I. L'étirés nouvelles (édition de 1709), t. I^*", p. 3Ï-J
son dédain dans sa vii*^ satire ^. Boileau avait lait annoncer bravement par son libraire qu'il ne citerait « devant d'autre tribunal que celui des Muses )) ceux qui feraient « des satires contre les satires «. Mais, le gant relevé, il manqua de parole et fit défendre, par arrêt du Parlement 2, la représentation de la Critique des Satires de M. Boileau. Pour toute vengeance, l'auteur fit imprimer sa pièce sous ce titre adouci : la Satire des Satires, et avec un avant-propos dans lequel il rendait hommage au talent du satirique. Il se montra encore plus généreux dix-huit ans plus tard. De Montluçon, où il exerçait les fonctions de receveur des tailles, ayant appris que Boileau, qui prenait les eaux à Bourbon-l'Archambault, était à court d'argent, il se hâta de venir lui offrir une bourse de deux cents louis •'. Cette démarche si louable est attestée par Boileau luimême ^ dans une lettre à Racine, du 19 août
I. Voir les notes de la XXXI V'' lettre à Babet, sur la première édition de la VII*^ satire et les variantes des éditions successives, p. 134.
a. Dans un intéressant article ir.séré dans le Livre du lo octobre 1884, et intitulé Boileau et Boursaiilt, M. Pauly a donné le texte entier de cet arrêt.