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éternelle, savent qu'ils ont à leur service des guides sûrs pour les conduire au but et des auxiliaires pour l’atteindre Jls savent de même que d'autres chefs leur ont ét6 donnés nour obtenir et crnserver la sécurité, les biens et les autres avantases de cette vie—La société domestique trouve.
sa solidité nécessaire dans la sainteté du lier eonjugal, un et indissoluble; ls ‘troïils et les devoirs des époux sont régs en toute justice et équité; l'honneur iù à la femme est sauvegardé ; l'autorité du mari se modèle sur l'autorité de Dieu :
le pouvoir paternel est temp‘ré par les égards dus à l'épouse et aux enfants : enfin, il est parfaitement pourvu à la protection, au bien-être et à l’éducation de ces derniers. |
Dans l'ordre politique et civil, fes lois ont pour but le hien commun, dictées non par la volonté et le jugement trompeur de la foule, mais par la vérité et la justice.
L'autorité des princes revêt une sort- de caractère sacré plus qu’humain, et elle.
est eontenue de manière à ne pas s’écarter de la justice, ni excéder son pouvoir. L’obéissance des sujets va de pair avec l’honneur et la dignité, parce qu’elle n’est pas un assujettissement d'homme à homme, mais une soumission à la volonté de Dieu
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règnant par des hommes. Une fois cela reconnu et accepté, il en résulte clairement que c’est un d- voir de justice de respecter la majesté des princes, d'être soumis avec une constante fidélité à la puissance politique, d'éviter les séditions, et d'obser. ver religieusement la constitution de l'Etat. —Pareillement,dans cette série des devoirs, se place la charité mutuelle, la bonté, la libéralité. L'homme, qui est à la fois citoyen et chrétien, n’est plus déchiré en deux par des obligations, contradictoires. Enfin les biens considérables dont la religion chrétienne enrichit spontanément même la vie terrestre des individus, sont acquis à la communauté et à Ja société civile : d’où ressort l'évidence de ces paroles : « Le $ort de l'Etat dépend du cuite que l’on rend à Dieu:etily a entre l’un et l’autre de nombreux liens de parenté et d’étroite amitié (1). »
En plusieurs passages, saint Augustin a admirablement relevé, selon sa coutume, la valeur de ces biens, surtout quand il interpelle l'Eglise catholique en ces ter.
mes :
(1) Sacr. Imper ad Cyrillum Alexand, et
Episcopos Metrop. (Cf. Labbeum Collect, Conc. ï. III). |
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« Tu conduis et instruis les enfants aveo
la tendresse, les jeunes gens avec force, les re- vieillards avec calme, comme le comporte PS- l'âge non-seulement du corps, mais encore is de l’âme, Tu soumets les femmes à leurs ce maris par une ohaste et fidèle obeéissance, er - non pour assouvir la passion, mais pour at. d à. propager l'espèce et oonstitaer la société "8, de la famille. ‘lu donnes autorité aux ma, Le, ris sur leurs femmes, non pour se jouer de la la faiblesse du sexe, mais pour suivre les ré lois d’un sincère amour, Tu subordonnes IC= les enfants aux parents par une sorte d6 nt libre servitude ; et tu préposes 1 s parents é- aux enfants par une tendre autorité. Tu 8 unis non-seulement en s'ciété, mais dans té une sorte de fraternité, les citoyens aux 0- citoyens, les nations aux nations et les 16 hommes entre eux par le souvenir des pre« et miers parents. Tu apprends aux rois à et veiller sur les pruples, et tu prescris aux
peuples de se soumettre aux rois. Tu en.
seignes avec soin à qui est dù l'honneur, à qui l’affeotion, à qui le respect, à qui la era Înte, à qui la consolation, à qui laver.
tis Sement, à qui l’encouragement, à qui la ‘orrection, à qui la réprimande, à qui Île -hâtiment : et tu fais savoir comment, si toutes ces choses ne sont pas dues à taus,
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À tous est due la charité, et à personne d'injustice (1), »
Ailleurs le même Docteur reprend en ces termes la fausse sagesse des politiques phi.
losophes :
«Ceux qui disent que la doctrine du Christ est contraire au bien de l'Etat, qu’ils nous donnent une armée de soidats tels que les fait la doctrine du Christ, qu’iis nous 6nnent de tels gouverneurs de pro.
vinces, de tels maris, de telles épouses, de tels parents, de tels enfants, de tels mai.
tres, de tels serviteurs, de tels rois, de tels juges, de tels tributaires enfin, et des per. cepteurs du fisc tels que les veut la octrine chrétienne{ Et qu'ils osent encore dire qu'elle est contraire à l'Etat! Mais que bien plutôt ils n’hésitent pas l'avouer qu'elle est une grande sauvegarde pour l'Etat quand on la suit (2).
Il fut un temps où la philosophie de }’Evangile gouvernait les Etats À cette époque, l'influence de la sagesse chrétienne et sa divine vertu pénétraient les lois, les institutions, les mœurs des peu.
(1) Saint Augustin—Des mœurs de l'Eglise eath. ch. 30. N. 63.
(2) S. Aug, Lettre 138 à Marcellin C, II. n, 25:
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ples, tous les rangs et tous les rapports de ia société civile, Alors la religion instituée par Jésus-Christ, solidement établie dans le degré de dignité qui lui est dû, était partout florissante, grâce à la faveur
. des princes et à la protection légitime des
magistrats. Alors le sacerdoce et l’empire élaient liés entre eux par une heureuse concorde et l’amical échange de bons offces. Organisée de lu sorte, la société civile donna des fruits supérieurs à toute attente, dont la mémoire subsiste et subsistera, consignée qu'elle est dans d’innombrables documents que nul artifice des adversaires ne pourra corrompre où obscurcir.—Si l’Europe chrétienne a dompté les nations barbares, et les a fait passer de la férocité à la mansuétude, de la superstition à la vérité ; si elle a répous:é victorieusement les invasions musulmanes si elle a gardé la suprématie de la civilisation, et si, en tout ce qui fait honneur à humanité, elle s’est constamment et partout, montrée guide et maitresse ; siellea gratifié les peuples de la vraie liberté sous ses diverses formes ; si elle a très sagement fondé une foule d'œuvres pour le soulagement des misères, il est hors de doute qu’elle en est grandement redevable à la religion, sous l'inspiration et avec
. Caril
Prescriptible,
Ce qu’Yves (le écrivit au Pape Pascal If - ‘empire et le Sacer.
n bonne harmonie, le monde
st bien ROuverné, l'Eglise est florissante Et feconde, Mais Quand Ja discorde $e met entre eux, non-Seulement Jes petites
choses ne nl pas, mais les grandes .e les es dépérissent Misérablement 41),
Mais ce Pêrnicieux et déplorable goût de nouveautés que vit naître le XVIe siè.
Cle, aprés avoir d’abord bouleversé ja religion Chrétienne, bientô
nalurelle } la philoso source qu'il es modernes promulgués es perturbations du siècle
nds
(1) Lettre 238.
“sis —
dernier, comme les principes et les fondements d'un droil! nouveau, inconnu jusqu'alors, et sur plus d’un point en désaccord non-seulement avec le droit chrétien -mais avec le droit naturel.— Voici le premier de tous ces principes : tous les hommes, dès lors qu’ils sont de même race et de même nature, sont semblables, et, par le fait, égaux entre eux dans la pratique de la vie : chacun relève si bien de lui seul qu'il n’est d’aucune façon soumis à l'autorité d'autrui ; il peut en toute liberté penser sur toute chose ce qu’il veut, faire ce qui lui plait : personne n’a le droit de commander aux autres. Dans une société fondée sur ces principes, l’autorité publique n’est que la volonté du peuple, lequel, ne dépendant que de lui-même, est aussi le seul à se commander. Il choisit ses mandataires, mais de t-lle sorte qu’il leur délègue moins le droit que la fonction du pouvoir, pour l’exercer en son nom.
La souveraineté de Dieu est passée sous silence, exactemant comme si Dieu n’existait pas, ou ne s’occupait en rien de Ja s0-. ciéte, du genre humain : ou bien comme si les hommes, soït en particulier soit en société, ne devaient rien à Dieu, ou qu’on pût imaginer une puissance quelconque dont la cause, la force et l’autorité ne resi-