‹ Lettre sur le concoursChapitre 3 sur 6 · OBJECTION · texte numérisé non relu

OBJECTION

tement la capacîtd professorale des candidats qui se disputent la conquête d’une chaire ? N’est-ce pas un ensemble d’épreuves directes Renseignement, destinées à montrer et à prouver : i® que les candidats connaissent la science dans toute son étendue, et non pas seulement quelques points de son étendue ; 2 ° qu’ils parlent assez facilement pour rendre leurs idées avec précision et avec clarté j 3« qu’ils ont assez d’ordre et de méthode pour traiter successivement d’une manière dogmatique plus ou moins complète et logique, les diverses parties d’un sujet ou d’une question.

Il faudrait avoir bien peu d’expérience des hommes, il faudrait être bien confiant dans les paroles hyperboliques de la renommée, dans les assurances de la notoriété publique, dans les rapports des Commissions scientifiques, pour espérer y trouver des garanties plus sûres que celles qui nous sont données par les épreuves et les débats publics d’un Concours, devant des juges compétents ! Autant vaudrait croire que l’on aurait, dans la justice d’un tribunal composé de magistrats incompétents, jugeant sans discussions publiques, des garanties aussi sûres que dans la justice rendue en face de tous, par des magistrats éclairés , ne prononçant qu’après des débats contradictoires publics entre les parties.

Enfin, le Concours, par la publicité de ses épreuves, par la solennité et l’honneur des récompenses, frappe et touche profondément l’esprit des hommesj il enflamme leur émulation , les arrache à l’oisiveté, les détourne des mauvais penchants et les excite à des travaux inouïs.

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