I. Lettres nouvelles, t. III, p. i
raison et qu^on lui fit révoquer quand il Peut perdue 1. » Boursault n'en composa pas moins répitaphe qu^il lui avait promise. Dans une lettre à Févêque de Langres, il se montre très reconnaissant de la générosité d'un grand seigneur dans rembarras. Ce grand seigneur était le duc de Saint-Aignan, à qui il avait dédié sa tragédie de Marie Stiiart. « Il la reçut de la façon la plus obligeante, raconte Boursault; me dit que ce seroit désormais le livre de sa bibliothèque qu'il aimeroit le plus et me pria de ne pas trouver mauvais que, pour s'acquitter foiblement de l'obligation qu'il m'avoit, il me fît un présent de cent louis. — « C'est moi, (( monseigneur, lui dis-je, qui suis au désespoir (( de m'acquitter si mal des grâces dont je vous (( suis redevable : il n'est pas juste que vous « achetiez si chèrement un hommage si peu « digne de vous. » M. de Saint-Aignan, qui parloit aussi bien qu'homme de France, m'ayant répondu tout ce que la plus délicate honnêteté peut faire dire : « Je vois bien ce que c'est, « ajouta-t-il, vous ne me croyez pas assez riche (( pour vous donner cent louis tout d'un coup. « Eh bien! puisque vous voulez avoir la com-