PAPER TE
Es
des amis de Dieu; le pécheur est son ennemi; il est la joie et la force de ceux que le Verbe incarné a rendus vraiment libres, ie pécheur gémit dans les fers de l'esclavage (*). S'ensuit-il que le pécheur reste en dehors de la douce et salutaire influence de l'Eucharistie ? qu'il ne doive en recevoir aucun rayon d'espérance ? Certes non. L'’Eucharistie n'est pas seulement un sacrement, elle est encore, nous vous l'avons prouvé, un sacrifice, le mémorial et la reproduction mystique du sacrifice de la croix. De plus, l'auguste sacrement lui-même est une chose qui demeure. Jésus, dans la communion et par la communion, agit sur nous d’une manière ineffable mais là ne se borne pas la puissance de son action. Caché sous les voiles du tahernacle, le doux Sauveur exerce mème sur les âmes éloignées de la participation à son corps et à son sang adorables un empire mystérieux qui les attire à lui, les illumine, Îles console, les soutient ou les relève. Cette distinction est nécessaire pour bien comprendre l'influence sans borne de l'Eucharistie dans le monde et coniment, grace à l'Eucharistie, il est permis d'espérer contre l'espérance mème (%).
eux motifs principaux doivent déterminer le pauvre pécheur à mettre en l'Eucharistie une inébranlable espérance elle lui offre tout à la fois un asile assuré, et un remède efficace,
Que ïait Notre-Seigneur en s<'immolant chaque jour, en
des milliers d'endroits, sur les autels de nos temples, sinon
désarmer la justice de Dieu son Père irrité contre les pécheurs ?
{#}:V, Jean, VIIr, 34, 36.