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du globé pendant lee trente dernières années, ln grande circulation de littérature obscène et impie,
| l'injure faite aux mœurs du peuple et surtout de Ia , Jeunesse, la conduite déshonnête et traître des fonc-
tionnaires publics et des hommes d'Etat, en mécén-
naissant la vérité, la justice, l'honneur, le respect pour
la loi, pour les traités, pour le droit d'autrui: tous ces faits notoires prouvent hélas! jusqu'à quel point s'était répandu le désordre moral. Le Pape gémit de cette désolation. Il élève sa voix officielle contre sa durée. Il assemble les Pasteurs dispersés parmi les différentes parties du troupeau de l'Eglise universelle de Jésus-Christ, afin qu’ils puissent se consulter et prier pour obtenir la lumière et la direction de l’Esprit- Saint et adopter les moyens les plus efficaces, pour remédier autant et aussitôt que possible aux maux existants. Il supplie le ciel de faire régner L'uniré parmi tous les Chrétiens, unité qui ne peut s’obtenir que par une humble, docile et respectueuse obéissance à la loi de Dieu, tant en matière de croyance que de morale ; car le même Dieu qui a dit: * Vous ne tuerez point, vous ne déroberez point, etc.” a aussi dit: ‘Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné.” (Mare XVI. 16.) Dans ces paroles de Saint Paul, le Pape s'adresse à tous les chrétiens: “Je vous conjure donc, moi qui suis prisonnier pour le Seigneur, de marcher d’une manière digne de la vocation à laquelle vous avez étc appelés, avec toute humilité, et mansuétude, avec patience, vous supportant mutuellement en charite, appliqués à conserver l’unité d'esprit dans le lien
de
la paix. Soyez tous un seul corps, et un seul esprit.
comme vous avez été appelés à une seule espérance
: , , . ) ja VI dans votre vocation. Il n’y a qu’un Seigneur, qu'une Péni foi, qu'un baptême. Il n’y a qu’un Dieu et un Pèro -:.
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de tous, qui est au-dessus de tous, et au milieu de À de s:
toutes choses, et en nous tous, (Ephés IV. 1, 6.) Le. en f Le $ V. | dulg avoi des | Dans sa lettre encyclique annonçant le Jubilé, le eccl Saint-Père s'adresse à tous les chrétiens et leur de- ildi mande de s’efforcer d’apaiser la colère de Dieu st penc mériter sa faveur par la prière, le jeûne et les aumô- ceux
nes, ainsi que par une digne réception des sacrements Seig de Pénitence et d'Eucharistie. Il dit: “ Pour que pour
Dieu seconde plus facilement Nos vœux et prête liqu l'oreille à Nos prières, Nous avons résolu de ranimer tre la religion et la piété des fidèles, afin que leurs su p- cons plications se joignant aux Nôtres, Nous obtenions * same l'assistance du bras tout-puissant et la lumière céleste: " qué, que Nous puissions ainsi, dans le Concile, établir tout aprè ce qui contribuera spécialement au salut général des + paux peuples chrétiens, à l'utilité et à la grande gloire de {. sad l'Eglise, à la facilité et à la paix. Et comme il est Fi manifeste que les prières des hommes sont plus agré- # sonn ables à Dieu, quand ils s’approchent de lui avec un … les c cœur pur, C'est-à-dire avec une âme exempte de toute * fesse faute, Nous avons résolu, en cette occasion, d'ouvrir exce avec une largesse apostolique, les trésors confiés à ! lJ’acc
Notre garde, afin que les hommes, excités par ià à = vora
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ja vraie contrition, et, purifiés par le sacrement de
| Pénitence de toutes les souillures du péché, s’appro-
chent du trône de Dieu et obtiennent ainsi l’assistance de sa miséricorde et de sa grâce. A cette fin Nous
: annonçons à tout l'univers catholique une indulgence
en forme de Jubilé.” Les conditions à observer afin de gagnei cette In-
. dulgence sont ainsi énoncées par le Saint-Père. Après
avoir nommé, comme la première condition, la visite des Eglises qui doivent être désignées par l'autorité ecclésiastique compétente, ou l’une d’elles deux fois, il dit qu’à cette visite, ils doivent prier dévotement pendant quelque temps pour la conversion de tous ceux qui ont le malheur de vivre hors de la voie du Seigneur, pour la propagation de la foi, pour la paix, pour la tranquillité et le triomphe de l'Eglise Catholique ; ils doivent, outre les jeûnes habituels des Quatre Temps, jeûner pendant trois jours, même non consécutifs, tels que le mercredi, le vendredi et le samedi; ils doivent pendant l’espace du temps indiqué, recevoir avec respect la très-sainte Eucharistie, après s'être confessés de leurs péchés, et faire aux pauvres quelqu'aumône, selon ce qu'inspire à chacun sa dévotion.
En faveur des navigateurs, voyageurs, malades, prisonniers et autres qui ne peuvent se conformer à toutes les conditions requises pour gagner l’in‘1lgence, le Confesseur a le pouvoir de les commuer, la Confession exceptée, en d’autres œuvres de piété, ou d’en remettre laccomplissement jusqu'à une autre époque plus favorabie, Le Confesseur a même la facuité de dis-
Te
penser de la Communion les petits enfants qui n’ont pas encore été admis à l4 première Communion.
Le temps pendant lequel on peut gagner l’Indulxence, continuera de ce jour jusqu’à la clôture du Concile Général. Nous recommandons que l’on mette à part quelques jours ou semaines, et que pendant ce temps les fidèles soient stimulés par des exhortations convenables à remplir les conditions du Jubilé. Par cet arrangement les Messieurs du Clergé pourront s'entr'aider à entendre les confessions. IT faut remarquer, cependant, qu'on ne peut pas abréger le temps pour gager l’indulgence, comme le privilége de gagner l’indulgence s'étend jusqu’à la fin du Concile. Aussi celui qui l’a déjà gagnée peut gagner l’Indulgence une deuxième fois en en remplissant de nouveau toutes les conditions. Pour la visite des Eglises dans le diocèse de Chatham, comme il n’y a pas plus d’une seule église dans chaque localité, nous ordonnons que deux visites soient faites à n'importe quelle église, chapelle, ou station où se célèbre le Saint Sacrifice de la messe.
Comme il est dit plus haut, un jeûne de trois jours eat prescrit comme une condition. Ceci est d’obligation pour tous ceux qui désirent gagner l'indulgence —pour ceux qui sont au-dessous de vingt-et-un ans, et pour ceux qui en sont ordinairement dispensés.
Si, cependant, au jugement de leur confesseur, ils sont incapables de s'y conformer, il peut le commuer en d’autres œuvres de piété. La dispense ordinairement accordée en Carème de se servir de lait, d'œufs etc., ne peut pas s'étendre aux jours de jeûne prescrits
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pour ce Jubilé. Il n'est pas nécessaire que ces trois jours se succèdent immédiatement—on peut les observer dans de différentes semaines.
Une autre condition est de faire une aumône aux pauvres selon ce qu’inspire à chacun sa propre dévotion. Nous recommandons qu'un coffret marqué “ Aumônes du Jubilé” soit placé en quelqu'endroit visible et convenable de chaque église, Les aumônes déposées dans ce coffret doivent être envoyées à notre Secrétaire, le Rév. Thomas F. Barry, Chancelier du diocèce, à Chatham, afin d'être divisées en faveur d'une où autre de nos institutions charitables maintenant en cours d’érection, selon que nous l’ordonnerons,
‘* Du reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur. et dans la puissance de sa vertu. Revêtez-vous de l’armure de Dieu; afin que vous puissiez tenir contre les embûches du diable. * * * Prenez aussi le casque du salut; etle glaive de l'esprit (qui est la parole de Dieu), priant en esprit, en tout temps par toutes sortes de prières et de supplications, * * Et pour moi, afin que lorsque j'ouvrirai la bouche il me soit donné des paroles pour annoncer avec confiance le mystère de l'Evangile. * * Paix à nos frères, et charité avec la foi, par Dieu le Père, et par le Seigneur Jésus-Christ ! Amen.” ( Ephés, 10. 23.)
Donné à Chatham Fête du Patronage de la Sainte Vierge ce 7 novembre 1869.
»k JACQUES ROGERS, Evèêque de Chatham,
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