‹ Lettre pastorale de Mgr Joseph-Alfred Archambeault, évêque de Joliette [microforme]Chapitre 16 sur 36 · V. Const, Transiturus de Urbain IV · texte numérisé non relu

V. Const, Transiturus de Urbain IV

Jean, VI, 4S, 50,

S. Ambroise, Sermons,

Saint Denys, De cccl, Hierach.

La communion ne produit pas seule l'augmentation de la vertu de charité. La participation au saint sacrifice de la messe, les visites à Jésus-Hostie, l'assistance aux saluts «lu Très Saint-Sacrement déterminent un nombre presqu'illimité. dans le cours d'une seule annee, d'actes d'amour de Dieu. Or chaque acte de dilection, s'il est fervent, accroit en nous la divine charité, Qui pourra donc constater les progrès rapides operes en nos âmes par cett: vertu sous l'influence eucharistique ? la puissance que nous acquérons, grâce à ce merveilleux antidote, pour expulser le venin du péché ?

Notre volonté, unie à celle de Dieu par des liens de plus en plus étroits, en arrive à lancer avec l’apôtre saint Paul ce cri qui serait insensé s’il n'était le cri de l'amour: * Qui 4onc me ‘ séparera de l'amour du Christ (1%)?

Il v a plus. L’Eucharistie, nous l'avons dit, montre comme à découvert les entrailles de la bonté divine à notre égard, la prodigalité de son amour pour chacun de nous, amour éternel qui domine le temps et l’espace, amour généreux que rien ne rebute ni ne lasse. Mais l'amour n'appelle-t-il pas l'amour ? Ne commande-t-il pas l'obéissance? Comment oserions-nous refuser à celui qui nous a tant aimés, au Dieu-Hostie caché sous les espèces sacramentelles par pur amour pour nous, l'acte ‘si facile de notre soumission à des lois dont l’observance du reste assure notre véritable bonheur ? Comment pourrions-

nous nous soustraire au joug doux et léger (1°) de l'obéis-

sance, quand nous voyons le bon Maitre prendre le premier ce

(*}) Rom. vir, 35.

CF Matth, 2, 30.

joug sur ses épaules, le porter du berceau à la tombe, le subir jusque dans la vie mystique de son eucharistie? (1**). ‘ Saint “ Paul, dit saint Liguori, pour louer l'obéissance de Jésus- “Christ, remarque qu'il a obéi au Père éternel jusqu'à la mort. “ Maïs dans le Saint-Sacrement notre Sauveur va plus loin: il “a voulu se rendre obéissant non seulement au Père éternel, “mais encore à l'homme, et cela, non plus jusqu'à la mort,

“mais jusqu'à la fin du monde ” (15°).

L'amour de Dieu, quelque soit son degré d'intensité, ne suffit cependant pas à nous protéger toujours contre le danger de pécher mortellement. Saint Paul nous représente le juste comme un soldat qui lutte contre la chair et le sang. contre les dominations de ce monde de ténèbres, contre les esprits de

malice répandus dans l'air (1°) ; il l'invite à combattre le bon

combat (1%), à revètir l’'armure de Dieu, afin de pouvoir quand

vient le jour mauvais, résister et en toutes choses demeurer parfait (1%); à prendre garde de tomber (‘!), à opérer son salut avec crainte et tremblement (1%). Saint Jacques nous

déclare que chacun est tenté par sa concupiscence, qui l'entrai-

V. Hebr., X, 8.- Jean, 1V, 34: XV, 10.—Philip., 11, S. Visites au Très Saint-Sacrement, 25e visite.

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