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innocents enitéhsité
Paul: “Vous-mêmes avez appris de Dieu à vous aimer les uns les autresm. Z. Thessal © 19, v- 9:
Ceci étant donné, nous le demandons encore une fois, qu'allons-nous faire ? Parmi les vérités fondamentales de la religion, il nous souvient d’avoir été fortement pénétré de la nécessité d'éviter les occasions du péché. C'est un principe fondé sur la parole de Dieu : “Celui qui aime le danger y périran. Æcci. III, 27. Ce principe ne peut s'appliquer à personne avec plus de vérité et de justice qu'à tous ceux— hommes ou femmes—qui ont conscience dé leur faiblesse relativement à l'usage des boissons alcooliques. Pour ces infortunés. ‘! y a des places, des occasions, des actions, non dangereuses pour d'autres, qu'il leur faut, à eux, évite: sous peine de péché mortel. Tout homme qui sent, dans ses entrailles. le désir, l'appétit des boissons alcooliques, celui-là n'a qu'un moyen de salut, c'est d'éviter, à l’égal de la peste, et les ivrop es et les liqueurs qui enivrent.
L'expérience de tous jes jours et de tous les pays prouve jusqu'à l'évidence la vérité transmise par l'Esprit-Saint au sujet de ceux qui s'exposent au danger: et, de fait, il st aussi dangereux pour l'ivrogne d'entrer dans un cabaret que s'il allait s'étendre, pour dormir, en travers d'une voie ferrée où les trains passent fréquemment Il est aussi directement exposé à s’enivrer, quand il boit avec un ami, comme il s'expose au danger de la mort lorsqu'il avale un poison reconnu mortel. Le verre de boisson qui, pour tout autre, ne constituerait pas un péché, devient, pour livrogne, un crime réel. Comme il nourrit encore l'espoir d'être sauvé, il doit, s'il veut opérer son salut, éviter, comme il le ferait d’un serpent ou d’un basilic, et les lieux et les personnes qui sont pc ar lui des occasions de tentation.
Maintenant c'est notre devoir de déclarer ici que, quelque contrôle que nous ayons eu par le passé sur nous-mê-
mes, nous sommes tous obligés de pratiquer la stricte tempérance, même dans l'usage légitime des boissons spiritueuses. Nous devons éviter d'entrer sans nécessité dans les cabarets, et fuir aussi la compagnie de ceux qui s’adonnent à l'in‘empérance. C'est là que se trouve !° danger réel, et le Saint-Esprit, qui ne trompe jamais, nous a donné le salutaire avis que ‘Celui qui aime le danger y périra."
Le faux ami ou le cabaretier qui tentent l’intemp: ant ne sont pas moi.s coupables que l’ivrogne lui-même. Le faux ami qui offre une consommation, qui Paie La traite, ? -elui qui est adonné aux excès alcooliques, et le cabaretier qui vend sa boisson à l’ivrogne sont tous deux aussi coupables devant Dieu que Caïn après le meurtre de son frère Et c'est ici l’occasion de supplier tous les chrétiens de ne jamais tenter ainsi leur prochain en leur offrant des boissons enivrantes. Dans le monde, ce sont les réunions ee sociabili-
té qui remplissent et gonflent les rangs de l’armée dés 11-
tempérants.
Il y a peu d'hommes qui soient portés par natu-e au vice de l’intempérance, et ceux-ci auraient même vite fait de triompher de cette tentation, s'ils n'étaient pas entraînés aussi fréquemment par des amis sans expérienie. Ilest rare qu’un jeune homme s'entraîne, seul, de lui-même, aux excès de boisson. Il voit ses aînés qui boivent et, malheureusement, il emboîte le pas sur leurs traces. L ns nombre de localités, il y a des débits de boisson, à tous les cent pas, sur ‘la rue. Voilà comment se multiplient les tentations pour les jeunes gens, les pauvres, les misérables et pour les ouvriers. A l'intérieur de ces cabarets tout est attrayant pour le malheureux et pour le désœuvré. On y trouve de la lumière, un bon feu, de la gaieté, différentes boissons alcooliques qui feront oublier au moins momentanément les chagrins, mais qui trop souvent conduiront aux regrettables conséquences de l'ivresse.