‹ Lettre de M. Necker a M. Mallet-du-PanChapitre 2 sur 3 · QUI MENACENT L’ E U R O P · texte numérisé non relu

QUI MENACENT L’ E U R O P

Principales causes du peu de succès de la dernière campagne ; fautes à éviter et moyens à prendre peur rendre celle-^ci dè^ cisive en faveur des véritables amis dé V ordre et de la paix^

f appelle un chat un chat, etRokt un fripon, B O I £ E A u:

L’Europe entière se trouve dans des circonstances inouïes ; elle a à combatre des ennemis vraiment formidables par leur nombre , leur courage et leurs ressources de tous les genres , mnij; bien plus dangereux encore par les complots odieux qu’ils trament dans l’ornbre , par leur erb mîneile indifférence sur tous les moyens de succès, par leurs principes ' anarchistes et désorganisateurs , si bien faits pour égarer la nmkitude ; par les ioteliigences nombreuses qu’ils ont su se ménager dans tous les pays, dans toutes les classes , jusque^

dans la personne de quelques ministres le

respect arrête ma plume et m’empêche de désigner à l’étonnement des racc§ futures, des lütm piu.e illustres encore.

C’est un^ ^uirre à mort, comme les légkade? eux-mêmes ont eu si fort raison de la. nommer ; Îl'f4nt que le monstre de l'anarcLuc périsse, ou que l'Europe s’attende à voir proebainement (chûte de tous les trônes , la dissoliuiun de tous les liens de la subordination et de la société ^ Fanéantissement et le mépris de toute religion , ia subversion de tous les principes , le déplacement violent de toutes les j-ioprictés , et le massacre de la iTiOiLÎé de sa population ; telle est la seulp yégénéraiion qu'oa doive et qu’on puisse raisonnablement auendre de ia part de ceux qui ont trempé leurs mains parricides dans le sang du plus juste des rois, et de la réuniop de tous ce c[ue le monde contient de plus profondément dépravé; car, dès que le ciime a prévalu en France, dès- que la grande ma c in oe ébranlée dans S.CS Fondements a menacé d'une raine prochaine, vu a vu de toutes paris le rebut et la honte da rkumanité accourir vers le foyer de la corruption, comme on voit ces ïiyeîincs faméliques attirées par les exhalaisoos des cadavres , se réunir pour en partager les débris, î

Cette gueire ne resseoifele plus aux guerres ordinaires déjà si odieuses, mais du moins toujours soumises à quelques loix qui eu diminuent l’hor-» aeur, interrompues par quelques suspciiSions d'armes qui laissent lespirci l’huoja'aiîé , et suivies d’une paix qui mi peiiuêi. i'espelr de' reparer §ei panes* |c|

po'int de quartier, point de rel-idie ; c est rm arsimal dé-'asUteur qui a dcj;i désolé ia contres oui !e vit naître, et conue lequel les cor.irccs voîciircs ont 6ie Lrcées de prendre les annes , sous peme d’eprouver ic meme sort ; c’est l’ordre social i.ittant tonne ia. bar’oarie ; c’est ^en quelqo.. sotte la nature réiud.s.sant scs clïorts peuï ne pas r-ctontber dans [’aneantisnoucut et le, Cabo, lo croitoitiqte rEuropeTa vu sc fqrmcr et ic gressir sans cHun , ce tomnt cont^ et les progrès anponçoicut si brer-. !eS raveges , sans prévoir qui! nmnaçoit cstentiellerrunl sa sûraé où du undus sans chercher à im opposer aucune digue ? Si ceux qui en dirigeoient le cours «Eve-ient^été retenus dans le principe, par des craintes et des condderaîions limides qu’ils^ ont si' bien surmontes depuis; s’i!.; -avotent depioye, à r.cpoquc des prcmière.s attaques de Mi.ns et de Tou^-nai , cet crrs'erablc dans les mesures tt cette audace dans l’exécutioo qui Eit maintenant m probême du salut des peuples, les mots que j. n’annorree aujourd'hui que pour qu’on s’occup efiicaceroent de !« éviter , inonderoient (Icja I surface de l’Europe; l’Utiivers entier seron tt vaste champ de sang et de carnage ; et ccci ne, point une spéculation oiseuse , une cratnîe c.i inérique. Lcun foras éteiaUlà, et avant quonet pu en réunir de capables de les arrêter, la inoiiie l'AlUmasm, et la Moliandc ctuière cuiseut o

; i!., en auroient accumuié les tiesoi. par-ioat lisauroient immok'Ics uiicts fidè'c^

n^e Jeurs de partisans a ce»;

® fo*«.es que ia circonstance scuJe déterndne -

uns et les autres , après s'ètre rendus si cou' p.b.s contre Autorité l'sitinre, auroient bientôt a meure energie pour en anéantir ju,- <iuaux dern.etes traces; la traînée de matières ^Oa-ousnb les sktendoit par-tout . et dans ce premier

-omentd.rrcsolution,delTroi,de dénucLu et

ce stupeur, i embrasement ' eflt été général.

^ pro . iJence en a autremciu ordorinc »

«■-r^enva.n chercheroit-on aiUeurs des causes à oes evenemer.ts qui ont d étrangement confondu tous les calculs de la prudence humaine. Que ces g-ns qu’aucune expérience ne forme et'à ni I leco.e ce l’ad.ersite n’a rien appris, ne vienne;, ïdus opposer ces grands mots vuldes de sens dj

peuples; d attachement aux Souveraine etc. e enrne heureux trouva toujours des Scctateurl des Lrose.ytes. Avant cette époque fatale --a.t.tl des troupes plus fidèles et cher qui i«onueurtut un mobile plus puissant ? eh bien .

sont^ rangées presque sans efforts sous les «anoatts oe ta révolte. Connut-on un peuple plus

. ^ ^ liCiSpîtaiijer , qui pcfsédâe

plus eaiinent toutes les vertus sociales ? îtyaurd’hui c’est un peu^dc cannibâlcï,

(zh)

d'aîiîTOpopbages avides de sang , et les flots qn ils *cn répandent sans cesse semblent ne faire qu’irriter leur soif dévorante. Enfla, les annales de l’hisy toire onc-elles conservé le souvenir d’une nation plus distinguée par une espece didolâtrie pour' ses Rois, qui en ait donné des preuves plus touchantes et plus multipliées? et le plus juste de tous les Souverains, le meilleur et le plus- loyal des hommes , celui qui ^ réunissoit la piété de Saint Louis à la tendresse paternelle d'Henri quatre^ le bon Louis Seize enfin a péri sur 1 écbaiaud ; ses dernières paroles à son peuple étoient des paroles de bénédiction et d’amour, et à Tinstant où la hache fatale termine le cours d’ane'si belle vie, l’air retentit de cris bruyans d’ailégresse ; la France entière est armée pour soutenir ses bourreaux ; ils viennent au bout d’un an , sur le lieu du supplice, insulter à la mémoire de leur auguste victime, et l’anniversaire de cet exécrable assassinat a été célébré dans toute l’étendue du royaume par des réjouissances et des hymnes patriotiques.

Tant et de si terribles exemples n’ont cependant produit que des impressions passagères , même sur les trônes. On diroit que l’esprit d’aveuglement est venu rassurer les victimes en memttemps c|ue l’esprit de vertige excite les bourreaux; au même instant, une force surnaturelle et irrésistible semble avoir armé les uns du glaive , et ©iitraîuer'^les autics à grands pas vers leur perte

inévitable. On compte sur des traité.? . sur

neuiralite parfaite. comme s’il pouvoir exister

de.s uailés solides avec le. Tigre î comme s’il suffisoit de ne jias le provoquer pour n'avoir rien a redouter des effets de sa fureur ! on se rassure

sur .l’éloignement , comme s’il faüoit beau-

. coup de temps à la fomire pour étmdre au f .in ses ravsges^! comme si tous ceux qui forment une meme chaîne électrique n’éprouvoient pas ca qî^eiqae sorte , au même insLint, la même, ccm ffiotion. On a l’air de jouer avec une r.c.oîution .qiu meuace de tout renverser, de tout fmvahir, qui nen^caclie pas le projet, cr qui acquiert tous les jours, de nouveaux iTioyen.^^ de le rc&iiscn On .na que des vues me-rquints ; on ne fait que es calcul, rétrécis et isolé, de l’égoïsme, lorsque les fl.>imrnes dévorantc.5 s’élèvent de toutes les parties du grand édifice socin! 'et que ce n’est pas trop du ^concours rie tnates le.s volontés pmir parvenir à s’opposer à leurs progrès menaçant., ; lorsqu’il seroit d’un si grand intérêt d’erre^ juste an dedans et^ terrible au dehors, on n’enaploye que^ des dcoii-inoyens contre l’cnneitii commun et ion SC sert du reste de sa puissance pour s’ên cri'cr de n ou veaux;,.

Dans un état de choses si étrange , il est permis, il est ordonné à tout ami de l'ordre de faire entendre sa voix; lorsqu’un violent incendie se déclare, tout if monde ^ mission popr cp griêtsr les ravages ; prç’

g.ons du t»otr.ent ob Ù en e,t temps encore. Qu’on „ese di.unale doue plu. les Forces des

nieconiiiies ou trop uiep , ^ ^ l^a^cs

po-ar leurs principes. Je acs ba.e

^ 1 inroiiiestables : un vaste

,oyaume^qu

Ts ressources F un peuple immense et naturellement

;::.;ueux.dontracuvbe aévoran te balancer to.

iours la plupart des avantages de ses eunenns, dtstm oué des autres peuples par une fougue tmpetueuse

H uelle on résiL rarement; des arsena-u. uombreu.

et lieu fournis; des moyens d'industrie et de ptospertm incakuiables et qui le-mettent toujours a .

parevrapidementlaplupart de scs pertes; uu corps d

^ ^ l’nrdlkrle la nias considérable

génieursttes-.nsrrutts.U üle.te

Cl sans contredit la metllcure de IL.ropc..

est le tableau fidèle des forces et des ressources de

la France dans les circonstances oroinatres.

' Aioutons maintenant à tant d’avantages reunt

,.tacl ■ ranc'aatissement du commerce et t e a navVaûon, de tous les arts de luxe . d’une loula

Un^fetsions et de 7"

qui Y trouvoient des moyens de subsistance,

«s premiers moments de désorganisadon et oe tyrannie , les puissances étrangères auroient pu corap

lo tres-grand nombre de ceUC fouis de meepn.,! ,

par toutes sortes d'il " ’

®«ccssité de vivre il se et presses de la

Weaux-,C; de leurs

oMnccs , presque tous ont pris parti on ^

«^‘S^ons de cr«n^ cn‘ J- . ^ ^ ^ ^ ces

P»«rl. désola,;, a,

ce que leur n-o ■ par-

s^^bsistance Ik Ü’a ^

impérieuse de la que la voix

« .u'ti , . deVnc: ^

devenus des modèles de en • ™émes

plüs possible • rnr ii . '• cuoenekur esc

-P-cdesa;I;7u:,;:"‘^"^J‘^-^--^es

. quelque activité qu'elle eXe "nTf"''

<ies homm'-s inn-«îp ^ ' o^, ne forme que

■ociéia. cl ”: ““i» Po» 1,

Vie. i^est ainsi que peu-à-ne,, p---

^aim ont couvert la Frai ■ A- “'“ivite et la

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inttombrabies ôrrboldric'î’r"'"’'

en formé 0^ ‘>°'-de les frontières, et qu'il s’ea

rFr-tout o'u ul

'®®°t ‘mpreva est venu temt-à-

coup exiger leur présence ; nous n’avons eu que trop d’occasions de nous en convaincre dans les différentes époques de la guerre de la Vendée , à Lyon, Marseille^ Bordeaux , Tonhn , etc. ^

Cette pépinière d’hommes dont une génération nouvelle, élevée au milieu des allarmes, vient tous les jours réparer les pertes, n’a plus d’autre existence que la guerre. Instruits même par leurs revers , toujours expliqués par la trahison, et payés de la tête des généraux ; encouragés par des succès plus ou moins brillants contre tous leurs ennemis ; excités par l’ardeur du pillage et les suggestions les plus insidieulement atroces ; enivrés par un fantisme qui inspira toutes ses fureurs aux nations les plus calmes, qui produisit des traits multipliés < d’héroïsme chez lejj peuples les moins belliqueux ; dirigés par des chefs qui n’ont que rahernative de i’échafaud du du succès, et qui ne peuvent l’obtenir ce succès effroyable que par le bouleversement total des empires; trop profondément coupables, trop entièrement abandonnés à la licence et à la débauche, pour ne pas prévoir avec horreur le retour de Tordre; toujours bercés de Tes*" poir séducteur de toucher au moment de commencer une nouvelle carrière au sein de l’opulence et de la paix; enrichis des dépouilles de leurs victimes tout concourt à annoncer que les révol-

tés de la France ne cesseront de réunira la valeuts pdente des anciens Français , une férocité jusqu’alort Jiaconiîue, «t cetu redoutable constance qui parois-

soit ne pas pouvoir se concilier avec la fougue eC la iégeretë de leur caractère.

Cheücheroit-6n encore à se rassurer en 1794, avec^ cette fouie de raisonneurs désœuvrés et de politiques ignorans qui ne cessent de rabachcr , Comme dans': les six premiers mois de la révolution , que rien de violent ne sauroit être durable ^ et qu’ainsi leS’ efforts extraordinaires de la France en présagent évidemment le terme prochain? mais il est trop clair que cette maxime générale ne peut avoir aucune application dans les circonstances actuelles. Pourquoi se üatteroit'on de voir cesser Feffet, quand les causes' acquièrent tous les jours un nouveau degré d’énergie? |i le feu, qui est fimage dcractîvité, s’éteint- il lors- j qu’on l’alimente sans cesse ? le Vésuve qui ensevelit, | îi y a plus de 1800 ans, Hercuianum et Pompeia sous ! des fleuves de laves , n'exerce-t-il pas encore tous les |i jours de nouveaux ravages ? et pourquoi donc cette î activité dévorante, qui est de l’essence de la crise’ t actuelle et que tout concourt à entretenir? vous pro- 'j ïnettroit-eUe le terme si prochain de vos maux ? sans doute c’est un état de fièvre ardente, qui sera suivi' d'une füiblesse rnofteUe ; mais sur quelles basescalculez- vous la durée de l’accès? sans doute rédihee nionstiueux de la révoiiuion Française finira par s’é- ' Crouler, parce qu’il est bâii sur un sable mouvant eF que toutes ses parties manquent de liaison et d’engembie ; mais peut-être qu une grande partie de la génération prèseate aura le temps de' s’éteindre cé*

l’un denil général couvrira toute 1 Europe, avani ■poque dont oa ne cesse de nous fixer le terme ■ecis, avec une assumnee propliéiique si ridicule, Fassciis à l’état de leurs finances, à ce puissant

, qui finit toujours pas ; toute illusion cesse enfin, r trouvons des ressources capables de' olosse de puissance, la tête du gouveroemenî des deux

ressort des gouvernemens Éxer la victoire , et que si nous le

soutenir indéfiniment ce c Les scélérats qui sont à actuel de la France , se sont empares tiers du territoire de ce superbe royaume, et dune masse d’ellets précieux d’une valeur incalculable, par la réunion des domaines de la Couronne, des biens du Clergé et de la Noblesse; déjà depuis long-tcms ils grossissent tous les jours ce fleuve de déprédations , des dépouilles de cette foule de victimes qu’ils immolent , et pour peu quiis continuent encore , avec le même ac'tiarnement , îa guerre qu’ils ont déclarée à tous les propiiétaircs , ils vont se trouver en possession de toutes les propriétés : la France entière sera 1 apanage du crime triomphant ; c’e'st dans ses mains ensanglantées que seront réunies toutes les richesses , tous les moyens

Ss )

des troupe? , leur nourri-^ tore, leur équipement, ieuis rnaiciics , etc. curin tout ce qui épuisé les ressources des puissances

étrangères , ne coûte rien à la C

oeveoLH 11 , de P U

quelle a converti les papéteries ei hoicis des morriioyes , et qu'elle a subjugué la FranLC au point de pouvoir tout oser, sans ménagement et sans crainte. Cest ainsi que l’on dépense aujourd’hui en six semaines , plus que cet ancien régime si ne la jatnais fait dans une année eniiérc, l’époque de ses plus grandes- dilapidations , et que néanmoins en auroit tort de voir dans ce monstrueux gaspillage la plus légère cause d’épuisement ; puisque répuisement ne peut résulter que de la disproportion des efforts et des ressources , et qu’ici les ressources se reproduisent , comme par enchantement , au gré des besoins.

ïl est, je le sais, telles dépensés qui exigent spensablement du numéraire; mais tous les souverains ensemble en possèdent-ds autant que la Convention a dû s’en procurer par la spoliation de toutes les églises, des trésors de la Couronne, €t des espèces monoyées, trouvées cbezCcette multitude de personnes que leurs richesses seules ont fait arrêter ou immoler comme suspectes ; par le pillage des opulentes cités de Lyon et de MaîscilU, et l’enlèvement des matières d’or et d’argent p,?rtout ob on a pu en découvrir. C’est au moyen de 'Ci numéraire versé à pleines mains, o^u’clle so'u-

ioye des émissaires dans t >us les pays , qü’cîlè re-^' çoit des pînssances neutres ec de ses ennemiB mes , les grains ec Autres objet, de consoramatioît dont elle ne pourrede se passer ; car , je suis loiri d être de j’avis des personnes qui pensent aue la plupart de ces cargaisons , qui ne cessent d’abordef dans les ports de France, sont autant de secourt gratuits , V envoyés par leurs dignes confrères ^ les patriotes étranger^ ; j’^i été assez à portée d’é-^ tudicr cette classe d’hommes , pour pouvoir assurer que l’intérêt est la première de leurs paiisions, avant inêiuc celle de faire le mal : les Français né doivent espérer de leur part que des vetux sanguinaires èt des manœuvres sourdes , tù attendant répoqua des grands crimes, s'ils parviennent jamais à pou-.’ voir assouvir leurs ven|eances avec la certitude riinp unité. Qu’il est accablant de se corivainers tous les jours davantage, qu’il ne manque à iæ plupart des liommcs , pour devenir atroces , que l’occasion de se livrer à toute leur perversité natu*« relie !.• . mais reprenons l’énuinératiün des ressour-^ ces du gouvernement actuel de la Pdance.

Les armées éprouvent-elles quelques besoins? L’envoi de quelques fournitures , telles que sou-* liers ou chemises, éprouve-t-il des retards? ces objets sont mis en réquisition dans toute la con-' tree ; à l’instant tout lé monde s’empreasé de dépouiller, et l’homme le mieux pensant , par là même plus en butte à la malveilknce , se fer^

iHr

feniarcjner par Fétendue de ses dons soi-disrint p,a^ triQîiques , trop lieureuK de sauver sa tête au prix de pareils sacriUceSc Ge^ qui a lieu' pour les choses les plus minutieuses , comme de la cbarpiq^ ou du linge, pour panser les blessps , s’étend généraiernsnt à tous les objets sans exception ; il n en faut pas davantage pour ss procurer les hommes Isâ chevaux , faire courir la poste aux canons et aux armées ; la signature du premier scélérat i que la Genvendon a investi de ses pleins pouvoirs , opère comme par un charme nnagique , en deux fois vingt-quatre heures , ce que les Souverains ne ent effectuer qu’au bout de plusieurs mois, et prodiguant leurs trésors.

Nous pourrions faire encore de nouveaux repnens , qui tous concourroient à démontrer révidencc que les Français réunissent conennemis une foule d’avantao-es , ess^ntiellement dépendans de la crise affreuse qui les agite; car, quel est le Souverain , quelque despote on le suppose , qui pourroit oser une seule f.d? :e que les prétendus régénérateurs ée la France ne cessent d@ faire depuis quatre ans ? un léger impôt , Impéreuseraeiit exigé par les circonstances pour le en des propriétés et de l’existence des contrh , est l’objet de mille plaintes et de «siiie dons, tandis qu’on dispose arbitrairement de Èout en France et que le moindre murmure seroit ds mort du malheureux qu’on dépouille ^ avûi)^ pins de moyens de l’opprimer.

Î1 seroit aisé de faire sentir rimpoTtarice Inap^ préciable d’une concddéraÜQn .que rien ne sauroit^ balancer. Les régicides combattent sur leurs propres fuyers, entourés de forteresses qui .facilitent leurs attaques, assurent leur retraite, et reposent leurs armées ; iis ont la certitude^ de pouvoir aisément ré** parer Uurs pertes. Les alliés , au contraire, sont dass un pays ennemi, entourés de rnalveiliants et d’espions; leur tenitoire , ouvert de toutes parts, n’est garanti que par les places dont ils peuvent se rendre maîtres; leurs pertes ne se réparent qu’après beaucoup de temps , avec des difficultés et des dépendes extraordinaires; enfin, il leur faut une longue suite de succès brillants et non interrompus pour en venir à leurs fins , et s’il arrivoit que la victoire se rangeât entièreiunt, pendant .un seul jour, du coté delà rage forcenée soutenue par ■ une grande supériorité de nombre, tout seroit perdo^sans ressource.

Que donc conclure de tant de tristes eS

incontestables vérités ? le contraire de ce due vous conssille de toutes parts cette foule de malveilapts qui vous entourent , pat ce qu’il est en général d’un# saine politique de tenir une conduite opposée à celio que nous trace renrem! ; ils veulent une paix impossible , faites Mne gtserre à outrance, car oo ne peut traiter qu’avec un ennemi généreux. Que dirait * on de navigateurs paisibles qui, à la suite d’une foule de provocations, d’outrages et de menaces , seseroient enfin décidés à réunir leurs forces centre un Forbaa

ils ne peuvent attendre que Tesclavagc ou îa roort, si bientôt apres on les voyoit se dévouer en victimes souîîjiàes et cherc,bcr à traiter avec ce merne rate J parce ou ils trcuivcnt plus de rcsisiance quHls c s y éioicnt d’abord attendus ? et cela , sans soneer que le peu dciiscnrbje et d Irarmonic qu’ils ont inis 4ans leurs efforts a tté le premier (obstacle à leurs suc- /ces^ au iiiornent f.y un peu Oe constance encore tft ie concours de tous les moyersalloicnt purger les mers ide ce fléau dévastateur , et devenir à jamais le gage de :|lcur sûreté.

Supposons un vaisseau qui renferme un grand nombre de passagers de tous les états, de toutes les jiations j les Iniiucs pariitidrei es , les différences de langage^ tout concourt « l-i> re^^d* e absolument étranrs les uns aux ^.intres,. peut être même ennemis Ûne d eau sr déclare, et pvmdant long-temps personne s’al-rmedescs progrès. On commence cependant à prév ir le danger, et les uns se mettent tout entiers à la esogne , tandisque les autres pour colorer leur maue vcloî.tfj prennentp^urprétexte, ou leur foiblcssc eurî^rcorîie persontielle au milieu de l’effi oi gêné- Erfio,lc j.eri] de* ieiu imminent ; le moment des ions est passé, limage de la mort est présenté à tous les coeurs ; dans on clin-d’œil, elle a suspendu toutes les haines, a presque fait disparoître jusqu’à la rence dw langage; tout le monde s’entend, tout monde retrouve des forces pour concourir au meme levoEmage de^ côtes donne mic nouvelle ardeur.

bltcation n’cu pas cquivoque, levoiîe estasseï léger; mais eîiün c’(2n e^tun, quelque caiisparentqu’il puisse être , et désormais il Taut que la vériié sementre toute nue. L'Europe est ce laisscau menacé d’une submersion prochaine; cette longue et funeste indifférence , tous les Souverains ont eu long-temps à se la reprocher; et encore aujourd’hui, pendant que quelques-unS d’entr’eux se cousument en efforts pour le salut de tous, la voix publique en désigne d’autres qui refusent

de les seconder et qui les traversent peut-être.

Dieu vcuiüe du moins que l’cxaciitude diuapprschelïieat ne se borne pas là , et que i’uîgeocc du dan|êf leur dessille enfin les yeux pendant qu’il en es't temps encore. Je ne doute pas du suscès de leurs efforts réunis; Paris est le but où 'ils doivent tendre; mats ^ qu’ils ne perdent pas de vue que la campagne de\iyg4 décidera irrévocablement de leurs destinées.

C’est sans doute cette ensemble, cette précieuse harmonie qui doivent être l’objet de nos vpeux les plus ardens ; mais si nous avons jamais le bon’neur de voir le concours de toutes les volontés et de tous clforts vers un même but , il sera encore essentiel de mettre à profit les leçons salutaires de l’expérience , et d’employer une tactique «ouvelle cotître un ennemi qui a tout bemeversé. Il est trop évident qu’on a plus d’un rjbprocU® à SC faire dans Fcmplsi dès forces , per^aat le •eurs de lu campagne de cherche à

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