‹ Lettres à Alfred de Husset et à Sainte-BeuveChapitre 13 sur 55 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

a sperare, poco a (Usperare. . . » La nuit dernière a été horrible. Six heures d'une frénésie telle, (jue, malgré deux hommes robustes, il courait nu dans la chambre. Des cris, des chants, des hurlements, des convulsions, ô mon Dieu, mon Dieu, quel spectacle I // a failli rn étrangler en rn embrassant. Les deux hommes ne pouvaient lui faire lâcher le collet de ma robe. Les médecins annoncent un accès du même genre- pour la nuit prochaine, et Vautres peut-être^ car il ny aura pas à se flatter avant six jours encore. Aura-t-il la force de supporter de si horribles crises? Suis-je assez malheureuse, et vous, qui connaissez ma vie, en connaissiez-vous beaucoup de pires * ? Quant à Musset, ce qu'il a vu, à travers son délire, ce n'est point la scène odieuse que Paul de Musset a décrite, vingt ans plus tard, c'est l'irréprochable sœur de charité : c< Je le verrai longtemps, mon George, ce visage pâli par les veilles qui s'est penché dix-huit nuits sur mon chevet 1 Je te verrai longtemps dans cette chambre funeste, où tant de larmes ont coulé. Pauvre George 1 pauvre chère enfant I »

La reconnaissance est si vive chez lui

I. Lettre du 8 févr. (Yeiùse). Quelques lignes ont été citées par Arvide Barine.

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