pour gTCJOp ? ^^ ebeval
(4;) Voy. Ro8. M. Si. t. I. p. XI 7.
Le grand nonlbre d'exemples, que je pourrais iaci-* lement encore^ augmenter , met le fait hors de doute j mais je ne prétendrai pas expliquer la nature même et la première origine de cette particularité étrange. Il paraît qu' on voulait indiquer y par une espèce de déterminatif phonétique , la tonique^ pour ainsi dire , de la parole, en ajoutant la voyelle principale du mot , laquelle cependant n'était pas plus nécessaire que chaque autre déterminatif idéographique. On aimait surtout à ajouter la voyelle OT ou OU 9 mais* nous trouvons autant de fois d-ilTl, J^liC^ Zpô f e&T , ôq , JUtnT , gp , Q^P etc. sans la voyelle 9 qu' avec elle. La syllabité primitive en ressort en tout cas; car on ne trouvera jamais une de ces voyelles mises au milieu du mot là ou on la prononce. La seule exception que je connaisse est le nom du crocodile iiC&g ou àX COOg en copte, qui s'écrit en hiéroglyphes ou llCgO ou ^C^ ou bien AACOg^ Cette troisième orthographe me parait alors rendre exactement le copte AlCOOg , de manière que le O hiéroglyphique n'est pas plus voyelle complémentaire que dans COOTgC, l'ceuf , qui est écrit exactement avec les mêmes signes hiéroglyphiques et qui nous fournit peut être la vraie étymologie du nom de cet animal né de l'œuf.
24. Il y a enfin encore d'autres exemples, oii il paratt en effet qu'à la fin des mots on a admis quelques fi}is de véritables voyelles complémentaires , surtout pour des monosyllabes , mais ce n'est pas le lieu de poursuivre d'avantage ces rapports mutuels entre les voyelles et consonnes dans récriture égyptienne (48). Il suffit d'en avoir
(4S) Les exceptions les plus fréquentes se rencontrent pour la voyelle J , autrefois sans doute diphthongue parcequ'elle est reprësente'e par deux ieuilles. Mais je me propose de traiter ailleurs cette matière plus en détail pour déterminer plus exactement les limites de la syllabité égyptienne , pour discuter toutes
indiqué les règles générales et d'avoir commencé à éclaircir cette partie qui jusqu'à présent était presqu^entiërement abandonnée à Farbitraire* On concevra maintenant mieux les difficultés mais aussi les raisons et les limites des difficultés qui s'opposent à une transcription complète et constante des hiéroglyphes en lettres européennes. On sent que des caractères, dont l'élément essentiel était originairement l'aspiration et non pas la voyelle inhérente, pouvaient aussi bien changer de prononciation que les lettres analogues des alphabets sémitiques, quoiqu'axissi bien ici qu'ailleurs la faiblesse de cet élément consoriantique les ait préservées, plus que toutes les autres,de l'inconstance de la voyelle inhérente.
25. J' ajouterai donc seulement encore en dernière preuve de ce que je viens d'avancer, que la plupart des jcaractères voyelles de Champollion se trouvent par fois remplacés dans les variantes par des caractères qui sont généralement reconnus pour être des aspirations, et que notamment la feuille a plus généralement conservé ce caractère.
26. Cette exposition fera comprendre pourquoi , sur notre planche, j'ai dd laisser subsister la séparation reçue jusqu'ici entre les voyelles et consonnes. Mais on voit que j'ai pour la première fois réduit le grand alphabet phonétique de Champollion a une trentaine de lettres que j* ai appelées alphabet phonétiqiue général , lettres qui se distinguent en effet de la manière la plus précise parmi toutes les autres rassemblées par Champqllion , en ce que celles-ci seules pouvaient être employées dans tous les groupes pho-
Ics exceptions qu*on croit rencontrer au premier abord, et pour jeter ainsi les fondemens d'une transcription plus fixé et plus régulière des paroles hiéroglyphiques qu'on ne Ta suivie jusqu'ici et que je ne l'ai pu suivre moi-même dans cet article^ faute d'un système établi.
netiques sans distinction) tandisque leà autres n^ataient que des valeurs phonétiques ou spéciales ou limitées.
27* On avait en effet raison d'être choqué par un alphabet phonétique de 132. caractères qui laissait toute liberté d^écrire chaque parole de cent manières différentes sans altérer la prononciation. Je crois par conséquent avoir prévenu bien des malentendus et avoir beaucoup facilité V intelligence de la nature composite de V écriture hiéroglyphique en décomposant Fimmense alphabet phonétique et en établissant d'abord Talphabet à lettres généralement alphabétiques* On s'en est servi partout où l'emploi des caractères idé<^aphiques était ou impossible ou trop inconunode , notamment dans les noms propres , surtout étrangers , dans une foule de noms communs , surtout dans tous ceux qui oïit encore des déterminati& , dans les complémens des groupes dont le premier signe était originairement symbolique y et en6h dans les mots et désinences spécialement grammaticales. Les autres lettres de l'alphabet Champollion ne se trouvent pas au milieu des groupes phonétiques simples , mais seulement au commencement des groupes simples ou des parties de groupes composés. Les exceptions ne font que confirmer la règle; nous feront mention dans la suite des principales.
28. Le nombre des consonnes différemment prononcées dans Tancienne langue égyptienne n'hait pas grand. Des trois moyennes ils ne distinguaient comme les Ombriens que le & et le p; g etky d et t furent exprimés par le même signe , comme dans la langue copte ; / et r n'étaient qu'une seule lettre comme chez les Chinois et les anciens Persans. Ce ne fiit que plus tard (voy. l'Appendix not. A. ) que le dialecte vulgaire les distingua , et il y a encore un dialecte copte y le baschmourique y qui met partout / k la place de IV. Le 2 et One sont qu'un adoucissement du K que le dialecte sacré , à ce qu'il parait , ne
connaissait pas encore. II reste donc douze consonnes^ pour lesquelles on avait cboisi 25 caractères*
29. Quant au principe de ce choix , retrouva de bonne heure par ChampoUion (49) ^ il sera maintenant mieux ' compris diaprés ce que j'ai dit plus haut sur Forigine de l'écriture phonétique en général. On choisissait des objets dont le nom égyptien conunençait par la lettre qu'on vou-^ lait représenter ; HOT?\&Z , la chouette y représente un Ai? îflHJ, la citerne y et ajI^H le jardin , OJî ^6^1» le %fan y «^; ^^^^ > 7^ corde y g; etc. D'autres noms qui nous sont encore inconnus , donnaient occasion au choix du bras pour &• 9 du poulet et du trait replié pour OT y àa pied -pour &, du uase d anneawponv K,du dos de chaise et du verrou (50) pour C, etc. Le même principe se retrouve dans le choix des noms de lettres y qui à leur tour ne dénommaient que les anciennes représentations hiéroglyphiques chez les peuples sémitiques et runiquesy dont les uns appelaient A alef le bœuf, B belh la maison , G gimel le chameau y etc. , les autres A de le chêne , B beorc le bouleau , U ur le boeuf y S sol le soleil etc.
30. Quant au nombre des signes qui est toujours le double de celui des articulations de la langue parlée y
(49) On croyait d^ahord trouver une indication de ce principe dans les irpûra oToix<<^a du célèbre passage de Clément. J'ai prouvé dans un article inséré dans le Musée Rhénan (P- Philolog. t. ly. p. i4^*£^*) que ni cette explication ni toutes les autres qu^on avait données de ce passage n'étaient conformes à Tusage de la langue grecque, qui, du temps de Clément ainsi que de Philon Byblius et Eusèbe ^ n'entendait par frpwra vroiy^jnot que les lettres alphabétiques en général , les prima elementa des Romains.
(50) J'ai trouvé des tableaux qui mettent le sens figuratif d« ces deux signes hors de doute.
il est bien '^ssible qu' ils se distinguaient autrefois par la voyelle inhérente et qu*ils soyent devenus entièrement homophones seulement depuis que la voyelle était devenue indifférente. Un véritable syllabaire aurait demandé au moins quatre signes pour chaque consonne , trob pour les 3 voyelles principales et un pour le cheva ou vir£ma. Les Éthiopiens ont 7 signes pour chaque consonne parcequ'ils ont 6 voyelles. Mais ce qui a conservé pour toujours plusieurs signes entièrement homophones pour une seule lettre, ce fut sans doute principalement le besoin calligraphique , qui était toujours très important dans l'écriture hiéroglyphique.
On remarquera facilement que les signes homophones ont presque toujours des dimensions différentes; ils ont june forme plutôt horizcmtale ou verticale ou carrée* Or les hiéroglyphes procèdent toujours en groupes carrés, arrangés très symmétriquement , et les signes peuvent se prêter plus ou moins facilement k cette combinaison. Que !' on compare par exemple les lettres sur notre planche B. n. 47.^ qu'on aurait pu choisir pour écrire le nont de Psamétique , avec les lettres qi^'on a véritablement choisies (n.47.^); et on concevra sans peine pourquoi on a préféré les dernières. Les dix petits carrés sont tous également remplis, tandisque dans Tautre arrangement sept carrés sont restés ou entièrement vides ou incomplets. On affectionnait surtout les groupes , comme les n. 48. 49. 50. UUTTT , offrir ; nTg, Phtah; OYCp , le gardien, oii deux hiéroglyphes isont liés soit en haut , soit à côté , 9oit en bas , par un troisième qui remplit toute la largeur , ou deux caiTes de la hauteur de la colonne. Il y a aussi des signes qu* on peut élargir ou rétrécir sans nuir k leur forme particulière^ Ainsi les deux lettres du groupe AAJt , établir, peu^venc occuper toute, ou seulement trois quarts de la largeur.
comme dans le groupe d.AA.It (n. 51.). Un exemple qui embrasse la plupart de ces différentes liaisons est celui de
n. 52. coTTH HKii ïi nx-oo &uncjoTK "V" oon,6
2STTO jj le roi seigneur de Y Egypte Aménôpliis , qui donne la vie toujours* Les Egyptiens étaient très habiles et très ingénieux dans cet art d'arranger les hiéroglyphes et cela constitue une des différences les plus frappantes en* tre le$ anciennes inscriptions et celles des temps postérieurs , surtout celles des Romains que l' on reconnaît de loin à la manière ou négligeante ou forcée et toujours maladroite dont elles sont combinées- Voilà la raison principale pourquoi les Egyptiens devaient se réserver plusieurs signes pour chaque lettre (51)«