‹ Lettres à Babet. Notice de M. Émile ColombayChapitre 22 sur 36 · I. Lettre XLIV, p. is · texte numérisé non relu

I. Lettre XLIV, p. is

t'a fait de ne parler de toi qu^en passant, comme tu n'es qu'un ignoranty qui ne sais non plus de latin que moi d'hébreu, je te traduirai tous les endroits volés, dont je verrai que tu pourras tirer avantage K » Ils devisaient ainsi gaienient ) d'amour et des sujets les plus divers, lorsqu'un (^ hobereau des environs de Gaen, le sieur de Launay, vint lourdement s'abattre au milieu de leur charmant dialogue. Avec ses vingt-cinq mille écus de biens, ce hobereau avait séduit le père de Babet, un homme de sens pratique, qui ne prisait que les qualités solides et qui l'avait attiré à Paris avec le ferme dessein d'en ^^«'S

faire son gendre. Babet commença par gogûê^r^'^^ narder gentiment le sieur de Launay; puis, ^Vs

comme il ne lâchait pas prise, elle le rabroua^^^^v, de la belle façon, et son frère, venant à la res- ^^(j cousse, le bâtonna d'importance. Aux cris du battu, le père s'empressa d'accourir et prit part à la mêlée: il gourma son fils et souffleta sa fille. De plus, pour réduire celle-ci, il l'en- x\(XJ5 ' ferma dans un couvent. Le couvent n'eut pas Z^^*^ raison de sa résistance, mais il lui coûta la vie /aî*-^ à bref délai. Quant à Boursault, il n'avait pas attendu cette fin rapide pour retourner auprès

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