Voy. aussi Du Méril, II, 236, v
2. Il va sans dire que ces noms hébreux peuvent remplacer les proparoxytons à l’hémistiche des vers désignés ci-dessus, qui y admettent des monosyllabes (voyez Du Méril, t. II, p. 72, v. 18; 74, v. 4; 82, v. 2, 5; 92, v. 1, 2; 168, v. 22, etc.).
Ad honorem tuum, Christe,
Recolat Ecclesiâ Præcursoris et baptistæ Tui natalitiâ.
Voici la seconde, où c'est l'inverse ; elle a les vers impairs mas câlins, et les pairs féminins :
Mihi est propositüm In taberna môri ;
Vinum sit appositûm Morientis ôri \
La première est le fondement de la poésie liturgique ; la seconde est surtout employée dans cette singulière poésie, œuvre souvent très-profane de clercs, rapportée par le moyen âge à divers personnages plus ou moins réèls, et dont le vrai nom semble être poésie goliardique. Ces deux strophes, je le remarquerai en passant, ont leurs analogues dans la poésie populaire française : la première se retrouve dans un grand nombre de nos chansons (les vers impairs ou féminins .ne riment pas), comme dans ce couplet :
Nous étions trois jeunes filles,
Toutes trois à marier:
Nous nous d’mandions Tune à l’autre :
Ma sœur, fait-il bon aimer * ?
1. Dans la forme originaire de tes deux strophes, les vers pairs (masculins dans la première, féminins dans la seconde) riment seuls. Ainsi :
1. Congaudentes exultemus Vocali concordia Ad beati Nicholai Festiva solemnia.