez
maintenant vous-même de quel droit vous avez reproché à
l'éditeur d'avoir méconnu, en considérant le ^ sémitique
comme une conjonction, la nature constante de cette particule.
Ibid. , I. 24. jjOI (3ib> i\ »jA~àï5 udU^i ^ U.
Je ne comprends pas pourquoi vous voulez changer, contre l'autorité de tous les man. (et de Boul.), •Jfgmà5) en *l#a&y La leçon du texte me semble très- bon ne. ^am^ï a ici le sens d'énumérer, comme plus loin, p. 703, 1. 11 et 12: #~Jlî *ya&j, ? Lo Ju*Jt Jc s>L£ Peut-être auriez-vous changé aussi le texte dans cet endroit, si la rime n'y eût mis obstacle.
P. 693, 1. 1. Au lieu de Ul\c5 , lisez LîÂc 3, (Boul.).
Ibid. , 1. 24. Pour ïstlLè+tt}, vous voulez lire, comme dans Macrizî, ïtiL^JI.. La leçon du texte, j'en demeure d'accord, ne convient pas; mais admettriez-vous que les copistes aient changé *JL?\JI en KàJliïuJI? Vous me répondrez que non; eh bien, pourquoi ne lirions-nous donc pas x«JLi=uJl et pourquoi ne prendrions-nous pas la III« forme de çXs> dans l'acception que vous avez indiquée si bien vous-même dans votre inestimable Dissertalio de glossis Habichlianis , p. 95, et qui convient parfaitement?
P. 694, 1. 2. 0lLo est aussi dans Boul.
Ibid. t 1. 22. Le sens exige que le dernier mot soit
oûib, comme dans Boul.
P. 695, 1. 1. Boul. oi\.
P. 698, 1. 12 et 15. M. Krehl aurait pu trouver £oî5, comme vous corrigez avec raison , dans L.; Boul. a aussi cette leçon, et il est presque inutile de dire que, dans cette édition, les mots ^ etc. sont écrits comme un vers,
avec UoSMj à la fin.
P. 699,1. 1. Votre correction, vj> ^ sULLi , n'est bonne qu'en partie; en outre, vous avez laissé subsister le mot qui précède, ^^Xï^li, et qui doit être corrigé, car l'impératif doit être au masculin. La bonne leçon est dans Boul. ;
c'est vy?- a* iXiiu, Evidemment le L a été cor-
rompu en ^5. Quant au verbe ^A-a-s»!, il se construit non-seulement avec l'accusatif, mais aussi avec m* M. Lane a noté, sous la ln forme, l'expression: u ^\jls»\, « il imita son exemple. »
Ibid., L 3 et n. b. L. n'a pas *^L£ij, mais ^L^j. Il faut lire ^l^S (Boul.).
Ibid. , I. B. Votre correction, bÛJUj, est confirmée par L. (Boul. sl&j).
Ibid. . 1. 14. Au lieu de • \ w. . lisez u£Ul*r (Boul.). P. 700, 1. 5. Je ne pense pas qu'il faille changer la
leçon JoJskû3, qui est aussi dans Boul., et je prononce
«Sj^>. «Tâche, autant que tu peux, de» etc.
Ibid., \t 22. Boul. ojX*Jt ^gktt , comme yous corrigez.
P. 701 , 1. 6 et 7. Mettez un 4 après v^S, un « après et biffez, dans les Add. et Corr., la soi-disant correction i/à.
Ibid. , 1. 14. Après ^^Ajt jl^u Boul. a de plus : ^ UT JUbJI ^ oy*> »M' Lb^!
<* JUyi Ut JJU fc-u-iwo LJa^^ jt^feU
7fcwi. , L 16 et 17. Mettez un 6 après 0Lt^Jt, et un i< après Q|^Jt (comme vous avez corrigé ce mot). Votre
correction vi>JL&x*J5 est confirmée par Boul.
P. 702, I. 16. Vous ne vous êtes pas aperçus , M. Krehl et vous, que les mots à partir de *JUt iU«J L, sont un vers. Au lieu de L. et Boul. ont ^^j, et c'est
ainsi qu'il faut lire. L'éditeur de Boulac a aussi fait imprimer i^Xiyn, parce qu'il croyait que le second hémistiche rimait avec le premier; mais c'est une faute, il faut
Ibid.t I. 19. Au lieu de {jaj^ù, Boul. a [ja.s»ôî; mais il faut lire o*a>> ; voyez mes Loci de Abbad. , t. III, p. 113, où j'ai parlé fort au long de ces sortes d'expressions.
Ibid.y 1. 23 et 24. L'éditeur de Boulac a ajouté ici une
note marginale, dans laquelle il dit qu'il a trouvé bJ
dans les man., mais qu'il soupçonne qu'on doit lire »;L*Jf,
^iLS JjùJI ^à. Il est vrai que «JuJI serait bien préférable.— Puis les mots iuij »J^5 jusqu'à p&^lj, sont un vers.
P. 703, 1. 3 et 4. Encore un vers : ^ vi>^JLc JcfiJj, 11 y a donc dans cette lettre quatre vers que M. Krehl a fait imprimer comme de la prose. Vous n'en avez remarqué qu'un seul, mais consolez-vous: l'éditeur de Boulac s'y trompe aussi parfois; le vers, par exemple, qui se trouve à la dernière ligne de la page 700, est chez lui de la prose.
P. 704, 1. 13. La bonne leçon, o^iJ, est aussi dans Boul.
Ibid. , 1. 19. La véritable leçon n'est pas celle que vous proposez, mais celle qu'on trouve dans Boul., à savoir:
Ui *i ^y Comparez Abd-al-wàhid , p. 221 à la
On: *Zfi> ù+xj ^1 Oji ,J.
Ibid.t 1. 24 et n. d. M. Krehl s'est trompé: la bonne leçon, i*5ULJ, est dans L. (aussi dans Boul.).
P. 705, 1. 19. Vous diles: « Lisez
parce que le mot est joint à ^^JLi » J'adopte volontiers
votre correction, bien que la leçon du texte se trouve aussi dans Boul., niais je ne puis approuver la manière dont vous la justiBez. Evidemment vous avez considéré
^eà comme le synonyme de ^& et attaché à l'un comme
à l'autre le sens de se courber; mais un passage chez Maccari, t. II, p. 310, dern. 1., montre que vous vous êtes trompé. On y lit: ifJi&£Ï\ 8, k i ^ *5Uc £jo
ulJhxl\f d'où il résulte que ^^Isï se dit en parlant de la
démarche d'une personne, de sa façon de marcher (cf.
Lane), mais que Ji&i se dit au contraire quand il est
question de ses regards. Dans la note sur le passage que je viens de citer et dans lequel les man. ont aussi le djlm, j'ai traduit des regards amoureux; je crois à présent que
des regards langoureux vaudrait encore mieux, car JL$\ï est l'équivalent de ^à^G*.
P. 706, 1. 16. Oui, skJT; l'éditeur de Boulac ne s'y est pas trompé, car il a fait imprimer oST.
P. 707, I. 20. Boul. aussi rftJtf.
P. 708, 1. 2. Certainement *j; aussi dans Boul.
Ibid.y L 9. Je commence à soupçonner que ce Uxiest un lapsus calami de l'éditeur. L. et Boul. ont iuà , comme vous avez trouvé dans R.
P. 709, 1. 1. L. el Boul. ont olJL?U; mais xJLssv-i (comme on lit chez Ibn-Batouta, cité dans la note a) ne serait pas contre la mesure , comme vous semblez le croire, puisque, dans le basit, le pied cjJUâa**x peut se
changer en ^JUàîi.
Ibid., 1. 9. Boul. OualS, comme vous corrigez. Ibid., 1. 19. Entre s. L'A et L\A il faut insérer le mot 0LS' (L. et Boul.), que l'éditeur semble avoir omis par
mégarde. L. et Boul. confirment votre correction
Ibid., 1. 20. Au lieu de ô«*o, Boul. a ^jlJÎ, ce qui
est peut-être préférable.
P. 711, I. 5. ,^i~o JO,. Vous voulez lire (JiSJi
et traduire: «Je suis encore né de son temps, mais lorsqu'il était déjà très-avancé en âge.» J'adopterais volontiers votre opinion , mais avez-vous d'autres exemples de
l'emploi de JL»2 en ce sens? Je n'en ai pas, etFreytag n'a pas eu d'autre autorité que celle de Golius pour son annosus et veiustus evasit. Il en faudrait une meilleure. Boul. a ^JL-o, et cette leçon est aussi dans L. (d'où il résulte qu'il faut corriger la note a de M. Krehl) ; cela serait JL*i, et sans oser affirmer que cette leçon est bon- » » »
ne, je crois cependant qu'elle mérite considération.
Ibid. , 1. 7. La bonne leçon, ll »juj , n'est pas seulement dans Boul., mais aussi dans L.
Ibid, 1. 20: * :
U-LaJi ys^âJl jLjo {J^\ UJL5
Il faut sans doule restituer la leçon des man. (aussi dans Boul.) UUwJI , que l'éditeur a changée mal à propos,
et prononcer liLa+JI ; mais il faut aussi expliquer le vers d'une tout autre manière que vous ne l'avez fait. Vous traduisez: «Er war, bevor er einen Bart bekam, von absonderlicher Schônheit ; nachdem dies aber geschehen , ist er zum Absonderlichen , Zusammengesetzten geworden.» Je ne comprends pas ce que cela signifie , mais je vois que vous avez attribué au mot gharîb un sens qu'il n'a pas, à savoir celui de absonderlich , terme que mon dictionnaire traduit par séparable, détaché. Je vois aussi que vous avez traduit moçannaf par composé, ce qui est une erreur; que vous dites ensuite qu'il signifie, en parlant d'un arbre , ayant les feuilles en partie vertes , en partie mortes , et que celte expression est appliquée ici par ironie à un jeune homme dont la barbe a poussé. Tout cela est loin d'être clair. Auriez-vous voulu dire que le poète compare la barbe du beau jeune homme à des feuilles mortes, et son visage à des feuilles vertes? Je n'ose pas vous prêter une idée aussi bizarre, mais si vous ne l'avez pas eue, vous auriez dû vous exprimer d'une manière moins obscure.
Pour interpréter ce vers et un autre qui se trouve aussi chez Maccarî, je serai obligé d'entrer dans des détails assez étendus, mais j'ose croire qu'ils ne paraîtront pas inutiles.
Commençons par bien fixer la signification du verbe vjJLs! L'auteur du Câmous dit à ce sujet: Uumaî bJlL*
,ja*j ^ '.T;w«j ;Loj UU*3Î •çannafa signifie: dispo-
ser une chose par espèces et séparer ces espèces l'une de
Vautre. » Comme le lexicographe ne dit rien aulrc chose sur ce verbe, vous voyez que Frcytag s'est gravement trompé en lui faisant dire que çannafa signifie: composuit librum. C'est tout autre chose que composer, et en parlant d'un livre, c'est: l'arranger par ordre de matières.
Aussi dit-on xàuajl <AX&t, expression qui a fort embarrassé M. de Slane et dont il n'a pas réussi à saisir le sens (voyez sa traduction d'Ibn-Khallicân, t. I , p. xxv, n. 1, t. H, p. 489, n. 4), pour indiquer des livres qui sont arrangés de celte manière, et non pas par ordre alphabétique; ce sont spécialement des livres sur le Coran, sur les traditions et sur le gharîb de ces dernières. Comparez Ïbn-Khallicàn, t. I, p. 585, 1. 6 éd. de Slane: o-LJî
xaj^ e**X#0t3. Un moçannaf (Maccarî, t. I, p. 521, 1.
6, p. 618, I. 16) est un recueil de traditions arrangé wiftJI vtj.it ^^JLc, «dans l'ordre où se suivent les chapitres
de la théologie,» comme Ibn-Hazm le dit très-clairement dans ce passage que cite Maccarî (t. I, p. 812, dern. L):
Au plur. on dit en ce sens e*#A#Ji oUi*a* (Maccarî, t.
I, p. 521, 1. 4), ou simplement olÀ^Jt (Maccarî, t. I, p. 618, 1. 17, Abd-al-wâliid, p. 154, 1. 14). Les grands recueils de Bokhàrî et de Moslira sont des moçannafâi , comme Maccarî (t. I, p. 521, L 4—6) le dit formellement , et l'on sait que ces livres sont rangés en effet par ordre de matières, >Miï ut>?t L<Jic, et non pas par ordre alphabétique, comme beaucoup d'autres recueils de traditions.
Ce point établi , je dois parler du terme gharîb. Il signifie proprement extraordinaire, singulier, qui neressemble point aux autres (voyez Boelhor). Dans la science des traditions , on a donné ce nom aux traditions authentiques qui ne proviennent que d'un seul individu d'entre les compagnons; mais on Inappliqué aussi aux termes difficiles, obscurs ou rares, qu'on trouve dans les traditions ou dans le Coran, et l'interprétation de ces termes est devenue une science sui generis , le *U GlytJI3 vi^JesaJî vsîj*1- On les arrangeait par ordre alphabétique ou par ordre de matières, wïaJI xJ\^\ ^JLc, et dans ce dernier cas, on les appelait al-gharîb al-moçannaf. Beaucoup de savants, tels qu'Âbou-'Obaid al-Câsim ibn Sallâm 1 et Abou-'Amr Chaibànî', ont publié des recueils sous ce titre, et il en est souvent question. Ainsi on lit chez Maccarî (t. I, p. 475, L 20 et suiv.) que Mondhir ibn- Sa'îd écrivit deux vers à Abou-'Ali Baghdâdî pour lui demander le prêt d'un livre sur le gharîb, et qu'un de ces vers était conçu en ces termes:
s: s oc
Ailleurs (t. II, p. 258, L 10) il est question d'un livre qui portail le même titre. Dans un autre endroit (t. II, p. 329, 1. 6 et suiv.) notre auteur parle d'un personnage qui, lorsqu'on lui eut demandé l'explication d'un terme insolite et qu'il n'eut pas été en état de la donner, attacha à un de ses pieds une chaîne de fer en jurant qu'il ne l'olerait que quand il saurait par cœur le al-Gharîb al-
1) Voyez nâdji Khalfo , t. IV, p. 322 et suiv.
*) Voyci M. de Goeje dans le Zeitschri/t , t. XVIII, p. 784.
3) Hiulji Khalfa, t. IV, p. 332.
moçannaf. Mais cette expression, qui était connue dans toutes les écoles, se prêtait à merveille à des jeux de mots, parce que les deux termes dont elle se compose admettent aussi d'autres sens. Nous possédons quelques-uns de ces jeux d'esprit, qui sont de véritables énigmes et qui ne se laissent pas traduire, sans compter qu'ils sont d'un goût fort contestable. Maccarî en cite deux. L'un (t. II, p. 269) se compose de deux vers. Dans le premier il est dit simplement: La Beauté contempla avec admiration le visage de la jeune fille; mais dans le second on lit:
Au premier abord cela semble fort étrange et même vide de sens; mais c'est un défi que le poète porte au lecteur, une énigme qu'il lui donne à deviner, car derrière le sens apparent il y a un sens caché, les mots pouvant se prendre aussi dans une autre acception. La Beauté dit qu'elle trouve dans le visage de la jeune fille des ce qui signifie,
dans le langage ordinaire, des choses rares, singulières, merveilleuses, mais dans celui des écoles, des mots rares (synonyme de gharîb) 1 , et le poète, qui prend le terme dans ce dernier sens, trouve que la Beauté n'a pas dit assez et qu'elle aurait dû ajouter que, sur le visage de la jeune fille, tout est bien ordonné, bien à sa place, de même que dans un Gharîb moçannaf les termes sont rangés logiquement. L'autre jeu d'esprit, celui qui m'a obligé
technical terms.
à faire ces remarques, est d'un autre genre, car le poète joue sur la double signification des termes gharîb et mo-
çannaf. Ce dernier peut être formé non-seulement de ujSo
ou UUjq , espèce, mais aussi de Jùo, /e &ord d'un man- • *
teau , d'une robe , qui est d'une autre couleur que l'habit môme, et alors c'est bordé, galonné. Par ses paroles en apparence énigmatiques, le poète donne à entendre que la barbe du beau jeune homme ressemble à un galon que l'on met au bord d'un vêtement.
P. 711, 1. 24 et n. e. Boul. ^JUll oi\.
P. 712, 1. 5. Boul. ^**Jt.
Ibid., 1. 6. Votre correction n'est bonne qu'à demi;
lisez ^jtf (L. et Boul.).
P. 715, 1. 9 et n. d. Boul. comme dans le texte.
P. 714, 1. 11. Pour ^jAm+JI, lisez ^s^a^J! (L. et Boul.).
P. 717, 1. 14 et n. e. Boul. a la bonne leçon.
P. 718, 1. 8. La bonne leçon, Lf&dLwS, est aussi dans L. et Boul.
P. 719, 1. 17. Boul. a aussi ^
P. 720, 1. 22 et n. a. Boul. a Jô^l dans le texte.
P. 722, dern. 1. Comme vous aviez changé, dans les Add. et Corr., la leçon xJLj^ et que vous n'aviez pas rétracté votre opinion dans vos nouvelles remarques, j'avais placé ici une noie pour défendre et expliquer la leçon du texte. La lecture de la p. 108 de votre 3e fascicule me l'a fait biffer; je vois à présent que nous sommes parfaitement d'accord sur ce sujet. C'est sans doute par un oubli involontaire que vous avez négligé de désavouer votre ancienne conjecture.
P. 723, I. 1. Boul. (j**A5, comme vous corrigez.
Ibid., I. 2. Je ne sais si le changement de tfJ>f* eu (jSjjLa, dans les Add. et Corr., est de vous, mais vous Pavez du moins approuvé par votre silence. H ne faut pas le faire, car la Ve forme de 3j ne conviendrait pas du
tout, tandis que la leçon du texte (aussi dans Boul.) est très-bonne, (j^j-? s'emploie précisément en parlant d'une démarche lente. M. Lane a déjà noté l'expression : ^èi, jf^\ «I proceeded in a right, or a moderate, manner in journeying, or in pacc,» et la Ve forme se trouve deux fois dans ce passage de Mohammed ibn-Hârilh (Hist. des cadis de Cordoue, man. d'Oxford, p. 342): iLiL viui'
/&«/., I. 5. Au lieu de«*atJJ, Boul. a^iJjJ (se />e«cAer). C'est une excellente leçon, tandis que celle du texte est très-mauvaise.
Ibid., I. 4. Il est presque inutile de dire que L. et Boul. ont jX».
Ibid., I. 5. La leçon ùJJoj dans la note b (aussi dans Boul.) est bien préférable.
Ibid., I. 15. La lettre / doit être placée après «XJ^
va****. La véritable leçon, c^Â^, se trouve aussi dans les deux raan. d'Abou-Tammâm.
P. 724, 1. 5 et n. c. Dans L. il n'y a pas de blanc, et il ne manque rien ici; l'auteur se borne à citer le premier hémistiche.
Ibid., 1. 7. L. et Boul. correctement Lsoî ^LaùiJ!.
Ibid., 1. 11. Sans doute il faut lire ici avec L. w^sUj, comme vous le dites, et cette leçon est aussi dans Boul. Vous avez également raison en traduisant la IVe forme de wv^vî par enfanter. L'auteur du Glossaire sur leMançourî (man. 531(5)) dit que Rhazès, dans son Al-Kitâb al-Mançouri, a employé trois fois le mot en ce sens (= v>bb^i), mais que c'est un néologisme, ;A£ f^f^j^ Uw.^ï «*âi vjjl Dans notre texte il reste cependant encore une
faute à corriger, v^?^ dans 'e sens de produire (voyez mes remarques dans le Journ. asiat. de 1869, t. II, p. 208, 209), enfanter, engendrer, se construit avec l'accusatif
(comparez aussi Ibn-Khaldoun , Bist. des Berbères, t. I,
p. B28 , 1. 7 : Û*-^v-/o Qt — ^-a-^vJI tJMy
LU 8j+> v^il ,*S k\4^a v^Iî) > et non Pas avec le v On ne peut donc pas dire: J^Jûï ^ ^^LUj 0UjJI
Il faut lire ^iJ. Vous savez qu'on emploie la préposition J pour joindre à un verbe transitif son complément
direct, quand ce complément se trouve déplacé, atin de fortifier l'influence du verbe sur son complément (de Sacy, Gramm. ar. , t. 1 , § 1049, n° 3).
P. 727, I. 25 el 24. Vous avez eu le malheur, dans votre traduction de ces deux vers, de prendre le nom propre d'un grand seigneur, d'un beau frère du célèbre Saladin, d'abord pour un nom d'action, ensuite pour un participe. Je m'explique. Le grand poète Ibn-'Onain, dont Maccarî cite ici quelques pièces et qui était né à Damas en 549 de l'Hégire, se plaisait à composer des satires virulentes contre les personnages les plus haut placés de sa ville natale1. C'est à un d'entre eux, à Lâdjîn, le premier époux de la Dame de Damas (Sitt as-Châm), la sœur de Saladin*, que s'adresse la pièce dont nous allons nous occuper. Le premier vers en a été imprimé correctement dans l'édition:
11 ne faut pas changer le dernier mot en Llç>Uj, comme vous l'avez fait, ni lire U*ç-& ^^1, comme l'a fait l'éditeur de Boulac , qui n'a pas compris non plus de quoi ou de qui il s'agit. La leçon des nian. est bonne; c'est la préposition v avec le nom propre Lâdjîn, qui, si on le considère comme étant de la seconde déclinaison, devient nécessairement au génitif et dans la rime Lâdjînâ. Le premier hémistiche du second vers, qui est altéré de la même manière dans l'édition de Boulac et dans celle de M. Krehl, se lit très-correctement ainsi dans le man. L. et peut-être dans d'autres encore:
AlUJ J\ U*>) 4»Ui ^ vlrf ^1
x) Voyei Ibn-Khallicân, Fasc. VII, p. 126, 1. 3 , p. 127, L 2 a. f. éd. Wûstenfeld.
*) Voyei Ibn-Rhttllicân , t. I, p. 145, 1. 18 éd. de Slanc.
Vous voyez qu'ici nous avons de nouveau le nom propre Lâdjîn , mais nullement un plur. irrégulier du participe du verbe L^vJ, comme vous l'avez supposé. Je vais vous donner à présent la traduction de la pièce dans son entier, après avoir observé que le premier mot du 3* vers est ^J>\'Jt le participe de ^y. «Ces voyageurs que j'accompagnais parfois (un bout de chemin) dans une caravane pour prendre congé d'eux , — bonté divine , quel désir m'inspiraient-ils de me rendre auprès de Lâdjîn I Eh bien, nous sommes venu à la porte de Lâdjîn pour lui demander quelque chose; mais, hélas! mieux eût valu qu'une mort prématurée nous en eût empêché et que nous ne fussions pas venu, car en lui adressant notre prière, nous secouions un cadavre, sans mouvement, et nous ressemblions aux chrétiens qui demandent du secours à des images.» Vous voyez que la paronomase est très- forte, plus forte que vous ne le pensiez, car tous les trois vers se terminent en lâdjînâ. Au reste, il n'est pas étonnant que Saladin exila Ibn-'Onain de Damas à cause de sa mauvaise langue Il avait toute raison d'en agir ainsi, puisque son propre beau-frère n'était pas à l'abri des attaques du malin poète.
P. 728, 1. 2. Les véritables leçons de ce vers sont encore à trouver. L'éditeur de Boulac n'a pas été plus heureux que vous, car il a fait imprimer ^jijfU (contre la mesure) et o^. Dans L. c'est ^JtSUfi
') Ibn-Khallicân, Fasc. VII, p. 126, 1. 3 cl 4.
Ibid., 1. 5. Au lieu de oy-*'» il faul prononcer yr*', car cet hémistiche rime avec le suivant. Ibid., 1. 6. Le vers:
est dans Boul.:
Peu importe qu'on lise JjLL* ou ^Ja^.-*, car le sens est le même, et le Uâ£>»j de Boul. est mauvais; mais celte édition nous fournit le mot qu'il faut substituer à ce malencontreux 1$J<Aj, qui est de M. Krehl, les man. portant L^J JÂj. 11 faut donc lire:
Comparez Abd-al-wâhid , p. 114, 1. 5 a f. : r- L*Jt
*S>cO j^JL. gjyo — ^J^t; Ckrta*, p. 210, 1. 6:
iù>*> ^aJUmJI J^t; p. 250, 1. 15: iû>*o ÂJUt ,^11*. Dans
ces phrases est le synonyme du *îoû de notre texte.
Ibid., I. 11. Non pas Jwui-*jJI, mais JJu^JI (Boul.);
voyez mes Loci de Abbad., t. I, p. 91, n. 98. Ibid. y 1. 12. Est-il besoin de dire que la bonne leçon, est dans L. et Boul.?
Ibid.t L 15. Boul. a J^b>, au lieu de UJt. P. 729, 1. 19. La bonne leçon, L*y»y, est aussi dans Boul.
P. 751, 1. 14. Il y a encore un changement à faire dans le dernier hémistiche, car il faut substituer (L, et Boul.) à j»jûx. Dans L. et dans Boul. il est correct.
P. 732, I. 18. Je voudrais que vous eussiez donné l'explication de votre conjecture sur le second hémistiche, car je la comprends aussi peu que la leçon du texte. Le copiste de L. a effacé avec un grattoir ce qu'il avait écrit
mm»
d'abord, et maintenant c'est LpIjlju*, avec un point, qui est biffé, au-dessous de la troisième lettre. Dans Boul. c'est L?Lx/t, avec le ghain.
P. 733, I. 13. La bonne leçon, oj/^1» est aussi dans L. et Boul.
Ibid., 1. 22. Le léger changement que vous proposez, me semble très-bon. Quant à la Xe forme de bL>, pour laquelle vous citez seulement M. Lanc, je l'avais notée longtemps avant lui, dans mon Glossaire sur le Bayân, p. 12. On la trouve aussi chez Maccarî, t. II, p. 259, 1. 10.
P. 734 , 1. 6. Oui, Boul. a aussi QL<?JÎ5. P. 754, I. 16. j^àJl pour ^àjl (L. et Boul.) est un lapsus calami de l'éditeur.
P. 757, I. 16. Vos deux conjectures sur c^-«-^-«Jli,
dans *jL>^I ^ yJ^sà J**?UJU , sont également inadmissibles. La leçon du texte (aussi dans Boul.) est bonne. C'est une expression de la langue moderne, et Bocthor (v° interdit) a la phrase tout à fait analogue: « Demeurer
interdit , vU^' ->j f^jûî.»
P. 792, 1. 25. Ici et plus loin, t. II, p. 200, h 14, Boul. a aussi ULSiU ; mais l'éditeur a ajouté celte note au second passage: rbUI ^x+> ^J> y c<rJ utX=> LffJ^t. Il veut donc ou biffer le ^è, ce qui serait un remède tropviolent, ou le prendre dans l'acception de U, Vous avez
lâché de résoudre la difficulté d'une autre manière en lisant l 8.*vLc; mais je ne comprends pas du tout comment le verbe v iu*c pourrait signifier se remuer d'une manière violente, sich gewaltig rûhren, comme vous traduisez. C'est en vain que je consulte les dictionnaires , ceux des savants européens aussi bien que ceux des Arabes eux-mêmes, je n'y trouve pas celte acception. Pour la prouver, vous citez un vers d'un ancien poète qui se trouve chez les géographes. Remarquez , toutefois , que nous avons ici affaire à de la prose très-simple, humilis ac pedestris oralio, qu'on ne doit pas expliquer à l'aide de l'ancienne poésie du désert. En outre, le vers dont il s'agit est inintelligible, parce que nous ignorons ce qui précède et ce qui suit. Vous avez beau traduire ses trois derniers mots: -jjuJb ifj+j, par: «indem er mit beiden Hânden zugrifif und sich gewaltig rùhrte,» ce n'est qu'une traduction arbitraire, car ni ^vXJb ^j+j, ni s-»***j ne peuvent signifier cela. -Le fait est que le texte est bon; mais il faut remarquer que les verbes qui expriment l'idée d'aimer,
comme vJL-iwc et se construisent quelquefois avec
^5, comme le prouve ce passage d'Ibn-al-Khatîb (man. de
Paris, fol. 112 r>): <-*S*\ J± &*UU3, et cet autre (man.
de l'Escurial, article sur Sauwâr): L^u LcLsuà 0\S
*9yflU) vyN ;<»|&it. De même chez notre auteur,
t. II, p. 884, 1. 10; p. 804, 1. 23. C'est une construction logique; dans ces sortes de phrases, les auteurs ont évidemment pensé à plutôt qu'à (j^c ou ».
') Cette note était écrite lorsque je reçus votre dernière livraison. J'y
P. 797, 1. 20. Mettez un <• après «Js"3 et un « après
Ibid., I. 24. Non pas ^ôj*, mais JUeyk
P. 798, 1. 3. Au lieu du second Î^^Ias , lisez l^^bj (L. , Boul. , Calâïd).
Ibid., I. 5. uSslo, comme vous voulez lire, se trouve en effet dans le Calâïd (p. 333 éd. de Paris).
Ibid. , I. 7. J'ai collationné ce long passage sur le man. du premier volume d'Ibn-Bassâm que possède M. Mohl. Je l'indiquerai par les lettres Bass.
Ibid., 1. 12. Au lieu de f^*^, lisez f^uai^ (Bass.).
Ibid., 1. 19. La bonne leçon, v^JUxo, est dans L. et Boul. Mettez un * après ce mot, et un « après iuà.
P. 799, I. 1. Au lieu de 0U^ol\ , il faut lire ^làlljî (Boul.). Il s'agit ici d'un de ces plagipalidae ou souffregourmades, de ces parasites bouffons, qui recevaient volontiers des coups et des soufflets, pourvu qu'on leur donnât en môme temps un bon dîner, et dont vous avez parlé dans le Zeitschrift, t. XIII, p. 593, n. 1. Dans la vie d'Ibn-Mardanich, Ibn-al-Khalîb (man. de M. de Gayangos, fol. 186 r°) parle d'un de ces hommes en ces termes:
vJiaJtf 1 (lis. U5.J U5j Xâa*^ KjS, >ô t+m\ ^ *J 0ITj
vois qu'en parlant du passage qui se trouve t. II, p. 804, L 23, vous
connaisses par notre auteur l'usage de ^A,>i suivi de ^J, et je me
flatte de l'espoir que vous ne nierez pas que ijàji^ peut se construire
de la même manière.
*) Cette correction est justifiée par le man. do Berlin et par la pièce de vers qui suit chet Ibn-al-Khulib.
^p. slkc «*Jô vX-*-j o1"5' Vr* Wu
Quant au mot 0L«-r,q , les copistes l'ont souvent altéré. Ainsi Quatremère , dans son édition des Prolégomènes d'Ibn- Khaldoun (t. I, p. 289, 1. 13), a fait imprimer il (aussi dans notre man. 1350), en donnant dans une note deux variantes également mauvaises. Il faut y substituer ^cLà^aJI, le plur. de 0L».à^> , comme M. de Slane Ta remarqué avec raison dans sa traduction, et celte leçon se trouve dans notre man. 48. Dans l'Histoire des Aghlabiles du môme auteur, Noël des Vergers a fait imprimer (p. 63,
I. 5): a^tuXJUaJ\3 oiJ^aJ\ ByftU^; mais il fait lire Ô^HftUbttJtg , comme porte notre man. 1550. Parmi les hommes de celte classe quelques-uns avaient perdu le sens, comme il résulte de la comparaison de deux autres passages d'Ibn-Khaldoun. Dans son Histoire des Berbères (t.
II, p. 554), il dit que le meurtrier du sultan de Grenade
Abou-'l-Haddjâdj était un homme tombé en démence, *JLS fi ^J, et dans son Histoire d'Espagne (man. 1550,
t. IV, fol. 34 r°) il le nomme un cXJLÎI *ielà*> ^ 1 vxêj.
Ibid., I 12. Biffez le signe 6 après ol^JïJb.
Ibid. , L 13. Boul. correctement K£*h.<Ub (Bass. iuLu^Jb , c'est-à-dire, fclJa^Jb).
Ibid., I. 15. Votre excellente correction, Jjl, est confirmée par Boul. et par Bass. Chez ce dernier c'est: Jlaà qU<*> t^*&^\» L»b ItX^j (lis. Lo j+G s!
l) Telle est la leçon du man. quasi-autographe de Londres et de l'édition de Boulac. Notre man. porte mal à propos
D* Jll Lj â>l Lo idilj L*s»A>t Jl» ^ ÛoiTj c^U
P. 800 , 1. 6. Bass. comme dans le texte , et je crois devoir corriger ce passage d'une autre manière que vous
l'avez fait. Je lis: irU L* (c'est
une honte pour lui de l'avoir écrit). Le verbe ^ signifie très-souvent écrire; voyez, par exemple, outre le Lexique de M. Lane, Ibn-Djobair, p. 53, L 14, p. 81, 1.13, p. 126, 1. 19; Prolégomènes, t. I, p. 54 , 1. 7 et 13. Ibid., 1. 9. Au lieu de cette ligne, Bass. a ^ «x&Jîj
Ibid., 1. 18. Si vous aviez bien voulu remarquer que j'ai publié et traduit, en 1863, toute la préface d'Ibn- Bassâm, dont Maccarî ne cite qu'une partie, dans le troisième volume de mes Loci de Abbadidis , où elle n'occupe pas moins de dix-huit pages (p. 39 et suiv.), vous auriez peut-être corrigé plusieurs passages du texte en vous servant de mon travail. J'ose croire aussi que, dans ce cas, vous n'auriez pas dit dans votre dernier écrit qu'il faut biffer ici le signe 1 après <->S$\ , car vous auriez vu par ma note a de la page 39, que ce signe doit être conservé, mais qu'au lieu de fcôjiî, qui n'est qu'une faute d'impression, il faut lire «v^' (aussi dans Boul.).
Ibid., 1. 19. Boul. correctement ^su}.
Ibid., 1. 21. Il ne faut pas insérer entre et ^.jIj, comme on lit dans les Add. et Corr. Boul. a aussi la leçon du texte.
P. 801, 1. 5. J'ai déjà dit qu'au lieu de , il faut lire juôJt.
Ibid., 1. 14. J'ai dit aussi qu'au lieu de ^jJI il faut lire, comme dans la note h, 8J»jJt Uù&. Boul. a la bonne leçon.
Ibid., 1. 15. J'ai dit encore que pour &• il faut ^^a, comme dans le man. d'Ibn-Bassâm.
P. 802, I. 16. {^) lisez ^ (L. et Boul.).
P. 805, 1. 8. Biffez cet 85j-c qui n'est pas dans Boul. et qui donnerait un contre-sens.
P. 807, t. 10. (a^îjj) lisez *^t3j| (Boul.).
P. 809, 1. 1 et n. a. i+bjb J^w pL*t. Il
se peut fort bien que cette leçon (dans Boul. ^.JyCJl) soit correcte, car les Arabes d'Espagne, comme j'ai déjà eu l'occasion de remarquer ailleurs (Glossaire des mots esp. dérivés de l'arabe, p. 95), avaient adopté le mot espagnol cuba (cuve, tonneau) et en avaient formé le nom de métier v!^» tonnelier. Un savant dont lbn-Abdalmelic Marrécochî fait souvent mention (man. de Paris, n° 682, fol. 1 v, 111 r°, 144 r°, 166 v°), portait ce surnom. L'expression ^yjulyCJI js.5Wo pourrait donc signifier: la mosquée du quartier des tonneliers (cf. le Glossaire précité , p. 357, 358).
P. 811, 1. 1. *}ô ^jjtMi V ffipS y>5. Au lieu de ^Âri, qui est décidément mauvais, quoique Boul. l'ait aussi , il faut lire , comme le sens l'exige et comme le montre le pronom dans ».bp ^j^i (l'aîné de la famille).
Ibid., 1. 5. Boul. a deux fois »S>jJ>, comme dans les noies a et 6 et comme vous vouliez lire autrefois; mais je
crois, comme vous le croyez à présent, que la leçon k>/> est bonne.
ibid. , 1. 20. Boul. a aussi ;U.
P. 812, !. 20. (\?) lisez |£ (L.; Boul. a ^jè.).
P. 814, 1. 1 et n. b. Le ^^Jî-Sj dans les Add. et Corr. ne vaut rien; mais la conjecture de M. Krehl dans la noie
b, est excellente; elle est confirmée par Boul.
et L. a aussi ya+j.
P. 816, I. 2. QUJL*) lisez JbuJU (Boul. et l'édition de Paris du Calâïd).
Ibid. y 1. 8. Oui, hJL^h^i comme dans Boul. et dans Tédit. de Paris du Calâïd.
P. 817, L 16. Après gS3 ajoutez {Calâïd).
Ibid., 1. 17. Certainement yl^J\ ; aussi dans L.f dans Boul. et dans le Calâïd.
P. 818, I. 6. Remplacez l'insipide 0L*j par ^J>j (Calâïd)', c'est justement le mot qui convient.
Ibid., 1. 22. Lisez ^11 w ^L*. (Calâïd).
Ibid., 1. 25. (,Lu) lisez (Catéirf).
P. 819, 1. 15. Votre nouvelle note me fait soupçonner que le changement de wd&l en XaLLJI est de vous; mais il faut conserver la leçon du texte, qui est aussi dans
Boul., car JJbJt est un collectif qui signifie aussi les étudiants, et qui convient mieux au style élevé et recherché
que le prosaïque ijLl\.
Ibid., 1. 19 (cf. Add. et Corr.). J'avais espéré qu'au lieu de relever, dans votre nouvel écrit, une petite faute d'impression qui n'en valait pas la peine, vous auriez donné des exemples de la signification que vous avez attribuée, dans les Add. et Corr., au verbe à savoir celle de
componere (mortuwn). Je ne la trouve ni dans Frcytag, ni dans Lane, ni dans Bocthor, et je ne comprends pas bien comment ce verbe l'aurait reçue. Si vous aviez bien voulu vous expliquer à ce sujet, vous m'auriez mis en état de corriger sans hésitation ce passage que je trouve chez Mohammed ibn-Hârith (Hist. des cadis de Cordoue, man. d'Oxford, p. 225): x^jm (sic) B;Us» — pULP ^1 JLçJi
Ibid., I. 23 et suiv. Vous ne semblez pas avoir remarqué que H. de Goeje a décrit, dans le IVe volume de notre Catalogue (p. 87), un manuscrit qui contient ce poème avec un commentaire; qu'il l'a comparé avec le texte de Maccarî et qu'il a noté les variantes. Dans ce vers, ce man., que j'indiquerai par la lettre A, porte
au lieu de P. 820, 1. 2. A.
Ibid., 1. 4. A. (mauvais).
Ibid. , 1. 6. 0Un est encore confirmé par Boul. et par A. Ibid., 1. 7. (^P) A. l5^>, qu'il faudrait rapporter à
Ibid., 1. 8. A. ^^uàj ^A^>3t et Jwxl, qui est plus ordinaire, quoique JJT soit aussi en usage (voyez Lane). Ibid., 1. 10. A. mieux
/ftirf., 1. 11. A. iXJ Î33, et ensuite il faut lire, comme il a: »xa*{£) et ..->î,
Ibid. t L 12. A. ^-«J j-^i sl^> ^jjjé, excellentes leçons, bien préférables à celles du texte.
Ibid., I. 13. A. jjs^H 0c «£fc>3.
/6uf., 1. 15. A. jjâft, comme vous avez corrigé.
, 1. 16. A. correctement J t. ; lisez aussi , comme
il porte, {Jjû (= ikxijti ^^XSI c^i^).
7&ÛJ., L 18. A. jï, comme vous corrigez.
P. 822, 1. 11. L'idée que vous avez eue d'insérer 3l
avant et de traduire comme vous le faites, est aussi malheureuse qu'indécente. L'opuscule d'Ibn-al-Khalîb, auquel Maccarî a emprunté ce passage, a été publié, il y a trois ans , par votre compatriote M. Muller (de Munich) , dans ses Beitrâge zur Geschichle der westlichen Araber (voyez p. 25 , 1. 4 a f.). Si vous aviez bien voulu prendre connaissance de ce livre , vous auriez facilement remarqué que l'auteur, loin d'accuser le cadi de pédérastie, dit simplement et honnêtement qu'il vint avec tous ses concitoyens à la rencontre du prince et de son escorte.
Ibid., L 12. 4? <s^^ cr*-^ er* cr-*^- Volre
J^^ïUI (=r Il^Ol) est inadmissible pour plusieurs raisons. » » »
En premier lieu , je ne comprends pas comment vous avez voulu faire dire à Ibn-al-Khatib que le cadi alla à la rencontre du prince «dans le costume grossier d'un pèlerin.» Croyez-vous donc qu'en Andalousie un personnage respectable aurait osé se présenter à un prince dans un costume qui n'en est presque pas un, et qui d'ailleurs ne se porte que sur le territoire sacré de la Mecque? C'eût été de la dernière indécence. La suite du passage (voyez le texte chez M. Millier) montre en outre que le cadi, loin de se faire voir dans un étal voisin de la nature, s'était paré
de ses plus beaux habits et qu'il portait, à la manière des Arabes d'Orient, un lailesân blanc et un turban arrangé avec art. Ensuite il faut tenir compte 1°. de la paronoraase (la première carîna se termine par jJ;L^v*viî) , qui
serait détruite si l'on adoptait la leçon que vous proposez;
2°. de la voyelle dans L. qui porte ^^.^Ot; 5°. de la variante L^v^it qui se trouve dans le man. 6. de Maccarî , dans Boni., dans l'édition de M. Mùller et dans le man. de Ylhâla que possède M. de Gayangos. Une autre remarque à faire, c'est que la leçon .j£-:> est mal appuyée. Elle est dans Boul. et M. Krehl l'a trouvée dans un man. de Maccari; mais un autre porte a^=> et on lit de même dans le texte publié par M. Millier, dans un man. del'Escurial qui est meilleur que celui dont ce savant a fait usage 1 , et dans le man. de Berlin du Marcaz al-lhâta \ Il devient donc de plus en plus probable qu'il faut lire j^^snJi <ym^ ou LfusOt a~>, et le Lexique de M. Lane nous met en état d'expliquer celte expression. On y lit
*) Il semble difficile de connaître les man. de l'Escarial. M. Mùller (p. 45) a reproché à M. Simonet d'avoir publié un opusoule dlbn-al-Khatîb d'après un seul man. et d'avoir ignoré qu'il y en avait deux autres dans cette bibliothèque. Il lui est arrivé à peu près la même chose, car il a lait imprimer un autre opuscule du même auteur d'après un seul man. qui laisse beaucoup à désirer , tandis que l'Escurial en possède un autre bien plus correct et plus complet. C'est le n° 470 (n° 467 dans le Catalogue de Casiri). M. Lafuente y Alcantara, dont nous regrattons lu mort prématurée, a bien voulu le collationner pour Fno"
*) Dans le man. de Vlhâta que possède M. de Gayangos, le mot en question a été omis.
que L-^u>, ^-^.s». et L^-s»^ signifient: «Anything by
ri
which one is veiled, concealed, or protected.» C'est justement le sens qui convient à noire passage , et vous voyez qu'on peut lire ^^v^Jl aussi bien que L^Ut ; mais afin que la paronomase existe pour les yeux aussi bien que pour l'oreille , jcUI est préférable. Lisons par conséquent: l^\^\JI ^JLs» 0» Lr-*J^, ce .qui signiûe qu'il » » »
avait revêtu ses plus beaux habits. J'ose croire que ces leçons et cette interprétation ne seront pas contestées. Le sens est bon, c'est celui qu'exige l'ensemble du passage, et j'ai tenu compte des trois considérations dont j'ai parlé plus haut.
P. 824, 1. 2. Ce (te a choqué avec raison l'édi-
teur de Boulac. Il soupçonne qu'il faut lire ^^JLs*
OU iJaàa.'ïi.
Jbid., 1. 14 et n. a. Le mot xAM, qui se trouve aussi dans Boul., ne doit pas être changé. Il n'est pas classique, mais il existe dans la langue plus moderne, et on le rencontre, par exemple, dans un passage d'Ibn-al-'Auwâm (t. I, p. 454, 1. 1 et n. 1), que l'éditeur, Banqueri, a rejeté au bas de la page, comme tant d'aulrcs qu'il ne comprenait pas. Il faut y lire: U jOài Qiji kA*
If) *x>tjî5 1 iô^JU JLiJi Js\J^\ çU*. L'avanl-dernier mot est chez Banqueri \S\^9 et dans le man. de Leyde
(u° 546) jujUÎj , avec un point au-dessus et un autre au-
J) Ainsi dans le man. de Leyde, et non pas X^aJI , comme chct Banqueri.
dessous de la dernière lellrc; mais la vérilabie leçon ne saurait être douteuse.
P. 825, L 15. Vous avez oublié de dire qu'en lisant
il faut aussi changer «IiSi en iulaj.
Ibid., I. 19. Boul. *jXsu>.
Ibid., 1. 21. L. et Boul. correctement ^L. Ibid., 1. 22. Cet o^>\ pour Ju?u (L. et Boul.) n'est sans doute qu'un lapsus calami de M. KrehI.
P. 828, 1. 20. Boul. «o3b.
Ibid., L 22. Ce ïÎT ^ ,J serait très-abrupte. Boul. ^. J v, quoique, dans le sens de J yr
P. 829, I. 2. (KlSjJi) lisez Jtls^JI (Boul.), de même
que plus loin, p. 843, 1. 2. Comparez la Description de
V Egypte, t. XVIII, part. 2, p. 191, 251.
Ibid., L 18. (JU) Boul. a*£. Le texte me semble altéré ici.
Ibid. , L 24. (jj^ît) lisez (Boul.) et ajoutez ^^^èUl après oiyuaJI (Boul.).
P. 830, l. 9. lisez (L.). — (^as>s)
lisez wJL>3 (Boul.).
/fod., I. 10. (*UjL) Boul. plus correctement KxSb.
P. 831, 1. 5. (*J*U5) lisez «Ju, (L. et Boul.). P. 832, I. 9. (,^ol) Boul. L*»!.
1. 18. kXft^Vj aussi dans L. et Boul. P. 833, I. 9. Boul. L$o U, comme vous corrigez.
Ibid. , L 16. Ce J~> ;Lb ou JL> me semble vide de
sens. Boul. a Jw> ol^o, et je crois que j^j> (un amant
. = dans le premier vers) est bon; mais l'autre mot
est encore à trouver.
P. 834, 1. 4. Boul. rJ*:\ comme vous corrigez.
P. 838, 1. 3. Boul. confirme votre correction Lit.
Ibid., 1. 15. (v~w} lisez «JlàJ (L. et Boul.). Lapsus calami de l'éditeur.
P. 839, L 14. Veuillez rétracter vos deux conjectures. Vous vous êtes laissé tromper par une inadvertance de l'éditeur. Le mot a été omis, oy* AJ> ,jJJl (L. et Boul.).
Ibid., 1. 19. f^àJt Comme on ne teint pas le
charbon, mais qu'on le fait, il faut lire VLm-Ljo avec les deux man. cités dans la note A. Boul. a la bonne leçon.
P. 840, 1. 6. En substituant ^Jà à ^jJ, vous avez oublié que la rime est en si. — Lisez, comme dans la note b, \j$m ^Jt>\jâ\ c'est aussi la leçon de Boul.
Ibid., 1. 15. (^Jul) lisez ^Jjùt (L. et Boul.). Faute d'impression ou lapsus calami.
Ibid., 1. 18. Dans Boul. c'est w>»
P. 841, n. f. Quoique le mot JLali désigne aussi une bouteille, puisque P. de Alcala le traduit par ampolla para bever, j'aurais fait mieux, en comparant Maccarî, t. II, p. 163, 1. 17, 23 et 24, de le traduire ici par vase de terre. Alcala le donne pour la cinquième fois sous jarro de vino, et il semble d'origine berbère, car dans le Dietionnaire berbère, pot (de terre) est JLkaJLal. Comme en Egypte il n'a jamais été en usage, il a fort embarrassé
l'éditeur de Boulac, qui a fait imprimer JLiu+ji dans les
deux passages de Maccarî, et qui a ajouté une note au second, où il dit que, puisque la signification de JuLjs
dans le Câmous ne convient pas, il faut considérer le mot
du texte comme le synonyme de dytOi ou jJLZJ , coupe. Méfions-nous des Orientaux quand ils expliquent des termes qui n'appartiennent pas à la langue classique ou à leur propre dialecte!
P. 842, 1. 16. Insérez entre et r (L. et Boul.). P. 845, L 2. (xIs^JL) lisez IÛ^JLj (Boul.), comme plus haut, p. 829, 1. 2.
P. 844, 1. 20. La leçon (j^-jî, qui est confirmée par Boul. , ne doit pas être changée. L'auteur veut dire que les deux savants qu'il nomme s'appelaient l'un et l'autre Abou-'Alî. De même p. 884, 1. 3. Chez Ibn-Abdalmelic Marrécochî (man. de Paris, n° 682 suppl. ar., fol. 1 v*) on lit: 0*jÀs> ^ cr**jaJî u&Hy, Plus loin
(fol. 2 r) : ! ^ 01&JI *JJ1 J^-* ^1 ^ ^
Ailleurs (fol. 4 r°) : JiSffto) ^auflJI aJJî ^ ^1 ^ y^.
Plus bas (fol. 4 v°): JLsUl ^ ^ <j^î a*
Dans un autre endroit (fol. 9 v°): ^1 jJLi a© ^ '* * *
jJUt ^jI^ J^./> <j[^j — ^La^>. Il me serait
facile de citer encore un millier d'autres exemples tirés de l'ouvrage de cet auteur.
P. 846, 1. 21. Boul. KX*>, comme vous corrigez.
P. 847, 1. 13 et n. a. Le mot *uJt, qui est aussi dans Boul., est nécessaire.
Ibid;, I. 24. Lisez sans hamza.
P. 848, 1. 15 et 19. lisez Ki^j, comme dans Boul.
La seconde fois le mol est aussi écrit correctement dans L.
P. 849, 1.8. (Ar>lï.) lisez (Boul.). Aussi dans