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pas Pour cela les Chefs d'Etat qui, en vue
d’un bien à atteindre, ou d’un mal à empêcher, tolèrent, dans la pratique, que ces divers cultes aient chacun leur p'ace dans
l’'Etat.—C'est d’ailleurs Ja coutume de l'E
glise de veiller avec le plus grand soin à ce que personne ne soit forcé d’embrassér la foi catholique contre son gré, car, ainsi que l’observe Sagement saint Augustin, l’homme ne peut croire que de plein gré (1).
Par la même raison l'Eglise ne peut approuver une liberté qui engendre le dégoût des plus saintes lois de Dieu, et se- Coue l’obéissance qui ext due à l’autotorité légitime. C’est là plutôt une licence qu’une liberté, et saint Augustin l'appelle très justement, une lib:rté de perdilion (2),et l’Apôtre saint Pierre, un voile de méchanrelé (3). Bien plus, cette prétendue liberté étent opposèe à la raison est une Véritable servitude. Ce'ui qui commet le péche est l'esclave du péché (4 }. Ceile-là, au contraire, est la liberté vraie et désirable qui, dans l’ordre individuel, ne laisse
(1) Traité 26 sur Saint Jean, n. 2.
(2) Epist. 105 aux Dona ch. 2, N, 9.
(3) IL. S. Petri II, 16.
(4) Jean VIII, 34.
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