‹ Lettre pastorale de Monseigneur Jacques Rogers, évêque de Chatham [microforme]Chapitre 2 sur 17 · CO · texte numérisé non relu

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règle non seule ent nos davoirs particuliers et per. sonnels, mais nos devoirs domestiques, dans nos rapports avec la famille; nos devoirs sociaux, dans nos rapports avec le prochain ét nos amis; 108 devoirs civils, dans nos rapports avec nos concitoyens et l'Etat ou le Gouvernement Civil sous lequel nous vivons, Cette loi de Dieu dirige aussi les communautés, ou corps d'hommes agissant collectivement, de sorte que les Sociétés, les Villes, les Nations, les Empires, agissant au moyen de leurs fonctionnaires, qui, au nom de tous leurs concitoyens, sont chargés de faire, ou de mettre en exécution, les lois particulières de telle société, sont obligés, ainsi que les individus, de respecter la ioi 1u Dominateur Suprême de l'Univers et d'y obéir, Les lois qu'ils font pour leur propre gouvernement ne peuvent avoir de force qu'en autant qu'ils ont, par la loi de Dieu, l'autorité ou le pouvoir d'agir ainsi, ‘ Par moi les Rois règnent; par moi les Princes commandent."” (Prov, VIII, 15.16.) De sorte que, si une loi ou règle, soit faite ou mise en force, se trouve manifestement opposée à la Loi Divine, une telle loi n'est pas obligatoire, car nul homme, ni corps d'hommes, ne peut avoir le droit Ge faire désobéir à Dieu,

Ainsi, il est evident que la Loi de Dieu, c'est-à-dira, ia Religion, suit l’homme dans tous les rangs, toutes les condition ; et tous les rapports de son existence,

[ne peut pas, soit qu'il agisse individuellement dans sa propre capacité particulière ou personnelle, ou de concert avec d’autres dans sa capacité publique, comme membre de l'Etat, rejeior ou ignorer volon.

LS

tairement la Religion sans impiété, Il est vrai qu'il peut y avoir, et il y a souvent, des conditions particulières de la société, où le peuple est divisé et adhère à tant de différentes croyances religieuses contradictoires, qu’il est plus avantageux pour les intérêts réels de la Religion, plus révérentiel et respectueux envers Celui qui est l'objet de notre culte religieux, que l'Etat composé de plusieurs éléments religieux discordants, n’intervienne pas dars la lutte de doctrine, mais, en reconnaissant avec révérence les obligations de tous les hommes, Etats et Gouvernements, d'adorer le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, qu'il garantisse à ses citoyens des diverses croyances, leur droit civil d’adorer Dieu selon leurs consciencieuses convictions. Tel est l’état mixte de la société dans laquelle nous vivons, et notre (rouvernement, en agissant sur les principes ci-haut dans notre Etat mixte, avance d'avantage les vrais intérêts de la Religion et le bien-être commun de taus les citoyens.

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