‹ Lettre à M. le professeur H. Rosellini ... sur l'alphabet hiéroglyphiqueChapitre 7 sur 18 · OT · texte numérisé non relu

OT

►^on C6'

ils donnent.

Le pronom personnel se place en hiéroglyphes après , en «opte avant

n-c^Hpe-K ou,

n-ajHpe-q

n-ojHpe-c

n-ojHpe-n

n-cyHpe-TH

n-ajHpe-cn

ni.-cgHpe T ixeK-aïHpe neq-ajHpe nec-ojHpe nen-cijHpe neTen-ssHpe noT-ojHpe

mon fils ton fils

son fils (masc.) son fils (fëm.) notre fils votre fils leur fils.

Or , npus trouvons qu'en cela le texte dëlnotîque de 1* inscription de Rosette se range parfaitement du côté de la langue copte. Là où le texte hiéroglyphique nous donne Ci}Hp6**^ ) ^s

enfants , (pi. B. n. 4-^) le texte dëmotîque lit n6^-(iJKp6 (P^* ^* n. 4*^) comme en copte. La même chose s'ohserve pour les terminaisons des verhes. Certaines nuances de l'alphahet même qui se sont impatronisëes plus tard dans la langue égyptienne se trouvent déjà en usage dans le démotique, tandis qu'elles sont négligées dans les inscriptions hiéroglyphiques du même temps. Je veux parler d'un vocalisme presqu'aussi constant que dans la langue copte et de la parfaite séparation de IV et de 17 (pL B. n. 5. )

qui^commo on»aU^6« Goofondent çomtammeot dans les hlërogljphesy parceque ce n'était autrefois qu'une seule et même lettre, et qui dans tous les te i tes démotiques sont des lettres aussi distinctes que dans la langue copte. Il est d'ailleurs eqcore k remarquer que ces deux lettres domotiques qui ont un6 ressemblance frappante avec le Pehlvi ne paraissent pas dériver immédiatement de rhiératique, mais être nouvellement introduites. L'abréviation de la boucbe pour r disparaît bientôt entièrement. L'analyse raisounée et détaillée de toute riqscriptîon de Rosette, que nous attendons de M. Salvolini, confirmera sans doute ce que je vieDs de dire, quoiqu' il se pourrait bien qu'aussi \k on rencontrât encore quelques petites difTérences d'avec la langue copte qui nous fait connattre la langue égyptienne de 6 ou 8 siècles après.

Note B, (voy. i^ag. 32.)

L' œil est toujours rendu figurative ment dans V écritUr re sacrée , et Champollion le traduit toujours par le mot copte &d-7v Voîci les raisons qui me font croire que le mot B.d-?V n'appartient qu'au dialecte vulgaire et que le dialecte sacré se servait au contraire constamment du mot f nf qui n'existe plus dans la langue copte, i. L'œil , en hiéroglyphes , porte constamment les signes du genre féminin (Voy. plus bas not. D.) et deux fois au Rituel P. II. $. I. n. 19. et n. 'J2. il est construit avec le démonstratif au féminin (pi. B. n. i5.a) JpJ" TOT! > ^^i

touî. Le mot &d-A au contraire est masculin. 1, Nous avons le témoignage directe de Plutarque que tpi veut dire œil en égyptien. 3. On trouve très souvent l'œil dans sa signification connue dejaire, 6Ip6 et Ipî en copte , avec la variante du groupe complet JpJ ^n. i5.b). Or on ne trouve jamab de différentes significations , si la prononciation n' est pas la même. 4- Ce caractère pouvait donc être employé phonétiquement pour la

voyelle JT , i , au temps des Plolémées, où nous trouvons l'I des noms é'Arsinoé et de Bérénice écrit avec l'a il , mais il ne pouvait pas être employé pour ^ ou O comme Champollion le croyait autrefois en transcrivant le nom du père du roi Mantuôtp, nom qui à tort s'est glissé dans les listes des rois, car les monumens

de le présentent pas, (voy. la IL Je Lettre h M. le D.J.Bl. p. ii5.) d.&Cn au J»e« àe Xîcrf ou plutôt mprcn'(pl. B. n. 16.) De même le nom de la reine pi. B. n. 17. ne devrait pas être lu 6.MXnOTC f mais ^IkîiSTC ou plutôt <5.1JtniplTC\

Je ne doute pas que dàtis lé groupe symbolique |d' Ostris Toeil ne représente réellement là seconde partie du nom (jDl)» et le trône la première OT C > comme il représente dans le groupe du nom d'Jsis la nlln^e lettre C avec une autre voyelle HC ou fC. On a méconnu jusqu'à présent cette décomposition du groupe d'Osirisparceque dans les textes hiéroglyphiques l'œil précède ordinairement le trône d'après un arrangement Calligraphique (pu B. n. 18. a x8,b) qu'on néglige aussi très souvent surtout dans les papyrus, en plaçant le trône ou le lit de repos avant l'œil (n. iS.c), ordre constant (et ceci décide de la prononciationj 9 dans l'écriture hiératique [n. x8.d).

Note C. ( voy. p. 53, )

Gomme ce fait n' est pas sans importance , j' af mis ensemble sur la planche B. n. 71. les exemples qui me se sont présentés avec le plus de certitude. - i. La variante de &nj et pd-Iir (n. 71.». 1^0 est connue. Il faudrait toujours transcrire le groupe par pni » car la corde nouée n'indique que la prononciatioii du signe initial. Pour surcroit de preuve j'ai encore trouvé les deux angles comme déterminatif du groupeglT formé de la corde nouée et du carré dans un nom propre deux fois répété sur une stèle appartenant au musée de M. le chev. Kestner. - a. L' .'/ il ou les deux prunelles (pi. B. n. 72.a) se trouvent souvent avec la faucille seule; ce n' est que la symétrie qui fait alors mettre l'œil dans la faucille; il devrait se placer après; et en effet, j'ai trouvé le groupe entier jUt6IO avec Vœil comme second signe (n. 72.b) dans un fragment de papyrus appartenant à M. le chev. Kestner ; on voulait évidemment éviter de placer V œil (tpï) au commencement d'un groupe avec la prononciation de jjt. - 3, De même on trouve Vaune ou seule, ou avec layài/c«7/e pour jtitHl » ^* vérité (n. 72.C). Je l'ai trouvée aussi comme second signe et avec son complément (n. 72.1!) sur une stèle d'Osortasen I. existant au Louvre. - 4- ^^ objet carré

que \e crois étr« le modius qui se trouve souvent sur les têtes des dëesses et des reines , jamais que, je sache sur celle des hommes, est le symhole d'un titre de reine, correspondant au titre ff hSl des rois. Il se trouve souvent comme &• dans, les ^oms romains. Ce titre de reine, T'POUTI en copte, I9. régentey s'écrit diffëremjnent ou par le symbole seul avec 1' article féminin (n. 73.*} , (T"AitHj) ftCWft-T n dlien"f (Rit. scène du Jugement); eu tout phonétiquement^ sans le symbole (n. 73.b) , ftft-T Jt Cd,pHC ri Cô. n AA ^XT, régente de V Egypte supérieure et inférieure^ titre de la reine Arsinoé sur la statue de Ptolémée Phîladelphe au Gapitole ; ou phonétiquement avec le syrnbole comme déterminatif (n.73.c)(&^.TÔCUp) ftll Jt ni-HOT- Tp Hathor régente des dieux [^o». M. St. pi. CXV. n, 2.); ou comme signe initial avec son complément phonétique (n. 73.d ) (HCe) ^ti n 9tX6.TÙ\&.K (Isis) reine de Manlak; (ChampoU. Mon. de TÉg. et de la Nub. t. I. pi. LUI. n. 2.} ; on enfin avec la prononciation mise avant lé symbole (n. 73.e) P Jt II ni-OO» reine des deux Ègyptes , titre de 1' épouse de Ménephtah L (Ros. M. St. t. I. tb. IX. n. m.) -5. Voie préparée (n. 74.») représente le groupe phonétique CltTt (^' 74 î>) ^^"^"^ eW« ®** ^* variante (Rit. Tur. P.III. J. III. n, a. 1. 33. comp. av. un Rit. de Florence); on la trouve comme déterminatif du groupe phonétique n. 75. (Rit app. à M. le marquis Busca), et comme seconde lettre du groupe phonétique n. 76. (Rit. Par. P. II. J. ï. n. 33, 1. 3.)- 6. On trouve souvent au Rituel un groupe qui renferme l'instrument COUTIT (voy. plus haut p.t3i.).suîvide la syllabe nOT et précédé d' un Jt (pi. B. n 77.). Comme nous savons que ces deux lettres ne se trouvent qu' après des mots qui se terminent en Jt (voy- Ch. Gr. Ç, no.), ce signe doit avoir ici la prononciation jt> et on Ta encore expressément mise avant, parceque le mot cCiOTH po^ivait donner lieu à des méprises .- Je présume enfin la même chose dans les groupes ftft (n. 78.) ftC (n. 79.) et plusieurs autres qui présentent un signe idéographique à k seconde place parmi des lettres phonétiques générales.

Note. ï). ( voy*jt>. 55. )

Les deilx premières colonnes depLB^n.85. contiennent les hié?* i'oglyphes qui se trouvent affectes de la petite ligne seule. J'ai commencé par ceux qui se distinguent par cela même comme ma<*> sculins des mêmes hiéroglyphes pris fémininement et afTectés à cet effet du segment de sphère seuL

1. n ll&J « aimant , aimé- Ros. M. St* pi. LXXXII. CtX^ 3. etc*

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