‹ Lettre pastorale de Mgr Joseph-Alfred Archambeault, évêque de Joliette [microforme]Chapitre 8 sur 36 · POV AO NN. D · texte numérisé non relu

POV AO NN. D

notre part (*) ; d'un amour poussé jusqu'à la prodigalité. nous comblant de tous les dons de la nature et de la grâce (”) et nous appelant, à l'héritage de son bonheur et de sa gloire (°!). Dieu nous a aimés le premier (%*), et cet amour va d'une éternité à l'autre (5%); c'est un amour sans commencement et sans vicissitude ,%); nos péchés sont impuissants à l’entraver, ils ne le rendent que plus généreux, plus compatissant à nos misères, à nos faiblesses, à notre malice elle-même (%). Aussi

Dieu, comme étonné de tant de bienfaits accordés à l'homme,

s'écrie-t-il, par la bouche du prophète Isaie : ” Qu'ai-je du

“ faire de plus à ma vigne, que je ne lui ai pas fait?” (*).

Dans ce bien päle tableau des dons de Dieu, nous n'avons cependant rien dit encore des motifs d'espérance, autrement puissants, qui découlent de la contemplation des insondables mystères de l'Inçarnation et de la Rédemption. Dieu est venu sur la terre. Son Verbe nous est apparu plein de grace et c'e vérité (7); il a conversé avec les hommes (5) ; ivre d'amour pour nous, il s'est chargé de tous nos péchés, a pris nos lan-

(#) V. Ps. XVIII, 20. — Ï parolip. XXIV, 19.

(*) I Cor. 1v, 7. — 11 Pierre, 1, +.

(“) Tite, 111, 7.

(“) I Jean, 1v, 10.

(*) Ps; or, 17.

(#) V. Malach., In, 6.

(“) V. Jérémie, I, 1. xI, 24, 27. — I Tim., H, 4 — Matth., 1x, 13.

(“) Isaïe, v, 4.

(*) Jean, 1, 14.

() Baruch., 111, 88.

or DUM ——

gueurs, porté nos douleurs (*) ; revêtu de notre chair passible

et mortelle il a expié nos crimes en les lavant dans son propre

sang (*), “effaçant ainsi la cédule du décret porté contre “nous, qui nous était contraire et qu'il a abolie en l'attachant à ACTOR M (PE)

L'apôtre saint Paul, déclare que la charité du Christ surpasse toute science; jamais nous n'en comprendrons la longueur, la

la largeur, la hauteur et la profondeur ("*).

Ne- vous semble-t-il pas que Dieu a épuisé dans l'incarnation de son Verbe et par l'immolation de son Fils bien-aimé aux rigueurs de la justice, tous les moyens de fortifier, de rendre inébranlable notre confiance en sa bonté et en sa miséricorde ? Eh! bien, non. Ayant aimé les hommes, il les aima jusqu'à la fin (**). Avant de quitter ce monde, il voulut nous donner un suprème témoignage d'affection, une preuve encore plus éclatante qu'il a soif du salut de nos ames, après les avoir rachetées au prix de sa passion et de sa mort. Au soir mème qui précéda le drame douloureux du calvaire, pendant qu'il célébrait la pâque avec ses apôtres, “ Jésus prit “le pain, le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, et dit * Prenez et mangez ceci est mon corps. Et, prenant le calice, il “rendit gräces, et le leur donna, disant : buvez-en tous. Car

‘ceci est mon sang, le sang du nouveau testament, qui sera

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