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‘ ‘précher n’a été retirée que pour des considérations toutes particulières. Mais est-ce bien à vous de vous faire le juge de ces considérations, et de dire à votre Archevêque: ‘“ Vous trouvez, vous, que les sommes recueillies pour cette œuvre, ont atteint un chiffre qu’il ne serait pas sage dé laisser dépasser; eh bien, moi, Basile Routhier, je prétends que vous avez tort; et si vous nous
empêchez de précher dans la chaire, je prêcherai dans les journaux !” Voilà pourtant ce que vous faites, M. Basile.
| Mais pourquoi raisonner avec un homme qui
| regarde l'invention de l'imprimerie comme une
œuvre diabolique ; qui blâme tous les progrès mo-
dernes comme propageant nécessairement le nafu- :
ralisme ;. qui dit que notre siècle marche comme
une écrevisse, et qui affirme que le journalisme
est une des plaies de ‘humanité ? *
Le fait est, M. Bazile, que vous n'êtes pas capa-
ble de dire un mot sans vous enferrer à faire pitié. ,
Prenez donc le parti de vous taire, Lisez l’Imita-
tion ; vous y trouverez cette phrase : ‘ Si les
| ‘“ hommes prenaient autant de soin à déraciner les
| “ vices de leur cœur, et à v semer les vertus, qu’ils
“s'en donnent à agiler des questions, on ne verrait
| “ pas tant de maux et de scandale parmi le peuple.”
| . “ Un zèle trop ardent, dit le père de Colonia, | “mène souventau delà du but, et fait tomber dans
“lJ’égarement.” Prenez garde M. Basile !
Un mot de plus. Vous dites dans votre dernière lettre, avec un air de touchante humilité : ‘ Mes “adversaires en général ont peu d’haleine et ils
‘“ne vont pasloin. La polémique produit sur
me rare ee
*. Voir les Causeries du Dimanche.
US
Do. Nes
“leur cerveau le même effet qu'une machine “ pneumatique. Le vide s’y fait bientôt, et tout à “ coup l'air manque.”
Il n’y a toujours pas de danger qu'un semblable accident puisse jamais arriver au vôtre: car il n'est pas difficile de s'apercevoir qu'il renferme trop de vent pour que l'air y manque jamais !
Mardi, 12 Décembre, 1871.
Te teog em emnrn annees