Mademoiselle La Quintinie
trouver en face de sa propre responsabilité. Mais j'attends un trésor, un enfant dans la maison. Je n'ai plus le droit de me plaindre de rien.
A vous de tout mon cœur toujours.
Nohant, 16 juin i863.
Cher ami,
J'attends avec impatience Monsieur Jean1, pour commencer Monsieur Jacques, son frère, et pour mettre peut-être aussi Monsieur Jean en prose ; qui sait ? vous allez, j'en suis sûre, m'ouvrir un grand morceau de mon horizon, et je serais si heureuse d'avoir à signaler la priorité de votre idée ?
Je me permets de vous confier une lettre de remerciement pour le traducteur d'Eckermann2 qui m'a écrit des choses excellentes et qui ne m'a pas donné son adresse. Je pré-
i. Une des pièces du volume intitulé : les Pensées d'Août, que Sainte-Beuve avait publié en 1887; le sujet en est le même que celui du roman projeté par George Sand, roman qu'elle n'a jamais écrit.