HEUREUSE INFLUENCE DE L'ÉGLISE SUR L'ÉDUCATION
Après vous avoir rappelé, Nos Très Chers Frères, les droits sacrés et imprescriptibles de l'Église dans l’éducation de la jeunesse, Nous aurions jugé inutile de Nous attarder à faire
an Rev
ressortir, l'influence, l'efficacité merveilleuse de son action sur les intelligences ct les cœurs, si ce pouvoir et cette influence n’avaient été de nos jours si souvent niés, dénaturés ou révoqués en doute.
Comment nier, Nos Très Chers Frères, l’influence del’ Église en matière d'éducation ? C’est la religion qui donne à l’éducation sa fcrce, sa vertu ét les lumières d’une sage direction. À ne considérer la religion que dans le domaine des choses divines, n'est-elle pas déjà par elle-même un puissant moyen de formation pour l'enfance ct la jeunesse? Quelle influence n’exerce-t-elle pas sur les diverses facultés de l’âme par les vérités qu’elle enseigne, par sa morale si belle et si pure, par les modèles de vertu qu’elle propose, par les splendeurs de son culte, le chant de ses hymnes saintes ct l’auguste caractère de ses cérémonies! L'enfant grandit dans cette atmosphère de piété et de grâce; il y puise graduellcment, avec des notions de justice, de vertu et de devoir, un aliment qui nourrit son esprit, élève son caractère, pénètre et vivifie son cœur,
[est beaucoup, mais ce n’est pas tout. L’in-
fluence religieuse étend plus loin son action ; elle domine et embrasse en quelque sorte l’œuvre
entière de la formation de la jeunesse. C’est lu]
religion, Nos Très Chers Frères, qui donne à vos
‘de z
enf:
le g4 étuc tier dev ce mat Ia ré le fe vale l’im me
ace aux ville l’œu cice de ] s'ad l’im sem
[d'ho
Erécu
C' l'ECO ùnc mêèn
Ieuse de cœurs, Si it été de révoqués
res, l’inon ? C’est force, sa on. À nc aine des [le-méême l'enfance ree-t-c1le e par les si belle ’elle prochant de re de ses ec atmosraduellcrtu et de nt, élève ir,
{. L'in- ,
action ; l’œuvre
C’est lu|
ne à vos
as A
enfants ces instituteurs et ces institutrices dont le savoir et la compétence ont pour garant les études assidues, les recherches longues et patientes auxquelles ils se livrent et par goût et par devoir. Leur vie est un exemple, leur habit-—si ce sont des religieux—une autorité qui commande l’obéissance et impose le respect. C’est la religion qui révèle, mieux que ne pourraient le faire toutes les sciences humaines, le prix, la valeur d’une âme, la grandeur de ses destinées, l'importance de ses progrès et de son développement. Aussi quels prodiges de dévouement ct
de zèle, de charité et de patience ne fait-elle pas
accomplir à l’humble Frère, à la timide vierge, aux instituteurs et institutrices chrétiens de nos villes et de nos campagnes, qui voient dans l'œuvre sacrée de l'éducation de l’enfance l’exercice d’un sublime apostolat! Il ne leur suffit pas de polir l'esprit ; c’est à l’âme entière qu’ils s'adressent en la formant et la façonnant à l’image de son créateur, en y jetant ces nobles semences de foi et de probité, de justice ct
d'honneur chrétien dont l’Église et la société frécueilleront un jour les fruits.
C’est pour Nous un devoir et un bonheur de reconnaître ici les éminents services que rendent à nos populations des villes ct.des campagnes même les plus reculées, tant d’institutrices et
des Ds
qu d’instituteurs laïques vraiment catholiques, qui.
LUE se dévouent à l’instruction des enfants avec un
LUI zèle et une habileté dignes des plus grands éloges.
Nous formons des vœux ardents pour que leurs
travaux, à la fois si pénibles et si méritoires,
solent mieux appréciés de tout le monde et plus JADE généreusemeng rémunérés à l’avenir.
2 | |: Nous n’entreprendrons pas de démontrer dans - le détail tout ce qu'a fait Le clergé, ce qu'ont fait les Ordres Religieux, à l’exemple de la Papauté elle-même, soit pour l'avancement des sciences Un: ! et des lettres, soit pour l'instruction et léiu- 1. ; cation des classes populaires. Cette thèse serait 1 trop longue; elle est de celles qui se confondent A | avec l’histoire même des sociétés chrétiennes. | Laissons plutôt la parole à Nctre bien-aimé
| | | Pontife Léon XII, cet insigne promoteur des D ! sciences divines et humaines, qui, dans un de DL ses immortels documents, ! retrace comme en | un tableau lesbienfaits innombrables de l’action | éducatrice de l'Église. “ Soucieuse d'encourager À. tout ce qui est noble, tout ce qui est beau, tout LE.
ce qui est louable, l’Église catholique, dit-il, Æsur 1
pénétrée de l'utilité des lettres humaines, n’a Bies
jamais cessé d'en promouvoir l’étude dans la Bont
mesure convenable et de consacrer à cette œuvre M leur
Ce
haut