GAGES DE BATAILLE
créance. Avant le combat, chaque champion foisoit une allëgation qu'il s'engageoit, non seulement à soutenir, mais même à faire adopter pour vraie, ce qui ne pouvoit avoir lieu qu'autant que l'adversaire, poussé à bout, renonçoit à la sienne, etavouoit qu'il lui avoit faussement donné sa créance,
P. 9. — ' Bons et souffisans pièges.
Note. Gage, caution.
Le piège étoit ce que nous appellerions aujourd'hui un répondant, un homme qui s'obligeoit solidairement à en reproduire un autre à jour fixe et déterminé.
P. 18. — Par mauvais art et briefz charroiz, etc.
Notai. Brefs, brevets, — Notes. Chariot pour
charmes y enchantemens, par allusion au chariot
du roi Artus^ qui, selonles récits populaires, tra-
versoit les airs pendant la nuit.
Le brieféioitf si je ne me trompe, une formule
magique, que l'on pouvoit porter avec soi ; et le
charroiz, mot qui, je crois, vient de carmina, étoit
une opération magique.
P. 23. — A tout les gantelez.
Note. Avec.
A tout, littéralement ai^ec tout, c'est-à-dire, les mains armées de leurs gantelets.
P. 49» — Quant un chevalier ou cscuier est saige et froit.
Lisez : saige et droit.
P. 54. — Une petite esquerre.
Ici, à la page 5g et à la page 61, il faut lire esquellcy qui s'écrivoit quelquefois pour eschelle.
P. 58. — ' Misdrent aux honneurs.
Note. Mirent^ envoyèrent de misir, Misdrent est la troisième personne d'un des prétérits du verbe mettre. On disoit: je mis, tu mis, il mist, nous mismes, vous mistes, ils mistrent ; quelques copistes écrivoient misdrent,
P. 72. — Il se tome.
Lisez : troiwe.