Bourdaloue a souligné lui-même ces mots
4. Ces trois mots, étant en caractères plus grands et plus réguliers, ont l'avantage de nous oflrir un type moin? cursif de l'écriture de Bourdaloue.
prendre que malgré toutes ses trauerses, sa santé qui nous est pretieuse ne laisse pas de subsister. Car par la ma confiance en dieu me fait tousiours espérer de uoir même bientost mes -^ (sic) souhaits accomplis; aussi ne se passetil aucun iour, que ie ne le demande à dieu, comme la chose du monde qui seroit la plus capable de me combler de joie, jusqu'à me faire dire, Psunc dimittis. Cepandant, Monseigneur, ie suis auec un profond respect.
De Vostre Altesse Eminentissime
le très humble et très obéissant seruiteur
BOURDALOUË, S. J.'.
Cette lettre de Bourdaloue est la dernière, à notre connaissance, qu'il ait écrite avant sa mort. Il fut rappelé à Dieu, moins de six mois plus tard (13 mai 1704).
Ce fut le P. de La Rue qui annonça, mais sans doute après le P. Martineau-, le douloureux événement au cardinal de Bouillon.
A Paris, vendredy 16 de May 1701.
Monseigneur,
Ce n'est point pour apprendre à V. A. la mort du Père Bourdaloue, qu'elle scait déjà, par le bruit public. Je me flatte niesme qu'elle prend part a nostre extrême douleur, par la connoissance quej'ay de sa sensibilité pour ses vrays amis et pour ses anciens seruiteurs, entre lesquels i'ose dire qu'il tenoit un des premiers rangs. le ne veux parler à V. A. que de l'accablement de vostre chère nièce, Mad. de Lislebonne^: qui ne peut se consoler d'une perte que rien ne peut reparer. Vous scaués, Monseigneur, la confiance entière qu'elle auoit en la conduitte de ce père et le besoin qu'elle a d'une personne de son caractère pour la soutenir'. J'ay fait de mon mieux pour contribuer a sa consolation : mais ce qui me donne une peine extrême, c'est qu'elle s'est proposé de me choisir en sa place. A quoy ie ne puis me résoudre, me sentant absolument
1. Arch. nat., Papiers des princes, Corresponde ice du cardinal de Bouillon, t. I (1701-1709). R2 65.
2. La lettre circulaire du P. Martineau, supérieur de la Maison professe où mourut Bourdaloue, fut adressée aux maisons de l'Ordre, le lendemain 14 mai, et sans doute aussi à d'autres destinataires. Nous avons reçu de M. le comte de Riocour un exemplaire original avec hommage d'auteur autographe, envoyé, peu après, à l'abbé Morel, chanoine de Notre-Dame de Paris.