‹ Lettre encyclique de S.S. le pape Léon XIII sur la constitution chrétienne des États [microforme]Chapitre 7 sur 8 · IA · texte numérisé non relu

IA

l’homme esclave ni des erreurs ni des pas- Sions qui sont ses pires tyrans: et dans l'ordre public trace de sages règles aux citoyens, facilite largement l’accro ssement du bien-être, et préserve de l'arbitraira d'autrui Ja chose puhlique.—Cette liberté bonnêteet digne de l’homme, l'Eglise l'appronve au plus haut point, et, pour en garantir aux peuples la ferme et intézrale jouissance, elle n’a jamais cessé de lutter et de combattre —Oui, eu vérité. tout ce qu’it peut y avoir de salutaire au bien général dans l’Etat, tout ce qui est utile à protéger le peupie contre la licence des princes qui ne pourvoient pas à son bien, tout ce qui empêche les impiétements injustes de l’Elat sur la commune ou la famille : tout ce qui intéresse l’honneur, la personnalité hu-

Maine, et la sauvegarde des droits égaux

de chacun, tout cela l'Eglise catholique en a loujours pris soil linitiative, soit le patronage, soit la nrotection, comme l’attestent les monuments des âges précédents.

Toujours conséquente avec elle-même, si d’une part elle repousse une liberté immodérée, qui, pour les individus et les peuples, dégénère en licence ou en servitude, de l’autre, elle embrasse de grand cœur les progrès que chaque jour fait naitre, si vraiment ils contribuent à la prospé-

a ne D

les autres science:, elle fa Couragera celles qui ont p Je la nature, .

En ce genre d

‘études l'Eglise ne S’Oppo.

un ache.

urable à l'Eglise lus morepouslu génie | vaine 8 répuprouve set tout on des : s'éloiqui:est eu, en l'esprit lise reigence 1e véréritég à con- :

à vérilouer tou- 8 qui Cienpour xt entude

Ppo-

se à aucune découverte de l'esprit ; eMe:

voit sans déplaisir tant de recherches qui ont pour but l'agrément et Je bien-être ; et même, ennemie née de l'inertie et de la Faresse, elle souhaite grandement que l'exercice et la culture fassent porter au génie de l’homme des fruits abondants. Elle a des encouragements pour loute espèce d'arts et d'industries, et, en dirigeant par sa vertu toutes ces recherches vers un but

honnête et salutaire, elle s'applique à

empècher que l'intelligence et l’industrie de l’homme ne le détournent de ‘Dieu. et des biens célestes.

C'est cette manière d'agir, pourtant si raisonnable et si sage, qui est discrèditée en Ce temps où les Etats non-seulement refusent de se conformer aux principes de la philosophie chrétienne, mais paraissent vouloir s'en éloigner chaque jour davan.….

tage. Néanmoins, le propre de la lumière êtant de rayonner d’elle-môme au loin, et de pénétrer peu à peu les esprits des hom.

mes, mus comme Nous sommes par la conscience des très hautes et très saintes obligations de la mission apostolique dont nous sommes investi envers tous les peuples. Nous procklimons librement, selon notre devoir, la vérité, Non pas que nous ne enions aucun compte dés temps, où

que nous - éstimions devoir proscrire :les honnêtes et, utiles -progrès de notre âge ; mais parce que Nous voudrions voir les afaires publiques suivre des voies moins Pée rilleuses et reposer sur 4e plus solides fon.

. dements : et cela en laissant intacte la li.

berté légitime des peuples, cette liberté dont la vérité. est parmi les hommes la source et la meilleure sauvegarde : La vérilé vous délivrera: (1).

Si donc dans ces conjonctures difficiles les catholiques Nous ‘écoutent, comme c'est leur dévoir, ils sauront exactement quels

sont les devoirs de chacun tant en théorie

qu’en pralique.—ÆEn théorie d'abord il est nécessaire de s’en tenir avec une adhésion inébranlable à tout ce que les Pontifes Romains ont enseigné ou enseigneront : et, .

toutes les fois que les circonstances l’exiferont. d'en faire profession publique. Par.

ticulièrement eu ce qui touche aux /iber- ‘és modernes, comme on les appelle, cha,

cun doit s’en tenir au jugement du Siège

Apostolique, et se conformer à ses déci.

sions. 11 faut prendre garde de se laisser tromper par la spécieuse honnèteté de ces libertés, et se rappeler de quelles sources elles émanent et par quel esrrit elles $e propagent et se soutiennent.

ÉRénssemasscens

(1) Jean vurr, 34,

ire -Jles re âge ; r les a.

ins Pée les fon.

la li.

liberté mes la le: La NE ba

iles les | e c'est t quels lhéorie d il est hésion ontifes nt, et, 3 l’exia, Par.

liber- >, Cha.

Siège - à

, décilaisser de ces )urceÿ Iles $e

dE

L'expérience a déjà fait suffisamment Connaitre les résultats qu'elles ont eus pour la société, et combien ls fruits qu’el.

les ont portés inspirent à bon «droit de re.

grels aux hommes honnêtes et sages. — S'il existe quelque part, ou si l'on imagine par la pensée un Etat qui persécute étfrontément et tyranniquement le nom chrétien, et qu'on le confronts au genre du 8ouvernement moäerne dont Nous parlons, Ce dernier pourrait sembier plus tolérable.

Assurém-nt les principes sur lesquels se base ce dernier sont de telle nature, ainsi que nous l'avons dit, qu’en eux-mémes ils

ne doivent être approuvés par personne.

En pratique, l’action peut s'exercer soit ans les affaires privées et domestiques, soit dans les affaires publiques.—Lans l’ordre privé la premier devoir de chacun est de conformer très exactement sa vie et ‘es MŒUrS aux préceptes de l'Evangile, et de ne pas reculer devant ce que la vertu Chrétienne impose de quelque peu diflicile à souffrir et à endurer. Tous doivent, en outre, aimer l'Eglise comme leur mère Commune, ohéir à ses lois, pourvoir à son Onneur, Sauvegarder ses droits, et pren.

dre soin que ceux sur lesqueis ils exercent quelque autorité, 1a respectent et l’aiment avec la même piété filiale. Il importé

encore au salut public que les catholiques prêtent sagement leur concours à ladmi.

nistration des affaires municipales, et s’appliquent surtout à faire en sorte que l’autorité publique pourvoie à l'éducation re.

ligieuse et morale de la jeunesse, comme i convient à des chrétiens : de là d:.:

surtout le salut de la société.

Sera généralement utile et louable que les catholiques étendent leur action au delà des limites de ce champ trop restreint et abordent les grandes charges de l'Etat.

Généralement, disons-nous, car ici nos conseils s'adressent à toutes les nations. Du resle, il peut, arriver quelque part que, pour les motifs les plus graves et les plus justes, il neasoit nullement expédient de participer tux affaires politiques. et d'accepter les foncaions de l'Etat.

Mris généralement, comme nous l’avons dit, efuser le prendre aucune part aux affaires pubiiques serait aussi répréhensible que de n’epporter à l’utilité commune ni soin ni concours ; d’autant plus que jes Catholiques, en vertu même de la doctrine qu’ils professent, sont obligés de remplir ce devoir en toute intégrité et conscience.

D'ailleurs, eux s'abstenant, les rênes du gouvernement passeront sans conteste aux mains de ceux dont les Opinions n'offrent

certes pas grand espoir de salut pour lPElat.

Ce serait, de plus, pernicieux aux intérêts chritiens, Parce que les ennemis de l'Eglise auraient tout Pouvoir el ses dé.

fenseurs aucun. Il est donc évident que le:

Carholiques ont de justes motif. d'aborder la vie politique : car ils le font et doivent le faire non pour approuver ce qu'il peut \e avoir de blämable présentement dans les’ institutions politiques, mais pour tirer de ces institutions mêmes, autant que faire se peut, le bien public sincère et vrai, en se Preposant d’infuser dans toutes les veines de l'Etat, Comme une sève et un sang réparateur, la vertu et l’influence. de la religion Catholique, — Ainsi fut-il fait aux premiers âges de l'Eglise,

Rien n'était plus éloigné des max mes et des mœurs de l'Evangile, que-les maxi.

mes et les mœurs des Païens ; on voyait toutefois les chrétiens incorruptibles en pleine superstition et toujours semblables à eux-mémes, entrer Courageusement par-

n accês. D'une fidélité

S les princes aussi parfaite qu'il leur était permis, ils jetaient de toute part un merveilleux éclat dé sainteté ; s’ef. forçaient d’être utiles à leurs frères, et

Seigneur,

place et à

aient pu,

Conscience, garder les

honneurs, Jes Magistratures et les Charges

Militaires. De la sorte, ils introduisirent

rapidement les insti lutions chréti-nnes non-

Seulement ans jes f yers domestiques,

mais dans les Camps, la Curie et jusqu’au

Palais im;érial. ‘ Nous ne que d'hier, et nous re

VOS municipes,v eux-mêmes, Palais, le sén

mes, il renouveler ces exemples de . — À nécessaire que tous les cat

Eglise :

vent des institutio mm

Chrétienn: que Nou $ Proposée pour modèle, — C: 'as chose aisée que de déterminer un

d’être en quoique ce soit de Connivence avec les f

ausses opi, Dions, ou de les Combattre. plus mollement que ne le comporte là vérité,

(1) Act..xx, 28,

Pour les choses sur lesquelles on peut discuter librement, il sera permis de dis.

Cuier avec modération et dans le but de re.

chercher la vérité, mais en mettant de côté les soupçons injustes et les accusalions réciproques.

À cette fin, de peur que l'union des es.

prits ne soit détrui cusat ons, voici mettre : la profes tholique, ahsolù les opinions qui nalisme et du n Capitai est.de dé les institutions dans la société l’ place de celle de mis non plus d’av conduire, l’une e public, de façon l'Eglise dans sa v dans sa vie pubii semble le bien et en lutte

faires, de Ja

s'agit de que nt politiques, du

meilleur ement, de tel ou

tel sys! | on civile, des di.

permises. :

>) AN = Le

ve &

LR A

Page 1