FAITS PAR QUERELLE
La première ligne de ce volume renferme deux inexactitudes que Ton pourra facilement corriger en jetant les yeux sur le fac-similé qui est en regard.
Les notes qui sont au bas des pages 4> 5 et 1 1, donneroient lieu de penser que du Gange, de Lauriére, et les autres dont il est fait mention, n'ont pas su lire le manuscrit qu'on reproduit ici. Il auroit été peut-être plus conforme à la vérité de dire que ces savants paléographes avoient eu sous les yeux des mss. incorrects, car celui-ci est écrit d'une manière si lisible, qu'il est impossible à l'homme le moins exercé, d'y prendre un mot pour un autre.
Dans l'ordonnance attribuée à saint Louis, on
rencontre en plusieurs endroits des i pour des y, et
des u pour des v; ce qui est doublement mauvais,
d^abord , parce que l'éditeur n'a pas suivi constam-
ment cette orthographe, et ensuite parce qu'elle ne
14i2 CORRECTIONS ET RECT1FÏCAT10^S.
pouiToit être tolërable que dans le cas où l'on se proposeroit d'offrir au public un exemple de la manière dont on orthographioit alors.
CORRECTIONS
p. 3. — Nous avons nostre defiFense dessus- dicte aitrempée.
Note. Réglée, disposée.
Ce n'est ni l'un , ni l'autre. Attremper signiûoit proprement modérer, adoucir. Le roi dit qu'il a adouci, modéré la sévérité de l'ordonnance, par laquelle il défendoit toute espèce de gages de bataille , en permettant ceux faits par querelle,
P. 7 . — Doit. . . faire sa retenue de conseil d'armes^ '^ff ?> ' de chevaulx et de toute autre chose nécessaire etc. Ici, et à la page 9, il faut mettre une virgule entre de conseil , et d'armes. Le conseil des champions étoit ce que nous appelons aujourd'hui les témoins. L'ordonnance dit que le champion fera choix du conseil qui doit l'assister , des armes dont il doit se servir , etc.
P. 9. — Sur la peine d'estre réputé pour récréant. Note. S' ai^ouer vaincu.
Être récréant , c'étoit proprement retirer sa