PREMIÈRE PARTIE, PUBLIÉE PAR MOI-MÊME
P. 8 , 1. 8. L'explicalion de cette phrase que vous avez donnée dans les Add. et Corr., m'a toujours paru forcée
et peu satisfaisante. Vous la modifiez à présent, mais sans respect pour la rime et sans la rendre plus acceptable. Pour ma part je dirai, comme je le disais il y a plus de dix ans, que je ne comprends pas les mots dont il s'agit. L'éditeur de Boulac a été dans le même embarras que moi. Il a fait imprimer: L» (sic) J.AaàJU' .JL-J JtJJL> e*-A-5* xÀtt, mais en mettant sur la marge le signe V pour indiquer que le passage lui semblait altéré.
P. 12, 1. 14. Je persiste à croire que la leçon tX~^ol est bonne, et Boul. la confirme.
P. 56, 1. 6. Lisez JuLfcJî l^Jt i comme je l'ai
dit dans mes Loci de Abbad., t. III, p. 56, 1. 7. Vous
n'avez noté qu'une de mes corrections en oubliant l'autre.
P. 57, 1. 4. vi^L^uJI Ma correction, aUxèJt
au lieu de qU£JI, comme portent les man. , est confirmée par l'édition de Boulac; mais cette dernière porte également v£*-i-ili=uJ5, et c'est une seconde faute que j'aurais dû corriger. Un mot e*-JLk«.îl n'existe pas du tout. On
sait bien ce que c'est qu'un e^-^w», mais ces gens ne s'appellent pas au plur. s^Jl^u, et en outre il ne peut être question d'eux dans ce passage. Evidemment Mac cari a voulu parler des eunuques slaves de la cour ; ce qui précède et ce qui suit ne laisse aucun doute à ce sujet; mais alors il faut lire, en changeant les points: 01&XAJ\ wwuL^vJî. C'est le nom que les eunuques slaves portent constamment, comme chez Ibn-Djobair, p. 328, 1. 19:
»L.-f*-+ H qLa^H 3l£ljt, et dans une foule de passages d'historiens arabes-espagnols. Voyez aussi mes Loci de Abbad., t. III, p. 9, et Ibu-Haiyân (apud Jbn-Bassuin, t.
loi
III, man. de Gotha, fol. 29 r°) : XjU »<Aàc £*&>t
QyL wwol^wH -J&aH ^ xlii>. La faute que j'ai corrigée se trouve aussi dans un passage d'Abou-'i- Faradj. Cet auteur dit (Abul-Pharajii HisL DynasL, p. 194, 1. 9 et 10): e^LàJî y>ya /éÂfts. Pococke a traduit: «Regerente autem in eum [Andream] Sergio convilia qualibus excipi soient Cinaedi,» et M. Weijers, dans une note sur le Spécimen de M. Valeton (p. 87, n. 10), a
considéré ce v^uôUÀ* comme le plur. de vi>uJu, qui, à
Ten croire, serait le synonyme de eA-i-^-x , mais qui en réalité n'existe pas. Il faut lire w^jLsvJI, car cet André, l'ambassadeur de Constantin, était effectivement un eunuque, ^•a-s>, comme l'auteur l'a dit p. 193, avanl-derii. ligne.
P. 60, 1. 6. ()ULy-Jt y) lisez avec les man. et Boul. KJ^mJ13. Le mot jk~LA— a ici une acception qui a été notée par Bocllior, à savoir celle de politique, conduite adroite dans les affaires. Chez Roland de Bussy ;<~U*Ju est doucement; c'est au fond la môme signification.
Jbid., I. 14 et n. d. Le sens est bien celui que j'ai indiqué dans la note d; mais je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'ajouter quelque chose.
P. 61 , 1. 2 et n. a. Je pense à présent que le JcjJuaj des man. (aussi dans Boul.) est une altération de j^'j* La IIe forme du verbe signifie: faire partir des troupes
pour une expédition. ^L^vU Lfi^H\ jy, dans notre texte , est, pour ainsi dire, l'expression complète; mais on supprime aussi le substantif qui désigne l'armée, les troupes, comme dans ce passage d'Ibn-Haiyàn (man. d'Oxford, fol.
21 v), qui a élé copié par Ibn-al-Abbâr (dans mes iVoices, p. 97): ^1 (^1 ^ JU) ^ ^ DLT
^jLxja ^sJI f£t3 jiL^wJJ ^IL^., et dans cet antre, que l'on trouve dans YAkhbâr madjmou'a (p. 83, 1. 4 éd. Lafuenle): ^1 UU^ iû^ ^ ^jJt ^ £JU Û3.
P. 64, 1. 17 et n. a. Le U que j'ai ajouté est dans. Boni.
P. 67, 1. 12. Vous avez donné une excellente explication de ce vers; seulement j'aimerais mieux lire s^isJb; le sens est le même, mais yjj* me semble plus élégant que vj* et lcs copistes confondent souvent ces deux mots (voyez mes Loci de Abbad., t. III, p. t57).
P. 68, 1. 22. Notre auteur se trompe ici: il n'aurait pas dù renvoyer au VIIIe, mais au VII* livre de la seconde partie de son ouvrage; voyez l'édition de Boulac, t. III, p. 749 et suiv.
P. 69, 1. 2 et 5 et n. a (cf. Add. et Corr.). L'éditeur de Boulac a été embarrassé comme moi par ce passage, car sur la marge il l'a accompagné du signe f, pour indiquer qu'à son avis il est corrompu. Cependant le texte qu'il a donné est parfaitement correct. Au lieu du^Uait5
de mon édition, que vous avez changé en ^jtiijtj, il a iJii}\> , ce qui s'accorde avec le (sic) du man. La. ,
et cette leçon me semble la véritable. Voici mes raisons: 1°. votre ^JlJCJUi ne signifie pas en général les morts, comme vous traduisez, mais seulement ceux qui ont été tués, ce qui ne conviendrait pas. 2°. L'idée que l'intercession des saints profile aux morts (supposé pour un instant que ^jcjUÎ signifie cela) est plutôt catholique que
musulmane. 3°. Nommer ensemble les riches et ceux qui ont été tués, serait fort singulier, tandis que A-> J J^l ^xjî. , les gens riches et opulents , est une expression consacrée par l'usage et qu'on rencontre souvent. 4°. En adoptant la leçon que vous avez proposée, ce passage n'aurait pas de rime, et vous serez le premier à reconnaître qu'il doit eu avoir une; eh bien, il en a une quand nous lisons:
OjJLfc ^Jjl (jttf^fe LS»^. «JÂ^ 0^!*
P. 70, L 13. Certainement ^5, comme vous corrigez, et c'est la leçon de Boul.
P. 71, 1. 2. Boul. ^.itÂc, comme j'ai fait imprimer, et ^SAS.
P. 73, 1. 9. (^» ^a) prononcez ^J* ^a. Au
reste, cette pièce se trouve aussi dans le Cartâs ; mais le texte qu'en a donné M. Tornberg dans son édition de celte chronique (voyez p. 215), fourmille de fautes et de contresens.
P. 77, 1. 16. Boul. kIaaJ' p-ftj» a*ec la variante ^-j^
Ibid., 1. 21 (cf. Add. et Çorr.). Boulac correctement \ô. P. 81, 1. 22. Boul. ig^), comme G. P. et R. P. 82, 1. 19. Vous avez soupçonné avec raison, dans les Add. et Corr., qu'il y a un proverbe qui dit qu'avec
une s&Jb i\s on ne peut venir à bout de rien. Ce proverbe, que vous ne vous rappelez pas, d'avoir rencontré ailleurs, se trouve plus loin, p. 209, 1. 11, dans ce vers:
51^ &t -lui JL*U1 JUJ LiÂ-iJb
P. 85, 1. 1. ,^Jt Lsj^Xm^. Vous voulez substituer ^
à ^ï, el ce verbe se construit sans doute avec la prépo.
sition J, comme chez Bocthor sous bulte (ôtre en butte à,
exposé à , «J 0Ls ; se mettre en butte à , J oJ^â*»!) ,
chez Harîrî, p. 56, 1. 1 de la 1K édit. , dans mes Locide Abbad., t. H, p. 16, L 17 (où il faut substituer *~JlbJ à ajcJLUj et changer la note 16, comme je l'ai dit t. III, p. 190), et p. 163, 1. 10 (cf. t. III, p. 225); mais il se construit aussi avec ^l. Ainsi on lit chez Ibn-al-Khatîb (apud Maccarî, Seconde Partie, t. III, p. 201, 1. 15): jJL^U^ sbU* ^\ :v.'À> jAiiw',. Ailleurs (dans mon Catalogue, t. I, p. 228, 1. 9): f$S J>\ «£JÂ-j j^Â^JL <-\*cs tl^fiâJ! ^.x. Dans un autre endroit (t&td.,
p. 230, 1. 13): tSSy J\ v*X^ o1"*^ &4
tS^ ôjf «wa*j ^^JLc t^JUxi. Ces exemples, vous en conviendrez, prouvent que, dans uotre texte, la leçon des man., qui est aussi celle de Boul., ne doit pas être changée. Ibid., 1. 13. (!yjUJI). Vous avez raison de dire qu'il
faut lire ^jLJI et que ce mot se rapporte à Hacam; mais je crois que vous vous êtes gravement trompé en ajoutant que «wJ^J qjLJI signifie: «qui vivait séparé de ses parents (qui se trouvaient eu Orient),» car ne signifie pas parent, mais patron et aussi client. Or, il va sans dire que le sultan d'Espagne n'avait pas de patrons, et quant à ses clients , ils se trouvaient en Espagne. Le fait est que le pronom dans &aJ(j~4 se rapporte , non pas à Hacam, mais à Ziryâb, el qu'H faut traduire: «Il(Ziryâb) se rendit vers l'émir d'Espagne, qui vivait en inimitié
avec ses patrons,» c'est-à-dire, avec les Abfcâsides, les
patrons de Ziryâb. Voyez sur la signification de le Lexique de M. La ne.
P. 86, 1. 25. Boul. ijOBÊS, comme vous corrigez.
P. 87, 1. 5 et n. a. Boul. confirme ma correction.
Ibid.y I. 15 et n. c. Boul. donne la leçon dont lesman. ont conservé la trace. C'est Mais si on Padopte,
il faut lire ensuite &3jl* et ÙU.
Ibid.t 1. 17. (*4a>Ij=>.). Boul. confirme ma correction.
lbid.t 1. 22. Boul. L^J, comme vous corrigez.
Ibid. , l 23 et n. f. Boul. a , comme les man.,
et je me tiens persuadé à présent que cette leçon est bonne. Par conséquent, il faut biffer la note /".
P. 88, 1. 1. (jlkdb) Boul. LUJLj; mais la leçon que j'ai donnée est la véritable; il faut lire de même p. 221 , 1. 2 et 4, où Boul. a la bonne leçon, et chez Ibn-Dihya
(fol. 112 v°), où le man. porte: J^l LliUJ^ 0y^4\ J^t ^j-JJô^î. Ibn-al-Hachchâ dit dans son Glossaire sur le Mançouri (man. 331 (»)) , à l'article ^L^XaM : Hj-^-i-T l^j^ *Ua*Jt LUxîL vjkjli ^l^J! g^bJt & L^L^j* Et on lit chez Checourî (Traité de la dys-
senlerie calarrhale, man. 331 (7), fol. 196 r°): gLJui*.^ *j*x>> *Uau j^-i-c ^3 (sic) LUL'U \SJ*b vJjm3
ôl s** *-Ar* * vs»AJ) 8^/3 ^ ±Ps ^
Je dois observer que les man. auxquels j'emprunte ces citations, sont très-corrects.
Ibid., I 8. Boul. correctement ûyJ^.
Ibid., 1. 15. Les deux fautes dans celle ligne, dont l'une a été corrigée par vous , l'autre par moi , sont aussi dans Boul.
P. 89, 1. 17. Ce v^Jt semble avoir embarrassé l'éditeur de Boulac, car il l'a omis. Je crois à présent avec vous qu'il faut le changer en o
P. 90, 1. 24. Boul. ^*ail, comme vous corrigez.
P. 91 , 1. 16. Boul. a aussi \JjSU
P. 92, I. 6. J^îl ^ U>y 0> 0L,^ j*rtt.
J'avais réfuté très-brièvement votre idée de changer j<L en
J>î, et sans me donner la peine de chercher ailleurs le nom de cet émir Cha'bân , parce que je pensais que vous ne tarderiez pas à abandonner une opinion qui , pardonnezmoi ma franchise , ne me semblait pas mériter une réfutation approfondie. Aussi me flattais-je de l'espoir de vous avoir convaincu, car dans votre réponse vous ne reveniez pas sur cette question. À mon grand étonnement j'ai vu que, dans votre nouvel écrit, où vous avez fait imprimer
ma petite note , vous persistez à vouloir lire jJt, et que môme vous y défendez longuement votre opinion. Je suis donc obligé de vous réfuter complètement, et jamais je n'ai eu une lâche plus facile à remplir. En premier lieu, je persiste à nier que , dans la simple prose (et la phrase que nous avons ici est aussi prosaïque qu'une phrase peut
l'être), le mot rJtJ\ signifie jamais les hommes illustres. Les deux exemples que vous citez pour prouver le contraire, ne prouvent absolument rien, car l'un est emprunté
à la préface rimée de Cazwînî, Pautre au rhéteur Ibn- • 'Arabchâh, et sans doute vous ne voudrez pas faire passer ces deux passages pour de la simple prose. Veuillez remarquer aussi que ces deux auteurs n'emploient pas
seul , mais que , pour bien faire sentir qu'ils se servent d'une expression figurée, ils ajoutent J^iv^ui, qui, de
même que lê', se dit en parlant de chevaux; voyez d'autres exemples analogues dans mes Loti, de Abbad., t. I, p. 37, 1. 4, et p. 72, n. 6. Examinons à présent le texte de Maccarî. Il nomme parmi les Orientaux qui vinrent s'établir en Espagne, «l'émir Cha'bân, fils de U>y [dans Boul. U>y , comme dans les man. 6. P.] , un des Ghozz de Mosoul, qui se rendit auprès de l'émir des croyants Ya'coub Almanzor, le roi des Almohades, et qui lui présenta de superbes panégyriques en vers. Le prince susdit lui confia le gouvernement de Baza en Andalousie ;» après quoi l'auteur cite une petite pièce de trois vers que l'émir Cha'bân avait composée et qu'il avait récitée à Ibn- Sa'îd. Dans tout cela il n'y a rien d'étrange. Un corps de Ghozz, c'est-à-dire de Curdes, qui était venu dans le nord de l'Afrique avec Carâcoch, était entré au service des Almohades. Ce fut précisément l'Almohade Almanzor qui accorda sa faveur à ces étrangers , et je vous ai fait remarquer que le nom du père de Cha'bân montre suffisamment que ce dernier était un de ces Ghozz. Mais vous persistez à voir en lui un littérateur arabe ordinaire, un pauvre hère qui composait des poèmes à la louange du prince almohade afin d'obtenir de l'argent ou une bonne position, et pour cette raison vous vous obstinez à vouloir écarter
Je mot Ghozz du texte. Eh bien, détrompez-vous! Ayez la bonté d'ouvrir mon édition d'Abd-al-wâhid: vous y trouverez, à la page 210, que cet historien raconte que, dans l'année 582 ou 583 de l'Hégire, au commencement du règne de l'Almohade Almanzor , les Ghozz arrivèrent dans les Etats de ce prince. Il nomme leurs chefs; c'étaient Carâcoch a et un personnage nommé Cha'bân, qui, dit-on,
était un des émirs des Ghozz,» i:S3 0U»£ ^l^o ^ «» * jàl\ Un peu plus loin il ajoute: «Le prince
donna en fief à ce Cha'bân un grand nombre de villages en Andalousie, qui rapportaient environ neuf mille pièces d'or par an. » L'auteur a beaucoup connu ce Cha'bân ; il loue sa sagacité, sa conversation, ses connaissances littéraires, ses talents poétiques. Est-il besoin d'ajouter que ce Cha'bân est incontestablement le môme que celui dont parle Maccarî, et que, par conséquent, tout l'échafaudage que vous avez dressé pour prouver votre conjecture, s'écroule devant les faits? N'en parlons plus, ce sera le mieux.
P. 92, 1. 17. ^ v^ ^ tf^ ^U,. Nous souimes tous inexcusables, moi en premier lieu, puis vous, et enfin l'éditeur de Boulac, de n'avoir pas corrigé ici les copistes. Leur ne signifierait absolument rien. Il
ne faut pas le changer en comme l'a fait l'éditeur
de Boulac, mais en ^4Jo> et au lieu de L;U>, on doit lire, comme dans la note c et dans Boul., U,U?. L'expression ^ SrO»3 (On ji> fy* a\s signifie: «il p0S.
sédait une bonne part de chaque science et de chaque genre de littérature.» Elle est loin d'être rare. On lit,
par exemple, chez Ibn-al-Khalîb (man. de M. de Gayangos, fol. 90 vo): K^uJ! \j> ÛJjz îmjùJI *J Ù'JlAa.
Chez Abou-'l-Hasan Djodzâmî (dans Millier , Beilrâge, p. 1 19 , 1. 2 a f.): Jtda* ^ *k>t3 jJL.it a* à* ^ l** Vy** Chez Soyoutî (Tabacât al-mofassirîn, p. 35, I. 8 éd. Mearsinge): ^ jJLc ]S ^ vy*V.- 0n dit aussi, comme chez Àbd-al-wâhid , p. 71, 1. 15 et 16: Ll^-s» ^1
P. 93 , 1. 18. Boul. 3J~~>\J3.
P. 96 , 1. 5. Boul. a aussi ts* après ^ajmLmJU
P. 99, 1. 10. gJî r*.J»U ^ UU, û>°i iMyUi JL>1
Vous avez sans doute raison de déclarer fausse l'explication de \jojBt que vous aviez donnée dans une de vos notes sur Abou-'l-mahâsin. Celle que vous y substituez à présent est meilleure ; mais elle n'est pas encore tout à fait bonne. Vous pensez que le verbe en question signifie, en parlant d'un disciple: réciter ou lire le Coran (vous auriez dû dire: réciter un écrit quelconque) à un professeur, afin de profiler de ses observations et corrections. C'est aussi l'explication que M. de Slane avait donnée de ce terme, quatre ans avant vous, dans une note sur sa traduction
des Prolégomènes, qui semble avoir échappé à votre attention (voyez t. II, p. 182, n. 4), et dans beaucoup de passages oys a réellement cette acception. P. de Alcala l'a notée. Chez lui dar licion el maestro est ïjji à la II8
forme 1 et dar licion el dicipulo C'est aussi le sens
qu'il faut attribuer à ce verbe chez Maccarî, t. I, p. 552, I. 5, p. 598, L 8; chez Nawawî, p. 540, dern. 1.; dans la Bibl. Arabo-Sicula , p. 665, 1. 1 , p. 670, 1. 9; dans les Prolégomènes, t. II, p. 158, 1. 8; chez Dzahabî , apud Renan, Averroès, p. 456, 1. 2 a f. Dans son Autobiographie, Ibn-Khaldoun dit en parlant d'un de ses professeurs
(man. 1350, t. V, fol. 197 v<>): ^j^aï kj>j fcJLc ^xo^ \ ^L^i" &JLc owQsyC^ — gJï ^-z- M -■•>•»- 11. Dans la Seconde Partie de Maccarî (t. III, p. 113, 1. 19 éd. de Boulac) on lit: sUth3 \ip ^*aju oÀi>î. Mais ce verbe
n'implique pas nécessairement l'idée d'un disciple qui récite sa leçon à son professeur, aOn que celui-ci le corrige au besoin; il signifie en général: réciter, prononcer ce que l'on sait par cœur. Telle est l'explication qu'en donne Boclhor (voyez aussi Humbert, Guide de la conversation, p. 94), et je tâcherai de prouver par quelques exemples qu'elle est la véritable. On lit chez un chroniqueur anonyme (man. de Copenhague, n° 76, p. 17): lXac y>\ L£J3
*JUI VUT B^fc, SjL^oJî ^ LâiJ> cr~>l (jJL^vJt Lh^.+Jl <j*ys3 (h*, ijjuj'i) &«A^JI «XjLiUJt
kl» yua t^AÎT. Ibn-Çâhib aç-çalât (man. d'Oxford , fol. 73 v°) parle d'un personnage qui fut promu à une dignité auUaJt <jJL?u ^-9 *J *x>j*3 Lb>JI *kÂ^l II
*) Vous savez que, dans la langue vulgaire, on substitua souvent la IIe forme à la IV».
saute aux yeux que, dans ces deux passages, le jeune homme récite le Mowatta, qu'il avait appris par cœur, non pas afin que son professeur corrige ses fautes, mais afin de donner une preuve de son savoir. C'était pour lui une espèce d'examen. Sakhâwî, dans sa biographie de Soyoutî (apud Meursinge, Spécimen, p. 21, 1. 16), nomme d'abord les livres que ce dernier apprit par cœur, après quoi il ajoute vf ce qui veut dire que, dans l'an-
née 874, il passa son examen en récitant ces livres, en prouvant qu'il les savait par cœur (comparez la note de l'éditeur, p. 27, n. 61). Plus loin (p. 25, 1. 9) on trouve ce verbe employé de la même manière. Chez Ibn-Abdalmelic Marrécochî (man. de Paris, n° 682 suppl. ar., fol. 101 v°) on lit aussi: <j».c <JJI wWc ai iX-s-s^-x Ll
^jUUI (joi^JU wlî jgà 0c *aU. Et plus loin (fol. 154
Abou-'l-mahâsin (t. I, p. 280, I. 2—4) appelle un célèbre
lecteur du Coran: Uys *^ai* Ces paroles signifient
qu'il récitait le Coran, non pas à son maître, mais aux fidèles en général, et le a^ qui suit veut dire qu'il avait étudié le Coran sous tel et tel professeur En ajoutant que ce personnage ne prononçait pas les paroles: «Au nom de Dieu» etc. ^ % ugy> {Jit l'auteur donne
à entendre qu'il ne les employait ni en récitant aux musulmans les livres qu'il savait par cœur, ni en leur donnant lecture d'autres écrits. Aussi le verbe s'emploiet-il en parlant d'un professeur, parce qu'il ne signifie rien
') Il faut sous entendre le verbe iX»l, qui est ajouté dans d'autres passages que j'ai cités plus haut.
autre chose que réciter. On lit, par exemple, chez notre auteur (t. I, p. 874, 1. 15—17): «Un tel raconte: j'ai suivi les cours de ce professeur pendant six mois, et jamais je n'ai vu personne qui sût aulant de livres par cœur. Dans ses leçons sur le Mowatta et sur Bokhârî, il récitait chaque jour environ dix feuilles de ces deux livres et il
le faisait textuellement,» ^ Jus*^ ^ LiLa GUCi
jwT >JàiL Lty: U y*i oïoU£t. J'ajouterai en
terminant qu'il ne faut pas penser, comme vous l'avez fait, que le verbe en question s'emploie aussi en parlant d'un manuscrit qu'on lit à haute voix, et qu'il ne faut
pas se laisser tromper par le verbe lys, car ce dernier, comme les recherches récentes sur la vie de Mahomet l'ont suffisamment montré, signifie aussi très-souvent réciter. On en trouve un exemple frappant chez notre auteur, t. H, p. 258, 1. 11 et 12, où il est impossible de donner le sens de lire à ce verbe, car il s'agit d'un aveugle.
P. 100, 1. 8. Boul. confirme ma correction Ipa^'.
P. 101, 1. 18. Môme observation.
P. 102, 1. 2 et 21. Même observation.
P. 104, I. 9 et n. a. La copulative est aussi dans Boul.
P. 105, I. 17. Boul. comme les manuscrits.
P. 106, 1. 16. (l*U*) lisez (Boul.) et comparez
ce que je dirai plus loin, dans ma note sur p. 166, I. 10, relativement à la signification et la construction du
verbe p. La leçon jJLxJl (aussi dans Boul.) est décidément mauvaise, et il faut la changer en ,JLwJi, car les belles dames qui voyagent pendant qu'il fait nuit noire, ne trahissent pas leur présence par leur sourire, que l'ob-
scurité ne permettrait pas d'apercevoir, mais par les parfums qu'elles répandent, et la comparaison du premier vers du poème qui suit, met ma correction à l'abri de tout doute. P. 107, 1. 21 et 22. Boul. aussi 05;L?V. et P. 109, 1. 4. Boul. s/^>, comme vous corrigez. Ibid.y 1. 6. Forcé par le manque d'espace d'être extrêmement bref dans les Add. et Corr. , je n'ai pu y expliquer pourquoi je préfère le jy&>^ du man. d'Ibn-Bassâm au J des man. de Maccarî, et je le regrette parce que je vois que vous n'avez pas deviné ma pensée. Je n'ignorais pas qu'on dit oiJLJLJl v"»* jr>* aussi bien 1ue
Ou—JI vuwi'i jb> ; mais il me semblait qu'ici j+&>*l était plus élégant que )j^tJt parce que ce mot rime aveci^ij, dans la phrase suivante. Je vois à présent que Boul. confirme ma manière de voir; il a aussi j^J. — Dans la
phrase J*Ju aA ^.jJu vous avez eu tort de substi-
tuer ^juù à çXJui. Il s'agit réellement d'une coupe, de
celle qu'Ibn-Mocbil a décrite dans des vers très-élégants; voyez les extraits que feu M. de Hammer a donnés d'un ouvrage de Tha'âlibî dans le Zeilschrift, t. VI, p. 50 et 51, n° 265. Comme ce travail a paru très-peu de temps après la publication de Maccarî et que vous l'avez coramenté , j'avais espéré que vous auriez fait vous-même celte remarque dans votre nouvel écrit.
Jbid., 1. 12. C'est en vain que vous lâchez de défendre le jJ'lxL ^ des man. Le leçon du man. P. et du man. d'Ibn-Bassâm (voyez les Add. et Corr.), rs\xJUj, montre que le y-* n'est qu'une faute des copistes pour ^i. Ils confondent sans cesse ces deux mots.
P. 110, 1. 9. La singulière faute, ^-^S^, que j'ai corrigée dans les Add. et Corr., est aussi dans Bout.
P. lit, 1. 23. (iÇôUJy Boul. X-JUil.. L'une de vos deux conjectures, à savoir ^v***, est confirmée par Boul.
Ibid., I. 24. (Jst) Boul. Jjt, comme vous corrigez.
P. 115, 1. 5. Mettez un * après &.t3-*3-, comme vous
avez corrigé si bien (Boul. a aussi la faute ju£u>), et un u après
P. 118, 1. 6 à la fin. Après il faut ajouter ^.jCj, comme je l'ai dit dans mes Loci de Abbad., t. I, p. 199,
Ll '
P. 120, 1. 4. (-b-^u). De vos deux conjectures je préfère iax^i; c'est aussi la leçon de Boul. P. 121, I. I. Certainement iô^o; aussi dans Boul. P. 125, 1. 1. Lisez plutôt, comme dans Boul.: ^vX^OU^
Ibid., 1. 17. a*)- Ma correction, vL^> est
confirmée par Boul.
P. 125, L 22. Votre changement, glbxli,
est trop violent. On peut lire *1>U> h y —j , comme
dans Boul., ou bien, ce qui serait plus simple, «gtouj («nous ne pouvons pas»). La faute p. 120, 1. 4 J .. pour est de la même nature.
P. 127, 1. 9. Boul. comme vous corrigez.
P. 129, 1. 24. Boul. a aussi ^
P. 131, L 22. Boni, a aussi 0>*-*J5 dans le premier hémistiche.
P. 137, 1. 14. Boul. ijaàj, comme vous corrigez. Ibid., 1. 19. J'ai à Taire deux remarques sur la noie que vous avez écrile sur ce vers (p. 165). En premier
lieu, vous considérez les mots ^\ et ^I^j dans le vers t. II, p. 295, I. 21 , comme des adjectifs relatifs, et vous prononcez par conséquent et J^j; mais si vous voulez bien vous donner la peine de scander ce vers, vous
verrez que ^Jf et ^Lfrj sont les substantifs ^Jf et ;L$-j avec le pronom affixe de la première personne. Le mètre est al-monsarik et le dernier pied du vers se compose de deux syllabes longues, comme je l'ai observé dans mes Loci de Abbad. , t. I, p. 299, I, 15, et p. 330, n. 31. Dans un autre de ses poèmes, Mo'laraid a employé la même espèce du monsarih; vous le trouverez chez Maccari, t. II, p. 647, 1. 17 et suiv. Un vers de Waddbâh cité par Maccari, t. II, p. 160, 1. 8, en fournit un troisième exemple; d'autres se trouvent chez notre auteur, t. II, p. 211, I. 4 et 5 (comparez plus loin ma remarque sur le premier de ces vers), t. JI, p. 264, I. 21 et 22 (cf. Add. et Corr.) , t. II, p. 351, I. 1 et suiv., t. II, p. 384, 1. 19 et suiv., t. II , p. 557, 1. 24 et suiv. 1 , et dans les Prolégomènes d'Ibn-Khaldoun , t. III, p. 227, 1. 5 et suiv. (comparez mes remarques dans le Journ. asiat. de 1869, t. II, p. 168). En second lieu, vous dites, en citant t. II, p. 321, 1. 17,
que ^fè» y signifle couleur de vin. C'est sans doute la
') Je vois que vous avet reconnu , dans votre troisième fascicule (p. 95), le mètre de cette dernière pièce. Je m'étonne seulement que vous n'en ayei pas donné d'autres exemples. Vous venei de voir qu'lis sont fréquents chez Haccari.
signification primitive de cet adjectif relatif, et chez Bocthor c'est vineux, qui sent le vin, qui en a la couleur; mais dans le passage que vous citez et où Maccarî parle
d'un ^j-yLutJi ^j^js" , il ne faut pas traduire: «Un beau jeune homme aux yeux couleur de vin,» mais: «Un beau jeune homme aux yeux bruns ,■ car le terme dont il s'agit signifie, du moins dans le dialecte magribin: brun, brun foncé, brun qui lire sur le noir. Chez P. de Alcala,
il répond aux mots espagnols baçoeolor, baça negra (jù^>)f hosco baço en color, loro entre blanco , morena cosa baça, negro un poco. C'est la couleur des mulâtres, qui aujourd'hui s'appellent ainsi au Maroc, car on lit chez Hœst
(Nachrichlen von Marokos, p. 142): •aif^J>, die Mulatten, oder die, welche von schwarzen und weissen Aellern geboren sind.» Chez Hélot ce terme est aussi expliqué par mulâtre, d'où il résulte qu'en Algérie il a également celte acception. Chez Paulmier c'est noir de peau. Les auteurs arabes parlent quelquefois d'une espèce de marbre
qu'ils nomment ^t+j>\ voyez, par exemple, Maccarî, t. I, p. 123, 1. 16, p. 571, I. 2; Edrîsî cité par Ibn-al-
Baitâr (v° fL>;): gJt .1 3t QftJ» xâ* L« Ûi. C'est peut-être ce qu'on appelle, en termes techniques, la brèche africaine antique, qui Se compose de fragments gris, rouges et violets réunis par une pâte calcaire noire. La couleur de la pierre à fusil est également désignée par ce mot, car on lit chez Edrîsî (apud Ibn-al-Baitâr, v°^UJI ^?v>):
L« &JL«3 u .*> q>^t! ^* (j«a.<ot ^° *****
ùyj i et je n'ai pas besoin de vous rappeler que le brun foncé est la couleur la plus ordinaire de la pierre à
fusil. C'est seulement quand on connaît cotte signilicatio» du terme dont ii s'agit, qu'on peut saisir la pointe de ce vers d'un poète qui aimait à fréquenter le cabaret (apud Maccarî, t. II, p. 530, 1. 18):
Hf* k^*» J**
Le terme ^«3» signifiant ordinairement fa-un en Espagne» il semble fort innocent de dire: «J'ai teint mes habits en brun;» mais comme il avait primitivement le sens de couleur de vin, le poète donne autre chose à entendre, et il ne serait pas dans la décence d'expliquer ce qu'il veut dire.
P. 140, I. 3. (I>J&) prononcez , comme on trouve
chez Ibn-Dihya (fol. 143 r°). Comparez dans le Glossaire sur le Mançouri (man. 531(5)): Ql y9 ^JaJI ^ ottàJ'3
&J?L*J! iûi'JJI. Dans un passage de Râzî cité par Checourî (Traité de la dyssenterie calarrhale, man. 351(7), fol. 194 v°), cet auteur dit, après avoir parlé d'un breuvage qu'il prépara: «ifi^. Voyez aussi Maccarî, t. I, p. 627, l. 18.
P. 144, 1. 1. (;U«Jy Boul. ;LàJt5, comme dans trois de mes man. Ne faudrait-il pas lire ^UlaJ!3 et y recon-
naître le mot espagnol guilarra (guitare), qu'on écrit aujourd'hui s^La-aJ» en Orient (Bocthor, Berggren, Marcel, Humbert, p. 98)?
Ibid.t 1. 18. Moins ingénieux que vous, l'éditeur de lioul. n'a pas trouvé la véritable leçon , et il a changé arbitra i rem en i le texte en faisant imprimer: ^^x»
P. 146, I. 25. (^jJUI) Boul. fjJÛ\ dans le texle, et sur la marge: ii^uô ^
P. 147, 1. 13. (Lil.t^). La véritable leçon, que je trouve dans le man. de Berlin du Marcaz al-ihâla, est
Il est facile de voir que le Ulyt» des man. de Maccarî (aussi dans Boul.) en est une altération.
Ibid., 1. 18. (uUuay). Dans YJhâla et dans le Marcaz
al-ihâta LJloj.
P. 148, I. 18. Je crois à présent que la véritable leçon est LU> et je vois avec plaisir que , dans votre note sur
t. II, p. 449, 1. 19, vous êtes de la même opinion.
P. 150, 1. 20. Boul. comme j'ai corrigé.
P. 151, 1. 3. L'éditeur de Boulac a été choqué comme vous par ce «w^-cj-ï, qui se trouve pour la seconde fois dans la rime, car il a noté sur la marge: iJlo U ça
P. 153, 1. 5. (i^wa+^JI). Je ne connais pas de poète de ce nom. Boul. a aussi ^r**^! dans le texle, mais sur la marge jA+«Jt comme variante. Il est donc à peu près certain qu'on doit lire ^.^ju+w-Jt; voyez l'Index des noms propres.
P. 159, n. c. Dans Boul. comme dans G. P. et La.
P. 160, 1. 15. Boul. coL$-ï, qui est mauvais, mais correctement lJ:«J!.
P. 161, 1. 14 et n. c. Je vois par Boul. que, si je n'ai pu rien faire des mots que j'ai placés dans la notée, c'est parce que le mot est altéré. Il faut le changer en w.jLT, et lire dans le texte: (jàUc ^ yySULH 0* JUa
^jcâ^JI jycùtti vybu yôU. C'est la leçon de Boul.,
excepté qu'il n'a pas <-ybu.
P. 165, I. 1. Boul. £.Laj, comme vous corrigez.
Ibid., 1. 9. Boul. layt ^ JUJU.
Ibid., 1. 22. Boul. comme vous corrigez.
P. 166, 1. 10. La leçon des man. (aussi dans Boul.),
(c'est-à-dire fJ.), est bonne; mais le verbe a ici une signification qui n'est pas dans les dictionnaires, à savoir celle de se montrer furtivement, se trahir, ce qui
s'accorde fort bien avec IjuLï qui précède. Ainsi Ibn-al- Khatîb (dans Mûller, Beilràge, p. 27, I. 4 a f.) dit en parlant des faibles lueurs de l'aurore pendant que le ciel était couvert de gros nuages: jil> ^ jL-'i <XS g^^ajl wA^pJÎ. Ailleurs (ibid.f p. 8, 1. 6) il dit que, si quelque sultan avait eu l'intention d'établir sa résidence à Salé, «jj «JLLb^ 'Isl l»3 'j[i> tXjiJU; ce qui signifie, comme vous voyez , que ce sultan ne s'y montra qu'un instant et furtivement. Cette signification de étant donc certaine à présent, nous pouvons corriger ce vers que cite Maccarî, t. II, p. 466, 1. 11 , et qui ne donne pas de sens raisonnable :
Il faut lire cmJ et ensuite ^ (mais en se gardant bien de faire dépendre la préposition de ce verbe) et traduire: «Mais les traces de sa beauté se trahissent encore, de même que le grain d'une excellente épée se trahit après qu'elle s'est rouillée.» On lit de même chez Maccarî, t.
II, p. 250, 1. 11 et 12: ^ ^ sjijj» ^\ ç^fei,
»ljuo vi^stf ^ ax/j Jôy fJo *J^>. Suivi
de la préposition y, qui sert à rendre un verbe transitif, ce verbe doit se traduire par montrer furtivement, trahir, comme dans ce passage de Becrî, p. 187, 1. 15: f-uj l^ÂAOj o1**3 «une robe qui tra-
hissait ses charmes,» qui les dérobait fort mal aux yeux. Ou dit daos le même sens l>rJLc Lî; voyez Boclhor sous trahir, et Maccarî, t. II, p. 106, 1. 16, où il faut lire, comme je l'ai dit, p^Xc, au lieu de l^JUi, et ^MJûi'A, au
lieu de
Ibid. , 1. 12. Ce qui est difficile ici, ce n'est pas de saisir l'idée du poète (car vous voudrez bien croire que j'ai toujours compris ce vers de la manière dont vous le traduisez), mais de rétablir ses propres paroles, et votre u owà, serait intolérable. La leçon de Boulac:
est beaucoup meilleure , et c'est aussi celle du très-bon man. d'Oxford d'Ibn-Bassâm (dans ma note f), excepté que le *uà y a été omis. Le ju n'a été ajouté par les copistes qu'après que le »uuà s'était perdu, et afln de redresser la mesure.
P. 170, I. 9. Comme vous attachez tant d'importance à des fautes d'impression, même à celles que chaque lecteur corrigera de soi-même, je vous répondrai, comme je vous répondais il y a dix ans, que ce :> y est, mais qu'il est un peu usé.
P. 171, 1. 9. Boul. correctement uftjd.
P. 174, I. 12. (^) Boul.0î. L'éditeur aurait-il trouvé cela dans ses man. , ou bien aurait-il changé en 0\ parce qu'il avait le même scrupule que vous?
P. 176, 1. 5. (JwjAjlï). Boul. a aussi la bonne leçon
P. 179, 1. 6 et n. a. Ma correction gJUAi est confirmée par Boul. et par le man. d'Ibn-Bassâm que possède M. Mohl, où l'on trouve aussi cette pièce (fol. 189 v°); mais le second hémistiche de ce vers me paraît altéré , et je
crois que les deux mots jo\J* JbU doivent être bien élonnés de se trouver ensemble. Au lieu de ^y^i^ (qui est une conjecture), Boul. et Ibu-Bassâm ont ^ks<î^ \ je prononce i^jlJtJj (la JV forme avec deux accusatifs, faire
cueillir, comme vous l'avez démontré si bien dans votre note sur t. I, p. 700, 1. 17) et je lis:
«tandis que vous faites cueillir aux yeux, qui regardent attentivement, tout ce qu'ils désirent» (cf. t. II, p. 188, 1. 6, où vous prononcez avec raison LÉo-ty).
Ibid., 1. 11. Au lieu du premier L*-^J, Boul. et îbn- Bassâm ont L>^.
Ibid. t 1. 12. Je ne comprends pas comment le joueur de gobelets pourrait faire ses tours avec des chanteuses, 0LijLJt, et cette leçon me paraît suspecte. — Au lieu de JàiXs, Ibn-Bassâm a je lis Jbt& avec Boul.
Ibid., 1. 15. Lisez L^u5 (Add. et Corr.). — (jtea)
Boul. a de nouveau JàJJd ; Ibn-Bassâtn ya^j. Jelis^AoIk
Le sens est le même («nous voyons») , mais la répétition du mot qui se trouve déjà dans le vers qui précède, serait peu élégante.
Ibid., 1. 15. prononcez ^îls^.
Ibid., I. 16. Au lieu de ce qui ne convien-
drait nullement ici, Ibn-Bassâra nous offre l'excellente leçon JJI j^ô. Les copistes ont substitué un autre mot à ce , parce qu'ils ne le connaissaient pas. Il n'est pas
dans les dictionnaires, mais c'est ^^J, plur. de qui
signifie une bouteille. Dans le Glossaire sur le Mançourî (man. 531 (5)), on trouve: a* ÏJ.A ^s aUxi Lfl>A=*t5 ^
BÛ— fl X^t LfJL^ ^ j^ê «JtUJIj (j-yi *iû*> sl>j LsysU s\ iL&LàJ ï yjtju. Un contemporain de notre poète, Ibn-Haiyân , emploie aussi ce mot quand il dit (man. d'Oxford, fol. 58 V): «jUo ^15- Jaii ^xJ JLc slô. Vous voyez que, dans ce passage, il est question de bouteilles remplies de naphle.
Ibid., 1. 17. Boul. a le texte que j'ai donné.
Ibid., 1. 22. Boul. a aussi ^Oe.
P. 181 , 1. 15. (oXj>^1). Vous me semblez avoir expliqué d'une manière tout à fait satisfaisante la leçon du Bad. o^LfSt , et je me tiens convaincu qu'elle est la véritable. Boul. l'a aussi; je suppose que l'éditeur l'a trouvée dans ses man. du Bad., qu'il a consultés et suivis.
Ibid., 1. 16. Boul. correctement oUj.
Ibid. , n. g. Boul.: DUJ '^^î ^ U^i 0U.
P. 182, 1. 12. Mais non, il ne faut pas changer ^a**^ (aussi dans Roui.) en j**juj, qui serait mauvais. «Nous avons déjà raconté cette anecdote dans un autre endroit, en reproduisant les paroles d'al-Fath dans le Calâïd; mais nous l'avons répétée ici parce que l'auteur du Badâyi* la raconte également, en imitant la manière d'al-Falh;» c'està-dire: afin qu'on puisse comparer le style de l'un avec celui de l'autre, le style de l'imitateur avec celui de son modèle.
P. 184, 1. 10. La bonne leçon, est aussi dans
Boni.
Ibid. , 1. 23. (^d&J,) lisez comme dans Boul.
et comparez Lane sous ce mot. Le terme E&iaJf,
qui se trouve dans le vers qui suit et qui a à peu près le môme sens, ne laisse aucun doute sur cette correction; cf. Weijers, Loci etc., p. 37, 1. 1; Carlâs , p. 5, 1. 16:
Ibn-Djobair , p. 203, 1. 21: bb^ Lotji
P. 185, 1. 4. (l*J<ï) lisez lojjo (Boul.).
Ibid.s 1. 13. Boul. g^jj, comme j'ai corrigé.
Ibid. , 1. 15. Aux deux exemples que vous citez de j^Ju avec deux accusatifs, on peut ajouter le vers qui se
trouve dans mes Loci de Abbad., t. I, p. 316, 1. 10.
Ibid. , 1. 22. Je laisserai de côté votre 0Uwo Ni. dans les Add. et Corr. Je me garderai bien aussi de reproduire lt singulière explication de cette conjecture, que vous m'avez envoyée dans le temps et que bien certaine-
ment aucun lecteur de Maccarî ne devinera, car sans compter que je n'en ai pas le droit, je la crois tout à fait indigne de vous. En outre, j'ose me flatter de l'espoir que le léger changement que je vais proposer, aura votre approbation. La leçon du man. P., y-aï (au lieu de ^ài) , est aussi dans Boul. et elle me semble la véritable; mais
c'est «Jcfc qui est altéré. J'y substitue «y» mot poétique que les copistes ne semblent pas avoir connu. • Quand on lit de cette manière, ce vers donne un sens excellent et se lie étroitement à celui qui suit, car ils signifient: «Et n'oubliez pas que, si l'on ne trouve pas (dans cette saison) les fleurs fraîche écloses du printemps, nous avons, pour les remplacer, les nobles qualités d'Abou- 'Amir, qui nous font mépriser les roses et les narcisses.»
P. 186, L 3. (^y^û) Boul. mieux ^xz*j,
Ibid. , L 9. (Oyâ) lisez J»jJ (Boul.) , mais gardez-vous de penser que ce est un lapsus calami dont je me serais rendu coupable.
Ibid., L 23. («ôl) Boul. correctement ôf.
P. 189, 1. 6. (L^) aussi dans Boul.
P. 190, 1. 11. Le second est aussi dans Boul.,
et cette leçon est la seule bonne.
P. 191 , 1. 7. (^j UJ) Boul. ^W. Si c'est une li-
cence poétique pour ^L+S («je suis devenu pour vous
comme un homme dont on ne veut pas»), le vers aurait du moins un sens, tandis que le texte des man. de Maccarî n'en donne pas; mais le «JUs resterait étrange.
Ibid., 1. 9. Vous voulez adopter la leçon ^ (qui est aussi dans Boul.), et selon vous, ce mot serait le sy-
nonyme de 4^u«Jt; mais c'est peut-être plus facile à dire qu'à prouver. Je connais dans le sens de se déshabiller, mais non pas dans celui de renoncer au monde, et je ne me rappelle pas d'avoir rencontré l'expression ^ju
UkxJl dans l'acception de LiJcJt ^ ^^U'. Je présume que vous serez obligé d'en dire autant, car s'il en était autrement, vous n'auriez pas manqué de citer des exemples à l'appui de votre opinion. Quant à votre objection contre mon ^jâxjt , j'avoue que je n'ai pas pu la
lire sans surprise. Vous dites: «Dans l'acception chercher à se consoler, le mot véritable aurait été, non pas ^**Jt,
mais t5L»o;JI.» Mais auriez-vous donc oublié que ces deux mots sont synonymes? Dans ce cas, je vous prie d'ouvrir le dictionnaire de Hélot; vous y trouverez: « consoler, y^yt et {SJ^m\* celui de Marcel: «5e consoler, ^j-xJi et
,^1*0» (voyez aussi sous consolation et sous consoler); celui de Berggren: *se consoler, L5JL*sJ» et ^yû; consolé,
^UOLo et ^j»**» (voyez tout l'article, où la IIe forme de j^-c se trouve trois fois comme le synonyme de la II*
forme de crL~); Bocthor: *se consoler, ^j-*JS et ^Lô'; consolable, J^mJU et jLoû; inconsolable, ^JLwL» ^ et ^jXAj 'îj.» Comparez aussi ces paroles d'un vers que cite Ibn-Khallicân (Fasc. XI, p. 33, 1. 11 éd. Wûstenfeld): yLJb L^k& ^liZyCi, car vous ne disconviendrez pas qu'il faut lire ainsi au lieu de u»tyA3.
lbid., 1. 10. «iJt est aussi dans Boul.
Ibid., 1. 12. («%>J) lisez «5^>y (Boul.).
P. 192, 1. 19. (^t) Boul. jjJàl
P. 193, 1. 18. Le mot se trouve deux fois dans
ce vers , et il va sans dire qu'un poète aussi élégant qu'Ibn- Zaidoun ne commet pas une telle négligence. Aussi le premier hémistiche est-il chez Ibn-Bassâm (t. I, man. de
M. Mohl, fol. 96 r°): £>JL*»Jt ^ ,^^1 i^x*A Le
mot ^JLâ se prend figurément, de même que +sL~, dans le sens de misère, souffrances; comparez, par exemple, plus loin p. 195, 1. 2, et les Prolégomènes, t. III, p. 419, 1. 9.
Ibid., 1. 20. Voici les variantes de ce vers, qui est sans doute altéré: L) Ibn-Bassâm UU^Jb; (&àk&)
Boul. Mbo; (g^uJO Ibn-Bassâm
P. 194, 1. 15. c^ est aussi la leçon de L. et de Boul. Vous l'avez expliquée à merveille et elle doit remplacer le P«3 de mon texte.
P. 195 , 1. 17. Boul. n'a pas le On peut en ef-
fet s'en passer; mais les Arabes aiment cette espèce de tautologie; comparez, par exemple, Ibn-al-'Auwâni, t. I,
p. 252, 1. 19: B^tf gÂ*
P. 196, 1. 8. Au lieu de cet étrange yyJLj, Boul. a <aa^vc, qui donnerait un fort bon sens; mais la véritable leçon, vj~*-t?> se trouve chez Ibn-Abdalmelic Marrécochî (man. de Paris, n° 682 suppl. ar. , fol. 75 r°), qui cite aussi ces vers.
P. 197, 1. 18. J.* «5oL«; jKA) ne peut pas être bon. Il faut remplacer ^ par (Boul.) ou par ^
«Tâche de discerner les vrais savants de ton époque* (d'avec ceux qui ne le sont pas).
P. 200, 1. 14. Voyez ma remarque sur le 1. 1, p. 792, 1. 23.
P. 201, 1. 24. Je ne reviendrai pas sur jJ!o ou yLo; vous avez votre opinion, et moi j'ai la mienne. Je remarquerai seulement que la forme que vous avez donnée à voire note pourrait faire penser à vos lecteurs que j'ai dit que la voyelle a, dans l'avaut-dernière syllabe du mot qui forme la rime, était nécessaire, et qu'à la page 202, 1.
3 , j'ai prononcé ;cLl. Je tiens donc à constater que je
ne me suis pas rendu coupable de ces deux assertions ridicules, et que je ne suis responsable que des paroles que vous avez placées entre guillemets.
P. 203, 1. 4 et lî. Ni le L3*JCJ des man. , ni le UL~ de Boul. ne donne un sens raisonnable. Je crois qu'il faut lire sûL (= LLL), et que, le sens est: «Qu'on te donne du séné dans le ventre, si lu t'opposes à ma manière de voir.» La phrase est bonne pour un poème burlesque, et il y a paronomase entre *Li-l et c<-lL-, car c'est ainsi qu'il faut prononcer.
Ibid.t I. 12. ^JUlib. «5^.^u*aJI (Boul. ^JUj) ne peut
pas être bon. Comme on dit ik^uo i*Xà (Loci de Abbad. ,
t. III, p. 136, 1. 6 a f.), et par conséquent «£2=uaJt «uAê, il faut lire, comme dans le man. L., ^y^Lb, c'est-à-dire, jJUÛlàj. L'emploi du mode énergique de l'aoriste, quand ce mode ne devrait pas avoir lieu , est une licence poéti-
que; voyez de Sacy, Gramm. ar.t t. II, p. 504, n° 924.
P. 204 , I. 6 et n. a. o«3JuJb. La véritable leçon est dans Boul. ; c'est (j^JULjLj , et je vois à présent que le mao. L. porte ^JuuSI ^ (sic). tj,si\b est le mot espagnol jldf. is , du vermicelle, que les Arabes d'Espagne avaient adopté. Dans l'excellent roan. de Cbecouri (Traité de la dyssenterie catarrhale, man. 331 (7), fol. 193 r) il est écrit
U^ôi, et il faut prononcer de la même manière dans no-
tre texte. Aujourd'hui encore les Arabes se servent de ce mot. Chez Dombay (Gramm. ling. Mauro-Arab., p. 60) on trouve: «ui^Jw-J, turundae.» Dans le dictionnaire de Hélot: «<jijtjc à, macaroni ,» et « ^à^lA-à , vermicelle.» Chez M. Du umas (La vie arabe et la société musulmane, p. 252): *Fedaoucht espèce de vermicelle.» Dans le dictionnaire de Paulmier: «Vermicelle, o^A*.» Dans celui de Bocthor: *pâton, morceau de pâte pour engraisser les volailles , uijlAà.» — Le mot qui suit dans notre texte et que je n'ai pas encore rencontré ailleurs, est dans Boul.
Ibid.t L 18 et n. c. ^ t^^uo ^ est aussi dans Boul. et celte leçon doit être adoptée (Jl = ^Jl).
lbid.t 1. 19. (JJ&) lisez (Boul.).
P. 205, 1. 2. (sLaï) Boul. LUS.
Ibid. , 1. 2 et 3. Le vers ^jljùSI ^ est certainement altéré. H l'est aussi dans Boul. qui porte:
<*J xs~* cr8
En comparant ces leçons avec celles des manuscrits, je me tiens persuadé qu'il faut lire:
^auii p ^5 ^L- ^1 &
/6«., 1. 15. (sJt^l) lisez Kj\jh\ (Boul.).
P. 207, LU. lisez wJUls (Boul.).
Ibid., 1. 21 et suiv. C'est un article de Vlhâta; on le trouve dans le nian. de M. de Gayangos, fol. 43 v° et suiv., et dans celui de Berliu, mais le passage qu'on lit chez Maccarî, p. 208, dern. 1., jusqu'à p. 209, 1.4, n'y est pas. J'indiquerai cet ouvrage par les lettres Kh.
P. 208, 1. 2. JwAfiil, c'est-à-dire ou X*L< (Boul. et Kh.).
Ibid., I 6. Kh. Uj,bî.
Ibid., I. 8. (u»^) D»jjSt» que vous avez trouvé dans
R., est sans doute plus élégant; c'est aussi la leçon de Kh.
Ibid., 1. 14. (u£L<) lisez (Kh.), qu'il faut prononcer
Su (tendre, avec l'accus.; cf. Ibn-Badroun, notes additionnelles, p. 115, 116).
Ibid., I 15 et 16. Vous avez donné à présent trois notes sur cette petite pièce, deux dans les Add. et Corr. et une dans votre nouvel écrit. Je regrette de ne pouvoir en accepter aucune , et d'être obligé de repousser les deux
changements que vous avez proposés. Quant au mot ^1 f que vous voulez substituer à r$-î, je ne l'ai jamais rencontré chez les poètes andalous dans le sens de vallon, et la leçon du texte est confirmée par Boul. et Kh. La leçon j^Jî est bonne aussi , comme je le montrerai tout à l'heure, et pour ce qui concerne la traduction que vous avez donnée du second vers, il est inutile de la réfuter, car elle s'éloigne tellement du naturel, qu'elle se réfute
soi-même, sans compter que vous avez attribué au verbe
gL*a une acception qu'il n'a pas. L'idée du poète esl bien différente de celle que vous lui avez prêtée. Dans le premier vers il parle de J^U> j^u», c'est-à-dire, de magie blanche ou naturelle (cf. Boclbor, v° magie), cl dans le second il
emploie les mots jAit et JLa-^UI. Ce dernier terme désigne, entre autres choses, comme M. Lane l'a dit dans son Lexique: l'image d'un objet qui se réfléchit dans un miroir ou dans Veau. Ainsi on lit dans les Mille cl une nuits (t. H, p. 80, I. 7 éd. Maciiaghlen): • Comme la mule de Mahmoud avait soif, elle voulut s'abreuver à la mare; mais en voyant dans l'eau l'image d'Aladin, qui dormait,
elle se détourna effrayée,» ^liufé ^J^'t JUi> of,s En général ce mot signifie ombre, comme dans celte phrase que cite M. le général Daumas (La vie arabe et la société musulmane, p. 175): tekhaf menn khïal-ha , «elle s'effraye
môme de son ombre.» De là vient l'expression "^Sàj\ qui répond littéralement à ce qu'on appelle dans votre langue SchallenbiUL Qualremère, qui a écrit une note à ce sujet {Hist. des suit. maml., t. I, part. 1 , p. 152, 153), la traduit par les ombres chinoises1; et les passages de voyageurs européens qu'il cite et auxquels on peut ajouter M. Lane, Modem Egyptians, t. II, p. 125, 126, montrent qu'il faut entendre sous ce terme: de petites figures plates, ou bien des marionnettes, qu'on fait remuer derrière un morceau de toile blanche, à l'ombre de la clarté de
*) C'est aussi, comme Qoatreroère l'a dit, la lanterne magique (voyei Bocthor sous lanterne), et c'est en ce sens que je crois detoir entendre le passage de Prosper- Alpin , que l'illustre académicien a cité.
plusieurs chandelles. Ce divertissement, qui, selon lu description qu'en ont donnée Coppin el Thévenol, est même quelquefois plus simple, puisqu'on peut se borner à représenter sur la toile, avec l'ombre des mains, toutes sortes d'animaux, appartient à la magie blanche, el c'est lui qui a fourni à noire poète la comparaison dont il se sert, car après avoir dit qu'il a vu dans l'eau de la rivière un spectacle qui lui rappelait la magie naturelle, il ajoute que l'ombre des branches, qui se remuait en se réfléchissant dans l'eau , ressemblait à ces figures que l'on fait agir derrière un transparent.
Ibid., 1. 24. (*SU*JI fc**l&3) Kh. ^Lsvï
P. 209, 1. 4. (^~J') Boul. Kh. ^~J<, el
c'est ainsi qu'il faut lire. Plus haut, t. I, p. 655, 1. 5, où il est question du même personnage el où son nom relatif est écrit ^c.z.&^.âJ\ , vous avez dit avec raison qu'il
faut corriger ^lîlil.
Ibid., 1. 11. (%^) Kh. xi*.
Ibid. , 1. 19. (^*Lj) lisez 0^X.i (Boul. et Kh.). Le poète veut dire que, dans le mois de Ramadhân, il est encore plus incrédule que dans les autres mois.
P. 210, 1. 2 et n. b. En substituant 53 au des man., j'ai fait dire au poète: Pourquoi ne pleurerais-tu pas ton père qui a subi un genre de mort si horrible? Mais telle n'est pas sa pensée; la suite de son poème montre qu'il veut dire le contraire. Je crois donc à présent que les leçons de tous les manuscrits, qui sont aussi celles de Boul., doivent être conservées, et que l'accusatif
£f> est employé ici d'une manière elliptique, l'antécédent
dans la dépendance duquel il devrait être, étant sousentendu; cf. de Sacy, Gramm. ar., t. II, p. 81 et 82, § 159; Mûller, Beitrâge , p. 118, 1. 15. Je traduis par conséquent: «Ce serait une folie pour un homme tel que toi, de pleurer les arrêts du destin, et de dire, en manière de consolation: «Plût au ciel qu'il (le père du poète) eût été enterré (comme les autres hommes).»»
Ibid. , 1. 5. Boul. comme dans mon texte.
P. 211, 1. 2. Boul. correctement tSj\r
Ibid., I. 4. Boul. cl*>, ce qui est préférable à
cause de la mesure (^Lo = ^^a»U>).
Ibid., 1. 10. Après Ux<> Boul. ajoute LfJL*, mais il faut îûx. — (p<~jti\ g*) lisez r — itîï (Boul.).
P. 214, 1. 19. Boul. rUb, comme vous corrigez.
P. 215, 1. 19 et n. g. Vous avez eu une singulière idée en traduisant le texte du Bad. comme vous l'avez fait, et si vous voulez hien consulter le Lexique de M. Lane, vous verrez que la IVe forme de \jo), ne signifie nullement submerger.
Ibid., 1. 2t. Vos deux conjectures me semblent également inadmissibles. A mon avis il faut prononcer sLJLà
js». C'est ce qu'on appelle en prose u»-*, une maladie
inflammatoire; voyez le Glossaire sur le Mançouri, man. 351 (5), v° \jOjA, et Bocthor, v° inflammatoire.
P. 220, 1. 25. Boul. ^L^uJt, comme vous corrigez.
P. 221 , 1. 2 et 4. (LUxJI) lisez LU*]! ; voyez plus haut, p. 155.
P. 222, 1. 7. La leçon 0LuUI, ou plus correctement
^ULiJt, est conGruiée par Ibn-Bassàm (l. I, man. de M.
Mohl, fol. 231 v«: 0L.0) et on la reconnaît facilement dans le ^iUiiiî de Boul.
P. 227, 1. 8. En répétant dans votre nouvel écrit votre note d'il y a dix ans sur le mot ^ja« et en y ajoutant ma réponse, vous avez oublié que nous avons rencontré
un peu plus tard ce y-i^J» dans cette phrase d'Ibn-al-
Khatîb {Mi'yâr al-ikhlibâr, p. 20, 1. 1 éd. Simonet): ^
« jfJaU} *> *^.vxi JL5 &LÎàs , et qu'alors vous avez
approuvé ma remarque sur ce terme, qui a été imprimée dans le Zeitschrifl, t. XVI, p. 593. Il est fort heureux que le passage d'Ibn-al-Khalîb, qui se trouve ainsi dans tous les man., car M. Mûller, dans ses Beilrâge, n'a pas noté de variante, met la leçon des man. de Maccarî à l'abri de tout doute, car Boul. a réellement ^jJ^jji*}], comme vous vouliez lire, mais il est évident que l'éditeur, ou le copiste du man. qu'il suivait, s'est permis un changement, parce qu'il ne connaissait pas le terme dont il s'agit. Au reste, Humbert (Guide de la conversation , p. 147) donne aussi: «homme religieux, pieux, cr,iJL-o> mais il le pro-
nonce ^A/.
P. 236, 1. 19. *âa*j ne doit pas être changé en^^ comme vous l'avez fait, mais en xu* (Boul.).
P. 237, 1. 1 et n. a. w^AJb^LxJI o^>U. Ce verbe, qui se trouve aussi dans Boul., n'est pas altéré, mais il a une acception qui n'est pas dans les dictionnaires, ^y*, à la IIe et à la IVe forme, signifie couvrir. On l'emploie spécialement en parlant d'une maison qu'on couvre de tuile, d'ardoise, etc., comme dans notre passage et chez
P. de Alcala, qui traduit (raslejar la casa (couvrir une maison) par UuL- ^J>t et trastejadura (l'action de couvrir une maison) par ^jyà.^J\ mais on s'en sert
aussi en parlant d'autres choses, comme dans les Mille et une nuits, où on lit (t. V, p. 100 éd. Habicht): ^jJuLj w*$aJ! *Uj ^S1- Peut-être y a-t-il du
rapport entre celte signification du verbe et le substantif x^ys-, que le dictionnaire de Hélot donne dans l'acception de draperie de canapé en brocard. Dans un passage des Mille et une nuits (t. X, p. 453 de votre édition), où l'on trouve: J^Jt ^Jl JJLu (jiUî5 -Vi'j>5, ce terme semble être à peu près l'équivalent de <jiU3.
P. 258, 1. 16. Je ne comprends pas comment vous avez pu dire que ^joJi et L^aJi riment ensemble.
P. 240, 1. 25. Boul. comme vous corrigez.
P. 242, 1. 6. Votre nouvelle note sur ce vers m'a fait grand plaisir. Elle montre deux choses, d'abord que j'avais raison en donnant à entendre que ce vers est vide de sens, ensuite que la traduction que vous en avez donnée dans les Add. et Corr. est inadmissible. Je crois qu'à présent nous arriverons à nous entendre. Noire point de départ sera le même. Vous dites que le mot qui est écrit iouî dans le man. P. du Malmah et dans les man. deMaccarî, doit signifier: tes bonnes de l'enfant, les femmes chargées de le soigner; je suis de la même opinion, et votre man. R., qui nous a suggéré celte idée, mérite notre reconnaissance. Mais le mot véritable est encore à trouver. Serait-ce kSI^U», comme dans le man. R.? Je ne le crois pas, et voici mes raisons: 1°. Le j> de lûfLjtO a été ajou-
lé dans votre mai), après coup, comme vous le remarquez; il provient d'un homme de lettres qui devinait le sens du vers, mais non pas d'un critique qui restituait la véritable leçon; 2°. Si on lisait lul^to, on ne s'expliquerait pas comment ce terme a été corrompu en tfUo (sic) dans le man. L. du Matmah, et cependant il faut tenir compte de ce man., car, quoique mauvais en lui-même, il a été copié sur un man. excellent et ordinairement on y retrouve les traces de la véritable leçon. Je n'insiste pas davantage, car la leçon ljUù ne semble pas vous avoir plu beaucoup; vous avez eu une autre idée et vous demandez si, dans le dialecte des Andalous, *.A> ne serait pas devenu X-jT, et si ce dernier mot n'aurait pas produit le terme espagnol aya , en italien aja. A celle question je dois répondre négativement. L'espagnol ayo, au fém. aya (ilal. ajo, aja), ne vient pas de l'arabe, il a une autre origine (cf. Diez, Etym. Worlerbuch der roman. Sprachen, partie esp. v° ayo), et les Arabes d'Espagne ne l'ont pas adopté. Cependant votre question me montre que vous ne vous refuserez pas à lire dans noire vers le mot véritable par lequel les enlants en Andalousie désignaient leurs bonnes, quoique ce mot ne soit pas classique. Je vais donc vous le donner. C'est un son que les petits enfants profèrent spontanément, comme papa et maman; il est commun à plusieurs langues, et dans la bouche des enfants, il signifie maman et grand'mère aussi bien que bonne. P. de Alcala le donne trois fois dans le dernier sens sous les mots aya o ama, ama que cria et criadora de ninos, et une fois, sous marna madré de nihos, dans l'acception de maman. En arabe il l'écrit nénna , nëna,
nênne et néne, avec le pluriel nen'U ou nennit. Aujourd'hui encore on se sert de ce mot en Orient. Humbert (Guide de la conversation, p. 29) donne: «Grand'raère, aïeule, Jû,» et chez Berggren (sous grand) on trouve: -Grand'
mère, aJLi, pl. olilJ.» C'est ce terme qu'il faut rétablir dans notre texte, où itfbî doit être changé en rfUli, tandis que la leçon du Matmah L. est lûîui, car olli représente exactement le plur. qu'Alcala écrit et prononce à la manière grenadine nennit.
Je pourrais terminer ici cette note, qui, j'ose m'en flatter, aura votre approbation, s'il ne me restait encore à prouver ce que j'ai dit plus haut, à savoir que d'autres langues ont aussi ce terme. J'ajouterai donc que, dans l'ancien espagnol, on employait nana dans le sens de mère, maman; voyez Gonzalo de Berceo, Duelo de la Virgen Maria, st. 174 (dans la Coleccion de Sanchez, t. II, p. 429), et l'Alexandre, st. 1017 [ibid. , t. III, p. 144). Le malai a vJU*i, qu'on prononce nênêh et qui signifie proprement
grand-père et grand'mère; mais on nomme ainsi chaque femme âgée à qui l'on parle.
P. 243, 1. 14. (LJjlj) Boul. Lu^Li et à la fin du vers L5U*Jt. Cette leçon, qui serait bonne pour le sens, mais que la rime ne tolère pas, confirme votre excellente conjecture UfcU. Le verbe signifie en effet, comme vous l'avez dit, disputer avec quelqu'un; mais comme vous n'avez pas donné d'exemple de cette acception , j'en citerai un que je trouve dans YHist. des Berbères, où on lit (t. I, p. 574, 1. 10): ^lylï & sX+^.a l^U. alS,
dans la traduction de M. de Slane: «il avait toujours été en rivalité avec. »
P. 245, 1. 15. Boul. a aussi LLsui. L'origine de cetle singulière corruption reste inexpliquée; mais lisons L$âc, je ne m'y oppose pas.
P. 247, I. 7. Vous avez mille fois raison de dire que si on lit ^lc, comme vous voulez le faire, le poète a
employé une image monstrueuse, et cette considération aurait dû vous empêcher, ce me semble, de proposer votre conjecture. Le de G. P. est après tout plus près de la véritable leçon que le de L. Boul. a ce
qui est presque bon. Il faut lire: iUlÂiJî ^ ^c, «par
le charme magique de votre intercession. » Je me liens assuré que vous approuverez cetle correction , car nous obtenons de cette manière un sens rationnel, et je n'ai pas besoin de vous rappeler que , pour faciliter l'accouchement, les Orientaux font usage de toutes sortes de charmes. Comparez aussi p. 254, 1. 4.
Ibid., L 11. Boul. ^Lc, comme avez si bien corrigé.
Ibid.y L 15. Boul. (^ï, comme j'ai fait imprimer.
Ibid. f 1. 25. Ce ^ l**u est aussi altéré dans Boul.,
qui porte ^L^o.
P. 250, I. 7. Si vous aviez bien voulu vous en tenir à ma note a, où j'ai dit que cet hémistiche est altéré, vous vous seriez épargné la peine inutile d'inventer des formes et des significations qui n'existent pas. Boul. nous met à même de corriger la faute. Au lieu de g ; a,
qu'il donne comme une variante sur la marge , il a JUil.
C'est incontestablement la véritable leçon, car ^^JU-jl répond à dans le second hémistiche, et tous les autres mots donnent un sens excellent quand on lit ainsi. Kxof est le causatif de ^Jua et signifie, par conséquent,
rouiller. « Sur la terre de l'exil , des rognures d'argent 1 ont rouillé mes doigts, de môme que mes pieds y ont perdu l'habitude de presser les flancs d'un coursier qui s'élance au jralop.» A présent cette pièce acquiert une certaine importance historique, car si elle a été composée réellement par le fils du roi d'Almérie, elle prouve que ce prince avait embrassé, après la chute de sa maison, la profession d'orfèvre, de même que l'avait fait son contemporain Fakhr ad-daula , le lils du roi détrôné de Séville (voyez mes Loci de Abbad. , t. I, p. 521; Abd alwâhid, p. 112). Mais la pièce est-elle bien de lui? Ne serait-elle pas plutôt de Fakhr ad-daula? J'avoue que je suis porté à le croire, car les détails qu'on trouve chez les historiens sur le sort du prince d'Almérie (voyez mes Recherches, t. I, p. 282), ne nous autorisent pas à supposer qu'il soit descendu si bas dans la hiérarchie sociale, et Maccarî semble suivre ici un auteur mal informé et qui s'est même trompé sur le nom de ce prince (voyez mes Recherches, t. I, Appendice, p. liv, lv). Quoi qu'il en soit , il n'est pas sans importance de comparer avec le vers de notre texte celui qui se trouve dans le poème d'Ibn-al-labbâna sur Fakhr ad-daula et qui est conçu en ces termes:
© ULiJ^ v^u~J53 ^ joJI W yXi rJ îdUiî gyaft cîiy*
') Voyei le Lexique de M. Lanc.
P. 251 , 1. 2. Je ne comprends pas pourquoi je n'ai
pas mis «û«ej dans le' texte, car je l'avais fait longtemps auparavant en publiant le même vers dans mes Notices, p. 176, 1. 2.
P. 252, I. 11—15. Variantes chez Ibn-Dihya (fol. 30 r°) : vs. 1 ^ ; — vs. 2 bSIlXv* **s ; — vs. 5 jlk»
(sic) et r!xjl DUJî.
P. 255, l, 6. L'interprétation que j'ai donnée de ce vers dans les Add. et Corr. , est confirmée par un passage des Mille et une nuits (t. XI, p. 110, 1. 5 a f. de votre
édition), où bL»1 signifie: ellecil ut semen eiiceret
pénis.
Ibid., 1. 19, 20 et n. c. Il faut lire d'abord Jol LtfU ^ÎlX* et ensuite jcuju^JI w*0tÂw« JU. Ces deux corrections sont fournies par le Canz al-yawâklt fi *slî'âbi 7mawâhUy man. 468, fol. 177 v°, où l'on trouve des notices assez étendues sur les mathématiciens et les astronomes espagnols.
P. 258, I. 10 et 11. Boul. a 0yt4.M,ji, mais il a aussi la faute vi>X^U.
P. 262, 1. 2. Au lieu de J..jUi't, qui ne convient pas,
Boul. a tVjJiJt, ce qui est fort bon pour la paronomase et pour le sens, si l'on prend ce mol dans l'acception de in faciem direcla habens cornua , car auparavant le poète avait nommé ce personnage un bouc.
P. 264, I. 4. (^^UwsJt). La leçon d'Ibn-Bassâm (I. I, man. de M. Mohl, fol. 149 r°), yu^JI, est infiniment
meilleure, pourvu qu'on y ajoute un point, Ç*-i.JI, car
Joseph fut jeté dans un a:> (Coran, sour. 12, vs. 10 et
15) el ce mot signifie en outre cachot souterrain, prison; voyez le Glossaire des mots esp. dérivés de l'arabe, p. 125, vu algibe. La leçon que donne Maccarî , n'est qu'une glose.
Ibi /. , 1. 5. (y*: ; 11m -Bas ni m *£iSo Ibid., 1. 11 (cf. Add. et Corr.). Lorsque vous attribuiez , il y a dix ans , la signification de ^ au verbe
^-fl>^, je vous répondis que vous auriez bien de la peine à la démontrer, et vous m'avez écrit alors: *Faule d'une preuve convaincante pour mon opinion , je crois à présent que le plus sûr est de s'en tenir à votre manière de lire et d'expliquer le vers» A présent vous faites imprimer votre ancienne note, sans y ajouter aucune preuve. Ai-je tout à fait tort si je trouve celte façon d'agir un peu étrange , el pouvez-vous m'en vouloir si je n'adopte pas une opinion que vous aviez répudiée vous-même? Au
reste, Boul. a ^ Qy>, au lieu de iSiX^y P. 265, 1. 1. (JU?0) lisez (Boul.).
Ibid., 1. 4. La bonne leçon «L*JT, que j'ai restituée
dans les Add. et Corr. , est aussi dans Boul.
Ibid., I. 7 et n. b. Je ne nie pas l'existence de la IIe
forme de jœ>; mais ce que je persiste à croire, c'est que
l'expression: *-3î dans le sens de: «il a raconté
que,» serait monstrueuse. Vous n'avez nullement prouvé le contraire, et l'édition de Boulac conGrme le changement que j'ai proposé dans la note 6, car elle a réellement
l) «In Ermanglung eincs ûbeneugenden Bewciseï lûr das Letitere, halte ich es jetit selbst fur sicherer, bei Ihrer Lesung und Deutung tu bleiben.»
lbid.t 1. 15. (^ÂJUfto) Boul. *n^>ij
P. 266, 1. 16 (cf. Add. et Corr.). Boul. correctement
Ibid., 1. 25. Lisez ^jsxï (Boni. ), dont U*yu est une corruption.
P. 268, 1. 18. Ma correction L^y est confirmée par Boul.
P. 269, L 3. Boul. vient à l'appui de votre conjecture
P. 270, 1. 6. Votre ^atl est confirmé par Boul. et je partage à présent votre opinion sur le sens de ce vers. P. 273, 1. 4 et n. a. Boul.
Ibid., I. 7. Votre objection est fondée: le poète aurait choisi un autre mot que vjL^uJL > si ma manière de voir était la véritable; mais ce mot est facile à trouver, c'est
P. 276 , 1. 8. (^'^> l») Boul. ^s».
Ibid. , l. 20. Boul. «Jlcli, comme vous corrigez.
/6trf. , 1. 21. Boul. a gXi, comme vous corrigez, mais il a aussi aJcJ5, ce que vous me semblez condamner avec raison.
Ibid. , 1. 22. Boul. confirme ma correction
P. 279, 1. 16. ; s'y^). La comparaison du passage
qui se trouve plus loin, p. 459, montre que ces vers n'ont
pas été composés sur des arrosoirs, mais sur des galères.
Par conséquent, il faut lire ^t^-AJî, et biffer le n° 8
dans le glossaire sur Edrîsî, p. 523.
P. 280, 1. 22. Ibn-Bassâm (t. I, man. de M.
Mohi, fol. 179 v°) mieux vttôt.
P. 281, L 17. J'avais déjà restitué la leçon desinan., Silj\t dans mes Loci de Abbad., t. 111, p. 161. Bout, a
P. 282, 1. 12. Boill. confirme ma correction et
P. 283, 1. 2, ma correction ^sû*.
P. 287, L 1. Boul. ifbji* comme vous corrigez.
Ibid., L 17. Pas plus que par le passé, je ne puis adopter le changement que vous voulez apporter à ce vers et l'interprétation si peu naturelle que vous en donnez. Je crois à présent que le texle des man., qui est aussi celui de Boul., est bon; je prononce:
et je traduis: «Ce qui est bien singulier, c'est que mes ennemis disent (en parlant de moi): «C'est un importun , » car un homme qui se trouve dans ma position est toujours excusable s'il insiste sur sa prière. » Les verbes gJt et ^ vont très-bien ensemble; je m'étonne que vous ne l'ayez pas senti. ^Jl est, comme Freytag l'a dit avec raison: institil et imporlunus fuit (petendo et rogando), et celui qui le fait est un ^JjL*, un importun , un homme
ennuyeux, car jJLs signifie importuner, ennuyer; voyez Bocthor sous les mots dérangei-, gêner, importuner, incommoder, peser; Maccari, t. II, p. 472, 1. 14, p. 550, L 15 et 18» P- ^56, 1. 7; Hoogvliet, Loci de Aphlasidis, p. 53, 1. S a f.; Abd al-wâhid, p. 154, 1. 8. Dans un passage d'Ibn-Abdalmelic Marrécochi, le verbe ^ se trouve également à côté d'un mot dérivé du verbe J.ai. En parlant du médecin Mohammed ibn-'Abdoun, cet auteur dit
(man. de Paris, n° 682 suppl. ar.f fol. 156 v°) que ce personnage accompagnait ordinairement Âlmanzor dans ses expéditions; puis il continue en ces termes: nJJUUuJ p3 »U iJU&ûJ v^** 0L^3 mm jib jjli o'jjê viàtè Juu
gJl xJLaJl «5Uï ^ «xU ïttlttïl wljê ^ La phrase,
telle que je l'ai traduite, convient aussi parfaitement à la situation. Le poète, que le sultan avait fait jeter en prison, écrit à son maître: Mes ennemis vous disent: «Ne prêtez pas l'oreille à cet homme ; c'est un importun qui vous demande toujours la même chose , à savoir la liberté ; * mais ma foi, on est bien excusable, si, lorsqu'on se trouve dans une position telle que la mienne, on répète sans cesse et avec instance la même prière. Je ne comprends pas aujourd'hui pourquoi j'ai ajouté dans le temps un signe de doute à ce vers , car il ne présente pas la moindre difficulté.
Ibîd., I. 22. Oui, il faut lire gJUXJ!; c'est une trèsbelle correction et Boul. la confirme.
P. 290, 1. 8 et n. c. Vous vous êtes trompé en pensant que le des man. de Maccarî doit être changé en et je ne comprends pas comment vous avez pu faire dire au poète que les fèves sont revêtues de lettres, de caractères, car ce serait évidemment un contre-sens. Le \J}j> dont il s'agit doit être changé en comme
porte Boul., et ce ù3J> est le plur. de j>j>, qui désigne,
comme le dit M. Lane, un manteau, une borda, qui, par
un long usage , est devenue molle et lisse. C'est donc , comme vous voyez , l'équivalent du mot bord dans le man. d'Ibn-Bassâm. Quant à l'autre mot, il doit être »L^u**, quelque leçon qu'on adopte, car *U* ne convient en aucune manière. Le poète compare donc les cosses tendres
des fèves à des bordas qui, par un long usage, sont devenues aussi minces que ce qu'on appelle ïL^s\~; mais
comme le pronom dans L^^JL^u* ne se laisse pas expliquer, je pense qu'il faut lire n.« JLj<i m en rapportant le pronom à tbLsLJl.
Ibid. , 1. 10 et 11. Après avoir donné votre traduction de ces deux vers, vous ajoutez qu'il serait superflu de l'expliquer. Vos lecteurs seront peut-être d'un autre avis, car toutes les personnes à qui j'ai montré votre traduction, m'ont dit qu'elles n'y comprenaient absolument rien. Pour ma part, je sais par la note que vous m'avez communiquée il y a dix ans ce que vous avez voulu dire, et je soupçonne aussi que vous avez supprimé votre explication par respect pour la bienséance. Je crois bien faire en la considérant comme non avenue, et je tâcherai d'interpréter à mon tour les vers dont il s'agit. Ce sont, comme je vous l'ai écrit dans le temps, les deux derniers d'un poème qui, dans le man. d'Oxford d'Ibn-Bassàm , en a huit. Malheureusement je n'avais pas les autres, et comme il n'y avait là-bas personne qui pùt me transcrire une demi-page d'arabe, j'ai dû attendre, pour en obtenir la copie, jusqu'à ce que II. de Goeje allât explorer les man. de la Bodléienne. Sa copie nous débarrasse d'abord
de ce i)i>Jb ou JjyJU Le man. porte JJjJL (avec les
voyelles) , c'est-à-dire le participe de la VHP forme du verbe
^î, et le vers qui précède montre que cette leçon est la véritable. Les voici tous les deux:
<jij>Jlj Ljjyi c<ràà ^j^Jt u-^-i" '«©stj L» tôt
Comme les cinq premiers vers sont érotiques, il faut traduire ceux-ci de celte manière: «O mes deux amis, prèssez-moi quand il s'agit de l'amour, mais ne me pressez pas de boire le vin excellent de Golrobbol. Quand je vois les coupes de l'amour, je ne suis pas lent à les boire.» Sans doute la liaison entre ces deux vers laisse à désirer; mais c'est la faute du poète et l'on voit aisément qu'il veut dire ceci: Il faut savourer à son aise l'excellent vin de Cotrobbol, mais quand on peut triompher d'une belle, il faut aller vile en besogne et saisir l'occasion au vol. Quant au dernier vers:
il ne doit pas être considéré comme uni étroitement à ceux qui précèdent et il exige deux explications. La
première a pour objet le verbe (jf-^-*- A la I" forme il signifie, en parlant du vin, être excellent , et aussi être
vieux (iJj^ vi*JLl-> dans le Cdmous) , parce qu'ordinairement les vins vieux sont les meilleurs; mais nous devons laisser ici de côté cette dernière idée. La IIe forme, qui est le causatif de la première, signifie, par conséquent, rendre excellent f au passif devenir excellent. Le
*) Les leçons Ov^t et oy>t (Boul.) ne sont pas mauvaises, maïs celle que donne Ibn-Bassâm me semble meilleure.
l>oèic dit donc, en parlant de l'amour: * c'est un vin qui devient excellent par les yeux , » c'est-à-dire , on gagne le cœur d'une belle en attachant sur elle des regards tendres et amoureux. Quant au second hémistiche, j'avoue qu'il avait été pour moi une énigme jusqu'à ce que j'en eusse trouvé l'explication dans une chanson bacchique d'Abou- Nowâs. Parlant au cabaretier, ce poète dit (n° 51, vs. 6 éd. Ahlwardt):
^i^l & Jj rftOri «kx*3 ^VJ! gÂà
On voit facilement que l'expression: «le nabtdz que vos mains ont exprimé,» désigne ici le nabtdz proprement dit, à savoir la liqueur qui «se prépare en faisant infuser des raisins secs ou des dattes dans de l'eau, de manière à en faire une boisson sucrée et légèrement fermentée1,» tandis que l'autre expression, qui nous paraît si bizarre: «le nabîdz des pieds,», désigne le vin, parce qu'on le prépare de raisins qu'on foule avec les pieds2, et la suite du poème montre que c'est bien là l'idée du poète 3. Nous sommes à présent à même de comprendre l'hémistiche chez Mac-
') De Sacy, Christ, ar., t. I, p. 404.
*) Il est presque inutile de dire que Freytag s'est gravement trompé en disant que nabidx ne se dit pas en parlant du vin. Suivant le Glossaire sur le Mançouri (man. 331 (6), v* Jua3), c'est en Irâc qu'on a désigné par ce terme, non-seulement le vin, mais encore des boissons enivrantes de toute sorte. Le plur. bJlo^I se trouve en ce sens ches Ibn-al-'Auwâm, t. I, p. 326, 1. 12.
ta. e -
8) Dans le 7« vers, il faut prononcer U>-Ji et (jOjJL^, »u lien de LsO et (jOyÔJ . Le poète dit que le vin doit être très-fort et piquant
cari. Evidemment il signifie ceci: «et l'autre (l'autre vin, le vin véritable, celui de Gotrobbol, et non pas celui de l'amour) devient excellent par les pieds,» c'est-à-dire: on prépare du vin excellent en foulant les raisins avec les pieds. C'est un de ces jeux de mots, de ces concetti, qui ne sont nullement de notre goût , mais que les Arabes admirent. Aussi Ibn-Bassâm loue- 1- il beaucoup celui-ci, et il lui compare (tout en avouant que la ressemblance est loin d'être frappante) les deux vers de Motenabbi que vous trouverez dans l'édition de M. Dieterici, p. 491, vs. 28 et 29, et celui-ci, qui est d'un poète qu'il ne nomme pas:
P. 290, 1. 20. Boul. JJjuû, et
P. 291 , 1. 2, (fôj^i, et
Ibid.t'\. 17, jiic, comme vous corrigez.
P. 292, 1. 7. Boul. correctement aJUS, et
Itid., 1. 15,
Ibid. , 1. 20 et n. b. Boul. ^y&cjt, comme j'ai fait imprimer.
P. 295, 1. 1. Boul. Là, et
Ibid., L 8, tya>î, comme vous corrigez.
P. 297, 1. 16. J'avais déjà dit, dans mes Loti
de Abbad.t t. III, p. 161, qu'il faut lire avec les man. «iui; Boul. a aussi «ou*.
P. 300, 1. 13. (u^aiJ!) Boul. correctement u^dt.
P. 304, 1. 18. Boul. oJ^i comme j'ai corrigé.
P. 505, 1. 21. Lisez *a5 L*, ^1 (Boul.) et biffez
ma note dans les Add. et Corr.
P. 311, 1. 15. '(lf.Ua*>!). Vous voulez lire Lf.Ua*>! et Boul. a L$jL»a5! ; mais quand on attaque un plat avec les doigts , ou ne le coupe pas. A mon avis, le mot véritable est encore à trouver. Si l'auteur avait écrit L^slla*».! , il n'y aurait pas de difficulté.
P. 313, 1. 13. Boul. ,^8^, comme vous corrigez.
P. 322, 1. 7 et n. a. Je ne crois plus qu'îl manque
ici une date. Il faut lire «JL (Boul.
P. 325, 1. 11. (Lr^jL^o.). Dans le Canz al-yawâkît (man. 468, fol. 179 v°), où l'on trouve aussi ces vers, on lit jr^xi-* 5^ ce qui vaut mieux.
P. 531, 1. 12. Le sens de ce vers est clair; il s'agit seulement de corriger le mot altéré. Lorsque dans le
temps vous proposiez l^J>J* et que vous attribuiez à ce verbe un sens qu'il n'a nullement, je vous demandais des preuves; mais dans votre réponse à mes objections, vous gardiez prudemment le silence sur celle-ci. Maintenant vous faites imprimer votre ancienne note telle qu'elle était, c'est-à-dire sans preuves. Il paraît donc que, pendant dix ans, vous n'en avez pas trouvé, ce dont je ne m'étonne pas. Boul. nous fournit enfin la leçon véritable, c'est
itfftSyt. Ce verbe a une signification qui convient parfaitement à notre passage, mais qui n'est pas dans Freytag, à savoir celle de partir vite , s'en aller vile , sortir rapidement, s'esquiver (Bocthor sous ce mot), passer (le môme). Ainsi Ibn-al-Khalîb (man. de M. de Gayangos, fol. 151 r°) dit en parlant d'un lion qui était dans une cage et
qu'on voulait faire combattre contre un taureau: ^
UL lX5^ Lk^ ^làx-J ois, *JULj> ^ ttiJO)'. Dans les Jftf« si une nuits (t. III, p. 284, 1. 6 a î. éd. Macnaghten) on lit: ^ ;L>^{ U Ji-àn ^ Jls»
gJf ^ lt^^ **** cr** Ai,lenrs Hl> P- 316, dern. 1.): IÂJ> ^1 aJ JlSj j^Uj LcJc»
DL5^ rLç> J^yta- ^jWî iL>U ^jOlj ^ju^î U Plus loin (t. III, p. 322, 1. 4): t^-oj-c w3 jLàJCJ» jâj Ui yà^o ^ Jjo, rfLo ^ *-a-Lc. Dans un autre endroit (t. IV, p. 612, 1. 14): vX-juj ^LT,
0L^Jî ^\ Kxy*o vtv^t ^ va^y iû^LsUb. H y a encore dans ce livre un passage qui met la leçon de Boul. au-dessus de tout doute, car on y lit (t. I, p. 87S,dern. !•) : ô** > de même que dans notre
texte: yûJL gjUlT ^àj* iUs/J cyb.
P. 332, 1. 10 et 11. Boul. comme dans mon texte, excepté qu'il a ^.îi , au lieu de 0Î.
P. 333, 1. 15. Le premier hémistiche doit être comme dans Boul., à savoir:
^jJU Jj^
Comparez t. I, p. 120, dern. ligne.
Ibid. , 1. 22. La leçon de La., vi*JL>3, est aussi dans Boul. et je crois à présent qu'elle est la véritable. — Boul.
') U y avait dans ce passage plusieurs fautes que j'ai corrigées à l'aide du man. de Berlin.
comme j'ai fait imprimer. — Quant au mot qui suit, je ne songe plus à défendre le jU&+.M des man. et j'adopte volontiers votre correction ïSk+}\, qui est confirmée par Boul. ; mais comme vous ne l'avez pas justifiée,
je crois devoir le faire à votre place. Le terme ^M-i^», suivi de la préposition s'emploie dans l'acception de chargé de, couvert de, profusément orné de. Ainsi on lit dans un passage d'Ibn-Khaldoun que cite notre auteur (t.
ï, p. 249, L 17): w^JJb g^Utt* rL?0, ^ XUj.
Ailleurs {Histoire des Berbères, t. I, p. 435, 1. 6 a f.) il
dit: ^t-ftXJL* aI&JÎ v**V^ obyuil dl^Ut *J w^>5
iàLsa-Jt f^U'j- Voyez aussi, dans le même ouvrage, t.
II, p. 54, 1. 2 a f. On trouve aussi jJLl* seul dans le sens de profusément orné d*or. Ainsi on lit chez Nowairî {Uist. d'Afrique, man. de Paris n° 702, fol. 29 r0):^^^ Al&Jt sbLswjf. Chez Macrîzî (dans Kosegarten , Chrestom., p. 117, dern. 1., et p. 120, l. 1): ^Up. L'adjectif ut; s'emploie dans la même acception. On lit chez Ibn- Haiyân (apud IbnBassâm, t. III, man. de Gotha, fol. 4
r°): «i>*^ 'iVaSS s-Jf ^ Ui. Dans
un passage d'Ibn-Bassàm que cite notre auteur (t. II,
p. 413, 1. 4) on trouve: J^àS ^J^* A^. En copiant ailleurs (t. I, p. 231 , 1. 4) un passage d'Ibn-Khaldoun, Maccarî a omis les mots <3l& f-r^jj lu' se trouvent dans le man. quasi-autographe après Xas^U- <^S\j^. Chez Ibn-al-Khatîb (man. de M. de Gayangos, fol. 157 r») on
lit: xJLitf XâLLi,, »,U Jy> y* JlSl f^fij^m^ U JjT.
Voyez aussi V Histoire des Berbères, t. I, p. 200, I. 5 , t.
H, p. 250, 1. 10, p. 591, 1. 5 a f. Quelquefois on ajoute
le mot v-*-0ÂJt ou , comme dans l'ouvrage que je
viens de citer (t. II, p. 447, dern. t): rLj?U5 v^-^-j
^^JLaS qaa^ô. Dans l'Autobiographie d'Ibn-Khaldoun on
lit (man. 1550, t. V, fol. 215 V): v^l^ obJiJl oU^Jt
&L&JI ^^ÀJi, et un peu plus loin (ibid.): aJU*j {Ji^uJ>\5
P. 535, L 18. Ma correction jLâJI est conBrmée par Boul.
P. 337, I. 14. Boul. i^jjjjés comme vous corrigez.
P. 339, 1. 5. La bonne leçon oLjT, que j'ai restituée dans les Add. et Corr., est aussi dans Boul.
P. 340, 1. 12. (S±> #\ ^ L*>L*). Chez Ibn-Dibya (fol. 174 v«): o£j| ai ^ U^U>'
Ibid., 1. 14. (jûju y*.) lisez ua«i ^ y>3 (Ibn-Dihya).
iôirf., 1. 15. (iuaâJ! !J^). Chez le même: «uââJt
P. 349, 1. 12. (fcJuC*,). La véritable leçon est dans
Boul.; c'est oXw, qu'il faut prononcer voyez ce
que j'ai dit dans le Journ. asiat. de 1869, t. II, p. 156.
P. 350, 1. 1. J'adopte votre opinion, mais en outre il faut lire L$J (Boul.), au lieu de ^
P. 352, 1. 21 et n. a. Lisez avec Boul.: qj ^ Ibid. y 1. 25. Boul. correctement UyCjsu.
P. 353, i. 9. Boul. ^li, comme vous corrigez. Ibid., 1. 17. Le mot douteux est ^ dans Boul. P. 366 , 1. 9. Vous avez interprété ce vers d'une manière bien étrange. Comment avez-vous pu traduire lLlj» par:
«en signe de refus?» Comment avez-vous pu penser que jçScu isiijlJ signifie: «elle m'a tourné le dos?* Vous savez aussi bien que moi que jL-jLS désigne précisément le
contraire et qu'il est impossible de le joindre à ^Êu. Enfin la continuation du vers dans la ligne 11 ne s'accorde pas du tout avec le sens que vous avez attribué à celui dont il s'agit. J'accepte cependant une seule chose de votre interprétation, à savoir que le féminin dans vi^JL^Lï, etc., se rapporte à la môme personne que le masculin dans 'i&çi 36 uu>U> ; mais au reste je crois devoir entendre le vers d'une tout autre façon. Il est bien moins innocent que vous ne l'avez pensé , et je n'oserais pas l'expliquer en français; mais je me servirai de l'arabe ; c'est une langue qui, comme le latin, brave l'honnêteté. Commençons par corriger le dernier mot! Il doit être L g *j-=»>
Cette correction se justifie, en premier lieu par le cJL$u~t qui précède, car vous savez que les mois dérivés de la racine rj> sont joints constamment à ceux qui dérivent de la racine J.-s>, et en second lieu par la paronomase (hirmahâ dans ce vers, et djirmahâ dans l'autre). Vous savez ce que c'est quand on dit d'une femme:
l$*°f*> c'esl très-mauvais; cependant elle peut faire encore
pis, et c'est ce que le juif voulait, mais elle ne le voulait pas; de là l'expression bo* (car c'est ainsi qu'il faut
lire) = Jod bLu; jJ* a*, oui, elle le permettait; mais
non pas ^\ par conséquent cJÇlS. A bon entendeur *
peu de paroles, et je crois m'être exprimé assez clairement. Maintenant la continuation du vers ne présente plus rien d'obscur, et il serait inutile d'expliquer ce qu'il faut entendre sous le petit luminaire qui fait du tort au grand.
P. 557, 1. 17 et n. a. Boul. a les quatre premiers mots de ce vers comme je les ai fait imprimer, et ensuite ^iî.
Ibid., 1. 22. (J^s>). Boul. a aussi la bonne leçon jJs, que vous avez trouvée dans R.
P. 360, 1. 10. L'éditeur égyptien a été choqué, avec raison je crois, de ce ^ ^ Us. Il dit
d'abord qu'un autre man. porte ^ l?,^ U5; puis il propose de lire: gJI ^jXg 1*4, ou quelque chose de semblable (i**J3 ^^-^.i Peut-être uj<S* L$i serait le plus simple.
P. 366, 1. 11. Je ne songe plus à contester que oUjw~*9 est la véritable leçon ; j'observerai seulement que
vous avez négligé de donner la meilleure preuve à l'appui de votre opinion; elle se trouve chez notre auteur, t. I, p. 370, 1. 9, où on lit: JCJL^»;
et d'un autre côté, je persiste à croire que, si on lit
oL*ju*w«, le verbe tL*Ji-*Jo ne convient pas. Vous avez
hésité à le changer en ^*â^ ; mais il est très-permis de
le faire, car celle leçon se trouve non-senlemcnl dans lioul., mais aussi, avec toutes les voyelles, dans le trèsbon man. de Homaidî que possède la Bibliothèque d'Oxford (fol. 28 v°).
P. 379 , 1. 16 et n. b. On peut bien conserver le ^ des man. , mais alors il faut biffer avant ^ le mot jj , qui n'est pas dans Boul.
Ibid., L 19. Boul. confirme ma correction «u^âaJL.
P. 389, I. 18 et n. a. Boul. LïU*, comme j'ai corrigé.
P. 390, 1. 18—20. Ce passage peut être corrigé d'une manière bien plus simple que vous ne l'avez proposé. A la ligne 19 il faut lire avec 0. ^LXiî ^--o, et à la ligne
20, avec Boul., U», au lieu de L*; ce dépend de
«£,A*5 jJL^u Us , dont ^UCit y* ne dépend pas.