I. Lettres nouvelles, t. I^'*", p
« plaisance de vous accommodera ma fortune, « souffrez au moins que je vous en donne vingt « présentement, et que je continue de mois en « mois jusqu'à ce que je sois quitte. » Quoi que je pusse dire..., je fus contraint de recevoir vingt louis avant que de sortir. Pendant quatre mois, il ne manqua pas, le premier, ou tout au plus tard le second jour, de m'envoyer un gentilhomme avec vingt louis et vingt honnêtetés dont il les accompagnoit; et, quand je fus le remercier, ce fut lui qui me remercia lui-même. Je demande pardon à Votre Grandeur si je l'entretiens de ce qui me regarde : j'ai cru devoir cette reconnoissance à la mémoire d'un si honnête homme, et j'en voudrois pouvoir dire .autant de tous ceux à qui j'ai dédié les ouvrages que j'ai faits ^ )>
C'est dans un jour de déception que Boursault écrivit, à l'adresse d'un inconnu, son facturn Siu^ l'inutilité des dédicaces des livj'es^ lequel débute ainsi : « Je ne vous le cèle point, monsieur ; je suis las d'aider à déifier des gens qui croiroient leur argent mal employé, s'ils payoient l'apothéose qu'on leur donne -. »