Aumale, Histoire des princes de Condé, VII
AU CARDINAL DK IJOUILI.ON 49
comme on disait alors, nous prouve que ce prélat était digne d'inspirer de profondes et durables amitiés.
Bourdaloue croyait sans doute à son innocence, puisqu'il eût chanté son Nunc dimittis, s'il lui eût été donné de voir l'exilé rendu à la cour et à ses amis.
( I.etlre inédite. )
A Paris ce 28 décembre [1703].
Suiuant les ordres de Vostre Altesse Eminentissime, j'ai rendu en main propre le paquet de lettres, qu'elle m'a fait riioneur de m'adresser à ma très honorée sœur Marie-Xauier, et uoici sa réponce, qu'elle m'enuoia hier au soir. Il est urai, Monseigneur, que le ne lui ai pas esté tout à fait inutile en cette occasion;
parcequ'elle a eu besoin d'éstre fortifiée, pour soustenir les '
Vostre
Altesse, ma
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dont i'ai esté
cher oncle
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Vost
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règles ^ de son deuoir. Je profite, Monseigneur, de la commission dont Vostre Altesse m'a honoré, pour lui souhaitter par auance une année telle, que mon zèle me l'a fait conceuoir'^ (je comprends tout dans ce seul mot, et ie me flatte que sansm'expliquer dauantage, elle m'entend fort bien). Mon unique consolation*, est d'ap-
1. Cette déchirure paraît intentionnelle. Il y a une lettre semblablement lacérée dans un autre volume. Elle est de l'abbé d'Amfreville (R 2 65).
2. A partir de ce mot « règles », les lignes sont tracées dans le sens vertical au verso du premier feuillet. Cette disposition de la lettre se retrouve plus ou moins dans une autre, celle au duc de Charost. Elle est un indice de la célérité avec laquelle Bourdaloue écrivait.