SECONDE PARTIE, PUBLIÉE PAR M. DUGAT
P. 395, 1. 9. «uai U jub»li est sans doute une faute;
mais le man. L. me met à même de la corriger d'une
autre manière que vous l'avez fait en suivant l'édit. de Boulac. Il n'a pas et ce mot est en effet de trop.
Quand on le supprime , le U dépend de JLt, , dans la
ligne 6.
îbid., I. 13. Je ne crois pas que le îLc«XJ des man. doive être changé en JUa: , et à mon sens ^ ïlcù ne signifie pas: «une prière pour moi-même,» mais: «une prière que je fais.»
P. 399, 1. 5. 8;5 L^vA/o sr»^5» comme vous voulez lire, ne signifierait ni: «il vida la coupe en montrant sa joie,» comme vous le supposez, ni autre chose; ce seraient des paroles absolument vides de sens. La leçon du texte, *fij*-î L^ljL*o est parfaitement bonne. Le
pronom dans «^^-^ ne se rapporte pas à celui qui boit, mais à celui à la santé duquel on boit, car l'expression *j V;~> que l'on trouve dans la Kharîda (dans mes Loci de Abbad. , t. I, p. 417, l. 9), littéralement boire à la joie de quelqu'un, est l'équivalent de boire à -la santé de quelqu'un (cf. ibid.y 1. 12). Comparez aussi ce passage
des Mille et une nuits (t. II, p. 134, 1. 5 a f. éd. Mac-
naghten): ^vX>3 y^ftï, X^li ^jJb-î Ql ^ 0ôh\ JLS ^
ié)J3 (iU \j5jMt ^ cr*. Quant au verbe JLe, il se
construit avec le ^» de la chose; voyez les Fables de Bid-
pai, p. 156, 1. 11; Ibn-Badroun, p. 61 , 1. 2:«ilxj ^UaJî, « le cri de guerre : Tobba' ! » Les paroles de notre texte signifient par conséquent: «il vida la coupe en exprimant des vœux pour la joie (la santé) du prince.» Comparez le dernier hémistiche du poème qui suit.
Ibid, , 1. 7. Je crois que la leçon de Boul. , ^^/Çyi, est la véritable.
P. 402, 1. 18. Au lieu de ^Là-*, il faut lire, comme dans la note rf, JdL, mot qui manque dans nos diction-
naires, mais qui signifie préparateur, vendeur de sfinges ; voyez à ce sujet mes remarques dans le Journ. asiat. de 1869, t. II, p. 161 — 165. — Si le dernier mot de ce vers était réellement *à*4-u, comme vous voulez lire avec Boul., il faudrait écrire, à cause de la mesure, , au lieu
de «U+JCJt, ce que vous avez oublié de remarquer; mais l'explication de cette pièce que j'ai donnée dans le recueil que je viens de citer, p. 199, montre que la leçon tj^+x» est inadmissible et qu'il ne peut être question ici d'une «main droite.» La rime n'exige pas non plus ce mot, comme vous l'avez cru, car celle en nihi suffit.
P. 405, 1. 11. lisez ^jjÉ (Boul.), leur ja-
lousie. Plus loin, p. 540, 1. 13 et 14, on trouve la V*
forme, suivie de la préposition yjLc, dans le sens de être jaloux de.
P. 407, 1. 5. (tCy) lisez b/i (Boul.).
P. 412, 1. 21. (jjai?) lisez \Ju& (Boul.), au duel, car il s'agit de deux personnes.
P. 415, 1. 5. lisez avec Boul. et le man.
d'Ibn-Bassâm (t. I, man. de M. Mohl, fol. 78 v°), où l'on trouve tout ce passage avec plusieurs variantes.
Ibid. , 1. 7. Il faut prononcer îyti , et substituer à Jj3 le mot tjoïjJî (cf. n. e), comme on trouve dans Boul. et chez Ibn-Bassâm.
Ibid. , 1. 17. (jujtXJt) lisez a.^: (Boul. et Ibn-Bassâm). — Au lieu de «jU> , il faut certainement lire »,l&> avec Boul. Cette leçon est encore très-reconnaissable dans le vJJc* du man. d'Ibn-Bassâm.
Ibid., L 18. Au lieu de LrJL-, Boul. a Lu; mais je
crois devoir lire Là avec Ibn-Bassâm, ou, ce qui revient au même, comme dans les deux man. cités dans la noie ;.
Ibid., 1. 19. Ecrivez Sûï,
Ibid. , L 20. (all^l) lisez bU^JI (L. , Boul. , Ibn-Bassâm).
P. 415, 1. 19. La substitution de JJ> à ^ est aussi autorisée par le man. d'Ibn-Bassâm (t. I, man. de M. Mohl, fol. 225 r»).
P. 417, 1. 9. La leçon des man. de Maccarî, dans la noie d, est la seule véritable, comme le prouve le vers qui suit. Celle du Bad. est provenue du vers qu'on lit à la ligne 13.
Ibid., n. c. L'éditeur s'est trompé ici, car le Bayân a P. 419, 1. 2 et 10. L. a aussi correctement Llt^J et
P. 421, 1. 13. Lisez ^Jo>* (L. et Boul.).
«M., 1. 23. UjJIj rl*^l JU-Ay Comme les
serpents n'ont pas la coutume de faire de longs voyages par monts et par vaux , tandis qu'on emploie les chameaux à cet usage , je crois devoir lire avec Boul. : vJU*akï ^Anilï* Pour la VIIIe forme de JUei dans le sens de peragravit, comparez Ibn-Djobair, p. 39, 1. 13, p. 223, 1.15, p. 320, 1. 20; Ibn-Khaldoun , Hist. des Berbères, t. I, p. 646, 1. 4 a f. ; le même dans la traduction française des Prolégomènes, t. I, p. xl, 3e vers. On l'emploie en parlant d'endroits dangereux et où il est facile de s'égarer.
P. 422, 1. 6. UuAàJI y£**JI ne se dit pas, tandis que
oAAÀjt, comme on lil dans P. et fioul., est l'épilhète constante du musc; voyez, par exemple, de Sacy, Chrest. or., t. II, p. f1, 1. 11 , et comparez ce vers que cite al- Fath {Calâyid, man. 306, t. II, p. 55):
P. 423, 1. 22. L. a LfLJj>\ comme Boul.
P. 425, I. 10. (u-OJLM ,y) lisez y-JuiJt ^3 (Boul.).
P. 428, 1. 20 et 21. Le premier hémistiche est chez Ibn-Bassâm (t. I, man. de M. Mohl, fol. 231 r°): ^LSÎ tym t\ù j>-Jt; ensuite il a ^yCj, au lieu de uiuu, et en-
fin ajc, à la place de jc^»y>.
P. 431, 1. 8. Le changement de (aussi dans
Boul.) en qui est sans doute de vous, ne doit pas
être accepté, car chez les Magribins ce verbe est £-£J,et non pas Ce qui le prouve, c'est un passage d'al-
Falh (Calâyid, p. 58, 1. 4 a f. éd. de Paris) , qui se trouve aussi chez Maccarî (t. I, p. 442, 1. 15) et où on lit:
u^JxjL» ^jU^I iU5 '^iui^i cyîj. Vous voyez que la rime s'oppose ici au changement que vous voulez faire. Dans les man. d'Edrîsî j'ai aussi trouvé constamment £^J. Ainsi on lit chez cet auteur (Clim. III, Sect. 5): ^ »J iùtiU *U Ailleurs (Clim. V, Sect. 2): 8^ «La-*.
Un peu plus loin (ibid.) : aJlJL ol;Uc3 XjlûU
Et encore (Clim. V, Sect. 5): iU-ili «Lx^ ô^o.
P. 437, 1. 14. L^-i-c serait ici un contre- sens ; il faut
lié 9 comme dans le Maimah P.
/focf., 1. 21. (j^i) lisez avec les deux man. du Matmah.
Digitizëd by Goog
P. 438, I. 4. Vous ne semble/ pas avoir remarqué que le second hémistiche de ce vers pèche contre la mesure. L'éditeur égyptien a évilé celle faute en faisant imprimer: ^Là^Jt LJ USli, ^eJo; mais ce n'est pas ainsi qu'a écrit le poète, car dans le man. P. du Malmah on lit bU^wt liA-; UJI ^.cv\Ji, et de même dans le man. L.
de cet ouvrage, excepté qu'il a Las.. Si oi-i* ou Ui-à, existait dans le sens de compagnons , cette leçon serait admissible; mais il n'en est pas ainsi.
Ibid. , 1. 9. Bifiez la préposition uCi, qui n'est pas dans les deux man. du Malmah, car il serait irrationnel de placer ^ après le verbe <j«kX i~, au lieu de l'accusatif. La phrase suivante, ainsi que l'a dit M. Dugat dans les Add. et Corr., doit être lue comme à la note d. La rime est par conséquent L^bUo et l^bUilj.
P. 439, !. 19. Vous avez parfaitement raison de considérer ^ JLe comme une interpolation ; ce mot n'est ni dans L., ni dans le Malmah; mais le changement de ^-àLï (leçon qui est conGrmée par Boul. et par le Malmah) en — jSJLm^mjt dans les Add. et Corr., me semble inutile, car f»j*»^\Jt est le sujet de ce verbe, tandis que L* en est
l'objet, de même que <joi;J\ (et non pas \Jo9jJ\t comme vous semblez prononcer) est le sujet de yiLj.. Peut-être le verbe yiL, que vous traduisez par bcstreichen, vous a-
t-il induit en erreur, ihli yiL signifie : loucher la peau de quelqu'un; voyez Lane et comparez 'Abdarr , Voyage (man. 11 (2), fol. 54 r<>): un homme qui voulait se hisser jus-
qu'à la porte de la Ca'ba, attrapa la jambe d'une femme qu'on tirait en haut , ju UiLu, «bUt ^ iuJLc ^uS&
JjL> j(£ ^a. On l'emploie aussi dans le sens de toucher; voyez Becrî, p. 121 , dern. 1.; Ibn-Djobair , p. 91 , 1. 14, p. 235, l 7; Hist. des Berbères, t. H, p. 425, L 9 af.; Ibn-al-'Àuwâm , t. II, p. 6, 1. 15, p. 7, 1. 8. Ibid., 1. 20. (oyU) lisez ôjilx , comme dans le Matmah
P. (ce passage manque dans le Matm. L.). ^a-jJI cjw est justement l'expression qui convient pour un mulet, tandis que la leçon du texte serait vide de sens. Quant aux mots qui suivent, j'avoue comme vous que je ne les comprends pas; ils me semblent altérés.
P. 442, 1. 3. Cjiï ne donne pas de sens. Jelis^jli.
Ibid., 1. 4. La véritable leçon, yjAfij, est aussi dans
le Matmah L.
Ibid. , 1. 9. Votre conjecture ôX, me semble malheureuse, car vous attribuez à ce verbe une signiûcation qu'il n'a pas et qui, s'il l'avait, ne conviendrait pas. La véritable leçon est celle du Matmah, dans la notée, à savoir
oy«î3. «La Mort ouvrit sa gueule pour le dévorer; mais le destin ne la seconda pas;» c'est-à-dire, comme le montre la comparaison de ce qui suit: peu s'en fallut qu'il ne fût condamné à mort, mais le destin en ayant décidé autrement, il en fut quitte pour la prison.
Ibid., 1. 19. Les conjectures que vous proposez sur ce
vers me semblent inadmissibles. «CLc, comme vous voulez
lire, ne signifie jamais lu «L*, et vous ne me semblez
pas avoir compris cette dernière expression, car elle signifie un grand nombre d'eaux , comme on dit 0%\Xa
et 8J^c beaucoup de villes, de portes (Edrîsî, p. 76,
I. 2 a f., p. 197, 1. 4 a f. éd. de Leyde). Quant à la IIe forme de e^ai, il faudrait d'abord prouver qu'elle existe. Pour ma part, je crois devoir lire :
Le mot iîi est expliqué par Reiske (apud Freytag) de cette manière: «fovea in monte, ubi aqua pluvialis restagnat,» et cette interprétation est bonne, pourvu qu'on retranche les mots in monte et pluvialis , comme le prouve ce passage de Becrî (p. 172, 1. 3): ^ oMj^*
UÂxs r.U ***J' ;J->- JULe lfi«,jft&aj obLjj. La Ve
forme de .Ju, dans le sens de supersles fuit (voyez Lane), se trouve, par exemple, dans un vers que cite Maccarî (t. II, p. 285, 1. 9) et dans un diplôme publié par de Sacy dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. IX, p. 471 , 1. 6, où on lit ^JujuJI JUI, proprement: «la somme qui reste,» c'est-à-dire: «la somme dont il reste débiteur. » Ce oi-ô' est en harmonie avec le 'iLzb du vers qui précède. Enfin , le dernier mot du vers est i^Jjji.»*-! t non-seulement dans Boul. , mais aussi dans le Matmah.
P. 445, 1. 14. Uo0 pour LaJ:^> n'est qu'un lapsus calami de l'éditeur; L. et le Matmah ont la bonne leçon. P. 448, 1. 17. Il ne faut pas substituer le ,>-JL-o
de Boul. à la leçon du lexte JJU ^\ , qui est confirmée, non-seulement par les man. de Maccarî, mais aussi par trois man. du Matmah (P., L. et les fragments de cet ouvrage à la fin du Ier volume d'Ibn-Bassâm), et qui seule donne un sens raisonnable. «Quand je me suis laissé conduire par les circonstances vers un homme tel que Yahyâ, alors, je le jure, je ne dissimule pas le ressentiment que je garde d'une offense,» c'est-à-dire: quand le destin m'a conduit vers un homme aussi noble et aussi puissant que Yahyâ, je ne contiens pas mon ressent iment, mais je le laisse éclater et je punis celui qui m'a offensé, parce que" je suis assuré de l'appui et de la protection de mon bienfaiteur. Celte traduction me semble simple et claire, tandis que selon la vôtre, si toutefois elle présente un sens, ce dont je ne suis pas sûr, le poète, au lieu de faire l'éloge de son patron , lui reprocherait d'une façon grossière son manque de force morale.
P. 449, I. 5. I«3 au lieu de semble de nouveau un lapsus calami de l'éditeur; L. et le Matmah ont la bonne leçon.
lbid.9 1. 19. La véritable leçon, LU», se trouve aussi dans L., dans le Matmah P. et dans les deux man. que j'ai cités t. II, p. 148, n. c.
P. 452, 1. 14. sJiJL* K*1 ^1 *Îmm% Je m'étonne
que, dans vos nouvelles observations, vous ne soyez pas
revenu sur les deux conjectures que vous avez présentées
sur ces mots, et que cetle fois encore vous ne vous soyez
pas aperçu que n'est pas ajÏ, comme vous prononcez,
mais V$, de ^f, qui exprime l'admiration. uJJm i-JÎ,
quels aïeux! est une expression lrès«correcte ; lu lecture*
du long article ^1 dans le Lexique de M. Lane ne vous laissera aucun doute à cet égard.
Ibid., I. 18. En adoptant la leçon (qui se trouve
aussi dans L.) , on s'explique en effet, comme vous le dites, le L^iC-f; mais vous avez oublié de remarquer que,
dans ce cas, il faut aussi changer^ en ojlb.
P. 457, 1. 5. o^uxJt ne convient nullement ici. Il faut lire o-^vjJI avec le Malm. P. dans la note b. Ce verbe signilie gagner sa vie, gagner son pain; voyez Maccarî, t. I, p. 499, I. 13 avec ma note a sur ce passage, et M. Lane sous la I" forme. On lit chez Edrîsi (Clim. I, Sect. 2): Ls=u5 £j 0y^u^ ^i*tv Plus loin
(ibid.): *ûjc«* ^ JoOw<OI o^'r^ L*JL,!* Cnez
Ibn-al Khatib (man. de M. de Gayangos , fol. 23 v°) : v-£su* D»UJU1 (j&xX iLcU^. Ailleurs (fol. 78 r>): les
biens dont il avait hérité o^vaJI usSLû, Plus
loin (fol. 86 vo) : jJâ JU ySjLj ^ ^ UJJ
*^So Et encore (fol. 119 v°): &J!a«JIj kJ^^Jî,
Voyez aussi Becrî, p. 163, I. 10; Cartâs, p. 259, 1. 11; lbn-Khaldoun , Hist. des Berbères, t. II, p. 152, 1. 14, p. 407, dern. I.
P. 458, 1. 11. Les mots ôSj«JI JJUJI y^ùL^ jJL> ^1 j-sïiw2?»-j signifient: «C'est à ses ancêtres (aux ancêtres d'Abou-'Amr ibn-abî-Khâlid) que le château, appelé Hadjar Abî-Khâlid , emprunte son nom.» Dans la
* langue arabe le mot hadjar, proprement pierre, s'emploie, comme Stein en allemand et pierre en français, pour désigner un château (p. e. la forteresse alsacienne Lûlzelstein en allemand, la Petite-Pierre en français). Ainsi on lit dans le Carias, p. 59, 1. 8: ^\ y?v^u iu«ls, « son château qui portait le nom de Geyerstein ,» comme on traduirait en allemand. Vous voyez donc qu'il n'y a rien à changer dans le texte et qu'en substituant jJUjt à JJUJI, vous avez été mal inspiré, car de cette manière nous obtiendrions celte phrase ridicule: «A ses ancêtres appartient le nigaud connu sous le nom de la pierre d'Abou-Khâlid,» sans compter que, selon l'usage, tu» homme ne peut pas être le sujet de w*-^> »àL*>
P. 461, 1. 11. Dans les Add. et Corr. , vous voulez mettre, un mot turc dans la bouche d'un poète espagnol du XIe siècle ; c'est une idée bien singulière et il me semble qu'il vaut mieux ne pas faire de conjectures que d'en faire de telles. Dans vos nouvelles observations , vous dites que le de Boul. ne donne pas de sens. Je crois au contraire que cette leçon, dont je reconnais la trace dans L., est excellente, çli^ signifie les pennes antérieures des ailes , les pennes primaires; vous pourrez vous en convaincre en consultant de Sacy, Chrest. ar. , t. II, p. 571, et les scolies sur le 12e vers d'Antara, p. 86 éd. Menil. Au reste, je vous recommande encore le mot 8^ dans ce vers. Vous l'avez passé sous silence, mais il n'existe pas.
P. 462, 1. 1. L'éditeur a négligé de remarquer que le
poète fait ici allusion à ces paroles du Coran (sour. 7,
vs. 38) : JpL^Jt JU. J> gJL, ^
P. 466, 1. 11. 11 ne faut pas changer en ^J,
comme vous le voulez, mais au lieu de et de ^t il
faut lire J^lî et ZI; voyez plus haut ma note sur t. II, p. 166, 1. 10. Ici le copiste du m an. L. avait d'abord écrit mais s'apercevant aussitôt de son erreur, il a
biffé un point, et ensuite il a écrit correctement «J.
Ibid., 1. 16. Ce vers étant un peu abrupte, quand on le lit tel qu'il se trouve dans l'édition, j'aime mieux suivre Boul., qui n'a pas o^j, et qui donne ,JLi, au lieu de jj. Au reste, J.^jlj>Ii est pour ^Lxi^Lj, comme on lit dans Boul.
P. 469, 1. 8. (1^3?) L. et Boul. Lf!l%, ce qui est
bon , car la IIe forme s'emploie réellement dans l'acception que le vers exige; voyez mes Loci deAbbad., t. III, p. 87, î. 7. Au lieu de UU, je crois devoir lire LJI avec Boul.
et les quatre man. cités dans la note b (= ^j-^U dans le premier hémistiche).
Ibid., 1. 13. L. a aussi à*$ï.
P. 487, 1. 1 et 2. Vous avez supposé avec raison que je préférerais votre interprétation de ces deux vers à celle que j'ai donnée dans mes Âbbadides.
P. 495 , 1. 20. Les mots Jàx> Lt bl^u cj,UU seraient absolument vides de sens. 11 faut lire avec L. et Boul.:
juc>. ^1 i^vî c£u?, «l'origine paternelle d'Abou-Dja'far et son origine maternelle sont différentes: l'une est noble, l'autre basse.» Quant au dernier mot du vers, j'avais
aussi noté qu'il faut conserver la leçon du texte. J'observerai toutefois que votre ancienne opinion peut se défendre.. Les dictionnaires n'ont ni la VII6 ni la VIIIe forme de JJU ; mais je trouve la dernière chez Ibn-al-'Auwâm , t. I, p. 45, 1. 7 a f.: JJU^ ^*JI ^ ^ U
P. 499, 1. 12. (j*).) lisez (Boul.), derrière moi.
P. 506, I. 10. Permettez-moi de vous faire remarquer
que vous vous êtes singulièrement trompé dans l'interprétation de ces paroles. Vous faites dire à Ibn-Sa'id: «Ce poète qui demande à me voir, est peut-être le vizir Ibn- 'Amniâr;» après quoi l'auteur ajouterait en parenthèse: «car il (Ibn-'Ammâr) était connu de tout le monde.» Les mots UijJt ^Jt jJLi 'xi. ne peuvent pas signifier cela; mais ce qui est plus grave, c'est l'anachronisme que vous faites commettre par Ibn-Sa'îd, car celui-ci ne pouvait s'attendre à une visite d'Ibn-'Ammâr, cet homme célèbre étant mort depuis plus de quarante ans. Vous semblez l'avoir ignoré, mais peut-être voudrez-vous bien croire qu'Ibn-Sa'îd ne l'ignorait pas. Il dit tout autre chose que ce que vous lui faites dire. Comme le poète qui se présente chez lui était de Silves, endroit qui avait aussi vu naître Ibn-'Ammâr, et qu'il savait composer de bons vers, de même que ce dernier, il s'écrie en plaisantant: «C'est peut-être le vizir Ibn-'Ammâr qui est revenu au monde (qui a été ressuscité); introduisez-le bien vite auprès de moi!» Vous voyez donc que le texte est correct et qu'il ne faut nullement substituer v\s, à AS,
P. 509, 1. 5. De mon côté, j'avais noté aussi que la P* forme de Jo3 s'emploie, au lieu de la IV% dans le sens Rallumer, et que vous avez eu tort de la changer dans
le passage qu'on lit t. II, p. 416, 1. 5 a f. Peut-être ne sera-t-il pas inutile d'ajouter encore quelques exemples à ceux que vous avez donnés dans vos nouvelles observations. Dans les Biographies des hommes pieux de Cairawân (apud Araari, Bibl. Àrab. Sic, p. 191, I. 5) on lit: Gl
Ht*> ù**} a" o1^1 *** ^ Dans
un passage d'Edrîsî, cité par Ibn-al-Baitâr (art. G>*-Jri):
quand on creuse une fosse ^Ujl *as Aï.j (la voyelle est daus
le man. 13). Dans V Histoire d'Afrique par Nowairî (man.
de Paris, n°702, fol. 55 r°): <>*>W ^3 ls**
j ( ^ - (Dans le passage correspondant, Ibn-al-Athîr , t. X , p. 408, a 'st\s.<). Dans un man. qui appartient à la Bibliothèque de votre Université (voyez le Zeilschrifl ,
t. XVIII, p. 553) on trouve : Jt£SJ,\ £4-£JI ^ o*0^ Dans les Mille et une nuils (t. IV, p. 26 éd. Habichl): ^LJt A^i vX-3.3 *~>î Dans les dic-
tionnaires de Marcel et de Hélot, uXS3 est allumer.
Ibid., I. 11. XjjLJî Jj>J ^ LîaLU 0lfy Si l'on pro-
nonçait UaL**, comme vous le voulez, ces paroles signifieraient que le voleur en question avait reçu d'un autre, de Dieu ou du gouvernement, l'autorisation de dévaliser les habitants des campagnes. Il va sans dire que telle n'est nullement la pensée de l'auteur. En prononçant mosallit, M. Dugat était dans le vrai, mais sans le savoir, car autrement il n'aurait pas adopté votre soi-disant correction. Dans la langue des Arabes d'Espagne, le verbe
JaL avait une acception qui n'est pas dans les dictionnaires, à savoir celle de tourmenter, inquiéter, chagriner.
P. de Alcala le traduit par aquexar a otro, et JaUw» est
chez lui: enojoso a olro et inquietador. Vous voyez que cette signiGcalion convient parfaitement au passage dont il s'agit. Dans un autre, qui se trouve dans YAkhbâr madjmou'a (p. 121 , 1. 5 éd. Lafuente) , et où on lit en
parlant d'un sultan: ^ bL~JU ^Ltt JLit 0\S
kïa±s>2 *JÛe, je crois qu'il faut prononcer aussi JiLljU
et traduire : les gouverneurs qui tourmentaient , opprimaient , les sujets.
P. 510, I. 5. Vous avez laissé subsister ici un contre-sens assez ridicule. Il est question d'un excellent architecte et qui connaissait son art mieux qu'aucun autre, et cependant cet homme, si l'on adopte la leçon du texte, aurait été en môme temps un ^JL^», un nigaud. En
déplaçant un seul point, on obtient un sens bien différent
et parfaitement raisonnable. C'est Juuu* (jjiu ou jiH)
qu'il faut lire, intelligent, et aGn de prouver que ce terme s'emploie réellement dans cette acception, je citerai les deux passages d'Ibn-Uaiyàn que j'ai publiés dans mes Loci de Abbadidis, t. I, p. 225 , 1. 1 , et dans mon Catalogue, t. I, p. 227, 1. 9.
P. 512, 1. 18. Je ne puis ni expliquer, ni corriger ce Le. Je me bornerai donc à observer que votre conjec-
ture, L^v» me semble inadmissible, d'abord parce que
les copistes n'auraient pas altéré un mot aussi connu, ensuite parce qu'il ne peut être question ici d'une mer. Le sens exige un mot qui désigne un corps céleste, le soleil, la nouvelle lune, ou une étoile.
P. 513, 1. 1. On dit sans doute kâa£* )La\ t comme vous voulez lire avec Boul. Ainsi on lit *j;L> dans le même sens, t. II, p. 532, 1. 20. Mais la leçon du texte est bonne aussi, car on trouve chez Ibn-Haiyân (apud Ibn-Bassâm, t. III, man. de Gotha, fol. 4 r°):
ij^UJI Ls^J aâ^« ^A-a-j: L$i,*t ^JSS. Vous
voyez donc qu'on peut dire xX$* M , de môme qu'on dit
P. 516, 1. 4. Mettez un 6 après ^jj et un u après
JWrf., 1. 15. La bonne leçon, aaaKj, est aussi dans L. P. 520, 1. 1. £»«*JI *u tâôum Ua jï)}, avec les variantes «5La*- et (Boul.) «*JL*. On ne peut pas lire
comme vous le proposez , car ne se dit
pas. Le verbe s'emploie d'une autre manière. On
dit ki t^ju, dans le sens de xajI, et DIXJt IJ^j J*i\x**
dans celui de ^«o "2 (Zamakhcharî, >t$a$ al-balâgha). On
dit aussi: w kL (Ibn-3l-Khalîb, man.
de M. de Gayangos, fol. 22 v°) et: jUjCù ^Ju- JUi
(»'6uf., fol. 72 r°). La véritable leçon est JLL Le verbe
w&o, avec le çâd, s'emploie en parlant d'un bruit, d'un son, qui frappe les oreilles. Ainsi on lit chez Ibn-Haiyân (apud Ibn-Bassâm, t. III, man. de Gotha, fol. 48 v°):
Ailleurs (»Wd. , fol. 141 r°), en parlant d'un manifeste du calife qui fut lu dans la grande mosquée : £u*^l
JjLL^Ut y* v^»^- P,us ,oin fo1- 232 r°): £ji
^uit u5Jô • j»ju^^>. Voyez aussi Ibn-Djobair, p. 146, 1. 11, p. 157, I. 7, et mes Loci de Âbbad., t. II, p. 196,
L 9: ^UmJI j»jA *j ■*!! w*^ U| wÎlJ> LU. Mais
au lieu de u£o, on prononce et on écrit aussi avec le sîn , comme Freytag l'a noté d'après un passage des Mille el une nuits, ou plutôt, car il n'avait pas lu ce recueil, d'après le Glossaire de Habicht, et chez Ibn-Djobair
on trouve deux fois l'expression £*U«Jt p. 56, 1. 8 et p. 258, dern. 1. Il est vrai que dans l'édition on lit
Ju», mais comme ce serait un contre-sens, il est certain qu'il faut corriger de la manière que j'ai indiquée. Ibid. , 1. 4. j-f^y (distinctement dans L.) n'est pas
mais 'jS3> (= L'éditeur égyptien ne s'y
est pas trompé , car il a ajouté le lechdid. Le verbe qui précède doit se prononcer, par conséquent:
P. 522, 1. 18. Vous auriez pu vous épargner la peine de noter la leçon de Boul. £>*L<f q§\9 car c'est une faute, et le personnage dont il s'agit ici, est bien connu j voyez, par exemple, les Orientalia, t. 1, p. 422, n° 33.
P. 536, 1. 23. De vos deux anciennes conjectures, vous
préférez à présent la seconde, £*>Lo\ et je suis du même
avis. J'observerai seulement que vous vous êtes trompé en disant, dans vos nouvelles observations, que l'existence de la IIe forme de ne peut pas être prouvée. P. de
Alcala donne pJ>y* sous alorçonado, et kuâ^î, dans le
sens de vivant dans l'affliction, en parlant d'une femme, se trouve dans un vers que cite Ibn-Khaldoun, Prolégomènes , t. III , p. 588 , 1. 6 La leçon xju^j-a ne doit donc pas être rejetée pour la raison que vous donnez , mais parce que l'ensemble du vers s'y oppose.
P. 558 , 1. 14. lisez (Ibn-Dihya , fol. 6 r°).
Ibid., I. 15. Les bonnes leçons LJLs*y^vJ| (Xbl&J et (jCo^^o Uksc05 se trouvent aussi chez Ibn-Dihya.
P. 542, L 7. (j~J ,f) lisez y^tf.
/6t'rf., L 15. Etant tombé dans un bourbier , i£& ;L*. J'avoue que je ne comprends pas ce mot et que je serais tenté d'y substituer iSJj. Il est vrai que nos dictionnaires n'ont pas cette racine; mais P. de Alcala traduit enlodarse (se crolter, se couvrir de boue) par hannêq, c'està-dire, je crois, «5U3> , et peut-être les Arabes d'Espagne avaient-ils un substantif dans le sens de homme
couvert de boue.
Ibid.,.\. 15. La véritable leçon, U-u U*j, est aussi dans L.
P. 552, 1. 18. Çj-L) lisez (Boul.). La phrase
lc}ù iJU 0£, induit loricam, déjà notée par Freytag, se trouve, par exemple, dans le Calâyid (man. 506, t. I, p. 155): l*jù aJLc ^A, LIS US.
P. 555 , 1. 22. lisez (Boul.).
P. 569, 1. 25. Si vous voulez obtenir le sens que vous indiquez, il vaut mieux lire iUL>ijJ|, qui a le même sens
) M. de Slane, dans sa traduction, a corrigé le texte de ce vers.
que *Jb»jJI (voyez La ne), car Yèlif esl dans tous les m an.
du Calâyid, à l'exception d'un seul, et dans ceux de Maccarî.
P. 572, 1. 17. *Jb* JLa^l Vous voulez
lire avec Boul. xJIq, d'où je conclus que vous n'avez pas encore remarqué que JL> a parfois le même sens que JU. Peut-être l'éditeur égyptien l'ignorait-il aussi. Il ne sera donc pas superflu d'en citer quelques exemples. On lit chez notre auteur (t. I, p. 906, 1. 17): JLs?JI ça Ju% Dans Ibn-Djobair (p. 171 , 1. 10) : J> ^vJI ^SJ}
\fj {S^>à V }]yt} iUxàc JI^U xî^^a >J±=>.
Ailleurs (p. 177, dern. 1.): tJlj^M ^ fo* U.*
ujt^»^ w^lxji j> oV^5 r*^' chez Ibn-Çâhil)i-
'ç-çalât (man. d'Oxford, fol. 50 v°): jJlfiât, *Ju> î5^>l.» Plus loin (fol. 51 r°): ^^u^UI o»>^^ ^y>\
Chez Ibn-al-Khalîb (man. de M. de Gayangos, fol. 147 r°): Ce monarque avait trois filles ^'U/ ^ crHfcy ^ iûa,»^ LJ^ <3|>>î c»^-j. Chez Djaubarî (dans le
Zeitschrift, t. XX, p. 509, 1. 17): *J «j^.-Jl DLT Ql3 LôjJI 0* Vous voyez que la note de M. de
Goeje sur ce dernier passage (il pense que ^=>\ est une faute de copisle pour )> est erronée, et que, dans notre texte, il n'y a rien à changer. J'ajouterai encore qn'Abd-al-wâhid, qui sans doute avait le même passage
sous les yeux, écrit (p. 101, 1. 5): '*ÏÏ3 o^*Jb
P. 581 , 1. 6. Voyez mon Glossaire des mots esp. dérivés de l'arabe, p. 256.
Ibid.y 1. 10. Les voyelles de ce mot dans le
texte et dans les Add. et Corr. sont également fautives.
Chez lbn-Dihya (fol. 135 v°) c'est et il faut prononcer
en effet yu, l'impératif de la Ve forme de
P. 583, 1. 1. Vous vous êtes trompé, je crois, en disant qu'il faut lire avec Boni. *iàij3f au lieu de *£juj.. Le verbe e^*J ne conviendrait point, tandis que dans les man. du Matmah et de Maccarî, est justement le verbe qu'il faut, comme le montre la comparaison du vers qui se trouve à la page suivante (1. 16): «L> ^a^ô
P. 584, 1. 13. est aussi dans l'édition de Paris
du Calâyid.
P. 589, 1. 3. (^âa-o) lisez .Jtiûj, comme dans la note d, et biffez aJI^'» °,ui n'est pas dans le Matmah.
Ibid. , 1. 20. Ce }^6>Si\ n'est qu'un lapsus calami ou une faute d'impression ; les man. du Matmah et de Maccarî ont correctement ;Ur>^S.
P. 590, I. 15. Il est à peine besoin de dire que j'avais corrigé ce passage comme vous le faites d'après Boul.; mais je serais presque tenté de croire que les fautes sont de l'éditeur, car L. et le Matmah ont les bonnes leçons.
P. 593, I. 8. U»jJ est aussi dans L.; l'omission de ce mot n'est donc qu'un lapsus calami ou une faute d'impression.
P. 595, L 14. Cette fois le lapsus calami est de vous. Ce n'est pas JljLLi» qu'il faut prononcer, mais, comme je l'avais dit, «JLI=>.
Ibid. , I. 22. Malgré moi, je suis forcé d'avouer que je n'ai pu m'empêcher de sourire à la vue de votre lapin qui vient se désaltérer avec ses petits au bord de la rivière. En premier lieu , le lapin s'appelait en Espagne
fcJUS (voyez Maccarî, t. I, p. 122, 1. 7 et mes remarques
sur ce passage, plus haut, p. 17), ce qui, à coup sûr, ne ressemble pas du tout au oiJus du texte. En second lieu, on s'aperçoit que vous vous êtes occupé d'arabe bien plus que d'histoire naturelle, car autrement vous auriez su que le lapin a pour l'eau une aversion très-prononcée et qu'ordinairement il ne boit pas. Si vous aviez bien voulu consulter mes Loci de Abbad. , t. II , p. 229 , que M. Dugal cite à la page suivante, n. e, vous y .auriez trouvé le véritable sens du vers, qui est bien différent. J'ai cependant encore une ou deux observations à faire. En premier lieu, je remarquerai que le terme vulgaire ^5^», foire, cours de ventre, est encore usité en Algérie;
voyez Humbert, Guide de la conversation, p. 34, et Paulmier sous foire. P. de Alcala l'écrit jurt, et j'avais cru que cet i était l'a prononcé à la manière grenadine; mais comme on prononce djerî en Algérie, je pense à présent qu'en Espagne on écrivait ^^4-, Quant à oUUJt, la mesure
n'exige pas absolument qu'on donne un techdid au yâ , car
dans le mètre al-câmil , le pied ^J^^Jl-ï-a peut devenir
^UUU. Je continue donc à considérer ce terme comme
l'équivalent de sJUï, et l'on peut observer que, dans la
langue vulgaire , cette racine a donné naissance à beaucoup de mots que la langue classique n'a pas. Ainsi on trouve
vJlLl» , qui se presse (Daumas, La vie arabe, p. 496),
impatient (ibid. , L 498); vJU..Lï, é/re chatouillé (Alcala), s'impatienter , sy inquiéter (Hélot) , se presser (Daumas , p. 498);
yjfe, importun (vocabulaire de Barbier), etc. Enfin, U
^LÎc n'est paso 'Abbâdide! mais: d mon *Abbâd, comme j'ai traduit. Mo'tadhid se nommait 'Abbàd, comme tout le monde sait et comme Maccarî vient de le dire (1. 19), et c'est ainsi que l'appelle aussi notre poète dans ses vers sérieux (p. 596, 1. 16).
P. 598, 1. 5. Je reviens sur et sur la note que
j'ai donnée sur ce mot dans mes Loci de Abbad., t. III, p. 225, 226, parce que j'ai quelque chose à y ajouter.
D'abord je remarquerai que P. de Alcala a aussi jJs^Js, sous afinar , ensuite qu'il existe un substantif B^rfUt, qu'on chercherait en vain dans nos dictionnaires et qui désigne une substance qui sert à purifier les métaux. On le trouve dans le Glossaire sur le Mançourt (man. 331 (5), v° Lôj&sw*), où on lit: Oj> ,3- Jai> ^ (Us. B,**^) B^iwJl &>>>
vI^lXJI *u u^oLs^ gXos (Us. tjjé»). Ibn-al-Baitàr dit aussi
(môme article) : rJib Jxb> y>5 (lis. s^^UJI) B^uSJt ^
P. 604, 1. 14. En disant qu'il faut prononcer y>U*, vous avez oublié d'ajouter que j'avais fait la même remarque il y a déjà vingt ans ; voyez mes Loci de Abbad. , t. II, p. 258 et t. IU, p. 30.
P. 605, 1. 4. Si vous avez raison en disant que la
grammaire exige Uy, au lieu de eJ, la faute est très* certainement du poète et non pas des copistes, car dans
lotis les ouvrages et dans tous les man. où l'on trouve celle pièce, on lit
P. 624, 1. 19. Comme vous renvoyez pour l'origine et la signification du terme d'orfèvrerie JUS, nielle, à mes Loci de Abbad. , t. III, p. 16 , je profiterai de cette occasion pour remarquer qu'on a formé de ce substantif le participe jJU-*> niellé. On le trouve dans un passage d'Ibn-Batouta (t. IV, p. 5), où il est question de cs~»
aJLÎL! X*âs cyo, «six chandeliers d'argent niellé.» Le traducteur qui a rendu celle phrase par: «six chandeliers d'argent émaillés de bleu,» a sans doule dérivé ce participe de J-J, indigo, mais c'est une erreur. Il se trouve
aussi chez M. Daumas, La vie arabe, p. 195: *meniyel, niellé. »
P. 630, 1. 3 — 6. Ces vers se trouvent avec des variantes dans Mûller, Beifràge, p. 17.
P. 635, 1. 15 — 18. On rencontre aussi ces vers chez Ibn-al-Khalîb, man. de Paris, fol. 112 v°. Variantes: