YENTION DE A COLONIE ELLE-MEME
l i ) Page v dudit ouvrage,
C * ) Page 5.
i l î Page * et j,
..Vk^V l^%
fe Que les dette» publiques ou privées que les Colonies N on leurs habituas ' auroient pu contracter avec la répu~ » blique , ou avec les citoyens français , ( \ ) seront » remboursées daus les délais convenus. Alors les Colonie* » diront à la France : «nous organisions notke ni- » gime intérieur *x«.i usivEMtNT à vous ; /20//J ferons aveo » T0«.y ?/» pacte d'union , d' amitié et de commerce , Et,
?» VOUS Y TROUVEREZ LE DEDOMMAGE MENT des frais de JPRO^ » TECTJON QUE VOUS POURT' T- Z NOUS ACCORDER ( 2 )
Tout ceci, je croîs, n'a pas besoin d'être commenté et sa fait asscE entendre; encore un mot pour jetter quelque» lumières. Dans une note de cet ouvrage , ou y trouve ce qui suit :
c< Paul Nérac , député à l'assemblée constituante par »» le pays bordelais , disoit qu'il ne falloit considérer les » Colonies que comme des fermes. Ses dignes succès" » seurs marchent sur ses erremens ; et Briss t , le torw tueux Brissot , asservissant les Colonies au despotisme d* »> la Franee , oublie les principes qu'il avait établi. ( 3 )
Quelle lumière Jaillit de cet aveu ! Mais si Brissot vouloic asservir les Colonies à la France, il ne vouloit donc pas les livrer à r^itt ; il n'était donc pas l'agent de l'Angleterre,; comme vous Page et Brulley n'avez cessé de le répéter; dans vos dénonciations , qui l'ont conduit à l'échafaucLi
Même reproche m'étoit fait par ces mêmes colons. Cependant voici comment ils s'expriment sur mon compte ^ en mettant de côté toutes les calomnies : « C'est dans » la correspondance de Raymond que les hommes de cou- 3> leur et les nègres libres puisoient cette résistance cri-» » minelle qu'ls ont toujours portée aux arrêtés de l'as^ » 'semblée coloniale ».
Mais si ces assemblées coloniales , comme je l'ai prouvé ,< étoient rebelles , f ai donc rempli le devoir d'un bonciioyen , en tunpê liant mes frères de seconder leurs projets liberticides.
« Raymond ne tendoit qu'à fixer l'oeil de ses frères suïi * la France , exclusivement aux Colonies. ( 4 ) .
ç : ) La différence que fait ici Page des habitans des Colonie* avec les citoyens fiançais , prouve son projet lioerticide d'inde'pea* dance.
( x ) Pages 4 et ?.
C j ) Page 4 , note i.
* 4 ) page 79 des de'veloppemens des Causes destrott&leS et awîfî ijÇ5 ds Saint-Domingue , par Page et ftatlleg*
SI je fi-xoîs sans cesse l'oeil de mes frères sur la France,! je voulois donc, les y attacher pour toujours, ainsi que le sol qu'ils habitoient,
21 est bien évident que les hommes qui avoient des projets opposés dévoient me calomnier'; aussi ny ont-Us pas manqué. « l
J'ai montré à découvert l'esprit et les projets d'indépendance quidirigeoientles assemblées coloniales. Je l'ai prouvé par leurs actes, par leur conduite et par tous les écrits des membres qui lescomposoient. Tout cela a dû vous convaincre de leurékngnement et de leur opposition constante aux décrets nationaux qui contrarioient ce qu'ils appelloienc leurs droits. J'ai suffisamment démontré que les malheurs de Saint-Domingue provenaient de l'obstination de ces assemblées à vouloir être un corps législatif , indépendant de la représentation nationale. J'ai également prouvé que Page et Bmllev , membres de ces assemblées , professoienfc les mêmes principes , sous le masque trompeur du patriotisme , afin de tromper la représentation nationale. J'ai fait aussi connoître que l'intention de tous les colons grands planteurs étoit de faire, reconnoître et déclarer les Colonies indépendantes , même par les assemblées nationales. Présentement je vais mettre sous vos jeux les differens moyens que les colons ont employés pour parvenir à leur but : ces moyens , je les trouve dans les effets qu'a produit la lettre des colons, députés à l'assemblée constituante , en date du 12 août 1790. Là , vous y verrez qu'après 'des craintes simulées sur de prétendus dangers , ils disoient à leurs commettans qu'ils étoient forcés de se taire , parce qu'on ètoit ivre de liberté. ( 1 ) Une pareille expression, en 1790, époque où nous commencions à peine à secouer nos fers , n'annonce-t-elïe pas l'horreur que dévoient avoir un jour pour notre constitution les hommes qui l'employoïent alors? Jugez, d'après cela, combien d'oppositions et combien a entraves ces mêmes hommes ont dû mettre aux progrès de la liberté et de l'égalité , et combien de malheurs ,devoit- produire la lutte qui a dû s'établir entre ces hommes si éloignés de ces principes , et ceux qui les desiroient pour se soustraire aux persécutions qu'ils éprouyoient sous le plus insupportable des esclavages.
« Nous craignons , disoient les auteurs de cette lettre , p I aiiranchissement de nos esclaves ; le moment ne seroit
C 1 ) Tout c
Tu-1 a U CCa eU extrait de Ja lettre avouée par l'archevêque ,lluDaud,&daïu tes débats devant la commission des Colonies.
^VJf*
b pas favorable pour engager l'assemblée nationale à entrer » clans nos {mesures pour nous garantir du danger qui n us » menace ; c'est à vous , messieurs , a voir le parti qu il oon- « vient de prendre dans une circonstance aussi, enttç
? SVartil je l'ai dît * c'étoit celui de former des assemblées coloniales, qui , en effrayant les QtfbM planteur* sur la perte de leurs propriétés pensantes, les menât a . lai.ie scission avec la France , ou tout au moins au pacte d nnio?* que partout ils ont proposés et mis en avant , et clans lequel auroit été statué leur droit d'organiser leur régime intérieur ; par conséquent , conserver et maintenir a perpétuité l'esclavage des nommes de ces contrées. Or , si tel ëtoit le projet des colons , comment a-t-on pu croire qu lis aient jamais voulu sincèrement obéir aux décrets ^ de la nation-?.. Ne doit-on pas- être convaincu , au contraire., que l'opposition des colons devoit augmenter en -raison «i«Jtipiedes progrès que l'esprit de liberté etdegaiuefer.it parmi nous? En sorte que , si en 1789 il* ont lui te comme quatre contre les principes d'alors , ils ont du lutter comme vingt en i795 et 1794, tv> st.) où les principes de iiber.e et d'égalité n'ont plus été entravés.
« Veillons à notre "sûreté; (disent l'es colons dans cette- » lettre) c'est ici qu'on a besoin de toute sa tête. Veillez. » encore une fois , veillez , car l'assemblée est trop occu- „ pêe de V intérieur du royaume pour pouvoir songer a „ nous. Nous avertissons de tous côtés les Américains » de voler à la défense de leur patrie. »
Oui ne voit dans ce peu de lignes et cette expression de voler à la défense de leur patrie K le conseil de profiter de l'embarras de l'assemblée nationale) qui ne pouvoit s'occuper d'eux ) pour s'arranger , soit pour organiser leur régime intérieur i. soit pour se déclarer moepenaans de la Trasce , ainsi qu'ils l'ont fait par leur prétendu décret du
2,8 mai 1700? ,
i Sans doute (continuent les colons) la plupart vont s em- & barquer. Il y aura sûrement quelqu'un de nous qui les » suivront, en attendant que tous puissent se réunir »
En effet , l'archevêque Thibault est celui qui se attache; •pour y aller. Il' quitte l'assemblée nationale, ou il avoit ete admis comme les autres députés colons , et va se iair®
( [ ) Ceci annonce ce qu'ils ont dû faire et entreprendre ,. losn
gue cette liberté a été proclamée,
nommer à l'assemble coloniale , à celle - là même qui avant aucun décret du corps c nstituant pour son mode de formation , m aucunes mesures préparatoires , se f rme e£ décrète sa constitution, dont plusieurs articles décèlent l'indépendance qu'elle n'a cessé de réclamer.
« Parmi les mesura que votre sagesse vous dictera, ob- » servez bien les personnes et les choses ; qu'on arrête h* » gens suspects , qu'on saisisse ^es écrits oh le mot même d* » liberté est prononcé. »
P >urr z-vous jamais croire que ceux qui ont proscrit jusquau nom de la liberté , aient pu et voulu y laisser introduire la heerté elle-même ? Won , ils ne pourront plus nous Abuser ces hommes dont l'orgueil et l'intérêt mal entendu les forçoient a repousser un système qu'ils appeloient le plus désastreux par cela seul qu'il «toit contraire à leurs vieilles et cruelles habitudes : aussi pr, noient-ils toutes les précautions pour éloigner d'eux tout ce qui pouvoit tendre à l'améliora non de la condition humaine.
« Redoublez la garde sur vos habitations , dans les villes » et dans les bourgs ; partout attachons les gens de cou- » leur libres; méfiez-vous de ceux qui vom vous arriver » a. iiurope ».
C'est dans ce peu de lignes qu'est la clef des malheurs" do Saint-Domingue ; oui , ces seuls mots ont embrasé la Colonie , sur-t ut expliqués et commentés par les émissaires annonces par ceire même lettre. La recommandation d'attaeher partout les nommes de couleur libres , et de se méfier de ceux qui -viendraient d'Europe , firent propagés par des hommes aphtes exprès. Ils a,outoient que les hommes dérouleur voulant se révolter ; on les accusoit des plus Hoirs complots, pour avoir occasion, de" les exterminer, prévoyant bien que s'ils eussent obtenus les droits que je réclamois ici pour eux , ils eussent été , par reconnoissance autant que par intérêt , 1 s plus fermes soutiens de la révolution qui les régénéraient. Le parti fut donc oris de U exterminer. Iln effet, dans plusieurs quartiers de la Colonie/ et a la mèmp époque, ils furent poursuivis et fusillés sans aucun motif. ,■
d« UJ?;itflP°aVe' le jUSe Perraucl a Ia tête tranchée par de scélérats envoyés exprès sur les lieux , parce qu'il .voit
lt£j~ ÇeT°° ^aeles hommes de couleur présentent
bîées urni • P°m" •réclM"er d'étre «dmisaux assem-
biees primaires , comme citoyens libres et propriétaire».!**
■MMMHM
rMânïitfYirr-