‹ Lettre d'un citoyenChapitre 3 sur 6 · S. RAIMON D · texte numérisé non relu

S. RAIMON D

C r ) Lises ce rapport, depuis la paye zj jusqu'à la jime , et vous zuzez. une idfc'e des hommes que je vont tiésnjner.

W il fallut nous prêter âans cette circonstance pour dis* » poser favorablement tous les esprits, pour réussir en us » mot a obtenir un succès que nulle question encore n avoit » obtenu jusqu'à ce jour, c'est-à-dire l'unanimité, a sept voix , »" près , en faveur du fameux décret du 8 mars 1790 , dont » nous avions suggéré presque tous les articles ait

» comité colonial. ( 1 ) ,

« Cette victoire, douce récompense <fe notre prévoyant* » politique, devint pour nous un encouragement a per- »> sister dans les mêmes mesures, psqu a ce que 1 instruc- » tion du décret du 8 mars fut décrétée.

Ceci démontre bien évidemment que le décret du 8 mars , et les instructions qui le suivirent , furent 1 ouvrage des Colons. Ainsi, le louché que l'article IV laisse ayant été la cause des troubles de -S-Domingùe , il est bien évident que ce sont ces mêmes colons qui en furent les auteurs.

* Le roi ( continuent Jks députés colons) sanctionna » à la mi-avril, etàcompVfrde ce moment qui assurât 1 aç- » complissemènt de vos vues, puisqu'il laissait a la colonie » la'liberté de faire elle-même sa constitution , etc .11 est bien évident que cette faculté les menoit al indépendance, comme je l'ai prouvé plus haut, et que c'étoit à quoi visoient déjà les colons , car une grande partie youioit que la Colonie n'eût que des envoyés auprès de 1 assemblée constituante, au lieu de députés ; mais Gouy-d Arey et ses commettais faisoient sentir dans leurs lettres , que des députés étoient plus propres pour obtenir tout en trompant l'assemblée nationale , et il ajoute :

• « C'est ainsi qu'ils ont , dès le 4 août , parele coup atfreux » que la philosophie exagérée fut sur le point de porter » I la nation et aux propriétés coloniales ; c est ainsi » qu'en résistant au* tentatives répétées des mulâtres y » ils ont réussi à les exclure de l'assemblée nationale^ où un parti puissant vouloit les faire admettre ; c'est ainsi

» iamais la question ae iaiuauuu«Cmtiu ^ ^~~..p, I celle de l'abolition de la traite, et qu'elle assure le bonheur „ de cette précieuse contrée , en lui reconnaissant le droit >, de faire elle-même sa constitution et de la présenter r>

« POUR LA FORME, A L'ASSEMBLÉE NATIONALE , QUI LA DECRR- « TERA ET AU BOI, QUI LA SANCTIONNERA. Eut-OU . jamais OD-

» tenu' de semblables succès avec des envoyés,, des ambas-} » sadeurs, ect? .

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£1] Cet aveu est ask? précieux,

<Quel est celui ^mn'appercevra pas dans tous ces moyen* astucieux 1 esprit d'indépendance des colons, et leur espérance de la faire décréter par rassemblée nationale , à force de dé tours et d'astuce. ? Et qu'on considère combien, ces moyens coincident avec tout ce que vous avez lu ii-s ouvrages^ de Page et B.rulley, que j'ai ira sentis plus haut.

Jusqu'à ce moment j'ai été oblige de parcourir d'ffFerènï ouvrages des colons, pour y trouver ieur esprit d'indépendance et leurs projets liberticides , mais arrivé a celui que je vais citer; les preuves s'accumulent tellement que cet ouvrage , signé Page et Bruiley , semble n'être produit que pour résumer tous les projets d'indépeifdance que les colons ont conçu jusqu'à ce jour : aussi naurai-je besoin que de transcrire pour tout prouver.

Extrait des reflexions sur les Colonies, par Page, commissaire de S.-Domingue. pa^e 1.

a Les contrées que la' France appelle ses Colonies n'ont h pas été conquises , elles n'oMj pas été achetées ; elles » ne peuvent être la propriété de la France.

«Si les Colonies ne sont pas, la .propriété de la France » elles sont donc libres d'émettre leur vœu sur les rap^

» PORTS qui [DOIVENT LES UNIR AVEC LA FRANCE. ( '■ i' )

« Si les aristocrates de la Gironde rie vouïoisnt opprito mer les Colonies ; si les hommes à grands principes n'é- » toient asservis ou trompés par cette tourbe liberticide ' t» la convention dé.clareroit , *

« Que îSes colons ont comme tous les autes peuples le

S> LIBRE EXERCICE DE LA SOUVERAINETE , QU ILS PEUVENT SE •> DONNER TELLE FORM* DE GOUVERNEMENT QUI LEUR SERA » CONVENABLE. ( 2. )

Jusqu'ici les colons n'avoient montré que lebout de l'oreille' mais pour le coup ils la montrent toute entière

« Que la convention de chacune des Colonies émettra » son vœu sur la nature du gouvernement, applicable ai* » pays qu elle représente. ( g )

C'est bien là le vrai fédéralisme , « que son vœu sera f soumis a la délibération et approbation de tous les citoyens 4» réunis en assemblée primaire.

« Que toutes les difficultés qui pourront ^élever sur 1* •> représentation des paroisses seront jugées par la cou*

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