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Cette note, sottement et impudemment placée au bas d'une page, je l'ai effacée, et, si nous en mettons une, ce sera à la fin, et elle aura un caractère sérieux, où la réclame sera dissimulée. Je donnerai votre adresse au successeur de Duveau, après avoir rédigé la note que vous n'imprimerez (du moliîs, avec son nom) qu'après vous être entendu avec lui sur la remise, et je vous engage, pour votre honneur et pour le salut des belles manières, à lui permettre de s'approvisionner d'exemplaires, au fur et à mesure.
Un mot de mes épreuves. J'en reçois encore souvent qui n'ont pas été corrigées en première. Quand mon esprit n'est pas fatigué, il n'y a pas grand mal. Je crois qu'alors les choses importantes ne m'échappent pas. Mais hier, par exemple (il s'agit de la feuille que vous avez reçue ce matin), j'ai relu mon épreuve deux fois, et, avant de la mettre à la poste, j'ai trouvé des énormités que je n'avais pas vues le matin. A Aîençon, que sepasse-t-il, au reçu démon épreuve? Votre ouvrier exécute-t-il d'abord mes corrections, et votre travail a-t-il lieu sur une épreuve tout à fait nettoyée, avec l'épreuve corrigée par moi, à côté de vous? Ou bien mêlez- vous vos corrections définitives avec les miennes sur cette épreuve déjà noircie par moi, et fmalemement donnez-vous le tout à l'ouvrier, sans plus vous en occuper avant le tirage? Vous me trouvez bien fatigant, n'est-ce pas? Et cependant ce n'est que grâce à cet esprit minutieusement méthodique qu'on peut arriver à des résultats qui ne soient pas trop
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dégoûtants. — Il suffira que nous soyons tous deux très exacts pour aller vite (je parle des autres volumes). Il est inutile et même très dangereux d'économiser le temps aux dépens du soin.
Je suis décidément désolé de ne pas m'ètre adressé à Penguilly, pour Les Fleurs.
Histoire plus sérieuse que celle du pharmacien : vous savez qu'en Angleterre on s'est toujours beaucoup occupé de l'opium et récemment du haschisch. De plus, la moitié de mon volume est consacrée à un auteur anglais. Il faut faire une liste soignée des journaux et revues de Londres et d'Edimbourg qui rendent compte du mouvement de la librairie française. D'une manière absolue, je désire qu'aucun moyen régulier ne soit négligé pour la vente de mes quatre volumes : annonces, réclames, affiches, etc..
Ce Pincebourde ne sait même pas les rédiger. Et de Broise, au lieu de s'adresser aux directeurs, cherche à les faire passer au moyen des domestiques, etc., etc.. Enfin, que Pincebourde, au moment de chaque publication, s'en aille, les feuilles en mains, offrir un fragment gratuit à trois ou quatre journaux.
Tout à vous. Ne m'en veuillez pas de mon esprit d'ordre.
Je ne vous envoie pas aujourd'hui le Ferrari, parce que je n'ai pas de quoi affranchir.
Si je n'affranchis pas cette lettre, c'est exprès, par prudence, à cause du billet.
LETTRES lùOO 20 7
Après que le garçon de l'Hôtel a mis ma lettre à la poste, il m'a pris une envie de relire encore, et bien m'en a pris : j'ai enlevé un contre-sens. M'avez-vQus attendu?..,
A foulet-mâlàssis
27 Avril i86o.
Mon cher ami.
Il est inutile que je vous renvoie votre épreuve, aujourd'hui. Je suis en train de piocher dur la note biographique, relative à de Ouincey. J'ai les documents sous les yeux, et ils ne me viennent pas de Sasonofî.
Guys ne m'a pas répondu, mais j'ai fait la liste des journaux avec un libraire anglais. Mon pharmacien ne m'a pas envoyé sa note; je lui ai envoyé des notes, le priant de fondre ses idées avec les miennes. S'il ne répond pas demain, je me passe de lui, ou je ne mets rien.
Envoyez-moi toujours la douzième et la treizième. Dussè-je donner les trois bons à tirer ensemble.
Jepenserai aux billets, et j'irai à Honfleur remuer mes paperasses.
A POULET-MALASSIS
ler Mai 1860.
1 Vous êtes content : voilà trois feuilles, dont les deux notes, et la couverture.
Je donne le bon à tirer de la onzième, malgré raugraentation de la note. Le pharmacien désire relire la note finale avec moi, dans la crainte de quelque étourderie de ma part.
De quand, et à quand, dater les billets ? D vient ici, après-demain, à 8 h. Je crains quelque sotte résistance de G ; cependant, je n'ai
aucune raison positive pour y croire.
Un mot, s'il vous plaît.
Et les cartons?
A POULET-MALASSIS
3 Mai 1860.
Maintenant, je ne blague pas. Une terreur me prend, relativement à la note pharmaceutique delà fin. Réfléchissez-y bien. Il suffit de la malveillance d'un méchant bougre, dans quelque sale journal, pour nous créer un embarras.
Je pense à la tireuse de cartes, qui m'avait prédit que j'allais rencontrer une fille très grande, très mince, très brune, àgcc de . Or, je l'ai
rencontrée.
Vous connaissez son autre prédiction.
Il est encore temps. La dédicace, c'est J. G. F.
Préparez donc G à ma visite.
A POUEET-MALASSIS
Mon cher, Voici le billet D ; j'espère que vous avez
LETTRES — 1880 aSg
écrit aujourd'hui un mot à G que j'irai
voir demain.
Ne vous moquez pas de moi, à cause de mes histoires de tireuse de cartes. Qu'y aurait-il d'étonnant dans ce fait qu'un agent trop zélé trouvât immoral qu'à la suite d'un livre sur l'opium et le haschisch on indiquât les différentes préparations des substances, et les différents avanta^-es ou incommodités attachés à chacune d'elles?
Faites bien attention à toutes mes notes marginales, et, pendant que vous ferez le tirage des deux avant-dernières feuilles, envojez-moi une épreuve de la dernière, quand même nous supprimerions l'affaire Duveau.
Tout à vous.
Ouf! nous allons maintenant piquer une tête dans Les Fleurs.
J'ai là une affaire effroyable avec Galonné.
J ai cru à une querelle positive.
Me croyez-vous obligé de me battre pour mes vers ?
Je crois que cela s'endormira.
Soignez bien la note de Ouincey, et dites-moi si elle vous déplaît.
A POULET-MALASSIS
Mon ciier ami, Je suis désolé de ne pas voir ma note nécrologique, qui est en somme assez compliquée, et mçi
aéo CHAULES n\nDEr.AiRE
dernière feuille, d'où je suis heureux de voir retrancher la note technique, mais que j'ai lue à la légère.
Certainement, vous aviez réservé le tiragede vos trois feuilles, ou au moins de deux, pour demam samedi. Dimanche est une journée perdue pour l'imprimerie. Si je les recevais dimanche, vous les auriez lundi. Sans remaniements.
Si la feuille de la note nécrologique est tirée, envoyez-la-moi tout de môme, avec la dernière feuille. Il y avait là un J. G.T., au lieu d'un J. G. F., qui m'a fait craindre la même faute, en tête de la dédicace.
J'ai une note de journaux anglais.
A combien tirez-vous, et combien d'exemplaires de mains de passe? J'espère que vous n'attribuerez pas un sens impertinent à ma question. Cela veut dire : combien, au maximum, sans rien détourner du tirage régulier, sacrifions-nous d'exemplaires pour les journaux, mes amis et les vôtres ?
Comment faire pour que Pincebourde soigne bien cette distribution et pense à tous les journaux où on peut glisser une réclame? Peut-être une citation?
Si je ne peux pas recevoir, dimanche, ce que je vous demande, jurez-moi que vous avez absolument bien corrigé la note de Quincey et que vous n'avez pas trouvé de propres bêtises de style dans la dernière feuille.
Vous avez vu que cette note vous amènera quel-
ques désagréments de Pontmartin et des journaux anglais.
La poste vaut mieux que M. A M C me fait observer qu'il sera absent de
Paris, le i^^" Août. Vous feriez bien de vous souvenir que l'argent ne doit pas être remis au concierge, sans explication et sans reçu.
Réponse.
10 Mai. — i.ooo. i.ooo. A M. Rousset, maître de l'Hôtel de Dieppe, rue d'Amsterdam.
10 Mai. — 4oo. Chez Malassis, à Paris.
G se plaint toujours de vos promesses
non exécutées, relativement à Emaux et Camées.