SCEPTRE D OSIRIS
SS^ — L'aspersoir osiridien était accompagné, dans
iJy la même caisse funéraire, de deux crosses et
de leurs noms en caractère hiératique. Si Ton
fait attention à la double forme, on s'aperçoit
d'abord que les traits du vautour marqués au-
dessus de la première nous indiquent évidemment que le cou du volatile a donné la forme au crochet de la crosse, ainsi façonnée, puisque l'un est parfaitement semblable à l'autre. Or, le cou étant appelé en copte khakh fc)&fc> ou hakh ^^fc> , nous sommes forcés de choisir ici, pour protogrammate de cette crosse, le kheï <b> ou le hori ^, tous les deux indifféremment employés à la place l'un de^ l'autre. Cela donne beaucoup d'autorité à l'opinion que j'ai émise de faire sortir le hori du vautour appelé hiboui, vautour qui se trouvait dessiné de cette même manière à la queue des phonétiques de l'aspersoir égyptien (II) ; car si la chose était alors douteuse pour les savants timides, elle devient à cette heure évidente.
Les trois caractères nous apprennent que la houlette divine et royale se nommait hon sattf, ce qui signifie commandement. La crosse était donc l'emblème de la puissance et de la sévérité, tandis que l'aspersoir était celui de la bonté et de Yindulgcnce, comme je l'avais énoncé dans mes ouvrages philologiques il y a vingt ans.
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