Gazette, 1672, p. .395. Nous avons supprimé les détails
3. « Il y a uint six ans passés que i'ai l'honneur de seruir Sa Majesté dans mon ministère, preschant alternatiuement dans sa chapelle d'une année à l'autre. » Bourdaloue à Pontchartrain, 10 février [1695]. Bourdaloue, sa correspondance et ses correspondants, p. 130.
De là leur estime réciproque.
Le cardinal avait été nécessairement mis en rapport d'autre part avec les jésuites du collège de (]Iermont, bientôt Louis-le-Grand (1682). En sa qualité de Grand aumônier il n'avait pas seulement la direction de la chapelle royale et de tout ce qui concernait la religion à la cour, il conservait encore, outre des droits récemment restreints par Louis XIV (1671) sur quelques maisons hospitalières ^ et certains collèges, la disposition d'une partie des bourses au collège de Clermont^.
Si son titre officiel lui faisait un devoir d'exercer son intendance sur les boursiers de l'établissement, il avait de plus une raison toute personnelle de suivre les progrès de deux élèves de la première qualité : le jeune Louis de La Tour d'Auvergne, prince de Turenne, et le chevalier de Lorraine étaient ses propres neveux.
Louis de La Tour, fils aîné du duc Godefroy-Maurice de Bouillon, grand chambellan, frère du cardinal, et de Marie- Anne Mancini, une des fameuses nièces de Mazarin, la protectrice de La Fontaine et « la reine de Paris » comme l'appelait Saint-Simon ^ fit de brillantes études. Il avait été spécialement confié à l'un des préfets ou surveillants de chambrée, le P. Honoré Gaillard ^.
1. Sur ce rôle du grand aumônier de France, voir Léon Le Grand, les Quinze-Vingls, et, dans la Revue des Questions historiques du 1«' janv. 1898, les Maisons-Dieu, leur rêfjime intérieur au moyen âge.
2. Oroux, II, 499, et Chéruel, Dictionnaire des institutions, édit., 1884, II,